Mariée à tout prix

Publié par Frédéric POILBOUT | 15:16 Le 30 novembre 2009
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Zoë Barnes,
éd. Fleuve noir, 450 p.,
A partir de 6,93 € sur Amazon.fr

Le titre original du roman de Zoe Barnes, c'est "hitched": accrochée, attachée, mariée. Car c'est bien de lien tout à la fois étroit et distendu dont il est question dans cette comédie satirique et sulfurique : les liens sacrés du mariage qui vont enchaîner Gemma et Rory avant même d'être mariés. Les deux tourtereaux, heureux de s'être accordés sur leur amours réciproques ne vont pas s'envoler dans des cieux heureux mais bien plutôt s'engluer, sitôt le projet de mariage annoncé, dans les méandres et la mélasse des préparatifs... Il faut commencer par dire la bonne nouvelle aux amis, et puis plus compliqué aux parents qui n'ont pas nécessairement le même avis que les cœurs qui s'accordent.



Quand la raison sociale vient à l'assaut des sentiments, c'est l'amour qui prend un sale coup ! Et quand il faut passer aux invitations, à l'organisation de la soirée et au bonheur des deux cents convives, le beau projet initial devient un tour de force colossal ! Assurément ce roman vous rappellera les épreuves de votre mariage ou bien encore pourra vous refroidir si vous aviez justement envie de lui demander sa main... Car quand on est accroché, c'est dit, c'est écrit, c'est pour la vie ! Mariée à tout prix -et ça peut vous coûter cher- se lit comme un bonbon acidulé, avec la légèreté amère d'une Zoë Barnes plus en forme que jamais pour peindre avec sa pointe d'ironie les tracas et les aléas du mariage... Quant à savoir s'ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants, on peut vous dire tout de suite que cette comédie grinçante n'est pas un conte de fée !

Une vie divine

Publié par Frédéric POILBOUT | 20:11 Le 29 novembre 2009
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Philippe Sollers,
éd. Gallimard, 525 p.,
A partir de 19 € sur Amazon.fr

Le narrateur, professeur de philosophie, a pour ambitieux projet de réfléchir à une philosophie mondiale. Pour aboutir à un semblable résultat, il mène notamment des discussions avec les deux femmes qui occupent sa vie, Ludivine, lumière divine, en fait une jeune fille frivole passionnée de mode et Nelly, l'esprit ou l'étudiante en philosophie. Ainsi va la dialectique au contact des âmes et des corps féminins... Le philosophe en herbe rencontre au centre de ses recherches le penseur dont le noyau de sa philosophie est assez dur pour faire germer toute une pensée mondiale : Monsieur Nietzsche. Le narrateur égrène ses recherches de citations nietzschéennes qu'il commente au gré de ses expériences. L'histoire ainsi contée pourrait être alléchante, mais on ressort de ce roman philosophique désarçonné. On a bien saisi la jouissance du narrateur, spectre des fantasmes sadiens de l'auteur, plus que son idée de bonheur, mais pas effectivement l'essence propre de la philosophie nietzschéenne.



Hors-sujet, Sollers ? Non point, il faudrait plutôt l'estimer trop ambitieux. Car l'érudition peut porter préjudice, et c'est bien le cas ici, malheureusement. On a en effet l'impression forte que l'auteur se presse de tout dire et de tout mélanger, fondant un bouillon (de culture ?) avec tout ce qui lui passe par la plume : philosophie, érotisme, art, littérature, et cetera (un peu de latin aussi). Ce texte hybride et débridé offre peu de liant et de cohérence : on a pour ainsi dire du mal à accrocher. Et pourtant le style, qui cultive avec abondance la parataxe, glisse... Il est nourri d'énumérations, parfois amusantes, souvent vaines comme si l'auteur qui grappillait l'espace blanche de la page prenait un malin plaisir à nous faire grincer des dents. Mais d'où vient cet étrange sentiment d'énervement ? D'un sens de la poésie déréglé, d'un mouvement chaotique et désordonné de l'écriture ? Ou encore de cette impression de lire Nietzsche, déjà aride dans le texte, enrobé d'un second voile, plus ou moins indéchiffrable ? On l'aura compris Une vie divine est loin d'être un roman divin, une expérience purement inflammatoire pour certains, pour d'autres plus conciliants une rencontre puissante et ténébreuse avec un maudit de la philosophie, M. N.

Sportissimo.com, première encyclopédie pratique sur le sport !

Publié par Sébastien MICHEL | 16:21 Le 28 novembre 2009
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Sportissimo.com est la première encyclopédie pratique sur le sport grâce aux contributions de sportifs professionnels et amateurs.

Au milieu de cette foule d’acteurs sur le créneau du sport, quelques entrepreneurs (dont les trois fondateurs du portail over-blog.com et du moteur de recherche géolocalisé nomao.com) font enfin entendre la voix du pratiquant sportif et répondent ainsi au besoin d’une information complète sur la pratique sportive.

Ping-pong

Cette solution simple lui proposera une plateforme de qualité, où celui-ci pourra, en quelques clics, optimiser la pratique de son sport ; en lui apportant des réponses claires à des questions précises.

Gratuitement, l’utilisateur a accès à un véritable portail de la pratique sportive :
- des « questions-réponses » pour favoriser le partage d’expériences,
- des informations pertinentes sur la pratique de chaque sport,
- des fiches commentées sur les stars qui font le sport,
- des articles détaillées sur les règles et lois du jeu,
- des profils complets de pratiquants sportifs, amateurs et professionnels,
- des espaces de petites annonces et de forum sur la pratique sportive,
- et à des recommandations techniques sur le choix optimal des équipements.

Sportissimo.com axe son modèle économique simple et rentable à court terme avec 3 moteurs de revenus : les revenus de fonctions premium en micro-paiement (publication de petites annonces ou certification des diplômes pour les sportifs professionnels), la mise en place d'une rubrique shopping/comparateur de prix dédiée aux équipementiers du sport et la publicité (display et liens sponsorisés).

Le Concert

Publié par Sébastien MICHEL | 19:11 Le 26 novembre 2009
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Andrei Filipov était autrefois le plus grand chef d'orchestre de l'Union soviétique et dirigeait le célèbre Orchestre du Bolchoï. Masi pour avoir refusé d'obéir, il se retrouve à présent homme de ménage. Alors qu'il est dans le bureau de l'administrateur, il intercepte un fax du thétre du Châtelet qui sollicite l'Orchestre du Bolchoï quinze jours plus tard. Andrei va alors tenter le pari fou de remonter son orchestre et de se substituer au véritable Bolchoï.


© EuropaCorp Distribution / Allociné

Le concert est avant tout un film avant tout comique, de situation notamment. Mais au delà, il n'en aborde pas moins la thématique de la musique classique. Une approche subtile et accessible a tous, c'est là sa force. On vit avec l'orchestre, on partage leur quotidien, on sent monter la pression, petit a petit, pour atteindre finalement l'apothéose : THE Concert ! Ultime libération qui vient conclure un périple haletant, tout à la fois drôle et stressant.

Radu Mihaileanu  réalise ici un film plein de tendresse, d'humour et de subtilité. Le concert final est fabuleux même si les violonistes et autres spécialistes ne s'y tromperont pas : Mélanie Laurent ne sait pas jouer du violon :-) Mais à part ça, ce film reste un grand coup de cœur, à voir absolument pour se mettre du baume au coeur en cette période hivernale...

Cologne à portée de "train"...

Publié par Sébastien MICHEL | 19:53 Le 25 novembre 2009
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Le 13 décembre prochain, Thalys inaugurera la grande vitesse totale vers Amsterdam et Cologne. A seulement 3h14 de Paris désormais, Cologne se rapproche des Parisiens. La plus méditerranéenne des villes allemandes, surnommée La Tolérante, va s’ouvrir à tous, avec ses terrasses, sa prestigieuse cathédrale, ses thermes, l’énergie de ses bords de Rhin et la vitalité de ses musées, insérés dans un urbanisme varié et convivial, vert et contemporain.

Logo Thalys

Méconnue des français, Cologne gagne à être découverte, en solo, en couple, entre amis mais aussi en famille. En solo pour un city-trip shopping digne des plus grandes métropoles, en duo pour une balade design et culture, entre amis pour un repérage pointu des quartiers qui font de Cologne la deuxième scène qui compte en Allemagne avec Berlin.

Conciliant histoire et art contemporain, chocolat et marchés de Noël, Cologne est une destination surprenante et chaleureuse à découvrir absolument en cette période de l’Avent.

Je vous parlais il y a peu de temps du podcast de Misja Krakow, excellente émission de fiction éducative pour apprendre une langue, coproduite notamment par RFI (Radio France International). Curieux d'en savoir plus, j'ai réussi à entrer en contact avec Elisabeth DUDA, actrice franco-polonaise, qui jouait le rôle de Susanna dans cette émission. Mais avec cette jeune femme, il est impossible de se contenter d’une seule phrase :-)

Née en France mais d’origine polonaise, Elisabeth DUDA est un savoureux mélange de ce qu'il y a de meilleur à prendre dans les 2 cultures : belle, talentueuse et passionnée, aussi à l'aise en polonais qu'en français. La preuve en est avec son parcours universitaire, puisqu'elle a intégré l'école de cinéma de Łódź, pour en ressoortir, 4 ans plus tard, première diplômée « étrangère » de cette faculté.

Elisabeth Duda

Sa biographie est impressionnante. Son site officiel vous en donnera un aperçu assez large, à vous faire tourner la tête ! Mais attaquons le vif du sujet...


Moi : Bonjour Elisabeth. Tout d'abord, merci d'avoir accepté de répondre à mes questions. Ma première sera toute simple : comment avez-vous été contacté pour le projet Misja Krakow ?

Elisabeth : C’est Agnieszka Drewno qui était Productrice déléguée de Misja Kraków qui m’a proposé de participer au casting pour le rôle principal. On avait déjà travaillé ensemble sur différents projets en Pologne, mais toujours dans la langue de Mickiewicz plutôt que dans celle de Molière.

Moi : Étiez vous seule en liste ou avez vous du être "castée" ? Si vous étiez plusieurs, combien? Qu'est ce qui, selon vous, a fait que vous avez emporté le rôle ?

Elisabeth : Je vous avoue franchement que je ne sais pas combien nous étions en liste lors du casting. J’étais tellement enthousiaste d’avoir emporté le rôle de Susanna que je me suis mise au travail sans attendre. J’ai posé de nombreuses questions a Lidwien (Coordinatrice de Mission Europe et Productrice déléguée de Mission Paris) à propos de l’interprétation qu’elle attendait. J’ai appris bien après la fin des enregistrements que nous étions très nombreux à vouloir participer à Mission Europe.

Elisabeth Duda

Moi : Qu'avez vous pensé du projet au premier abord ?

Elisabeth : J’ai trouvé l’idée unique. Une « édufiction » qui consistait à apprendre le polonais aux Francais et pour cela prendre le pretexte d’une mission pour sauver la Pologne: génial ! Il n’y avait rien à réfléchir, d’autant plus que mes racines polonaises me disaient : fonces, c’est emballant! L’auditeur va être embarqué dans un jeu de pistes et plongé dans l’environnement sonore de cette langue si particuliere. L’aventure est au rendez-vous !

Moi : Vous avez plusieurs interlocuteurs durant votre aventure : avez vous facilement pu collaboré avec chacun d'entre eux ?

Elisabeth : Bienvenue dans le monde magique de la radio ! Je n’en ai rencontré AUCUN. Bien sûr, je ne prends pas en compte le rôle de Michal, interprété par Tomasz Bialkowski. Sa présence était obligatoire! Et puis, nous nous sommes tout de suite entendus, surtout quand nous avons découvert que nous étions diplômés de la même école de cinéma, celle de Łódź, en Pologne. J’ai découvert le reste des interlocuteurs après le montage. Il faut dire que Jean-Pierre Chevillard qui était responsable de toute la partie technique est un amoureux de son métier et un vrai professionnel. C’est aussi grâce à lui que le dialogue s’écoute et s’écoule harmonieusement.


Moi : Qu'avez vous pensé de certaines parties du scénario qui sont difficiles à appréhender (comme le coté magique de l'aventure), ou plus rocambolesque (comme le fait de tomber amoureuse de Michal après seulement 2 heures) ? :-)

Elisabeth : Je me suis volontiers prêté au jeu du rôle de Suzanna. Elle devait être tout à la fois dynamique, entreprenante, émancipée, parfois presque « guerrière » dans sa détermination à survivre et dans celle à se débrouiller dans la langue polonaise ; mais il fallait également la trouver extrêmement féminine, douce, un peu naïve avec une pointe de romantisme non encore exploité… J’avoue que nous nous régalés à travailler avec l’équipe. En particulier j’ai pris du plaisir à jouer avec Tomasz, qui a ce « truc en plus » : il a cette chaleur dans la voix qui donne envie de jouer chaque mot lu. Pendant les enregistrements, nous jouions réellement et entièrement malgré la présence des microphones. Nos pauses, nos regards complices facilitaient la création d’une réelle intimité entre les personnages de Michal et de Suzanna. Je me souviens qu’après avoir joué la scène rocambolesque dont vous parlez, Lidwien a suggéré qu’il serait bon de faire une petite pause-café… pour revenir sur terre…


Moi : Combien de temps ce projet vous a-t-il pris ?

Elisabeth : Nous avons travaillé une semaine. Une semaine qui a passé extrêmement vite. Je ne me suis pas rendu compte du temps qui passait, ce qui est rare dans une carrière de comédienne. L‘atmosphère était tout simplement agréable, l’ambiance détendue et l’environnement de travail très sain. De fait, ces 5 jours sont passés à en un clin d’oeil. Vous savez, c’est le genre de projet dont vous pressentez par avance le succès qu’il va avoir. Si seulement cela pouvait être le cas sur chaque projet auquel je participe… :-)


Moi : Où se sont déroulés les enregistrements ?

Elisabeth : Dans les locaux de RFi, 116 avenue du Président Kennedy à Paris. Je me souviens être arrivée en retard lors de la première journée d’enregistrement à cause du dédale d’ascenseurs qui mène aux studios. Autant que je me souvienne, il y en a 4, éparpillés aux 4 coins du monde : l’ascenseur baptisé « Londres », le « Paris », le « Tokyo » et le « New York ». Ensuite, arrivée au dixième étage telle Thésée, je n’étais pas au bout de mes peines. Heureusement, l’accueil est hospitalier à tous les étages: dans tous bureaux où je suis entrée pour demander mon chemin, on m’a répondu avec le sourire et orientée au bon endroit, à croire que chaque nouveau venu fait les mêmes erreurs !

Elisabeth Duda

Moi : Envisagez vous une suite à ce projet personnellement, ou avec les radios partenaires ?

Elisabeth : C’est une évidence : j’adorerais participer à une suite! Je ne connais pas d’émission de radio éducative de ce type aussi réussie. Croisez les doigts …
Aussi dois-je reconnaître que travailler à la radio est un rêve depuis le début de mes études de cinéma et de Théâtre à l’Ecole de Łódź. Je trouve l’ambiance plus sympathique qu’à la télévision qui est un média plus cru dans les rapports humains.



Moi : Avez vous eu des retours sur le succès de l'émission ?

Elisabeth : J’ai appris par le communiqué de presse du 3 juillet 2007 que m’a envoyé Lidwien que Radio France Internationale, Deutsche Welle et Polskie Radio avaient reçu la médaille d’argent pour leur coproduction européenne « Mission Europe », dans la catégorie meilleur programme radio éducatif aux « Radio Broadcasting awards » de New York. Depuis 50 ans cette distinction récompense les meilleures productions sonores. Elle est considérée par certains comme « les Oscars de la radio ».
Cependant, je sais également d’après les taux d’audience que Mission Krakow a un véritable succès auprès des auditeurs. On dit que c’est l’une des plus réussies : les auditeurs ont bien raison et du goût, en plus ! Et Vous ? Vous en pensez quoi ?



Moi : Personnellement, j'ai adoré, je suis fan, j'ai même progressé en polonais ! :-)
Merci en tout cas de votre temps et bon courage dans la suite de vos projets.
Et félicitations pour votre nouveau site : www.elisabethduda.com

Stop aux bactéries et aux virus !

Publié par Céline Berger | 18:12 Le 24 novembre 2009
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Voici venu le temps des rhinopharyngite, grippe et autre gastro ! Et vous le savez sûrement : environ 80 % de ces maladies communes se transmettent par les mains...

En effet, notre environnement est rempli de micro-organismes qui peuvent provoquer des maladies telles que des gastroentérites, des intoxications alimentaires... et leur multiplication accroît le risque de contamination parfois dangereux pour la santé de tous, et notamment des personnes les plus fragiles (enfants, femmes enceintes, personnes âgées...).

En moyenne chaque personne se touche le nez ou les yeux 5 fois toutes les 5 minutes, sans compter la bouche quand on baille (et oui même si les gens semblent un peu oublier qu'il faille mettre la main devant sa bouche quand on baille), on éternue ou quand on se rogne les ongles.

La porte s'ouvre donc aux bactéries et aux virus présents sur les mains, mains qui ne sont pas toujours lavées après être passé au toilettes, avoir manger, avoir pris les transports en commun (saisir la barre du métro parisien, selon un reportage vu sur Canal+ reviendrait à serrer la main de plusieurs centaines de personnes), caressé le chien du voisin, ou s'être servi de son propre clavier d'ordinateur...

Les microbes se transmettent beaucoup par les mains

La mode est donc aux petits flacons à trimbaler dans le sac, que l'on paye plus ou moins cher, plus ou moins gros (tant pis messieurs, le seul gel en format vraiment pocket c'est aux USA qu'on le trouve, mais avec quand même des parfums pour filles !) et dont on ne connaît pas forcément l'efficacité (à moins d'avoir une copine à l'hôpital qui vous en rapporte en douce).

Tous ça pour dire qu'une nouvelle gamme de produits est sur le marché : l’activité bactéricide et fongicide des produits Zero Bacteria détruit les bactéries, champignons ou moisissures présents sur les mains ou sur l’ensemble des surfaces et des objets rencontrés dans la vie quotidienne (et oui, on a même pas évoquer ce qui se trouvait d'invisible sur les lunettes des toilettes !).

Le spray, la mousse et les lingettes
Petit, pratique, Spray Zéro Bacteria est le seul produit destine au grand public permettant de désinfecter les surfaces dures, les tissus et les mains. Quand vous ne disposez pas d’un point d’eau et que vous ne pouvez pas vous laver les mains, vaporiser dans la paume de la main puis frotter jusqu’à évaporation du produit. Pas de savon, pas de rinçage, les mains sont désinfectées. Il peut être utilisé à la sortie des transports en commun, avant de changer un bébé et après l’avoir changé, avant de manger un sandwich…
Il se vaporise sur les lunettes des toilettes publiques, les planches à langer, les tablettes dans les avions ou dans les trains, mais aussi sur les tissus comme les appuis-tête des sièges d’avion ou de train, sur les
sièges de cinéma ou au théâtre…
Le flacon de 25 ml est au prix conseillé de 3,50 €.

Pour la maison ou le bureau, la mousse Zéro Bacteria allie la sensation de plaisir et de fraîcheur d’un lavage a l’eau et au savon, en réussissant le tour de force de n’utiliser ni l’un ni l’autre.
Si vous ne disposez pas d’un point d’eau et que vous ne pouvez pas vous laver les mains mettez une noix de mousse dans la paume de la main et frotter vos mains jusqu’à disparition complète de la mousse. Sans eau ni savon, les mains sont propres et désinfectées. Idéale dans le garage, pour le bricolage, elle remplace le point d’eau et désinfecte en même temps !
Elle existe en format nomade 50ml (plus de 120 utilisations) et familial 250 ml (plus de 320 utilisations). Prix public conseillé : 6,95 €. A noter que Zéro Bacteria existe aussi en lingette, vendu par paquet 10 au prix conseillé de 4,90 €.

En pratique
La solution utilisée par Zéro Bacteria est habituellement utilisée en milieu médical et répond aux strictes Normes Européennes EN1275 et EN1276, garantissant son activité bactéricide et fongicide. Le spray et la mousse ne dessèche pas les mains : contrairement aux produits antibactériens déjà existant, ils contiennent moins de 5% d’alcool (alors que les gels antibactériens en contiennent plus de 70%). L’utilisation, même très fréquente, de ce produit ne provoque donc pas de dessèchement de la peau.

Ces produits vendus en Pharmacies et Parapharmacies.

Thalys revêt ses habits de Père Noël pour offrir Bruxelles à 20 €

Publié par Sébastien MICHEL | 20:38 Le 23 novembre 2009
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Pour fêter la fin de l’année 2009, année de sa « métamorphose », Thalys a choisi de choyer ses clients en proposant un nouveau cadeau : une promotion inédite pour des voyages à Bruxelles à partir de 20 €* l’aller simple en Comfort 2.

En vente sur www.thalys.com du 25 novembre au 25 décembre 2009, pour des voyages du 4 janvier au 25 mars 2010, ces billets spéciaux constituent un bon plan cadeau pour Noël pour tous les amoureux d’escapades, en dehors des frontières hexagonales.

Illustration Bruxelles - Pénélope Bagieu

A 1h22 seulement de Paris avec Thalys, la capitale belge et européenne propose aux Français un véritable dépaysement à proximité. Une destination idéale pour un week-end ou pour quelques jours en :
- janvier, pour récupérer après les fêtes de fin d’année,
- février, pour en profiter pour ceux qui n’aiment pas le ski,
- mars, pour vivre avec les Bruxellois les premiers émois du printemps.

Promotion Thalys :
Paris > Bruxelles
En Comfort 2 : 20 €
En Comfort 1 : 55 €


* Prix pour un aller simple. Billets non échangeables, non remboursables.
Offre soumise à disponibilités.
En vente dès le 25 novembre jusqu’au 25 décembre 2009 pour des voyages entre le 4 janvier et le 25 mars 2010.

« Qu’est-ce qui différencie les gens que l’on aime des gens que l’on n’aime pas » ? C'est la question à laquelle répond depuis plus d’un an www.mescorrespondances.fr. Ce site offre gratuitement une solution nouvelle et efficace aux internautes désireux de découvrir le profil psychologique et culturel des gens avec qui ils aiment bavarder.

Grâce à des technologies d’intelligence artificielle et de « data mining », jusque là réservées aux grandes entreprises, le site Mescorrespondances.fr analyse aujourd’hui les profils et les conversations de plus de 50 000 internautes et leur prédit les personnes qui leur correspondent. Ces technologies, déjà employées commercialement pour analyser les attentes et les comportements des clients, s’adaptent maintenant à l’univers ludique sur ce « site de bavardage assisté par ordinateur ».

Mes correspondances

Winwise, société à l’origine du développement de ce site de chat, cherche à montrer que l’intelligence artificielle peut bénéficier à chaque internaute. Celui-ci découvre ainsi, pour son propre compte, les caractéristiques saillantes de son comportement, voire de sa personnalité, puis apprend de la même manière à caractériser les personnes qui lui plaisent. L'internaute ne se trouve plus condamné à choisir entre une multitude de contacts possibles basés sur les critères de sélections habituels souvent simplistes et arbitraires et les conversations peuvent s’enrichir.

Pour démarrer, il suffit de créer son profil en répondant à un mélange de questions drôles et sérieuses auxquelles les internautes choisissent de répondre ou pas. Ensuite intervient le moteur de recherche Kairos, qui analyse les réponses et non-réponses, établi le portrait psychologique de chaque personne inscrite et lui présente des correspondants susceptibles de lui plaire.

Site avant tout ludique, il est proposé aux internautes de participer à un jeu de côte de popularité. Kairos analyse auprès des interlocuteurs, les résultats de leurs chats et calcule un score de mojo qui illustre leur pouvoir sympathique et leur capital humour. Plus le mojo est élevé, plus on gagne d’avantages spéciaux  ; de quoi motiver la bonne humeur !

A la différence des sites de mise en relations de référence dans le domaine sentimental ou professionnel, le site ne se contente pas d’évaluer l’existence de ressemblances ou de relations communes pour suggérer des contacts : il apprend à différencier les contacts qui nous plaisent de ceux qui ne nous plaisent pas.

Alors, avec www.mescorrespondances.fr, faites-vous tirer le "portrait psychologique" et mettez-vous en relation avec les internautes qui vous ressemblent.

L'urgence d'être

Publié par Frédéric POILBOUT | 23:12 Le 22 novembre 2009
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David Deida,
éd. Belfond
A partir de 14,25 € sur Amazon.fr

Les secondes pleuvent et vous avez l'impression que tout votre être vous échappe sans pouvoir lui donner une direction sinon une forme agréable. Il est urgent d'agir et d'être enfin pleinement soi, « le problème le plus compliqué dans notre monde de mutant ». David Deida, spécialiste du développement personnel expose des maximes de vie qui, selon ses termes, « sauve du dépérissement moral ». Il faut briser ces barrières et ces freins qui nous empêchent d'être unique et freinent nos désirs. Deida flattent dans ces paragraphes l'énergie, l'amour au centre mais aussi la libido.

Il prône un appétit tout rabelaisien de la vie, « hénaurme », l'ouverture, que dis-je, l'incendie des sens et des sentiments par la pratique incongrue, saugrenue – et donc forcément inattendue- d'expériences. Exemples : aimez aussi intensément un livre, le sol ou un coussin que la personne qui vous est le plus cher, imaginez-vous revêtant l'enveloppe corporelle de quelqu'un d'autre, imaginez-vous (encore plus fort) errant dans l'espace où résident les âmes avant de naître sous une forme humaine. A parcourir les scénarii physiques et métaphysiques, on pourrait prendre Deida pour un illuminé. Et c'est précisément ce qu'il est. Il appartient à ce domaine, en marge, des éclairés qui aspirent à l'éveil instantané. Ces conseils radieux ne sont pas sans rappeler, ceux d'un sage plus ancestral, Confucius qui aspirait, lui aussi à l'éveil et à l'harmonie par l'action. Les chemins pour parvenir à cette même ouverture sont ici un brin décalés, culottés (cf cette expérience, grattez-vous le c...) et nous font comprendre en tous les cas que l'éveil bouddhiste peut se trouver dans tous les instants de la vie quotidienne. Un bon livre pour se dénouer, s'affranchir, se libérer, s'éclater bref tout simplement s'éveiller.

ICI, journal pour la défense des sans-papiers

Publié par Tiphaine Rochereuil | 22:23 Le 21 novembre 2009
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IICI, le journal des travailleurs sans papiers qui occupent depuis le 12 octobre 2009 une quarantaine de lieux en Ile-de-France, est distribué depuis début novembre par les grévistes engagés dans la lutte.

Les organisations syndicales et associations mandatées par le mouvement des grévistes poursuivent les négociations pour l'obtention d'une circulaire de régularisation uniforme pour tous les travailleurs sans papiers, quelque soit leur statut, leur département ou leur nationalité.



Tiré à 50.000 exemplaires, le journal ICI apporte des éclairages sur ce mouvement unitaire historique, des reportages et des paroles de grévistes ainsi que des interviews de représentants d'associations ou d'organisations engagés aux côtés de ces travailleurs. Ce journal réalisé par des photographes et journalistes bénévoles est illustré de dizaines de photos témoignant de cette lutte sociale inédite.

Les coulisses de l'art

Publié par Frédéric POILBOUT | 17:37
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Manuela France,
ça m'intéresse / Prisma Presse
A partir de 33,25 € sur Amazon.fr


Voilà un excellent cadeau de Noël ! Manuela France, journaliste pour le magazine ça m'intéresse, décrypte les chefs d'œuvre incontournables, en parcourant les courants artistiques majeurs. Depuis la naissance de l'art occidental dans les grottes de Lascaux au dernier Jeff Koons, l'auteur dresse un portrait panoramique de l'art.

On retrouve dans cet inventaire historique le gratin de la peinture occidentale : Michel Ange, Bosch, Vinci, Rembrandt, Van Gogh, Monet, Picasso, Léger ou encore Warhol. Et l'on se délecte de la contemplation grand format de ces œuvres, de leur présentation historique et de leur analyse. La critique d'art nous livre les clés de compréhension et pointe du doigt ces petits détails croustillants, ces mystères qui font les grandes œuvres. On découvre ou redécouvre par exemple que la forme blanche au centre du tableau Persistance de la mémoire est un autoportrait de Dali ou encore que le vide des pupilles que Modigliani représente dans ces portraits serait peut-être lié à l'influence des multiples drogues qu'il avait l'habitude d'abuser. La rubrique pour aller plus loin nous éclaire sur les secrets ou des anecdotes peu connus de ces peintres reconnus. On découvre ainsi que Gauguin était aussi journaliste, que les modèles de Cézanne souffraient beaucoup ou encore que Rubens était le premier défenseur du droit d'auteur. La présentation claire, ludique nous fait apprécier chacune de ses rencontres avec les génies de l'art. En bonus un authentique cadre entoure ce livre qui vous permettra d'exposer votre dernier Van Gogh ou votre premier Matisse acquis chez Christie's.

Des vacances à pas cher !

Publié par Céline Berger | 18:15 Le 19 novembre 2009
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Des vacances gratuites en France ou à l’étranger, ça vous tente ? Grâce à la formule vacances-échange, l’échange de logement est une façon originale de voyager et de pratiquer un tourisme peu onéreux, que l’on soit locataire ou propriétaire, et de faire garder son logement pendant les vacances.

Chez Intervac, les opportunités ne manquent pas pour les vacances d'été, à vous de farfouiller sur le site afin de trouver votre semaine à Ibiza, votre week-end à New York ou vos 15 jours en Auvergne.

La réussite des échanges repose sur la confiance mutuelle. Chez Intervac, créateur du concept en 1953, les échanges se déroulent en toute sécurité, contrairement à ceux improvisés sur internet. Les participants sont clairement identifiés et nombre d’entre eux ont déjà connu plusieurs expériences. L'organisation est internationale et composée de 12 000 membres répartis dans une cinquantaine de pays.

La France est très demandée : en moyenne, 4 étrangers veulent échanger vers la France pour un Français vers l’étranger ! De ce fait, tous les types de logements sont concernés, même les plus modestes deviennent attractifs. Les économies sont importantes : pas d'hôtel, ni de repas obligés au restaurant, ni de location de véhicule (la voiture peut être échangée aussi !). La formule de l'échange est aussi une aventure humaine unique, riche en découvertes culturelles et permettant une immersion totale dans un contexte différent.

Pour une cotisation annuelle de 100 €, c’est une expérience que nul autre guide ou réseau touristique n'est en mesure d’offrir avec en prime, qui sait, de nouveaux amis pour longtemps !

Partir à l'étranger avec www.intervac.com
Partir en France avec www.intervac.fr

Comment draguer la militante en réunion politique ?

Publié par Tiphaine Rochereuil | 15:55
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De Etienne Liebig

Si 3 causes essentielles expliquent la disparition des grands singes - la déforestation, le braconnage et les épidémies -, on en recense également 3 pour justifier l’extinction du communiste : la déprolétarisation, la chute du mur et l’andouillette-frites-bière ». Cela vous donne un bon aperçu de l’ouvrage entre synthèse politique et franche rigolade. Et vous avouerez qu’un peu de fantaisie entre deux campagnes politiques ne peut pas faire de mal, bien au contraire.



Lire Comment draguer la militante… pourrait même faire oeuvre de salubrité publique tant l’exercice semble être l'exorcisme de nos frustrations devant le discours politique. Le livre mêle en effet étude anthropologique de la militante de toute obédience aux scènes érotiques les plus diverses avec bonheur.

Etienne Liebig, l’auteur nous narre les aventures comico-érotiques de son héros - qui n’est autre que lui-même - travaillant la militante au corps. Après s’être intéréssé de près à la femme catholique, Liebig s’est écarté des chemins de Compostelle pour s’aventurer sur les terres des croyances politiques. L’auteur remise ses convictions politiques (que l’on devine aisément) au placard pour se donner corps et âme à une autre morale, celle du jouisseur, et c'est plutôt réjouissant et réussi. Tous aux urnes et à vos libraires citoyens !

L'énigme Pythagore

Publié par Frédéric POILBOUT | 14:55 Le 18 novembre 2009
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Henriette Chardak,
éd. Presses de la Renaissance, 456 p.

A partir de 20,90 € sur Amazon.fr

Pythagore, ce nom vous rappelle indiscutablement les bancs de l'école où les profs vous ont inculqué son fameux théorème pour le plus grand bonheur de vos démonstrations. Mais outre son talent pour les mathématiques -il était l'élève de Thalès, ça ne s'invente pas-, Pythagore fut un homme au destin exceptionnel ce que nous révèle cette formidable enquête sur l'un des grands esprits de notre antiquité.



Henriette Chardak, sur les traces du héros, commence son voyage à Samos où Pythagore serait né vers 580 avant J-C. Pendant sa jeunesse, Pythagore se fait remarquer par ses dons sportifs : à l'âge de 18 ans, il remporta toutes les compétitions de pugilat aux Jeux Olympiques. Ce champion de lutte qui lutta aussi contre les idées du tyran de l'époque, Polycrate, nourrit sa pensée de ses nombreux voyages en Égypte, à Babylone. Il fit aussi une rencontre décisive pour la fondation de son école à Crotone en Italie du sud, celle de sa femme Théano, moins connue mais tout aussi talentueuse. Les habitants de Crotone furent si fascinés par les enseignements du maître qu'ils le surnommèrent "Apollon l'Hyperboréen". Beau comme un dieu secourable et devin, Pythagore a rayonné par son savoir en philosophie, ses découvertes en musique -il serait à l'origine de la gamme musicale- et bien sûr en mathématique. Son enseignement influencera les plus grands de l'histoire comme Vinci ou Kepler avant de gagner une postérité définitive dans les manuels de maths. L'enquête d'Henriette Chardak n'est pas une biographie ordinaire, elle s'étend comme un roman dans l'intime et dans l'esprit du héros, dans la pensée du maître et de ses éléments fondamentaux : l'eau, l'air, la terre, le feu ont irrigué la philosophie de Pythagore, grand déchiffreur du monde et de ses mystères.

En route pour le Brésil

Publié par Tiphaine Rochereuil | 23:23 Le 17 novembre 2009
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Au coeur du 14ème à Paris, dans la rue du Château jonchée de nombreux restaurants (rappelez-vous L'Olivier dont je vous ai déjà parlé ici même), un nouvel établissement vient d'ouvrir ses portes : le O'Corcovado. pour ceux qui seraient totalement étrangers à la culture brésilienne, sachez que le Corcovado désigne la colline rocheuse dominée par le célèbre Christ rédempteur surplombant la baie de Rio de Janeiro. On entre dans ce lieu intimiste et chaleureux où l'éclairage tamisé et la bossa d'hier et d'aujourd'hui (Gilberto Gil, Chico Buarque, Cibelle) nous bercent et nous mettent dans l'ambiance décontractée et cosy. La cuisinière en chef, Claudia, est un personnage à elle à toute seule. A force de persévérance, elle a en effet réussi avec Sébastien à réaliser ce rêve de plus de 20 ans : nous faire découvrir les saveurs ensoleillées du Brésil, son pays d'origine.

Corbeille de fruits

D'entrée de jeu, on vous propose pour l'apéritif l'incontournable caïpirinha que vous pourrez déguster dans sa version classique avec citron vert ou bien avec des fruits de la passion ou kiwi ? N'hésitez pas car ce cocktail préparé avec des fruits frais est tout simplement divin. En entrée, ne manquez pas les Pão de Queijo ou l'assortiment de petits fours (cochinas, pastel et rissola) avant de passer au plat traditionnel : la feijoada. A base de viande de porc, de boeuf et de saucisses, l'accompagnement est fait de riz et de haricots noirs. Avec ces mêmes ingrédients et un rumsteack mariné aux petits oignons, vous obtenez le Bife acebolado. Le Frango a passarinha, fricassée de poulet avec ail et persil, constitue une bonne alternative au plat national. Pour accompagner tout cela, un vin brésilien ou un vin de Bordeaux comme le Listrac Médoc sont les bienvenus. Et s'il vous reste encore une petite place pour le dessert, pensez au Manjar de coco (flan au lait de coco et son sirop de pruneaux) ou à la banane de fanfan et sa confiture de coco. Comptez en moyenne entre 25 et 30 € par personne, ce qui fait du Corcovado un restaurant à bon rapport qualité/prix.

Restaurant O'Corcovado
152 rue du Château
75014 Paris
Tél : 01 43 27 50 87
E-mail : info@ocorcovado.com
Web : www.ocorcovado.com

Vacances dans les Balkans, la mafia au tournant !

Publié par Ludovic L. | 23:23 Le 16 novembre 2009
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Je suis arrivé samedi dernier, à Skopje, capitale de la République de Macédoine, en provenance de Grèce. Pour dresser le tableau, imaginez-vous que la Macédoine, c'est à peu près la Pologne il y a 5 à 10 ans.
Et par contre, la réputation des pays de l'est est toujours à la hauteur, les filles sont sublimes !

Bref, après avoir réservé ma chambre dans un "hostel" à un prix raisonnable,(10€ la nuit), je me suis dit que j'allais sortir, histoire de prendre un verre, et tester un peu l'ambiance locale.

La Macédoine doit aussi avoir le record en volume, de vigiles à l'entrée de chaque bar/boite, ces mêmes vigiles qui ne disent pas bonjour mais juste un froid et sec : "rezervacja ?" (réservation?!) Ce à quoi je prenais le plaisir de répondre en anglais par un : "Do you speak english ?", pour recevoir instantanément la même réponse : "Oh, please enter !" )

Arrivé à côté de la boite de nuit le "Kartel" (rétrospectivement, je me dis que c'était peut-être un signe !), je vois une immense file d'attente (70% de filles..)
Mais un mec sur le côté a attiré mon regard, le genre hools du Partizan Belgrade ! Le crâne rasé bien sur, il n'avait pas l'air marrant.
Bien inspiré, j'ai l'idée d'aller lui parler pour lui demander si l'entrée était payante. Ce dernier me réponds en anglais, me dit qu'il ne travaille pas ici... Au bout de 2 minutes et après s'être enquéri de quel pays je venais, il appelle un de ses potes stationné un peu plus loin.
D'un look totalement différent, il avait la quarantaine, sappé en costard, plutôt classe quoi. Ils se parlent entre eux dans une langue que je n'ai pas reconnu et où le seul mot que j'ai compris était : francuzki....:/

D'un naturel, le mec au physique de gladiateur m'invite à les suivre, plus exactement, il me tenait légerement le bras....plus pour me guider, mais c'était un peu à la manière dont on guide un enfant..
30 secondes plus tard, me voici assis dans le carré VIP de la boite (en ayant esquivé la queue et la caisse pour le coup) avec les 2 mecs, 1 de chaque côté ! ! !
Et une cinquantaine de fille de rêve tout autour de nous... Après m'avoir demandé si j'aimais le whisky, une bouteille de Jack Daniels vient se poser comme par magie sur la table que nous occupions.

Là, début du stress : tout va trop vite !
Et tout ça ne va-t-il pas me couter cher (et je ne parle pas forcément d'argent !).Je décide donc d'envoyer un sms à un ami, histoire de lui signaler que si je ne donnais pas de nouvelles le lendemain, il faudrait peut-être qu'il s'inquiète ! ce à quoi il me répondit un laconique : "T'es au top mec !", merci Mathieu !!
A côté de nous, un mec qui me déclare être flic en civil me montre une plaque... va savoir si c'était une vraie ! En tous cas, ce dernier a passé sa soirée à draguer les nanas qui passaient !
Soit dit en passant, j'aurais fait pareil à sa place ;)

Enfin la situation était un peu bizarre....j'étais seul en Macédoine, avec 2 mecs rencontrés 5mn auparavant et aux looks dignes des proxos des quartiers chauds d'Anvers.

La conversation se mettant en place, en même temps que les verres se vidaient d'ailleurs, je commençais à faire connaissance avec mes 2 compères. Le gros baraqué m'informait ainsi qu'il était albano-macédonien et chauffeur de taxi (au fil de la soirée, il m'avoua être kosovar...). L'autre me dit être albanais mais vivant à kiev. Il serait là pour affaire, et serait un négociant en sucre ! Je l'ai trouvé un peu gros le coup du sucre ;)

Mais impressionnant, le mec maitrisait l'anglais et le polonais, en plus du russe de l'albanais !



La soirée s'est poursuivi dans une ambiance plutôt festive, d'autant plus que mon verre n'était jamais vide...Entre temps, le gros baraqué fait signe à un serveur de nous ramener des filles !!!
Et là, débarque 3 bombasses, pas plus de 23 ans je dirai, et se mettent en quiconque par rapport à nous!!!
Ca faisait vraiment gros macs.....
Les nanas étaient très sympa...surtout Elena qui était à mes côtés lol
Mais malheureusement, aucune elle ne parlait anglais :/


Vers 5 heures du matin, à la fermeture de la boite, ça tombait bien, on allait enterrer la bouteille ! Logique, arrive l'addition: 7 000 dinars je crois (soit 115 €).
Mais pour le coup, j'ai trouvé ça réglo, d'autant que je m'attendais à la payer seul (en tant que français et donc forcément riche pour mes 2 albanais ) même si j'avais pas prévu de dépenser autant ce soir là !

J'avoue avoir quitté la boite dans un état que je qualifierai de "fatigué" !,
J'ai le souvenir d'avoir été avec eux chercher la voiture et, photo à l'appui, c'était dans un poste de police ! Soit disant, il fallait débourser pour la récupérer et là, le gros baraqué qui mettait un peu la pression car il fallait payer que quelqu'un paye...Et bien qu'il s'agisse de sa voiture, ne voulait pas lâcher un dinar macédonien...
Soit disant, le mec en costard n'avait plus de liquide....et qu'il me rembourserait le lendemain, puisqu'on s'étaient juré de remettre ça !
J'ai finalement laché la modique somme de 30 ou 35€....car je ne sentais plus l'ambiance amicale comme elle l'était dans la discothèque.
Finalement, il m'ont déposé là où je logeai , sain et sauf, et un peu bourré, je dois bien le dire ;)

Alors conclusion, mafieux ? Pas mafieux ? Moi, je ne pense pas au final, même s'ils en ont bien le look ! D'autant que certains détails m'ont échappé, comme le fait d'e retrouver le lendemain, dans mon iphone, leurs numéros plus celui d'un Redzep ?... Alors que je n'ai aucun souvenir de ce dernier !!!

Par contre, j'ai toujours celui d'Elena ;)

L'Art de la Fantasy Gothique

Publié par Frédéric POILBOUT | 13:56 Le 15 novembre 2009
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Jasmine Becket-Griffith,
éd. Le Pré aux Clercs, 192 p.
A partir de 27,56 € sur Amazon.fr


Dans la préface de cet ouvrage, l'artiste Brom définit l'art gothique comme l'alliance de l'horrible et du superbe. C'est l'antagonisme qui anime ces œuvres. Alors oui, ces images sont délibérément monstrueuses parce qu'elles sont toutes des fleurs du mal, une trace de mort plus ou moins pressante dans chaque silhouette. Sire Cédric, chef de file du mouvement gothique français affirme que l'art gothique n'a pas de norme, il puise dans des univers aussi divers que celui du monde médiéval, des contes de fée, de la Renaissance ou de l'imagination lovecraftienne. On découvre ainsi avec un mélange de terreur et de fascination ces créatures vénéneuses que sont les femmes, fatales forcément, les hommes en noir ou les horreurs rampantes. Ces images sont une sélection de tableaux, sculptures, modélisme, design et graphisme digital, réalisés par les meilleurs jeunes créateurs gothiques. Chaque commentaire éclaire les différents procédés artistiques utilisés.


Quand on n'a pas la culture gothique dans les veines, toutes ces réalisations ne vous touchent pas sensiblement. On aime bien par exemple la peinture numérique de Martin MCKenna, le Talisman de la mort qui rappelle Sleepy Hollow et l'esthétique fantastico-morbide de Tim Burton. On aime moins en revanche les folies claustrophobiques de Charli Siebert ou le répugnant porcgobelin de Thomas Kuebler. Sûrement parce que ces créations représentent ce genre de cauchemars qu'on a guère plaisir à se remémorer. A parcourir ces multiples images, on se dit que l'art gothique, c'est aussi cette définition du point de vue de l'observateur néophyte : l'alliance du dégoût et de l'admiration.

Le retrait des glaciers andins, vers une crise de l’eau ?

Publié par Nicolas DEBURGE | 17:21 Le 14 novembre 2009
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Rencontre avec Edson Ramirez, glaciologue à l’IHH de La Paz.



Mon taxi, sans doute un fan de formule 1, semble prendre un malin plaisir à faire crisser ses pneus dans les virages de la voie rapide serpentant à travers la capitale bolivienne, sur plus de 1000 mètres de dénivelé, du centre touristique à la zone sud. Pas très rassuré, je suis sur le point de mettre ma ceinture de sécurité quand mon chauffeur s’arrête pour prendre un 5ème passager, qui vient s’assoir à mon côté, m’obligeant à me coller contre le levier de vitesse… Tant pis pour la ceinture.

Cette petite course n’est donc pas des plus confortables, ni des plus rassurantes, mais elle me permet de me rendre à l’Instituto Hidrico e Hidrologico (Institut Hydrique et Hydrologique) de La Paz, fief du glaciologue Edson Ramirez, pour une rencontre que j’attendais depuis longtemps.



Edson va me parler de l’inquiétant recul des glaciers entourant La Paz et El Alto, sa ville siamoise, et de ses conséquences.

L’IHH travaille en proche collaboration avec l’Institut de Recherche et Développement (IRD) français. De fait, l’IRD a initié en 1991 le programme Great Ice consistant à surveiller et récolter un maximum d’informations sur les glaciers andins. De nombreux spécialistes boliviens se sont formés à Paris –c’est le cas de Edson Ramirez – et travaillent aujourd’hui en équipe avec les experts de l’IRD.

Chaque mois, ces équipes se rendent sur certains glaciers entourant La Paz pour effectuer un équilibre de la masse, une mesure de l’épaisseur de glace qui permet de savoir si la masse du glacier a connu des pertes ou des gains. Une fois par an, ils en mesurent la superficie totale. L’IHH procède également à une comptabilisation régulière des précipitations, du taux d’humidité ou encore des radiations solaires. Enfin, l’IRD a introduit il y a quelques années l’extraction de carottes glacières permettant de reconstituer le climat d’époques éloignées.



Edson m’avait proposé de l’accompagner sur une expédition à la rencontre de la population du village de Quoni, communauté vivant entre 3000 et 4000 mètres d’altitude, juste en-dessous du glacier Illimani. L’objectif était d’en savoir plus sur leur perception des changements climatiques récents dans la région.



Malheureusement, cette sortie a dû être annulée au dernier moment, mais je m’estime heureux de pouvoir rencontrer le plus éminent glaciologue bolivien.

Quelle est donc l’influence du changement climatique sur les glaciers andins, et plus précisément ceux qui entourent La Paz ? Dans la région andine, on a observé une diminution progressive des glaciers depuis le début du XXème siècle. Mais à partir de la fin des années 70, on constate une forte accélération : en 30 ans, certains glaciers on fondu 3 fois plus vite que depuis le début du siècle. Le cas le plus éloquent étant feu le glacier de Chacaltaya (voir photos), aujourd’hui disparu, sur lequel les paceños avaient l’habitude d’aller skier il y a encore 10 ans.

Pour introduire son propos, mon interlocuteur m’explique la nécessité de différencier les notions de variabilité climatique et changement climatique. Une partie des changements observés actuellement est due à la variabilité climatique, c’est à dire les évolutions cycliques du climat d’origine astronomique, causées par exemple par la variation de l’axe de rotation terrestre. Ces mutations cycliques ont lieu sur des périodes très longues, de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de milliers d’années.

Mais les modèles et la grande quantité de données récoltées nous révèlent qu’une partie non négligeable de ces changements est due à l’activité humaine et l’émission de gaz à effets de serre comme le CO2, coïncidant avec la première révolution industrielle. C’est à cela que l’on doit le changement climatique, qui lui n’est pas cyclique, mais provoque une accélération des tendances naturelles. Ce qui marque ce phénomène, c’est des variations de températures fortes qui ont lieu sur une période très courte (200 ans par rapport à des milliers d’années dans le cas de la variabilité naturelle.) Au cours du dernier siècle, on a constaté une augmentation moyenne des températures de 0,5 degrés Celcius sur l’ensemble du globe. En plus de cette progression, on a vu dans les Andes une augmentation des amplitudes de températures observées - hivers plus froids et étés plus chauds - qui pourrait presque masquer le phénomène d’augmentation moyenne des températures.

La somme de ces changements d’origine naturelle (variabilité climatique) et humaine (changement climatique), appelée changement global, a de graves implications pour les populations vivant depuis des millénaires au contact des glaciers andins. Le cas des villes de La Paz et El alto est représentatif de nombreuses agglomérations situées sur une région allant de l’Equateur jusqu’à la Patagonie.

Selon Edson Ramirez, le premier impact à déplorer est la perte du paysage traditionnel andin qui a toujours caractérisé la région. Cela pourrait en effet entraîner de graves conséquences économiques avec une baisse des revenus touristiques : de nombreux touristes se rendent à la capitale Bolivienne attirés par les nombreux et majestueux glaciers qui l’entourent.

Un deuxième effet, peut-être plus grave, concerne l’usage de l’eau. Les ressources actuelles sont utilisées avant tout pour l’eau potable et la génération d’électricité. Elles proviennent de deux sources: le glacier et la pluie. Si l’on considère qu’il continue à pleuvoir autant qu’auparavant, une crise de l’eau n’est pas à craindre. Seulement, les modèles prédisent une réduction des précipitations conséquente au changement climatique dans le nord de la Bolivie. A titre d’exemple, cette année la région a connu un déficit des précipitations de l’ordre de 30%, et les réservoirs de la ville n’ont pas pu se remplir.

Edson m’explique que les glaciers andins sont pour l’essentiel des glaciers tropicaux, et ont un fonctionnement bien distinct de celui de nos glaciers alpins. Dans les Alpes, l’hiver correspond à la période des pluies, pendant lequel les glaciers se nourrissent. Au fur et à mesure que les températures augmentent avec l’approche de l’été, ils fondent et nous alimentent en eau.

Dans les Andes tropicales par contre, la saison des pluies arrive en été. Pendant la seule période où le glacier peut s’alimenter en eau, il voit aussi sa masse diminuer rapidement. Les glaciers andins ont donc un fonctionnement complexe qui peut être affecté par des modifications minimes du climat. C’est la raison pour laquelle les glaciers des zones tropicales sont considérés comme d’excellents indicateurs du changement climatique (cela explique la présence de l’IRD dans la zone depuis 1991.)

Cette tendance a donc des conséquences dramatiques pour l’usage des ressources en eau. En effet, les villes de La Paz et El alto augmentent leur consommation (croissance annuelle de 5% pour El Alto), et cette tendance doit se poursuivre avec la croissance de la population. On se heurte donc à un problème puisque les ressources en eau, quant à elles, sont limitées et promettent même de se réduire. On a donc ici tous les éléments pour une crise de l’eau affectant les villes de La Paz et el Alto…

Quelles sont les solutions envisagées pour faire face à cette situation ?
On a vu se multiplier au cours des dernières années les négociations internationales pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Mais même si demain voyait la naissance d’un compromis mondial pour une réduction drastique de ces émissions (ce qui est malheureusement fort peu probable), il faudrait des dizaines années pour qu’apparaissent des répercussions positives. Non, le changement climatique est déjà là et nous n’avons d’autres choix que de nous y adapter (les négociations internationales restent bien sûr une impérieuse nécessité.)

Quelles mesures d’adaptation donc ? C’est bien là le principal problème auquel font face Edson Ramirez et ses pairs. Certaines voix ont proposé d’exploiter de nouvelles nappes souterraines. Une solution rejetée par Edson, qui avance l’incertitude sur les quantités d’eau disponibles dans ces nappes. On risquerait ainsi de surexploiter des ressources qui doivent être réservées aux générations futures.

Les solutions d’adaptation posent plusieurs difficultés. D’une part, elles ont souvent une forte composante technologique et donc un coût les rendant prohibitives pour les pays en développement, qui connaissent de plus certaines limites pour implémenter ce type de mesures (infrastructures existantes, know-how, etc.).
D’autre part, même si un avancement important a été fait au cours des dernières années en termes d’investigation, on n’a pas encore une idée complète de la priorisation à faire de ces mesures. En clair, reprend Edson, même si quelques agences de coopération internationale sont disposées à intervenir financièrement, on ne sait toujours pas exactement à quoi s’adapter en priorité.

Cependant, plutôt que de se croiser les bras en attendant que ces recherches soient complétées, Edson Ramirez a son idée sur la manière de réagir dans l’immédiat. Selon lui, il faut avant tout commencer par rationnaliser l’usage des ressources existantes. Actuellement, le réseau d’approvisionnement de la ville de El Alto, touchant à peu près un million d’habitants, accuse des pertes qui peuvent atteindre 40 à 50% des ressources en eau (fuites, eau non comptabilisée, etc.)
Rien qu’en apportant une solution à ce problème on pourra, sinon éviter une future crise de l’eau, du moins en repousser l’échéance. Il s’agit donc d’optimiser l’eau dont les Boliviens disposent plutôt que d’avoir recours à de nouvelles ressources dont les capacités sont incertaines.

Ensuite, poursuit Edson, on doit également considérer des options technologiques au coût relativement faible tel que le recyclage de l’eau. Il peut s’agir de filets récoltant l’humidité de la brume, une solution déjà adoptée par le Chili, mais également d’installer des systèmes de récupération des eaux de pluie chez le particulier. Par ailleurs, de nombreuses activités ménagères comme la vaisselle, l’arrosage des plantes ou le lavage de la voiture ne nécessitent pas l’usage de l’eau potable.

On voit donc que les seuls types de mesures applicables immédiatement passent, d’une part, par l’optimisation des ressources existantes dans la région et, d’autre part, par un meilleur usage de l’eau par les habitants.

On ne pourra pas optimiser les ressources en eau sans un engagement fort du gouvernement. Edson m’explique qu’il y a dix ans, il avait porté le même message au gouvernement de l’époque, mais les prévisions présentées alors n’avaient pas permis d’obtenir plus que de pieux vœux de la part des politiciens en place.
Quel est justement le degré de compréhension des enjeux et la volonté d’action de l’administration Evo Morales ? Les effets annoncés jadis se faisant sentir désormais, le gouvernement fait preuve d’une plus grande attention. Les ministères de l’eau et de l’environnement commencent à s’impliquer fortement dans cette problématique, et les glaciologues de l’IHH et de l’IRD ont même pu rencontrer le président pour lui porter directement l’alarmant message.

Il y a donc une vraie prédisposition à travailler ensemble entre tous les acteurs concernés, résume Edson. Mais il existe un décalage temporel. C’est une course contre la montre dans laquelle les acteurs de la lutte contre le changement climatique accusent un lourd retard.

2009 est, en effet, une année charnière, m’explique le Doctor Ramirez. Les données statistiques existantes la désignent comme l’année de la rupture de l’équilibre : on utilise plus d’eau que ne peut en apporter la nature.

Pour la première fois, la ville de La Paz a été au bord du rationnement. Les réserves de la ville ne se sont presque pas approvisionnées pendant une saison des pluies marquée par un manque de précipitations. Et si l’on a pu éviter le rationnement, il a fallu modifier des comportements culturels ancestraux. Pour la première fois, il a fallu interdire aux habitants de la capitale de jouer avec l’eau pendant le carnaval Bolivien, la plus importante fête populaire de l’année où petits et grands ont la gâchette (de pistolet à eau) facile. Il est très probable que cette interdiction se poursuive l’année prochaine, menant fin à une tradition ancestrale.

Ce qui nous mène au deuxième type de mesures applicables immédiatement, la promotion d’un meilleur usage de l’eau auprès des habitants de La Paz et El Alto. Dans ce domaine, le travail a commencé avec la diffusion de spots publicitaires sensibilisant la population à la raréfaction de l‘eau, et à la nécessité d’adapter les comportements.



L’IHH n’est pas en reste, et mène des actions d’éducation dans les collèges des deux villes jumelles. Celles-ci consistent pour l’essentiel en des discussions avec les enfants, à qui l’on montre les alarmantes photos du Chacaltaya. Edson conclue notre entretien en insistant sur le potentiel des enfants pour faire passer le message aux adultes. De plus, ce sont bien les générations futures qui hériteront de cette situation, à laquelle elles doivent être préparés le mieux possible.

L'appel de la route

Publié par Frédéric POILBOUT | 14:55
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Sébastien Jallade,
éd. Transboréal
A partir de 7,60 € sur Amazon.fr



On se souvient récemment comment le jeune Clément Bosson révèlait dans son récit Larguer les amarres son voyage initiatique dans un monde avec toile et filet un peu chargé à son goût. Sébastien Jallade est de cette fibre de néo-explorateur qui parcourt et se parcourt. Ce franco-argentin est très tôt tombé dans la marmite de l'aventure. A peine ado, le voilà avec son frère aîné en train de braver les sentiers lointains de la Terre de feu. Les voyages forment la bougeotte, c'est bien connu, un lieu en appel un autre, un exil, une île plus lointaine. Alors pourquoi au fond tous ces départs qui ramènent toujours au rivage familier ? Se construire, bien sûr, dit la jeunesse en partance, choisir librement ses racines. Cette quête infinie et insatiable d'ailleurs renvoie, nous dit l'auteur, de façon très juste, à l'enfance. « Il y a bien là un territoire inaccessible et idéalisé, gouverné par le pouvoir de l'imagination. » Le départ, c'est aussi l'expression d'une impossible révolte contre un système, d'une défiance en tous les cas. Un acte fondateur, quoi qu'il en soit animé par « notre aspiration à l'inconnu ». Cet ailleurs étrange et singulier qui est au bout de la quête peut s'assimiler à un désir de spiritualité, de mystère que nos sociétés ont tendance à dissoudre ; d'où le sous-titre de l'explorateur intérieur, petite mystique du voyageur en partance.

Ce qui est en jeu, c'est la découverte de soi mais aussi de l'autre dans sa culture et dans son quotidien. Le voyageur qui se sédentarise à l'étranger créé ce lien profond avec cette autre communauté, créé « une diaspora intime » qui multiplie ses racines et son regard. Le voyageur, Jallade, se fait « voyant » à force de côtoyer l'homme à l'instar du poète dans ses secrets. Ce petit livre est d'une profondeur délicieuse. Jallade a dans son écriture l'épaisseur sage du guide qui a appris à parcourir les êtres sous toutes les latitudes. Et cette lucidité fait un bien fou parce que sa parole est rare et précieuse. Tantôt désenchanté par ce qu'il nomme la fin de l'exotisme sous l'ère du tourisme de masse, l'auteur se fait cependant le chantre du voyage initiatique qui donne à l'être « un semblant de direction à son existence. » Cet appel de la route est un phare dans la nuit obscure où nos étoiles lointaines ont la fâcheuse tendance à s'éteindre.

Le voisin de la rue des Ecarlates

Publié par Frédéric POILBOUT | 17:17 Le 13 novembre 2009
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Jules Ambroziack,
éd. Le Phénix du Lion, 313 p.,
A partir de 17,10 € sur Amazon.fr

« Je m’appelle Michel Breton. Quarante-deux ans, marié, deux filles. Cadre depuis plus de quinze ans à la Nationale, entreprise d’Etat, opérateur incontournable en téléphonie, câble, Internet et téléphonie mobile. » Voilà pour la présentation du narrateur personnage. Son souci qui n’en paraît pas un a priori : il vient d’être nommé au comité d’administration de l’immense CE et à ce titre a hérité d’un logement de fonction : la villa Mirabelle, rue des Écarlates.



Pour tout dire, son élection s’annonce lourde de taches pour ce nouveau responsable. Il doit régler d'épineux dossiers de harcèlement sexuel et de malversation au sein de sa boîte. Mais il lui faut aussi gérer des relations pour le moins délicates avec sa femme en perte d’amour et avec le gardien indésirable de sa belle maison, Michel aux grandes oreilles, dit Mickey… Manifestement Michel Breton dérange beaucoup plus qu’il ne pensait. D’aucuns comptent bien en effet au sein de son entreprise lui mettre quelques bâtons dans ses roues fort trop honnêtes. Aussi sa jolie villa semble bien être un piège tendu pour amadouer l’élu. Les voisins la disent hantée. Il y fait anormalement froid et la balustrade a la fâcheuse tendance à s'écrouler quand on s'y penche pour la première fois...
En 1982 des policiers retrouvèrent dans la chambre de sa villa le cadavre d’un homme suicidé, un revolver Taurus 38 spécial posé dans sa main. Jules Ambroziack s’est inspiré d’un fait divers pour mettre en place ce passionnant roman à énigmes. L’enquêteur, c’est le lecteur. A la clé des 13 questions mystérieuses à résoudre autour du dossier Breton : 10 000 euros. Il vous suffit pour cela, Sherlock en herbe, de vous rendre, après avoir lu l’affaire de vous rendre sur le site www.levoisin.com. Bonne enquête !

Copenhague, la sirène du nord

Publié par Sébastien MICHEL | 12:53
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Capitale du Danemark, Copenhague est une ville au charme anglo-saxon et à l'esprit tranquille. Ville de fêtes à ses heures, la ville est plutôt réputée pour sa tranquillité et son coté écologique, où le vélo et le piéton sont rois. Petite visite d'une capitale moderne qui a su s'adapter à l'Europe...

Nyhavn, Copenhaguen, Denmark

Comment s'y rendre ?
Bien entendu, le moyen de transport le plus rapide reste l'avion. Plusieurs compagnies desservent cette destination : Maersk Sealand est sans doute la moins chère et la plus réputée, rapport qualité / Prix. Autre avantage : l'aéroport est situé, en train, à 10 minutes du centre ville et de la gare centrale. Peu de perte de temps donc entre l'aéroport et votre hôtel, si ce dernier se situe en centre ville. 

Où loger ?
Vous trouverez bon nombre d'hôtels à prix abordables aux alentours de la gare centrale. Pour en trouver une liste exhaustive, utilisez ce moteur de recherche, avec possibilité de réservation inclus.

La visite :
Copenhague est une capitale de taille moyenne, mais se parcours néanmoins à pied, ou à vélo ! En effet, là bas, le trycicle est roi, et il n'est pas rare à certaines heures de pointe d'assister à un véritable embouteillage... de vélos ! Choses surprenante, qui vaut clairement le détour.

Tivoli park, Copenhaguen

Par où commencer ?
Comme tout bon touriste, le quartier de Strǿget et ses alentours semble un bon début. Il s'agit de l'artère principale à dominante piétonne située dans le centre ville. C'est la quartier commerçant le plus populaire de la ville : on y retrouve les plus grandes enseignes, les grands restaurants, mais également, les fast food, les petits supermarchés... Interdit au voiture, ce quartier est l'un des plus touristique de la ville. Il n'est donc pas rare d'y "piétiner" un peu à certaines heures, tellement l'affluence est grande.

Nyhavn, Copenhaguen

Comme tout quartier, Strǿget a son commencement : il s'agit de la place de l'Hôtel de ville. Véritable Times Square le soir en raison de ses illuminations, cette place est un véritable carrefour où se déverse un flot continu de personnes, de vélos et de voitures. Au sud ouest, l'édifice massif et austère de l'Hôtel de ville domine tout ça. Ce dernier se visite, notamment en raison de la vue qu'il offre en son haut, mais également de son immense horloge astronomique qu'il renferme : l'œuvre de toute une vie ! En effet, l'horloger Jens Olsen travailla seul à ce projet démesuré et mourut même avant de l'avoir achevé. D'autres scientifiques décidèrent néanmoins de finir son œuvre. Résultat : l'horloge ne comporte pas moins de 14 000 pièces. Elle indique tout ce qui a un rapport avec le temps : l'heure solaire, le temps sidéral, l'heure locale en différents points de la terre... A noter également, à droite de l'hôtel de ville : la statue de Andersen, poète et conteur national, à qui les danois ont voulu rendre hommage par le biais de cette statue de bronze.

Strǿget débouche ensuite dans Kongens Nytorv. Cette place a été aménagée en 1670 par Christian V sur le modèle de celles qui furent créées sous Louis XIV. On y trouve entre autre, le théâtre royal, l'hôtel d'Angleterre, l'ambassade de France...

Un peu plus loin, vous déboucherez directement sur Nyhavn, reflet de l'esprit de la ville et de son histoire car premier port et surtout, quartier autour duquel s'est fait Copenhague.

Les musées et châteaux
La NY Carlsberg Glyptotek est un musée d'art de niveau international situé au centre de Copenhague, à coté du parc de Tivoli.

The Mother Water, The Carlsberg Glyptotek, Copenhaguen

Il contient des milliers d'œuvres d'art groupées en deux collections principales : la première comprend des œuvres provenant du berceau méditerranéen de la culture occidentale, la seconde des œuvres danoises et françaises du 19e et du 20e siècles. A ne pas rater : "The mother water".

A voir également : le Guiness World Records museum, couplé avec The Mystic Exploratorie.

Au niveau des châteaux, si vous ne devez en visiter qu'un, alors optez pour le château de Rosenborg, superbe petit château Renaissance. Achevé en 1634, il devint la résidence d'été du roi. Depuis 1833, il accueille le musée de la Couronne qui renferme les souvenirs de la famille royale, des trônes jusqu'au joyaux les plus précieux.

Où prendre un verre la soir ?
N'hésitez pas à vous rendre au Lades Kaelder (www.lades.dk), sympathique petit bar à concerts situé sur Strǿget. Ambiance très sympa et bière à bon prix garantie !

Sur ce, bon voyage, et bonne visite ! ! !

Manger sain pour trois fois rien

Publié par Frédéric POILBOUT | 23:07 Le 12 novembre 2009
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Claude et Emmanuelle Aubert,
éd. Terre vivante
A partir de 11,39 € sur Amazon.fr


Claude et Emmanuelle Aubert veulent tordre le cou aux idées reçues : oui il est possible de manger des produits sains, bio, de la viande et du poisson sans se ruiner. Il faut en fait ruser : faire une plus grande place dans son alimentation aux produits d'origine végétale (céréales, légumineuses) et puis bien sûr consommer des produits de saison. Les auteurs rappellent en introduction les piliers d'un repas équilibré et donnent quelques conseils pour manger moins cher : préférer par exemple la viande blanche moins coûteuse et meilleure pour la santé que la rouge, utiliser les restes ou encore ne pas jeter le meilleur comme la peau de nombreux fruits et légumes.


Les experts bio font dans le chapitre suivant l'inventaire de soixante aliments bio à moins de 1,20 euros par personne et par repas puis proposent 30 menus équilibrés et 150 recettes de saison. Deux éléments conditionnent ces petits plats sains : le prix et la qualité. Toutes ces recettes sont très simples à réaliser et ne vous demanderont jamais plus de 20 minutes de préparation. Pourquoi ne pas innover en consommant du millet, de l'épeautre ou du quinoa ? Parmi les poissons plus économiques, et peu pollués, optez pour le hareng, le maquereau ou encore le lieu noir. Cet ouvrage est vraiment une source de bonnes idées et d'astuces pour manger mieux. A consulter absolument avant d'aller faire votre marché bio et à glisser dans votre tiroir de cuisine à côté par exemple du bon Jamie Oliver.

Mystères et énigmes

Publié par Frédéric POILBOUT | 17:15
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Irene Bellini, Danilo Grossi,
éd. Le Pré aux Clercs, 236 p.,
A partir de 23,75 € sur Amazon.fr

Que s'est-il vraiment passé à Roswell en 1947 et à Toungouska en 1908 ? Qui était la voyante controversée Elena Blavotsky ? Quel secret cache en Egypte le grand Sphinx ? Voici quelques unes des questions que s'efforcent d'éclairer Irene bellini et Danilo Grossi. Dans cet ouvrage richement illustré, les auteurs recensent et expliquent les plus grandes énigmes de l'humanité : sites, personnages, écrits, objets mystérieux,... On fait le tour du monde des secrets, des arcanes, des triangles infernaux, des légendes qui attisent notre insatiable curiosité.



Si l'on connaît les grandes lignes de certaines affaires restées inexpliquées, l'on découvre également d'incroyables personnages comme ce Gustave Rol capable de lire le contenu d'un livre fermé ou encore de faire disparaître toutes sortes d'objets. On se plait à pencher du côté obscur. Si tout cela était vrai ? Si le monstre du Loch Ness, comme les OVNIS ou l'Eldorado n'était pas qu'un pur et simple fantasme ? C'est cette possibilité qui nous fascine et fait demeurer le charme perpétuel du mystère. Cette mécanique fait tourner une raison sans cesse tentée par le déraisonnable. Tel est le mystère des mystères qui renvoie à notre propre part d'ombre. Les énigmes et autres faits inexplicables sont encore assurément promis à un très bel avenir...

Bush l'Iran et la bombe

Publié par Frédéric POILBOUT | 17:11 Le 11 novembre 2009
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Eric Laurent,
éd. Pocket, 380 p.
A partir de 19 € sur Amazon.fr

Et un ouvrage de plus qui nous fait savoir qu'il est grand temps que Bush rejoigne au plus vite l'axe le plus éloigné du pouvoir. Eric Laurent, grand reporter a enquêté sur les petits secrets de ce désastreux va-t-en guerre dont l'Amérique s'est presque enfin débarrassé. L'homme qui s'identifie à Truman trouve dans l'Iran et l'Irak sa nouvelle URSS à refroidir. Car non content d'attaquer Saddam, Bush programme une guerre contre l'Iran. Entouré de chrétiens fondamentalistes, Bush qui se sent investi d'une mission divine, voit dans ces leaders musulmans des Antechrist.



Impossible pour le père Bush de faire entendre raison à son fils qui ne semble pas non plus avoir résolu son conflit œdipien. On pénètre en même temps que dans le réseau familial et complexe des comploteurs américains dans les arcanes des politiques étrangères d'une nation fort tiraillée. Ainsi le journaliste nous rappelle-t-il qu'au du temps de la guerre Iran Irak les États-Unis ont abreuvé les deux belligérants de missiles en tout genre. Il y a bien sûr le petit frère Israélien qu'il faut à tout prix protéger de ces voisins indésirables. Quoique... Israël a un moment vu dans l'État Iranien un possible allié.

Dans cette partie d'échec à l'échelle planétaire, les États-Unis jouent souvent le rôle du fou. Mal informé par des hommes douteux et manipulateurs, l'administration Bush avance en terrain miné sans prendre garde. En juin 2004, le plan 8022 qui prévoit des frappes globales contre l'Iran est activé... La catastrophe est en marche. Bush n'aura cependant pas le temps ni la suprême folie de mettre les plans des lobbystes à exécution. Tant mieux pour la planète. Au terme des analyses passionnantes de ces relations internationales, on se forge définitivement cette certitude : la seule et unique arme de destruction massive n'est autre que Bush himself.

Six pieds sous terre

Publié par Frédéric POILBOUT | 17:06 Le 10 novembre 2009
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Ray French,
éd. Fleuve noir, 442 p.
A partir de 19 € sur Amazon.fr

Ça commence par ce trait saillant de Thatcher mis en exergue : Un homme de vingt-six ans qui prend encore le bus peut considérer sa vie comme un échec... Le roman se promet d'être social et violemment revendicateur. Chose dûe donc. L'ultime façon aujourd'hui de manifester sa révolte à l'égard des puissants qui spolient et crisent à tout va : l'auto-séquestration souterraine. C'est en tous les cas le choix d'Aidan quand il apprend la délocalisation de l'usine de sa ville du pays de Galles. A six pieds sous terre, on entendra plus haut ses protestations contre des licenciements abusifs...



Les pompes funèbres lui vendant des boîtes trop chères, le militant trouve une solution plus économique : un cercueil bio qu'il enterre dans son jardin. Et voilà la plante rouge qui sème ses idées, d'abord au pub du coin. Aidan, le prolo des profondeurs réussira-t-il « là où le gouvernement, les syndicats et Taffia's Talking Shop ont échoué ?» C'est que la mise en bière du gréviste fait un tabac et vite couler dans les journaux plus d'une pinte d'encre. Installé dans son futton, le gréviste des abysses observe avec son périscope ce petit monde qui s'agite autour de sa mort sociale : combien de victimes encore au nom de la mondialisation ? Pour faire passer l'amère pilule de cette vérité qui dérange (encore une), l'auteur anglais, bien inspiré par le travail de ses compatriotes (Full Monty and co), a eu la bonne idée d'instiller une bonne dose d'humour. Jamais une once de déprime dans cette dépression sociale qui fait partout tempête. La satire sociale est piquante, suffisamment pour tenir le lecteur en haleine et lui laisser le bon goût d'avoir lu une œuvre juste.

Connaissez-vous Esther ?

Publié par Sébastien MICHEL | 14:01
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Esther
Genre : Thriller
Date de sortie cinéma : 30 décembre 2009
Réalisé par Jaume Collet-Serra
Avec Peter Sarsgaard, Vera Farmiga, Isabelle Fuhrman
Titre original : Orphan
Durée : 2h03 min

Non ? Croyez-moi, cela vaut mieux pour vous... Car quelque chose ne va pas chez elle... En sa présence, on se sent vite mal à l'aise... Pourtant, au début, tout allait bien : petite fille gentille, s'exprimant très bien avec de bonnes manières, un visage angélique et des dons cachés : pianiste virtuose, peintre en herbe...

Esther

Mais bien vite, vous allez déchanter. Car Esther ne ressemble finalement pas tant que ça aux autres petites filles... et plus on creuse, plus le mystère qui l'entoure s'épaissit... L'ambiance devient pesante, malsaine...

Esther

Amateur de films un peu gore, je ne suis pas non plus un adepte. Assez déçu par les derniers que j'ai vu, qui m'ont plus fait rire qu'autre chose, je vous avoue être allé voir celui-ci un peu sceptique. Mais là, je dois le dire : je n'ai pas été déçu !

Ne vous attendez pas à sursauter ou à vous réfugier dans les bras de votre voisin(e) à chaque scène d'horreur... Esther n'est pas ce genre de film. Mais plutôt de celui qui vous oppresse, vous met mal à l'aise et vous incite à vous enfoncer un peu plus dans votre fauteuil dans l'espoir d'échapper à tout ça. Mais au final, vous restez fasciné par cette petite fille si... maléfique ? Pourtant, le diable ne semble pas si présent, rien de paranormal là-dedans... Et c'est bien de là, à mon avis, que le film tirera son succès : point de maléfice, ni de fantastique, juste un esprit très ravagé... et ravageur.

Bref, amateur de sensations fortes, de films noirs et dérangeants, allez-y, vous ne le regretterez pas... Esther tient toutes ses promesses... mortelles :-)

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