TGV imagine le dialogue commercial de demain

Publié par Sébastien MICHEL | 15:51 Le 30 septembre 2009
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La SNCF vient de lancer le concours MultiTouch « Imaginons les points de vente SNCF de demain ». Elle propose aux ergonomes et concepteurs d’interface d’imaginer une nouvelle façon de vendre des billets de train, en utilisant la technologie émergente MultiTouch.

Ce concours ouvert à tous (indépendants, start-up, Webagency…) contribuera à faire évoluer la relation client à la SNCF, en s’appuyant sur des interfaces Multitouch : Microsoft Surface™ et Windows 7™. Les propositions faites par les candidats sélectionnés seront à la fois testés et évalués par les clients et par un jury SNCF.

Dans une stratégie globale d’évolution de ses points de vente, la SNCF s’attache à identifier ce qui a de la valeur pour ses clients et à veiller à ce que ses innovations leur apportent un plus en terme d’accueil et de service. Tout ce qui peut enrichir le temps du client, avant, pendant ou après le voyage, mérite d’être étudié et la technologie MultiTouch, qui est amenée à se généraliser, offre des possibilités d’application infinies, qui restent à inventer.



La SNCF est leader en France du e-commerce et utilise le tactile depuis 1989 sur les bornes libre service. Innover pour simplifier la chaîne du voyage est une priorité pour la SNCF, qui a toujours cherché à comprendre comment évoluaient les comportements d’achat et de voyage. A l’heure de l’ouverture à la concurrence, il est primordial de continuer à appréhender les technologies émergentes telles que le MultiTouch et d’être prêt à répondre à une demande qui change très rapidement.

Microsoft propose aux travers de Microsoft Surface™ et Windows 7™ deux environnements technologiques à fort potentiel, grâce à la particularité MultiTouch, associée à la faculté de reconnaître des objets posés sur la table (carte à puce, téléphone…). A travers ce concours, ce sont ergonomes et concepteurs d’interface qui imagineront, avec l’entreprise, le dialogue commercial de demain.

L’organisation du concours :

1/ Le 29 septembre 2009, le concours a été officiellement lancé en partenariat avec le site Internet www.01net.com, sur lequel les candidats peuvent répondre à un formulaire de candidature en ligne (le lien se trouve dans l’encadré en bas de page) pour pouvoir ensuite, être peut-être choisi parmi 20 concurrents.

2/Le 15 octobre 2009, le jury SNCF sélectionnera jusqu’à 20 candidats pour participer au concours. Ces deniers auront alors deux mois pour présenter une application, sur laquelle ils seront validés.

3/ C’est donc le 15 décembre 2009 que les candidats remettront leurs projets (une application test + une vidéo et un texte de présentation de leur concept). Six lauréats seront alors sélectionnés par deux jurys : le jury SNCF déjà constitué, et un jury public, qui pourra aller visionner les propositions des candidats sur le site www.01net.com et voter. Le vote public comptera pour moitié dans le choix des six lauréats. Les six applications choisies entreront ensuite en phase de test en boutiques SNCF.

4/ Le test en boutiques SNCF débutera début janvier. Deux boutiques en France accueilleront la technologie MultiTouch pendant un mois : l’espace de vente Estérel dans la Gare de Paris Lyon et la boutique du centre commercial des Quatre Temps, à la Défense. Les clients pourront découvrir les propositions faites autour de la table MultiTouch ou d’un écran MultiTouch et s’exprimer sur la qualité des applications, sur la pertinence de cette technologie lorsqu’il s’agit d’acheter un voyage.

5/ Le 1er février, après évaluation des résultats (enquêtes clients en boutiques tests et décisions du jury), les six lauréats seront récompensés. Les trois premiers de chaque catégorie (il y a la catégorie Microsoft Surface™, table horizontale, et la catégorie Windows 7™, écran MultiTouch vertical) recevront, respectivement, une table Microsoft Surface™ d’une valeur unitaire de 13 000 €, une dalle tactile d’une valeur de 3 500 € et pour le 3ème, un PC portable MultiTouch d’une valeur de 2 000 €.

L’entreprise souhaitant poser sa candidature doit remplir le formulaire avant le 12 octobre 2009 en cliquant sur ce lien : http://www.01net.com/operations/sncf
Date limite de participation le 13 octobre 2009.

Plus belle ma vie en entreprise

Publié par Frédéric POILBOUT | 22:47 Le 29 septembre 2009
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Sylvie Laidet,
éd. Les carnets de l'info
A partir de 14,25 € sur Amazon.fr


GPEC, EP, PPE, OPCA, CSI, ou encore job board, golden hello, mentoring, outplacement : la langue d'entreprise est peuplée de sigles et d'anglicismes qui peuvent rapidement en limiter l'accès. Ce guide de premiers secours pour comprendre le monde professionnel décrypte sous la forme d'un abécédaire tous ces codes du travail.

On y apprend bien sûr les droits du salarié concernant ses congés, ses formations, ses augmentations possibles (si, si !) ou encore sa retraite mais aussi les dernières cruautés à la mode comme le harcèlement stratégique. Si l'entreprise a ses pièges, elle détient aussi quelques petits trésors. On découvre ainsi pour les jeunes diplômés de vraies bonnes idées pour bien démarrer sa carrière comme le VIE : volontariat international en entreprise. Mieux qu'un stage, vous êtes en mission professionnelle à l'étranger sous la tutelle de l'ambassade de France. Travailleurs stagiaires, justement, sachez que vous devez aujourd'hui percevoir une gratification mensuelle d'au moins 30 % du SMIC. Si ce n'est pas le cas, fuyez sans tarder et sans complexe la boîte à supplices qui vous exploite. Mieux vaut alors tenter le coup de l'auto-entreprise. Après tout, on ne risque plus un euro dans ce genre de tentative. 200 000 à 300 000 personnes s'y seraient lancés, dit-on, d'ici la fin de cette année. Le guide propose dans son épilogue de précieux conseils concernant l'embauche, la rémunération ou les affres, le chômage. On l'aura compris, ce livre est une mine à bas coût pour qui veut gravir les sentiers escarpés de l'entreprise en toute sécurité.

Honoré de Balzac

Publié par Frédéric POILBOUT | 10:50 Le 28 septembre 2009
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Nathalie Preiss,
éd. Puf, 125 p.
A partir de 11,40 € sur Amazon.fr

Cette biographie richement illustrée retrace le parcours d'Honoré de Balzac et celui de son oeuvre. Né en 1799, le jeune Honoré grandit à Tours puis monte à Paris pour mener des études de droit. Le jeune homme se nourrit d'ouvrages philosophiques et s'investit très jeune dans l'écriture. L'auteur prolixe achète une imprimerie et cette école des lettres signe déjà pour lui l'apprentissage des dettes. Joueur invétéré et spéculateur, il rêve d'agir sur le cours du temps. C'est en tous les cas ce temps, son époque qu'il photographie dans la Comédie humaine, titre apparu en 1840 alors que les deux tiers de son œuvre ont déjà été rédigés.

Ce projet pharaonique lui est venu, ainsi que le précise Balzac dans l'avant-propos de son ouvrage « d'une comparaison entre l'Animalité et l'Humanité ». Ce qu'il peint avec tant de minutie et de passion, c'est la nature sociale de l'être dans une société en pleine mutation. La Peau de chagrin est un écho allégorique à une monarchie désenchantée. Le Père Goriot signale la disparition du père fondateur et de la paternité. On comprend à travers les analyses de l'universitaire comment Balzac, ce peintre de la vie moderne, a éclairé au plus juste son siècle. Ce portrait pétillant et pertinent dévoile en filigrane de nombreuses pistes de réflexion de l'œuvre du maître et offre de très belles pages biographiques, notamment le dernier chapitre le Grand Blanc consacré à la disparition de l'Immortel.

Le sang des siciliens

Publié par Frédéric POILBOUT | 00:06 Le 26 septembre 2009
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Maurice Gouiran,
éd. Jigal, 242 p.
A partir de 16,15 € sur Amazon.fr

Dans une petite salle de l'Etna qui sent bon la pizza et l'Estaque, Clo est attablé avec Roro et Marco. La discussion part faire un tour en Sicile où le neveu de Marco a été assassiné. 38 ans, infirmier et pas une once de lien avec la Cosa Nostra, aux dires de Marco. Voilà comment au détour d'une tournée de grappa, l'ami Clo qui connaît la Sicile comme « dégun » se retrouve missionné pour comprendre pourquoi le malheureux Salvatore s'est fait dézingué. Un sérieux pactole aura raison des hésitations bien fondées d'un Clo en panne d'euros. Et le revoilà à Palerme qu'il avait laissé en 1992 année du crime du juge Falcone et de son amourette avec Rosalia. C'est précisément cette ancienne conquête qui ne tarde pas à le mettre sur la piste...

Elle raconte, Salvatore a été assassiné dans un petit village perdu de l'île, deux jours plus tôt, c'est son ami Calogero, avec qui il avait monté un projet immobilier qui était tué à Palerme. L'enquête prend tournure au gré des hasards et des rencontres pour le moins religieuses. Entre deux évocations pittoresques de la Sicile si silencieuse, Gouiran, le fin gourmet nous fait goûter aux charmes amères de cette île pieuse et pourtant impitoyable, au cœur des venelles suspicieuses et de ses villages inquiétants. On aime le style de Gouiran, rouge sang et or, incisif, acide aussi quand il s'agit de piquer au vif, efficace en somme, se jouant des poncifs et des trajectoires toute faites. Si le registre est tragique, il est aussi ludique, le titre sonore en est la preuve. On est plongé avec Clo au coeur d'un labyrinthe en forme de pieuvre et l'on ne rêve que de l'issue. Mon dieu, comment sortir de là ? Un miracle pourrait-il faire l'affaire ? Un mot enfin sur le cadre goutu, car la Sicile est une terre de paradoxes et de contradictions solaires : un enfer sur une terre paradisiaque, une île muette dont on est si prolixe et qui forcément couve en son sein un essaim de secrets bien gardés.

Anglais, immersion orale Pack 4 CD 100 % audio

Publié par Frédéric POILBOUT | 00:03
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Mary Mercer,
éd. Nathan, collection Voie express
A partir de 18,91 € sur Amazon.fr

Les éditions Nathan présentent tout un panel de coffrets CD pour apprendre ou se perfectionner en anglais, allemand, espagnol, italien, chinois et français pour les étrangers. La collection voie express se décline en différents niveaux : initiation, méthode intensive, immersion orale et dernière parution en date, l'anglais des affaires. La version immersion orale est vraiment un gage de progrès pour qui s'implique régulièrement dans l'écoute de ces 20 chapitres. Non Brian n'est plus dans la kitchen ! Chaque étape est assurément plus dynamique que les antiques cours d'anglais. Chaque partie est en fait un moment de radio qui nous fait découvrir des jeux, des reportages ou des infos. Your doctor's advice, heavy heart, as american as apple pie,... Tous ces dialogues sont variés, plaisants, rendus ludiques par les quiz, et globalement accessibles pour qui possède quelques notions fondamentales.

Une lecture fractionnée permet en tous les cas de bien saisir les passages les plus délicats et surtout de ré-pé-ter pour atteindre cet accent so british que nous autres frenchies avons tant de mal à acquérir. Un livret complémentaire présente les différentes notions de grammaire abordées dans les exercices, un lexique et la traduction des 20 dialogues. Tous les ingrédients sont donc réunis pour dialoguer sans hésitation de l'autre côté du channel...

Le chemin parcouru

Publié par Frédéric POILBOUT | 00:03 Le 25 septembre 2009
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Ishmael Beah,
éd. Pocket, 318 p.
A partir de 6,56 € sur Amazon.fr

Ishmael a douze ans quand son pays, la Sierra Leone est frappé de plein fouet par une terrible guerre civile. Nous sommes en 1993. Le Front révolutionnaire uni (RUF) veut s'emparer d'un pouvoir jugé corrompu. Ces rebelles installent sur tout le territoire une terreur innommable. Pour survivre, Ishmael est contraint de fuir son village, avec pour seul bagage une cassette de rap qu'il affectionne. Dès lors son parcours est un long chemin de croix pour éviter chaque jour le pire.


Lui et ses compagnons d'infortune traversent de nombreux villages où ils sont souvent arrêtés et torturés : la plupart des habitants les prennent pour ces enfants soldats enrôlés de force par les rebelles. Ishmael parvient néanmoins à chaque fois se disculper et réussit à retrouver son village où il ne découvre que des cendres et des corps calcinés. Là encore les rebelles ont tout détruit. Réfugié dans un village, l'orphelin est finalement enrôlé à son tour par des militaires qui prétendent se défendre des rebelles. A 12 ans, Ishmael tient son premier Ak-47 dans les mains. On lui apprend à tuer sans faillir. Pour oublier ses exactions, on lui donne à sniffer de la drogue. Au cours de ces raids, il abat civils et rebelles dans un flot ininterrompu de violence et de sang. Le témoignage de ce jeune africain souligne combien cette guerre civile n'a été qu'un immense massacre de chair humaine, totalement dénué de sens. Ce récit poignant démontre une fois de plus toute l'horreur possible de notre condition. Ishmael, la victime endosse le rôle du bourreau et perd par la-même toute notion d'humanité. Forcément son histoire touche aux entrailles, on se dit une fois de plus que le monde a laissé faire le pire et l' on ressent une profonde compassion envers ce pays martyrisé et au-delà envers tout ce continent africain qui a subi et continue encore de subir la folie des plus bas instincts.

Je parviens finalement à rencontrer Roque Pedace à Buenos Aires, après un premier rendez-vous manqué 6 mois plus tôt. L’entrevue a lieu au cœur de la ville, dans les locaux de l’université de pharmacie, où son département est logé.



Mon interlocuteur multiplie les casquettes : chercheur à l’université de Buenos Aires sur les politiques énergétiques, il s’est spécialisé sur les scénarios énergétiques. Il a pris part à un ensemble de recherches liées au changement climatique en Argentine et Amérique Latine et est intervenu sur le dernier rapport du GIEC en tant que réviseur.

Actuellement, Roque réalise un travail de conseil auprès du gouvernement argentin sur les actions de politique énergétique à prendre en relation avec les compromis de la prochaine conférence des parties, la COP 15, qui aura lieu en décembre prochain à Copenhague.

C’est donc avec impatience que je souhaitais rencontrer ce spécialiste des questions liées au changement climatique, dont j’avais entendu parler à travers son travail pour l’association Les Amis de la Terre Argentine (ATA).



Celui-ci consiste avant tout, m’explique-t-il, à aider les personnes affectées par le changement climatique en Argentine à s’organiser afin d’exposer leurs problèmes, et de défendre leurs droits. L’ambition à long terme est de lancer un mouvement climatique ample au sein de la société et non pas seulement au sein des populations touchées.

L’association ATA travaille en particulier avec les populations du bassin du Rio de la Plata, de plus en plus menacées par les effets du réchauffement climatique. Ce bassin comprend toutes les villes du grand Buenos Aires, soit le plus large foyer de population en Argentine.



Les communautés vivant à proximité des fleuves se trouvent régulièrement frappées par de graves inondations, que ce soit en raison des crues répétées, ou à cause des précipitations extrêmes, dont la fréquence a augmenté significativement au cours des 30 dernières années, et de façon plus intensive encore sur la dernière décade.

A chaque nouvelle crue, il faut également compter avec une menace sanitaire liée à la pollution industrielle et aux tout-à-l’égout illégaux débouchant sur les fleuves de la province de Buenos Aires. Lors des dernières inondations en date, les eaux sales du fleuve Riachuelo longeant le quartier populaire de La Boca, à Buenos Aires, ont pénétré les maisons des habitants, donnant lieu à de nombreux problèmes d’hygiène. Plus au nord, on notait des conséquences plus directes, avec de nombreuses morts par électrocution.



Mais le cas le plus emblématique marquant cette tendance reste celui de la ville de Santa Fe, frappée par des inondations historiques en Avril 2003 lorsque le Rio Salado, un affluant du Paraná, sort de son lit. Les conséquences sont lourdes: on compte 130 morts directes, plus de 200.000 affectés et des millions de dollars de dégâts.

La capitale argentine connaît alors un record historique des précipitations avec 300 millimètres par an, ce qui constitue un record mondial pour une ville de climat tempéré comme Buenos Aires. En effet, l’ampleur de la catastrophe est liée à l’intensité des chutes d’eau dans un court laps de temps, et cette année là, la totalité des précipitations annuelles tombe dès le mois de mars.

Les ponts construits sur le Rio Salado, affluent du Rio Paraná en cause dans cette inondation étaient prévus pour supporter un débit maximum de 3000 mètres cubes par seconde - selon une étude réalisée deux ans avant les événements et basée sur 100 ans de données météorologiques. Ils n’auront pas résisté aux 3500 m3 par seconde enregistrés lors de l’inondation.

Amis de la Terre Argentine, en s’appuyant sur la Convention cadre de l’ONU sur les Changements Climatiques - ratifiée par l’Argentine - et dont l’article 6 fait référence aux moyens mis en place pour faire face aux impacts du Changement Climatique, a publiquement demandé au gouvernement de chercher les responsables de la catastrophe de Santa Fé. Suite à cette initiative, celui-ci a lancé une enquête visant à déterminer les responsabilités impliquées dans les conséquences désastreuses de cette inondation.

Depuis, l’association s’attache à faire voter la création d’un statut de réfugié climatique pour les populations affectées, ce qui rencontre une certaine opposition du fait des compensations financières auxquelles celles-ci auraient droit. En effet à ce jour, l’Argentine ne compte aucune loi qui prenne en compte les effets du Changement Climatique et détermine un système de compensation pour ses victimes.

Il y a bien eu une conférence des parties argentine, note Roque, qui a débouché sur un plan d’adaptation national, mais celui-ci ne prévoit aucune disposition concrète, aucun fonds financier. Il s’agit donc d’un calcul serré pour le gouvernement qui, s’il s’entête à nier les problèmes liés au changement climatique sur son territoire, pourra difficilement réclamer des fonds à Copenhague lors de la prochaine COP. Jusqu’ici en effet, les gouvernements successifs ont tenté de lier les conséquences du réchauffement global à la variabilité climatique et à des phénomènes tels qu’El Niño, en arguant qu’inondations et sécheresses ont toujours existé.

Et force est de reconnaître que si, dans le cas de la disparition des glaciers, il n’y a guère de doutes quant à la responsabilité du Changement Climatique, le lien s’avère plus difficile à établir dans le cas de l’augmentation des précipitations, sujet sur lequel les climatologues restent divisés.

Reste que le gouvernement est conscient de la menace climatique, et tente malgré tout de s’adapter. Chaque ville dispose d’un dispositif de prévoyance consistant à analyser les interactions et la progression des cours d’eau environnants afin de voir venir les crues avec suffisamment d’avance. De même, les villes bénéficient d’un plan de contingence des inondations, avec un système d’alerte centralisé par l’Institut National de l’Eau. Un autre plan de réaction a été mis en place au niveau fédéral, permettant de débloquer un certain nombre de fonds nationaux, jamais bien importants, et quelques crédits auprès de la banque mondiale.

Une partie de cet argent sert à financer les onéreux systèmes de pompage, comme à Buenos Aires dans le quartier de La Boca qui se retrouve inondé à chaque sudestada, quand les tempêtes venues du sud-est poussent les eaux du fleuve de La Plata contre la ville.

Mais ces systèmes de défense coûtent cher et on en voit vite la limite, étant impossible de protéger tout un littoral qui se verra progressivement affecté dans les années à venir.

Pour Roque, les populations pauvres seront déplacées tandis que celles à fort pouvoir d’achat resteront, au prix de mesures d’adaptation toujours plus couteuses.

Si l’Argentine compte donc des systèmes d’adaptation aux inondations, le bilan en la matière reste mitigé, et l’absence totale de la problématique du Changement Climatique dans l’agenda politique est préoccupante. Lors des récentes élections législatives, aucun candidat n’a prononcé le mot, relève Roque.

A sa décharge, le gouvernement a bien des propositions à long terme qui rejoignent la position des Amis de la Terre Argentine : être neutre en carbone à la moitié du siècle, en sortant progressivement des énergies fossiles et en favorisant la plantation d’arbres.

Mais l’Argentine manque cruellement de mesures de réduction des gaz à effet de serre qui soient MRV (pour Mesurable, Reportable, Vérifiable, concept introduit en 2007 à la COP de Bali), et donc susceptibles d’être financées par des transferts de fonds internationaux, dans le cadre du protocole de Kyoto et de son successeur après 2012. On ne voit pas, estime Roque, une vraie volonté exprimée par les dirigeants et traduite par des engagements clairs. Les pays andins situés plus au nord, touchés de manière plus immédiate et plus forte par le Changement Climatique, sont nettement plus avancés dans ce processus.

En Argentine en revanche, on en est encore à se demander s’il faut vraiment mettre plus d’argent sur la table. Au grand dam d’acteurs tels que Roque, qui ont compris depuis longtemps que l’heure des questionnements et des doutes doit céder sa place à celle des actions.

TRANSSIBERIENNE

Publié par Frédéric POILBOUT | 00:01
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Christophe Marcq,
éd. H&O, 64 p.

A partir de 9,31 € sur Amazon.fr

Djin Foune débarque d'une gare fantomatique du Transsibérien. La didascalie du début de ce premier tableau précise que deux panneaux rouillés indiquent le nom de la gare, l'un en est cyrillique, l'autre en hébraïque. Djin est furieuse. Une folle dans un lieu désert et surréaliste qui crie et pestifère à tout va. Évidemment tout ça donne à s'interroger. Qui est cette femme qui prétend posséder un garage dans le Marais et affirme haut et fort qu'elle a rendez-vous en Chine avec le Docteur Chingzou pour « se faire tout refaire » ?

Elle veut être chinoise, voilà son petit voyage d'affaire se reconvertir dans cette peau, et être mondialisée, « jusqu'au cul »... car son petit péché mignon, c'est aussi les grossièretés qu'elle déglutit comme elle avale ses cornichons, goulûment. La question de cette femme est un mystère qu'on approche au fur et à mesure des tableaux. Car si elle veut être chinoise, elle se dit aussi juive, dégoûtée du yiddish qu'elle ne veut plus parler. On la prend en plus pour un homme, « sorcière, salope, perverse ». Djin est un « désir-repoussoir », un fantasme qu'on abandonne quelque part sur le coin d'une gare pourrie. Elle a fui son ghetto du Marais, sa judaïté et ses minorités pour un autre marais, sibérien et juif, le Birobijan... Ce monologue est sacrément couillu, pourrait-on dire, fort en truculences qui exhalent tout à la fois le sexe, le sarcasme, l'insolent et l'insolite. Cette pièce est de fait un Objet théâtral totalement inclassable, mais comme ce train qui la parcourt, elle n'est pas sans direction. La Transsiberienne, Djin, traverse les steppes et les états d'âme pour se chercher au fond de l'Histoire et de la plus grande des Sibérie, son identité.

Je reviens te chercher

Publié par Frédéric POILBOUT | 23:44 Le 22 septembre 2009
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Guillaume Musso,
éd. Pocket, 416 p.

A partir de 6,56 € sur Amazon.fr

Ethan Whitaker qui a réussi à New York en devenant un psy renommé, spécialiste du développement personnel a tout ou presque pour être heureux : riche, envié, il possède un bateau, une maison sauf que, comme le dit Céline son ex, sa vie est vide. Pas un seul ami, pas de famille. Un monument de solitude. C'est au mariage de Céline, que le pauvre bougre se rend compte de sa prison dorée dans laquelle il s'est soigneusement enfermé au nom d'une piteuse liberté de plaisirs. A ce lourd poids sur la conscience s'ajoute le terrible suicide dont il a été témoin. Une jeune fille de quatorze ans qu'il n'a pas voulu écouter. Le brillant Ethan connaît alors le pire des gouffres en accumulant des dettes de jeu qui vont lui faire perdre bien plus que sa fortune. Mais s'il était possible malgré tout d'éviter ces évènements tragiques en ayant une seconde chance ?

Musso joue avec ces thèmes de prédilection : la mort et l'au-delà, la destinée... Il y a du clinquant dans ce récit, du clinquant qu'il faut taillader pour montrer l'envers du décor qu'on appelle vérité. Oh miroir, dis-moi et redis-moi comment je suis mort et je serai qui je suis. La quête de soi jusqu'au bout, le développement personnel jusqu'à sa putréfaction. Il y a dans ce monstrueux destin un peu de tout ce que nous disent ces écrivains, philosophes et autres cités en chaque coin, Nabokov, Salinger, Aristote, Proust, Shakespeare,... comme si toutes ces formules couvaient un manque... Un manque de quoi au juste ? Si le thème est fort, porteur comme un mur en béton, c'est le style qui fait un brin défaut. On le voudrait plus incisif, ciselé, métaphorique ou un je ne sais quoi dans les procédés de notre écriture qui nous montrent moins grossièrement cette lente descente aux enfers et cette resurrection. D'aucuns diront de la sauce piquante. On dégustera donc ce Musso à sa juste saveur , ni mauvais, ni gastronomique, pour en retenir finalement l'histoire attachante d'une âme attachée à la vie.

Indices

Publié par Frédéric POILBOUT | 23:38 Le 21 septembre 2009
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Marc Welinski,
éd. Fleuve noir, 270 p.
A partir de 17,10 € sur Amazon.fr

Julien Weber, producteur à TVF, est en passe de toucher la fond : outre son récent divorce qui le mine, sa légendaire émission n'attire plus les foules. Pour sauver Contrechamps de sa fin annoncée par tous les requins du métier, Julien abat son ultime carte : il confie la présentation de son émission à une animatrice peu connue Odile Saint Léger. Très rapidement, le charme de le jeune femme semble agir si l'on ne croit les chiffres record d'audience. Julien sauve sa tête et rend tout sourire le « très-haut » PDG qui ne tarde pas à lui confier de nouvelles responsabilités. On pourrait alors croire au retour de la fortune pour Julien mais sans compter « l'odeur de pourriture » qui sévit vicieusement à TVF. Indices est la course à cette révélation cachée sur le diktat de l'audimat.



Ce roman suit une trame ordinaire, de la chute à la renaissance du héros. Le style aussi suit les courbes simples de l'écriture. Et pourtant ce roman fonctionne bien. On pourrait oser dire qu'à l'instar de cette énigmatique présentatrice, il charme le spectateur. Peut-être justement parce qu'il se laisse lire aisément comme le récit d'une vérité lentement dévoilée et qu'il donne à voir la part de l'ombre, c'est-à-dire les coulisses peu reluisantes d'un monde de l'image et du marketing. Évidemment on sent ici et là les liens avec notre réalité autour des thèmes notamment du pouvoir et de l'image. L'auteur, Marc Welinski, qui a effectué sa carrière dans l'audiovisuel, sait sa matière et nous fait partager quelques ficelles bien tordues du métier.

Des bandes-annonces de... livres !

Publié par Sébastien MICHEL | 17:38
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Comment faites-vous lorsque vous voulez savoir de quoi va parler un film ? Direction la bande annonce.
Comment faites-vous lorsque vous souhaitez savoir de quoi va parler un livre ? Vous lisez la 4ème de couverture.
Si vous ne voulez pas voir la bande annonce, vous lisez le résumé (du film).
Et si vous ne voulez pas lire le résumé du livre, vous regardez la bande-annonce !
Non, il n'y a pas d'erreur dans mon texte, c'est à présent possible. Et cela grâce à la société Liwreo, qui a eu la bonne idée de mettre en images les résumés de livres pour nous les présenter. Car découvrir un livre via une bande annonce, peut vous donner plus envie de lire le livre qu'un simple résumé.

Le cinéma porte constamment sur grand écran des histoires puisées dans la littérature. Aujourd’hui, Liwreo.com s’inspire du 7éme art en adaptant au livre l’outil le plus puissant de promotion de films : la bande-annonce. Captivé en une minute par l’intrigue d’un roman, le lecteur n’aura qu’un seul désir : connaître la suite.

L'expérience est inédite en France. Et le site ne s'arrête pas là : meilleures ventes, meilleures bandes annonces, préférences des lecteurs et de la presse... De quoi vous aider dans votre choix !

Voici, une première bande-annonce. Pour en voir d'autres, direction Liwreo.com...

Pour l’année scolaire 2009/2010, Complétude recherche 15.000 intervenants pédagogiques. Un vaste programme de recrutement lancé dans toute la France : 30% des besoins concernent l’Île-de-France et 70% la province. Les principales villes concernées et le nombre de postes proposés :
Bordeaux : 770
Lille : 950
Lyon : 1850
Marseille : 690
Montpellier : 530
Nantes : 590
Nice : 490
Orléans : 550
Paris et sa banlieue : 5620
Strasbourg : 500
Rennes : 430
Toulouse : 820
Tours : 470

Books

Pour postuler et ainsi pouvoir dispenser des cours de soutien scolaire à des élèves du primaire au supérieur, les candidats devront remplir notamment l’une des conditions suivantes :
- justifier au minimum d’un diplôme Bac+3
- être étudiant dans une Grande Ecole avec un niveau Bac+3 en cours minimum,
- exercer ou avoir exercé en tant que professeur de l’Education Nationale ou d’un organisme privé.

Expérience, pédagogie, méthodologie, susciter l’envie d’apprendre sont autant d’atouts recherchés par Complétude pour le poste d’intervenant pédagogique. En 25 ans d’existence, Complétude est aujourd’hui n°2 du marché des cours particuliers à domicile et la référence en matière de stages de perfectionnement. Avec 37 agences en France métropolitaine, Complétude couvre 80% du territoire national et l’ensemble de l’Île-de-France. 720.000 heures de cours ont été dispensées l’année précédente auprès de ses 24.000 familles clientes.

Pour en savoir plus : www.completude.com

Etudiants : participez aux trophées SYNTEC et gagnez 1 500 € !

Publié par Sébastien MICHEL | 18:27 Le 20 septembre 2009
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Fort du succès de la seconde édition, Syntec Etudes Marketing & Opinion et la fédération Syntec présentent aujourd’hui les modalités de la 3ème édition des TROPHEES SYNTEC des ETUDES. Ce concours doté a pour objectif de récompenser les meilleurs mémoires étudiants de niveaux masters dans le domaine des études marketing et sondages d’opinion.

Occasion unique de rencontres et d’échanges entre professionnels du secteur des Etudes, enseignants et étudiants, les Trophées Syntec des Etudes s’adressent aussi bien aux étudiants d’université, d’écoles de commerce ou d’ingénieurs. Les talents les plus prometteurs seront récompensés lors d’une cérémonie le 4 novembre 2009 dans le cadre du salon SEMO à Paris (au Palais des Congrès).

Argent

Déroulement du concours et communication
Les étudiants qui souhaitent participer doivent, après accord de leur professeur ou responsable des études, adresser leurs travaux, accompagnés d’une fiche récapitulative (résumé du mémoire maximum 3 pages) à :

Trophées Syntec des Etudes – Fédération Syntec
3 rue Léon Bonnat – 75016 Paris

Des affiches et flyers sont à disposition sur simple demande par e-mail :
ta@groupement-syntec.org

Pourquoi ces trophées ?
Chacun connaît le rôle considérable que jouent les études dans la vie économique. Qu’il s’agisse de faire émerger des concepts nouveaux de produits ou de services, d’évaluer l’impact d’une communication publicitaire, de mesurer les attentes et les niveaux de satisfaction des consommateurs, ou encore d’optimiser une politique de distribution, le recours aux études marketing est incontournable. Sur un autre plan, la contribution dans la vie publique des études d’opinion de nature politique ou sociologique n’est plus à démontrer. Les études sont devenues familières aux consommateurs, aux citoyens et à l’ensemble des acteurs économiques. Depuis longtemps, Syntec Etudes Marketing et Opinion entretient des liens privilégiés avec les enseignants, et à travers eux, avec les étudiants et les élèves de grandes écoles qui travaillent les différentes disciplines intervenants dans ces métiers. De nombreux responsables des sociétés d’études participent à ces enseignements et contribuent ainsi à transmettre les principes méthodologiques et les savoir-faire concrets sur lesquels s’appuie leur expertise.

La vie est un sale boulot

Publié par Frédéric POILBOUT | 14:53 Le 19 septembre 2009
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Janis Otsiemi,
édition Jigal
A partir de 13,30 € sur Amazon.fr

Le polar gabonais a un nom : Otsiemi. Il nous parle des bas-fonds et de l'univers carcéral de sa capitale Libreville avec les formules de son Afrique : chiquard, bouchard, déchard font parti des ces mots semés dans l'aventure marquée au fer par son accent. Il y est question d'un taulard, Chicano, qui par un heureux hasard, se voit, au bout d'un temps à croupir, abolir sa peine. En liberté à Libreville, le jeune affranchi ne rêve que de se refaire une vie sans accrocs ni menottes.

Première obstruction à toute rédemption : il trouve partout porte close. Son ancien amour est en cloque. Il y a alors ses anciens frangins du crime qui le croisent et le ramènent à la -mauvaise- raison. Un petit casse pour la route, le dernier c'est sûr, histoire d'avoir un peu de cash dans cette nouvelle vie. Le voilà au volant d'un camion, destination : le camp militaire de la Baraka, histoire d'aller voler les soldes de l'armée. Vingt millions, rien que ça. Le braquage est une merveille de savoir-faire et de culot mais Chicano le malheureux n'est lui pas au bout de ses souffrances. La vie est vraiment un sale boulot pour Chicano car la rédemption du taulard sent bien l'impossible. Cette histoire de braquage et de traqués, d'allure classique, a pourtant son identité: lexique, fougue, figures de style et entourloupes africaines. J'oubliais aussi : nulle compassion dans ce bas monde de brutes. Otsiemi trace à la plume fraichement taillée les bleus et les cicatrices de sa ville, et c'est une chaude réussite.

La société varoise Sport Découverte est spécialisée dans la vente en ligne d’activités sportives et de loisirs en France et à l’étranger. Différentes prestations sont accessibles via son site web : stage de pilotage, sports aériens, aquatiques, mécaniques, soins bien être…

Les offres référencées sur www.sport-decouverte.com attirant de nombreux jeunes en quête d’émotions et de sensations fortes, un partenariat entre Sport Découverte et la BNP Paribas s’est depuis mis en place.

Partenariat BNP / Sport-decouverte.com
Sport découverte avait déjà collaboré avec le site Internet de BNP Paribas (www.bnpparibas.net), à l’été 2008, ainsi qu’en Mars 2009. « Nous avons remarqué qu’un grand nombre de jeunes actifs s’associaient à BNP Paribas. Ainsi, avec le franc succès des deux opérations réalisées ultérieurement, nous avons créé un partenariat sur une année qui pourrait réellement les intéresser » a déclaré Joanic Desjardins, responsable de Sport Découverte.

Entre Juin et Septembre 2009, 100 000 coffrets seront distribués aux nouveaux clients de la banque Française, âgés de 18 à 29 ans, par le biais de leurs conseillers bancaires. Seront également offerts 100 000 chéquiers « bons plans » aux étudiants des Universités. Ces coffrets et chéquiers contiendront notamment différentes offres partenaires, dont celles du site www.sport-decouverte.com. Les jeunes bénéficiaires devront ensuite simplement se connecter au site www.bnpparibas.net/etudiants, et suivre les indications données. Ils pourront alors profiter, du 2 Juin 2009 au 30 Juin 2010, d’une réduction exclusive de 10% sur toutes les offres proposées par Sport Découverte. Grâce au large panel d’activités réservables par téléphone ou Internet, de nombreux jeunes auront ainsi l’occasion de vivre de superbes expériences sportives !

Le Méridien de Paris

Publié par Frédéric POILBOUT | 21:23 Le 18 septembre 2009
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Philip Freriks,
EDP sciences, 132 p.
A partir de 18,05 € sur Amazon.fr

Jan Dibbets a composé dans Paris un monument bien peu commun et insaisissable d'un seul trait, une énigme en fait à reconstituer au gré de ballades : cette œuvre se compose de 135 médaillons de bronze, suivant le passage du Méridien zéro à Paris. Elle rend hommage à François Arago, astronome et géomètre mais aussi Président de la République qui a calculé cette ligne imaginaire au XIX ème siècle. Or il se trouve que ce méridien croise les hauts lieux de l'histoire de France : il traverse entre autre endroit célèbre la Closerie des Lilas, le jardin du Luxembourg, ou encore coupe le Louvre en son milieu. L'auteur nous propose cette randonnée historique en remontant à la manière d'un funambule le fil tissé par Arago du Sud vers son Nord. Il indique précisément l'emplacement de chaque médaillon, indiquant ici et là ceux qui ont malheureusement disparu.


La quête est pittoresque, chargée d'anecdotes : on apprend pêle-mêle que Lénine comme Mata-Hari fréquentait le Parc Montsouris, que Céline grandit dans un milieu modeste passage Choiseul ou encore comment et pourquoi Mitterand a fomenté contre sa propre personne un faux attentat au square de l'Observatoire. On se régale de ces empreintes imaginaires qui en disent si long sur le passé de Paris. La ligne Arago ressuscite les destins et les évènements et devient le fil directeur de cet itinéraire passionant à travers l'Histoire.

Olympe de Gouges

Publié par Frédéric POILBOUT | 21:16 Le 17 septembre 2009
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Elsa Solal,
éd. Actes Sud junior, 96 p.
A partir de 7,41 € sur Amazon.fr

Dans la collection « ceux qui ont dit non » des éditions Actes Sud Junior, Elsa Solal signe à destination des jeunes un court et efficace roman historique présentant cette grande figure du féminisme, Olympe de Gouges. De son vrai nom Marie Gouzes, cette fille de Montauban est une autodidacte qui a consacré corps et âme à lutter pour l'égalité des hommes et des femmes. Cette femme éclairée s'engage contre l'esclavage, elle est aussi l'auteur de la Déclaration des droits de la femme en 1791. L'article 1er est encore loin à cette époque d'être exaucé: « La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits ». Si la révolution bouscule les privilèges, elle ne bannit pas en revanche la discrimination des sexes. Bien au contraire. Une loi de cette République naissante interdit aux femmes de participer à des réunions publiques ou à des associations politiques.

Le 20 juillet 1793, l'agitatrice qui déplait aux députés machistes est arrêtée, dénoncée par son éditeur. L'accusateur du tribunal révolutionnaire, Fouquier Tinville condamne à mort celle qui a réclamé l'égalité et conspué Robespierre, cet adversaire de la Révolution humaine. Elsa Solal nous plonge avec une grande sensibilité dans les jours et l'esprit d'une femme digne, engagée jusqu'au sacrifice pour une cause noble et révolutionnaire. Le dossier final fait un point clair sur l'histoire de cette lutte contre la discrimination faite aux femmes.

Larguer les amarres

Publié par Frédéric POILBOUT | 22:57 Le 16 septembre 2009
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Clément Bosson,
éd. Presses de la Renaissance
A partir de 16,14 € sur Amazon.fr


Clément Bosson est l'un de ces nouveaux Kerouac, baroudeur à la plume vagabonde. A l'heure des "all inclusive" et des sentiers balisées pour touristes, le jeune aventurier, lui, veut de l'évasion, pure et dure. C'est avec deux amis qu'il se lance dans un tour du monde véritable et authentique. Pas de papier glacé pour cette tête brûlée qui abandonnera son guide des States en pleine vallée de la mort. Larguer les amarres, c'est le récit de ce détachement de notre monde, pour se plonger vers l'ailleurs, c'est-à-dire d'abord vers l'autre, oubliant l'espace d'une rencontre la relation marchande.



L'aventurier qui laisse son amour Chloé sur le quai pour se lancer dans l'inconnu, s'affranchit aussi du grand réseau social et mondial. Point d'internet pour ce jeune de la génération Google and Erasmus. Into the wild world without web. La rencontre n'est plus derrière l'écran. Mais là, aux quatre coins du monde, dans un train kenyan ou sur le mont Sinaï. Ce qu'il recherche dans ce tour du monde, c'est un tour sur lui-même, se perdre quelque part pour revenir. Ce voyage initiatique, Clément Bosson le conte sur ses bouts de doigts poétiques. Son style vif et sonore est celui d'une jeunesse jubilatoire qui crève d'envie de vivre et d'aller toujours et encore. On aime le souffle de l'écriture qui s'amuse à entrechoquer les mots dans des évocations magnétiques. L'homme trace sa ronde et son destin vers des contrées nouvelles, lançant ici et là des regards fatalement critiques sur le comportement souvent indigeste de l'occidental en terre conquise. On n'en dira pas plus... Le globe-trotter nous livre sa planète à lui, sa liberté ravie au bout du conte, dans un puissant récit d'aventures.

À l'occasion des vingt ans de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 2009, le CIDAL organise un concours ouvert aux étudiants français en journalisme sur le thème "Les 20 ans de la chute du Mur de Berlin, le 9 novembre 2009". Le concours s'adresse aux étudiants inscrits dans une filière d'études à dominante journalistique en France. Les candidatures doivent être envoyées avant le 30 septembre 2009.

Il est proposé aux candidats d'utiliser le média et le format de leur choix pour montrer que la chute du Mur de Berlin n'a pas seulement représenté un événement majeur pour l'Allemagne, mais également d'un point de vue franco-allemand. Un jury franco-allemand indépendant, composé de professionnels des médias et de membres de l'ambassade d'Allemagne et du CIDAL, sélectionnera les trois meilleures candidatures.



Les gagnants se verront remettre un chèque de 1.000 euros (1er prix), 750 euros (2e prix) et 500 euros (3e prix). Ils pourront, en outre, bénéficier du soutien du CIDAL pour trouver un stage auprès d'une chaîne de télévision ou d'un quotidien allemands en France ou en Allemagne. La remise des prix aura lieu le 4 novembre 2009.

Comment participer ?
Les candidatures doivent être envoyées avant le 30 septembre 2009 (date de réception) sous forme numérique (DVD ou CD-Rom) à l'adresse suivante :
Centre d’Information et de Documentation
de l’Ambassade d’Allemagne (CIDAL)
24 rue Marbeau
F-75116 Paris
Les candidats sont priés d'y joindre un curriculum vitae, ainsi qu'une brève explication du travail présenté.

Attention : Les candidatures incomplètes ou en retard ne pourront pas être prises en compte. Par ailleurs, l'envoi d'une candidature vaut accord pour la diffusion du travail présenté. Les documents envoyés ne seront pas renvoyés. Le recours judiciaire est exclu.

Pour toute information complémentaire :
Contacts : Tél. : 01-53-83-45-75 (Madame Foistner) et 01-44-17-31-22 (Monsieur Koch)
Internet: www.cidal.diplo.de
Mail: info[at]cidal.diplo.de

La 8e Fête du cinéma d’animation

Publié par Sébastien MICHEL | 21:50
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Cet événement national coordonné par l’Afca (Association française du cinéma d’animation) s’adresse à tous les publics et propose quinze jours de découvertes et de rencontres avec le monde du cinéma d’animation, à travers de multiples formes de diffusion (projections, rencontres, expositions, démonstrations de techniques, ateliers, rétrospectives, ciné-concerts…), dans divers lieux (cinémas, cinémathèques, bibliothèques, médiathèques, écoles d’animations, studios d’animation, lieux institutionnels, associations…)

En 2008, plus de 300 événements ont été organisés en France, attirant plus de 80 000 spectateurs. Chaque année, la Fête met l’accent sur une personnalité de l’animation en l’invitant à sillonner la France à la rencontre du public. L’invité d’honneur de cette 8e édition est le STUDIO FOLIMAGE. Ce studio d’animation, un des plus renommés et des plus créatifs en France, où se croisent quelques-uns des auteurs européens les plus en vue, à aussi créé une école d’animation, La Poudrière, et une association pour le développement du cinéma d’animation, L’équipée. (www.folimage.fr)

Poule sur verre

Du 16 au 31 octobre, les réalisateurs de Folimage, Jacques-Rémy Girerd (La Prophétie des Grenouilles, Mia et le Migou) Jean-Loup Felicioli, Pierre-Luc Granjon, Benoît Razy, pascal Le Nôtre, Gaël Brisou,...présenteront des séances dans diverses régions de France.La Journée mondiale du cinéma d’animation (célébrée le 28 octobre) commémore la première projection publique du Théâtre optique d’Emile Reynaud au Musée Grévin à Paris, en 1892 Elle est également coordonnée par l'Afca, au nom de l'Asifa (Association internationale du film d'animation). En 2008, une cinquantaine de pays à travers le monde étaient représentés.

Tout le programme du la 8e Fête du cinéma d’animation sur le blog : http://afcafete.blogspot.com

Des petites et moyennes entreprises pour voir grand

Publié par Sébastien MICHEL | 12:24 Le 15 septembre 2009
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Les PME high-tech ne connaissent pas la crise. Toujours en forte croissance, ces « gazelles » s’intéressent de près au vivier des jeunes diplômés des grandes écoles qui de leur côté apprécient les opportunités de carrières qu’elles proposent. Ces entreprises dynamiques sont idéales pour développer des compétences transversales et occuper rapidement des responsabilités. Elles constituent également de bons tremplins vers la création d’entreprise. Attentives à cette évolution du marché, Télécom Ecole de Management et Télécom SudParis ont ainsi choisi quatre PME high-tech spécialisées dans les TIC pour parrainer leurs promotions 2009 - 2012.



4 « gazelles » spécialisées dans les TIC pour parrainer les étudiants de Télécom Ecole de Management et Télécom SudParis :
- Imakys Communications développe des solutions d’infogérance pour la communication des entreprises et des administrations. Créée en 1994, la société compte 50 collaborateurs.
- Setec Telecom est un cabinet de conseil dans le domaine des télécommunications. La société développe des solutions spécifiques pour les entreprises, les infrastructures, la Défense et les collectivités territoriales. Créée en 2000, elle fait partie du groupe Setec.
- Silicom est une société de conseil en technologie et qui édite des logiciels depuis 1983. La société emploie plus de 200 collaborateurs sur plusieurs sites en France.
- Transatel apporte des solutions clé en main aux MVNO (Mobile Virtual Network Operator), des opérateurs de téléphonie mobile qui ne possèdent pas de spectre de fréquence propre ni d'infrastructure de télécommunications. Fondée en 2000, Transatel emploie 80 personnes.

Les parrains, de vraies mères pour les étudiants !
Les entreprises qui parrainent les promotions entretiennent des relations privilégiées avec les étudiants tout au long des 3 ans du cursus. Elles leur confient des missions professionnelles, leur transmettent en primeur les offres de stages et d’emplois, elles interviennent dans les enseignements, offrent aux étudiants l’accès à leurs ressources, financent leurs projets, etc. Enfin, les parrains préparent les étudiants au marché de l’emploi via des séances de coaching.

Des étudiants de plus en plus intéressés par les PME
En juin 2009, le cabinet d’étude OpinionWay réalisait une enquête auprès d'étudiants, d'Universités, Grandes Ecoles et IUT sur leur perception des PME, de l’innovation, et leur volonté entrepreneuriale :
- 82 % des étudiants estiment que le secteur des PME est porteur pour un jeune diplômé.
- 81% des étudiants pensent qu’elles accordent une meilleure reconnaissance au travail pour leurs salariés.
- 85% pensent que les PME accordent à leur personnel une plus grande autonomie.
- 64% des étudiants interrogés trouvent les PME et TPE plus innovantes que les grandes entreprises.
- Au final, 94% d’entre eux pensent que travailler dans une PME constitue une bonne expérience.

L'affaire de Road Hill House

Publié par Frédéric POILBOUT | 22:49 Le 14 septembre 2009
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Kate Summerscale,
éd. 10/18
A partir de 8,46 € sur Amazon.fr

« Aux premières heures du vendredi 29 juin 1860, Samuel et Mary Kent dormaient au premier étage de leur maison de style géorgien située au-dessus du bourg de Road, à cinq miles de Trowbridge. (...) Il avait cinquante-neuf ans ; elle était âgée de quarante ans et enceinte de huit mois. » C'est le dernier jour qui reste à vivre à leur fils Saville, trois ans. On le retrouve le lendemain dans les latrines des domestiques, sauvagement assassiné.

Après le minutieux récit des faits de cette période tragique, entre en scène l'inspecteur Jack Whicher de Scotland Yard. Le « prince des détectives » doit résoudre une affaire dans laquelle tous les membres de la famille sont de possibles suspects. Cette affaire, rapportée dans la presse anglaise, va rapidement fasciner de nombreux lecteurs, transformés en détectives amateurs. Ce fait divers est ainsi à l'origine de nombreux polars. Il inspirera notamment Collins, Dickens, Henry James dans la rédaction de leurs œuvres. Kate Summerscale rapporte avec force détails tout le déroulement de l'affaire Road Hill House dans ce qu'il convient d'appeler un essai. Et c'est là sans nulle doute l'épine de cette lecture : toute la narration suit la vision neutre et objective du reportage historique. Il y a dans ce rapport scientifique des faits une distance qui peut sembler gênante : on n'est pas dans le plaisir addictif et quasi hypnotique d'un Agatha Christie. D'aucuns apprécieront cependant certainement l'exposé de ces faits vrais sans fioriture et sa progression mathématique vers la vérité. Tous à votre puzzle !

La société Sport Découverte recherche un(e) stagiaire, dans le cadre du développement de son blog www.startin-sport.com, orienté sur les sports à sensations.

Déjà très bien considéré par de nombreux acteurs de l’univers des sports extrêmes, le blog Startin’Sport entend poursuivre son évolution, et devenir une des références du milieu. Vous serez placé(e) sous la responsabilité du responsable éditorial du blog, et serez chargé(e) de renforcer la notoriété de cette plateforme.

Sport

Missions du stagiaire :
- Rédaction et mise en ligne de contenus (actualités, vidéos)
- Préparation de nouvelles interviews
- Poursuite et développement de partenariats avec les acteurs du monde du sport
- Déplacements éventuels sur des évènements sportifs à proximité
- Rédaction de communiqués de presse, gestion des relations presse (liées au blog)
- Eventuelles missions liées à Sport Découverte (partenariats, relations presse)

Date de début du stage : 1er Octobre 2009
Lieu du stage : Parc d’Activités de Signes (Var (83), prés du Circuit Paul Ricard)
Durée : 3 à 6 mois minimum (selon disponibilités du stagiaire retenu)

Profil recherché du stagiaire :
- Bac/Bac +2 (étudiant en école de journalisme, école de commerce ou autre)
- Passionné de sport
- Bonne aisance rédactionnelle
- Maîtrise des outils Internet
- Une 1ère expérience dans le milieu “journalistique” (rédaction d’un blog, participation à un journal étudiant), et des connaissances en anglais seraient un plus.

Envoyer CV-Lettre de motivation à :
Nicolas Arquin
04 94 46 47 41
startinsport@gmail.com

Projects Abroad est une organisation internationale de volontariat qui propose des missions d’écovolontariat en Amérique Latine, Asie et Afrique. Toute l’année, il est possible de s’inscrire pour la durée de son choix, à partir de 16 ans et sans qualification particulière. Jusqu’au 11 octobre, le concours « Windows Live Messenger part en live – Défi Nature », dont Projects Abroad est partenaire, offre la possibilité de gagner la participation gratuite à une mission d’écovolontariat de deux semaines en Thaïlande. Sur le terrain, les volontaires participent à de nombreuses actions de préservation de l’environnement. Au total, plus de 5000 volontaires partent chaque année avec Projects Abroad. Un véritablement engagement pour la nature, l’environnement et la faune sauvage !

Into the sky

Préserver l’environnement
Sur chacune des missions proposées, les écovolontaires travaillent aux côtés de partenaires locaux pour préserver la faune et la flore, en reforestant des mangroves, en menant des études de biodiversité, en œuvrant pour l’éducation à l’environnement ou en promouvant l’agriculture biologique. Les tâches accomplies sont très diverses : participation à des recherches scientifiques portant sur différentes classes d’animaux, travaux pratiques (planter des arbres, entretien de sentiers, conception de panneaux…) ou encore éducation à l’environnement auprès de la population locale.

Une grande variété de mission
Les missions d’écovolontariat de Projects Abroad sont aussi variées que les écosystèmes dans lesquels elles se déroulent : jungle amazonienne, steppes africaines, récifs coralliens et autres. Elles se déroulent dans les pays suivants : Inde, Cambodge, Thaïlande, Afrique du Sud, Mexique, Costa Rica et Pérou. Non seulement les écovolontaires participent activement à la protection de la planète mais ils ont également le privilège de s’engager dans des espaces naturels d’une beauté exceptionnelle (parcs nationaux, réserves naturelles) et d’observer des animaux fascinants.

3 x 2 semaines d’écovolontariat au Thaïlande à gagner
A l’occasion du concours « Windows Live Messenger part en live », Projects Abroad offrira trois missions d’écovolontariat de deux semaines en Thaïlande aux gagnants du concours Défi-Nature qui sera proposé aux internautes du 9 septembre au 11 octobre sur le site www.messengerpartenlive.com. Les participants seront invités à réaliser une vidéo sur la thématique « les gestes quotidiens pour protéger la planète et soutenir le commerce équitable ». Un jury déterminera ensuite le gagnant qui pourra partir avec deux personnes de son choix.

Des participants de tous horizons
Tout le monde peut participer, à partir de 16 ans et sans limite d’âge maximum. Etudiants en biologie/écologie ou autres amoureux de la nature et des animaux sont les bienvenus, quel soit leur niveau de qualification et leur parcours. Les volontaires autofinancent leur mission. A titre d’exemple, un mois d’écovolontariat en Inde coûte 1695€, hors billet d’avion. Les écovolontaires choisissent entièrement leurs dates et la durée. La durée minimum est de un mois. Dans chaque destination, une équipe permanente de Projects Abroad suit les volontaires sur le terrain. Une expérience unique pour voyager solidaire !

Banana love

Publié par Frédéric POILBOUT | 11:21 Le 13 septembre 2009
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Elizabeth Crane,
éd. 10/18, 224 p.
A partir de 7,03 € sur Amazon.fr

17 nouvelles trempées dans du soufre, ça donne Banana love... « Ma vie est super ! Et géniale ! » La première nouvelle donne le ton, ironique jusqu'au bout des ongles. La narratrice raconte sa vie avec bon nombre d'accents exclamatifs et sarcastiques, une vie de rien ou de pas grand chose que celle de cette femme qui se réfugie dans les castings de la télé réalité pour fuir précisément la réalité. Et même la lucidité de la malheureuse tourne au vinaigre. C'est dire si à chaque lecture, on marche sur des peaux de banane : la chute n'est plus à la fin de la nouvelle mais dans chacun des ses recoins, durs, cyniques.

Dans Betty la zombie, c'est carrément le corps de l'héroïne, exposée au média, cela va de soi, qui tombe en lambeaux. Plus elle se décharne, plus l'audimat grimpe... Et les producteurs de se frotter les mains. Cette petite série de décomposition a quelque chose de Cioran, l'écrivaine nous montre ces inconvénients d'être ce que l'on est, quand on est un femme. Entre les interstices tragiques, des petites paillettes comiques nous rappellent qu'il vaut mieux rire de tous ses naufrages, l'alcool, et tout autre dépendance ou compulsion plutôt que d'y sombrer définitivement. Crane sonne définitivement avec cette écriture sèche le glas des fairy tales pour sortir de terre son contraire, "l'immerveilleux".

Le Journal poétique de Sissi

Publié par Frédéric POILBOUT | 11:24 Le 12 septembre 2009
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Elisabeth, impératrice d'Autriche,
préface de Catherine Clément,

éd. Le Félin, 190 p.

A partir de 20,90 € sur Amazon.fr


Les poèmes d'Elisabeth d'Autriche sont longtemps restés tapis au fond d'une cassette, soixante ans exactement avant que le Président de la Confédération helvétique ne fasse sauter les sellés et découvrent des poèmes au contenu déconcertant. La belle et douce impératrice révèle sa fougue et son imagination vagabonde. Ce journal, nous précise Nicole Casanova, a été écrit sans rature, d'un seul jet. Ces récits poétiques nous parlent de ses amours avec François-Joseph, de son amitié avec « son aigle », le cousin Louis II de Bavière ou de ses descriptions très piquantes de la famille royale. Elle raconte avec beaucoup d'ironie les repas de famille au cours desquels étaient invités les membres de la maison de Habsbourg. Si sa poésie caricature les us et coutumes de la cour, elle est aussi le reflet de la nature et du temps sur son esprit, poésie bucolique qui peint les saisons. La belle princesse confie à la nature insouciante et sans vice ses secrets, ses amours. Celle qui s'identifie à Titiana, la reine des fées dans l'œuvre de Shakespeare, Le songe d'une nuit d'été rêve d'un ailleurs aux couleurs du Sud, Corfou et sa « mer rayonnante et infinie ».

Et l'on s'imagine au gré de ces poèmes l'impératrice au clair de la lune contant ses tristesses, ses passions et ses solitudes dans cette cour qui ne lui plaisait guère. Sa poésie ne connaîtra pas une grande postérité littéraire parce qu'elle ne vaut que pour l'intimité de cette grande dame qui n'a pas cherché à écrire pour être lue. Sa poésie est avant tout, et comme nombre de poètes amateurs, une pause, un îlot perdu quelque part dans les méandres d'un cercle vicieux que l'on nomme pouvoir. Ces poèmes lyriques retracent cette part d'ombre qu'elle a voulu longtemps après sa mort préserver comme un secret bien gardé.

Avez-vous déjà essayé votre meilleur ami?

Publié par Evqua | 19:02 Le 11 septembre 2009
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Le 16 septembre sort aux cinémas « Humpday » le film de Lynn Shelton.

Andrew et Ben sont de vieux amis de la fac où ils étaient les rebelles du service. Aujourd’hui Andrew est un artiste qui n’a jamais réussi à finir aucun de ses projets et Ben travaille dans les transports, a une belle maison, une femme et une vie bien rangée. Un soir, Andrew débarque chez Ben et il fait revivre la vieille amitié. Pour rappeler à Ben leurs années de college et pour le distraire de son train-train de vie de mari heureux, il l’emmène à une soirée à mœurs libérés. Après avoir bu un verre de whisky de trop les deux hommes décident de participer au Hump Festival, festival porno amateur local et de tourner un film gay où ils joueraient les principaux rôles…

Je dois avouer que je suis sortie de la salle avec des sentiments mitigés. J’ai trouvé le sujet génial, mais mal exploité (et surement pas aussi spicy que l’accroche voudrait le faire croire aux spectateurs). Il y a des passages qui sont très bons, pourtant le film parait très long, même trop long, ce qui n’est jamais un compliment pour un film d’1h34. Finalement, c’est une bonne distraction d’une soirée mais sans plus. Je pense même qu’il serait beaucoup plus réussi de transformer ce long-métrage en une publicité pour la jeunesse sur les effets de l’abus de l’alcool.

100% bla bla

Publié par Frédéric POILBOUT | 11:13
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Pierre Varaud,
édition Tornade
A partir de 6,60 € sur Amazon.fr

Vous dînez avec vos amis quand soudain votre conversation s'épuise. Un long silence gênant se glisse au milieu du plat de résistance. Glissez donc un chiffre qui fera battre les langues. 100 % blabla, c'est plus de 300 chiffres pour briller en société, c'est-à-dire l'arme indispensable des beaux-parleurs et de l'ameublement sonore. Mais c'est aussi et surtout l'occasion de faire taire quelques vieux clichés poussiéreux ou de préjugés peu glorieux.

Par exemple saviez-vous que le pays d'Europe le plus désiré par les étrangers est la Suède (32500 demandes d'asiles dans ce pays) ou qu'en France près d'un SDF sur trois est un retraité ou un salarié. Pour notre belle image, apprenez que 9 des 15 sites touristiques les plus visités sont en France (number one : Disneyland...) Autre chiffre, aberrant celui-là : 700 milliards de dollars ont été prévus pour soutenir les banques aux États-Unis alors que 30 milliards bien répartis suffiraient à régler les problèmes de malnutrition dans le monde... Si enfin, vous êtes lancé dans une diatribe contre la Chine, voilà de quoi rajouter un peu de piquant : il naît 115 garçons pour 100 filles dans ce vaste état alors que la moyenne mondiale est de 105 garçons pour 100 filles... Ce petit volume regorge ainsi de chiffres aussi révoltants que truculents qui feront assurément taire les mauvaises langues et enrichir les débats animés.

Les tribulations d'un Chinois en Chine

Publié par Frédéric POILBOUT | 10:55 Le 10 septembre 2009
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Jules Verne, CD MP3,
éd. Sonobook
A partir de 23,37 € sur Amazon.fr

Sonobook, éditeur de livre audio présente le dernier né de sa collection, les tribulatios d'un Chinois en Chine. Le titre vous fait penser au film de De Broca avec notre bébel dans le rôle de l'intrépide aventurier. Sachez que c'est d'abord l'une des grandes aventures extraordinaires de Jules Verne qui nous emmène en plein cœur de l'Empire du milieu. Quatre comédiens lisent l'intégralité du texte de Verne, la mise en scène sonore particulièrement soignée nous fait vivre les stupeurs et tremblements du richissime Chinois Kin-Fo. Celui-ci vient de se trouver soudainement ruiné. La vie, qui lui paraissait jusqu’alors insipide, lui devient insupportable. Il contracte une assurance-vie de 200 000 dollars en faveur de sa fiancée, Lé-ou, et du philosophe Wang, son mentor et ami, à qui il demande de le tuer dans un délai de deux mois, tout en lui remettant une lettre qui l’innocentera de ce meurtre. Fatale demande quand on sait que Kin-Foh recouvre sa fortune en un rien de temps. Plus question pour lui de renoncer à la vie dans cette urgence qui lui donne maintenant tout son sens. Mais Wang a disparu avec la lettre et il n’est pas homme à rompre une promesse ! Voilà donc Kin-Fo condamné à mort, par ses propres soins !

Une seule ressource : retrouver Wang ! Kin-Fo se lance alors dans un voyage autour de la Chine en moins de soixante jours. Vitesse et découverte sont encore les maîtres de l'explorateur Verne toujours en quête de l'inconnu et du frisson... Le récit file à l'allure de cette course à la vie dans l'immensité d'un pays qui détient les clés d'un possible bonheur. Savoureuse lecture à écouter où bon vous plaira, l'aventure est dans la voix !

Bad Monkeys

Publié par Frédéric POILBOUT | 10:53 Le 9 septembre 2009
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Matt Ruff, éd. 10/18
Seulement 12,83 euros sur Amazon.fr

Jane Charlotte est incarcéré dans la prison de Las Vegas, l'aile des barjots. Motif : la détenue a été prise en flagrant délit de meurtre. Rien à redire, Jane est une tueuse, mais de là à la classer dans la catégorie des folles psychopathes... La criminelle de l'Ouest américain défend son acte selon une théorie pour le moins singulière : elle appartiendrait à une organisation qui lutte contre les Bad Monkeys, des individus maléfiques et irrécupérables.

Le Docteur Richard Vale va ainsi faire une drôle de causette avec Jane et découvrir sa vie délurée et douloureuse. Toute sa rocambolesque aventure commence quand Jane s'est aperçue que l'homme de ménage de son lycée était ni plus ni moins l'Ange exterminateur... Premier crime, premier pas dans l'organisation. Le recrutement définitif de la jeune femme a lieu après le 11 septembre 2001, jour où elle se fait passer à tabac par une crapule au procès duquel elle devait être jurée. Jane la paumée, la droguée et comateuse se trouve enfin un sens parmi tous ses mauvais coups : elle est l'une des élus de cette société secrète qui « travaille » pour faire un monde plus agréable.. Seulement voilà : le récit de Jane est-il réel ou le fruit d'un délire destiné à s'innocenter ? Matt Ruff monte un univers noir où les pulsions morbides croissent dans une jungle urbaine et où les possibles sauveurs ne sont pas des justiciers masqués mais des tueurs authentiques. Dans ce caveau des doutes mortelles, le lecteur ne pourra s'accrocher qu'à une seule certitude : l'ultime chapitre sera sa lumière définitive...

Bergson

Publié par Frédéric POILBOUT | 16:33 Le 8 septembre 2009
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Jean-Louis Vieillard-Baron,
éd. Puf, coll. Que sais-je ?, 128 p.
A partir de 8,55 € sur Amazon.fr

128 pages pour entrer dans la vie et l'oeuvre de Bergson. Le philosophe, né à paris en 1859, entre en carrière de façon exemplaire : reçu second à l'école normale supérieure, second également à l'agrégation, il obtient son doctorat à trente ans, est nommé au collège de France à quarante ans, puis élu à l'académie des sciences morales et politiques. Cette intelligence remarquable finira par obtenir la prix Nobel de littérature.

Son premier ouvrage intitulé L'Essai sur les données immédiates de la conscience est présenté en thèse et se veut l'amorce d'une philosophie nouvelle. C'est la publication en 1907 de l'Evolution créatrice qui apporte la notoriété à ce génie de la pensée. Que nous dit son génie ? Pour faire bref, Bergson s'inscrit dans un spiritualisme positiviste, il confronte sa réflexion aux thèmes de la mémoire et du passé, du rire -réaction de la vie contre l'automatisme-, de Dieu considéré comme « vie incessante, action, liberté ».
Bergson, dont la pensée très dense est servie dans les écrits par un style fluide et clair, laisse à la philosophie un héritage essentiel qui nourrira les réflexions de Jankélévitch, Guitton, Marcel ou encore Deleuze ou Gouhier. A l'issue de ce que sais-je, Bergson n'évoquera plus seulement le nom mystérieux du lycée de votre jeunesse et vous saurez alors précisément enfin ce que sont ces légendaires données immédiates de la conscience.

Welcome to Hope, tome 3

Publié par Frédéric POILBOUT | 16:31 Le 7 septembre 2009
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Marie + Vanders
éd. Bamboo, Grand Angle, 48 p.
Seulement 12,26 € sur Amazon.fr

Inéquation, le dernier épisode du cycle, Welcome to Hope raconte un autre genre de bienvenu que du côté des chtis. Il faut dire qu'au Kansas tout a beaucoup plus le goût de l'aridité.
Portraits d'échoués dans une ville paumée. Cody, minable garagiste, a la malveillante idée de braquer la banque de son coin. Il se heurte au vigile qu'il abat froidement et bien vite au FBI. Pour sortir de cette mauvaise passe, Cody pourra compter sur les calculs de Scott, joueur de poker qui a bien l'intention de remporter toute la mise de ce gros coup. Dans cette partie de passe et trépasse, il y a l'atout charme, Mina, plus paumée que les autres qui sombrent entre violence, argent et sexe, dans les poussières de son damned bled. Les destins se croisent comme des cartes qui vont de paire ou de brelan. On l'aura compris, le scénario est bien tissé, les cartes bien remués et c'est à qui sortira de la prison Hope en premier. Western moderne, grave, sec, noir, qui touche au bas-fond des âmes seules et minées. Le titre est désespérement ironique. On pourra lire en parallèle le scénario de ce road-movie qu'a réalisé Damien Marie, histoire d'embrasser toute l'histoire, sans les images, pour se remonter à sa propre sauce les débris d'une Amérique harassée. L'auteur nous dit tout, dans l'interview au terme du roman, sur « ce paquet de vieux tordus » qui s'agitent, vivent et meurent dans sa BD.

Concours de peinture « RMS’Art »

Publié par Sébastien MICHEL | 15:58 Le 6 septembre 2009
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Le Groupe Reims Management School organise le premier Concours de Peinture « RMS’Art» à destination des étudiants et professeurs des Grandes Ecoles et Classes Préparatoires. Les inscriptions à ce concours débuteront le 30 septembre prochain. Cette initiative inédite permettra aux artistes amateurs ou confirmés d’évaluer leurs qualités artistiques en adressant une photo de l’œuvre réalisée sur le thème « La Vie » avant le 15 décembre 2009.

RMS’Art est un projet novateur dont l’objectif est de rapprocher les étudiants et professeurs des Grandes Ecoles et Classes Préparatoires afin de soutenir la création et offrir aux artistes sélectionnés la possibilité d'exposer leur œuvre. Cette démarche est née de l’envie de rendre l’art pictural accessible à tous, de partager des émotions et de promouvoir le développement de la vie culturelle au sein des campus des Grandes Ecoles.

Papillon sur fleur rose

Deux temps forts ponctueront ce concours :
- Un jury constitué de professionnels et amateurs du monde de l’art sélectionnera, parmi toutes les œuvres adressées par photos, les vingt meilleures créations. Chaque peintre sélectionné confiera quatre toiles dont celle portant sur le thème choisi qui seront exposées du 22 au 27 mars 2010 dans les espaces de Reims Management School.
- La remise des prix (prix Etudiant, prix Professeur) et une vente aux enchères des œuvres ouverte au public se tiendra le Dimanche 28 mars 2010 à RMS lors de la soirée de vernissage de l’exposition.

Informations pratiques :
- Inscriptions : entre le 30 septembre et le 15 décembre 2009
à l’adresse mail suivante : chantal.mikolajek@reims-ms.fr
- Participants : professeurs et étudiants des Grandes Ecoles et Classes Préparatoires
- Format maximum autorisé : 1,50 m X 1,50 m
- Techniques utilisées : toutes les techniques sont possibles
- Envoi d’une photo de l’œuvre réalisée :
par mail à l’adresse suivante chantal.mikolajek@reims-ms.fr et par courrier à l’adresse suivante (Chantal Mikolajek, 59 rue Pierre Taittinger BP 302 – 51061 Reims Cedex) entre le 30 septembre et le 15 décembre 2009

Prix décernés :
- 1er Prix Etudiant : un chèque d’un montant de 1 500 €
- 1er Prix Professeur : Champagne pour un montant de 1 500€

Etudiants de Rhône-Alpes : payez moins cher votre péage

Publié par Sébastien MICHEL | 15:43 Le 5 septembre 2009
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Afin de faciliter l’accès des étudiants à la sécurité du réseau autoroutier, ATMB et AREA s’associent pour la 3e année consécutive. Du 1er septembre au 31 octobre, le droit d’abonnement télépéage Directicimes sera offert, soit une économie de près de 100 €, ainsi qu’une réduction de 25 % appliquée sur tous les trajets réalisés sur les 550 km de réseau autoroutier Rhône-Alpes. Pour en bénéficier, il suffit d’être étudiant, âgé de moins de 26 ans et titulaire du permis de conduire.

L’opération promotionnelle pour les étudiants lancée par ATMB en 2006, rencontre chaque année un vif succès. Lors de la rentrée universitaire de 2008, ce sont plus de 2 000 abonnements télépéage Directicimes qui ont été souscrits. Depuis 2007, AREA s’associe à ATMB pour répondre aux attentes des étudiants, toujours plus nombreux à souscrire pour un accès facilité aux pôles universitaires de la région comme Lyon, Grenoble, Annecy ou Chambéry.

Alpes, France

L’objectif d’ATMB et d’AREA est avant tout d’aider les étudiants à emprunter le réseau autoroutier, quatre fois plus sûr que le réseau secondaire. Une mesure essentielle comme en témoignent les statistiques d’accidentalité : aujourd’hui, les accidents de la route représentent la première cause de mortalité chez les 15-24 ans et une victime de la route sur trois est âgée de moins de 25 ans (source : association Prévention routière). Gratuité du droit d’abonnement et 25 % de réduction sur les trajets autoroutier en Rhône-Alpes.

Du 1er septembre au 31 octobre, les étudiants :
- de moins de 26 ans,
- disposant d’un certificat de scolarité ou d’une carte d’étudiant pour l’année scolaire 2009/2010
- présentant une photocopie de leur permis de conduire et un justificatif de domicile
bénéficieront des conditions préférentielles sur l’abonnement télépéage Directicimes, avec le droit d’abonnement pour une année offert, soit une économie de 97,60 €, ainsi que de tous les avantages habituels sur l’abonnement : 25 % de réduction pour les trajets effectués sur les 550 km des réseaux ATMB (Autoroute Blanche), AREA (Autoroutes Rhône-Alpes) et SFTRF (Autoroute de la Maurienne), ainsi que l’accès au télépéage national. Pour cela, il suffit de se rendre dans l’un des 16 espaces accueil clients d’ATMB et d’AREA (liste des espaces sur www.atmb.net et sur www.area-enligne.com). Les étudiants ayant déjà souscrit l’an dernier peuvent bénéficier à nouveau de cette offre, en faisant la demande avant la date de fin de leur contrat et en présentant leur nouveau certificat de scolarité.

Vérino au théâtre de Dix-Heures

Publié par Mourad HADDAK | 12:59
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Vérino, un humoriste talentueux

Au théâtre de Dix-Heures, pépinière de jeunes talents, jusqu'au 22 août 2009, Vérino est parvenu sans peine à nous communiquer sa joie de vivre, son envie de rigoler de tout et son insatiable énergie quand d'autres humoristes s'échinent avec plus ou moins de facilité à nous partager leurs textes, au mot juste et à la virgule près.



Avec Vérino, "on s'éveille en beauté" comme dirait un cousin du côté de Mérinos. C'est qu'il en impose avec sa chevelure abondante. Chez lui, l'humour est simple, naturel et subtilement contagieux. Son corps élastique est en parfaite harmonie avec son esprit espiègle. Ce (petit) bonhomme au regard pétillant a de toute évidence un grand talent pour rire des scènes de la vie quotidienne maintes fois abordées mais sans jamais nous ennuyer ici. Après des études écourtées (et à raison) en pharma et en sport, Vérino qui est passé par les cours Florent a arpenté de nombreuses scènes de festivals comme ceux de "Juste pour rire" à Nantes ou "Grand Rire "de Québec pour moquer la vie de tous les jours. Et avec Patrice, son complice bien malgré lui, issu du public après une procédure de vote des plus trafiquées, les fous rires sont garantis.

Ce natif de Nancy qui a tant souffert des rigueurs du climat et de la solitude (c'est lui qui le dit) nous emmène à la FNAC retrouver un livre ce qui s'avère un exploit plus ardu qu'un 110 mètres haies; dans le métro parisien observer des usagers pressés au rhôôôôô si particulier; ou dans un restaurant étoilé dans lequel il nous convie à déguster la scène hilarante de la remise du "précieux" à la capricieuse princesse.

Plusieurs fois primé (à Cassis, il a obtenu le Prix du public et du jury tandis qu'au Palais des Glaces, il a reçu le Prix du jury, du public et du meilleur comédien), cet artiste, révélé entre autres par Franck Dubosc, n'a certainement pas fini de faire parler de lui. Pour notre plus grand bonheur.

Un seul conseil, surtout aux dépressifs, ne vous approchez pas trop de lui car il risquerait de vous refroidir avec son fatal bisou esquimau !

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