Thalys à Saisir sur eBay !

Publié par Sébastien MICHEL | 15:15 Le 29 juillet 2010
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Du 25 août au 18 septembre 2010, des éléments désormais "collectors" de l'ancienne génération de trains Thalys pourront être achetés sur le site de vente aux enchères eBay. Au terme du plan de rénovation de l'ensemble de son parc entamé début 2008, Thalys a souhaité faire profiter à tous les amoureux des trains, aux collectionneurs d'objets rares, aux voyageurs passionnés ou à tout un chacun de quelques pièces maîtresses qui ont fait le succès de son parc depuis 1996. Un peu de nostalgie et beaucoup de passion vintage au rendez-vous !

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Une vente aux enchères exceptionnelle en collaboration avec eBay
120 objets Thalys composeront la boutique dédiée sur eBay : 10 sièges Comfort 2, 10 sièges solo, 20 lampes de table "Cobra", 10 tables de vis-à-vis Comfort 1 avec lampe, 20 poubelles et 50 têtières Comfort 1. Dès le 25 août, les internautes pourront faire monter les enchères sur www.thalys.com/renovation pour mettre la main sur l'un de ces collectors pendant plus de 3 semaines jusqu'au 18 septembre. Les enchères démarreront à 1 €. L'ensemble des bénéfices récoltés à l'occasion de cette vente exceptionnelle sera reversé à l'UNICEF.

Clou de l'opération : 3 sièges Comfort 1 relookés par le graffeur Sozyone
Plébiscité par les voyageurs après avoir graffé l'une des voitures Thalys à l'occasion du lancement de la grande vitesse vers Amsterdam et Cologne (ce train graffé a circulé de septembre 2009 à janvier 2010), Sozyone, artiste belge, a répondu présent à l'invitation de Thalys. Pour fêter cette vente exceptionnelle et célébrer d'un coup de maître l'achèvement du processus de rénovation de Thalys, il s'est approprié trois des sièges Comfort 1 qui seront mis en vente sur eBay dès le 25 août.

Dans le style urbain et aux couleurs tranchées qui le caractérisent, Sozyone signe pour Thalys une série limitée de trois œuvres uniques, conciliant objet rare et art contemporain. Numérotés et pièces uniques, ces trois sièges seront disponibles à la vente sur la boutique dédiée à Thalys sur eBay, au même titre que les autres objets.

Les profs : rythme scolaire - Tome 9

Publié par Frédéric POILBOUT | 10:16 Le 28 juillet 2010
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De Pica & Erroc
éd. Bamboo, 46 p.
A partir de 9,45 € sur Amazon.fr

Pour la neuvième fois, Pica et Erroc épinglent de leur crayon sarcastique le monde des profs… Il faut dire que leur BD sur le monde fabuleux de l’Éducation nationale a rencontré un vif succès depuis leur début en 2000 : 2 millions d’albums vendus ! Merci mesdames et messieurs les professeurs… Cet opus attaque par l’image d’une rentrée idyllique où tous les élèves - et surtout les pires- auraient atteint leur meilleur niveau, où les profs seraient en parfaite osmose avec la dernière réforme du ministère, où les grèves seraient rangées au placard… La planche fait rêver jusqu’à la chute grinçante.



Les dessinateurs s’amusent ainsi à jongler avec tous les bons vieux clichés de l’enseignement. On retrouve dans la galerie de caricatures Boular, l’élève né pour être dernier, le barbu syndiqué jusqu’à la moelle, l’éternel dépressif, l’hyper soucieux qui ne songe qu’à son programme, le pion plus mou que son chewing gum… Près de la photocopieuse en panne ou bien le nez collé à la machine à café, le prof est traqué dans sa tanière et toutes ses secrètes manies sont exposées au grand jour pour notre plus grand plaisir… Il ne nous reste qu’à souhaiter la meilleure des rentrées pour ce volume rythme scolaire qui arrive à point nommé au milieu des crayons bien taillés et des meilleures résolutions pour cette année.

Être heureux au travail

Publié par Frédéric POILBOUT | 10:16 Le 27 juillet 2010
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De Yannick Bonnet
éd. Presses de la Renaissance, 240 p.
A partir de 17,10 € sur Amazon.fr

Septembre sonne la fin des vacances et avec elle l’idée que le bonheur laisse place au labeur… La désolation s’abat dés l’instant où le réveil se met à sonner à une heure indécente… Le livre de Yannick Bonnet va peut-être vous redonner l’envie frénétique d’aller travailler. Premier paradoxe soulevé dés l’introduction : beaucoup de nos compatriotes ne sont pas satisfaits dans leur travail mais dans le même temps ils n’ont qu’une peur, celle de le perdre… L’auteur s’évertue alors à montrer que l’on a plus intérêt à faire du travail que l’on épouse un bon compagnon de route plutôt qu’un traîne-misère…



Évidemment il ne nous livre pas tout cru la formule magique du bonheur au travail mais des expériences de vie, des maximes bien pesées. Un exemple de conseil trempé dans le bon sens en ces temps de chômage prégnant : « La vraie sécurité de l’emploi est la capacité à affronter victorieusement le risque d’être obligé de chercher un emploi. » Il faut ainsi considérer le travail comme un tremplin, « un champ d’actions pour les candidats au bonheur ». Il est le lieu de l’apprentissage, du développement de la personne, de la socialisation, de la maîtrise de soi. Le point de vue de l’auteur est celui d’un entrepreneur chrétien, ordonné prêtre depuis sept ans. C’est par un chapitre plus religieux qu’il achève sa démonstration rappelant que l’homme continue par le travail l’œuvre du Créateur. Espérons que ce livre plein de bonnes énergies positives vous apporte désormais la grâce du travail…

Film Socialisme

Publié par Romain DOMEC | 11:54 Le 24 juillet 2010
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Réalisé par Jean-Luc Godard
Avec Catherine Tanvier, Christian Sinniger, Agatha Couture
Long-métrage français, suisse
Genre : Drame
Durée : 01h42min
Année de production : 2008
Distributeur : Wild Bunch Distribution

Sélectionné dans "un certain regard" au festival de Cannes 2010, le « film socialisme » de Jean-Luc Godard est une œuvre qui ne peut laisser indifférent, aussi inaccessible que prétentieuse, aussi brillante que nonchalante. Au spectateur de démêler et de trouver du sens.

Tous droits réservés © Allociné

C’est donc une composition en trois mouvements. D’abord une croisière à bord d’un paquebot, où la bouillie de sons et d’images est entrecoupée de dialogues (ou citations) ânonnés. La saturation de tout fait parfois place à une composition des plans d’une densité exceptionnelle, histoire de nous rappeler que le réalisateur est avant tout cinéaste. Mais à peine la première étape digérée que le décor change radicalement : des enfants convoquent leurs parents pour avoir des explications sur les thèmes de liberté, égalité, fraternité. Montage et dialogues insaisissables d’une parenthèse anarcho-syndicaliste. Et puis enfin, pour nous achever, une variation hystérique et saturée, encore, cette fois-ci sur l’Europe, à travers la visite de plusieurs lieux (Egypte, Palestine ou encore Odessa, Naples, Barcelone). L’échec du socialisme ? Sa réussite ? Son passé ? Son avenir ? Qui sait…

Godard fait fi des conventions et des règles établies. Cynique, critique, intellectualisant, prétentieux, etc. Les qualificatifs ne manquent pas pour un long-métrage inaccessible aussi bien sur la forme que sur le fond.

Biutiful

Publié par Romain DOMEC | 14:17 Le 23 juillet 2010
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Date de sortie cinéma : 20 octobre 2010
Réalisé par Alejandro González Inárritu
Avec Javier Bardem, Ruben Ochandiano, Blanca Portillo
Long-métrage espagnol, mexicain
Genre : Drame
Année de production : 2010
Distributeur : ARP Sélection

Il est rare de trouver une concentration de talents dans un même film. Dans ce registre, Biutiful en serait peut-être la quintessence. Autrement dit : la rencontre entre l’ineffable réalisateur de Babel et le charismatique interprète de Mar Adentro.

En résulte un univers unique à la noirceur ô combien contemporaine. Celui de Uxbal, un père de famille aimant qui survit dans une ville de Barcelone qui transpire la misère, tiraillé entre les âmes des disparus et ses difficultés quotidiennes.

Biutiful est un film noir, pas au sens du polar, mais plutôt au sens où il n’y a nul espoir du début à la fin. Il en résulte une surenchère misérabiliste qui ne semble jamais s’arrêter. Le long-métrage devient donc beaucoup trop long par rapport à ce qu’il veut raconter. S’il constitue un exceptionnel témoignage de son époque, Biutiful en deviendrait presque indigeste.


Tous droits réservés © Allociné

Heureusement, les interprètes et la mise en scène viennent nous faire oublier l’espace d’un instant cette accumulation d’horreurs. Javier Bardem se voit donc offrir un rôle en or qui lui permettra d’obtenir (ex æquo avec l’italien Elio Germano) le prix d’interprétation à Cannes tandis que Inárritu nous gratifie d’une mise en scène simple et épurée. Les images oniriques dont il nous abreuve contrastent avec l’ambiance pesante et la réalité crue du long-métrage.

Inárritu ne nous offre donc pas drame planétaire sur fond d’imprévisibilité et de théorie du chaos mais plutôt une œuvre au réalisme cru, à la dureté contemporaine. Film exceptionnel tant par son intensité dramatique que par ses interprètes en état de grâce, Biutiful était l’un des grands moments du festival de Cannes 2010.

La santé du cerveau est dans l'assiette

Publié par Frédéric POILBOUT | 20:34 Le 22 juillet 2010
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Catherine Chegrani-Conan, éd. Eyrolles
A partir de  12,26 € sur Amazon.fr


Catherine Chegrani-Conan, diététicienne de formation, nous livre ses bonnes recettes pour bien nourrir notre cerveau. L'auteur nous propose pour commencer un voyage au centre du cerveau, « la maison mère » qui est le siège des facultés intellectuelles, de la créativité, de la pensée et contrôle la plupart des mouvements, pour ne citer que quelques unes de ses responsabilités. D'où la nécessité de bien connaître ses besoins pour bien alimenter notre moteur. Des études ont en effet montré qu'un cerveau mal nourri peut provoquer un certain nombre de troubles comme ceux de la mémoire et permet de réduire le risque d'être atteint de maladies neuro-dégénératives (Alzheimer, Parkinson).


Bien soigner son cerveau,  c'est connaître ses nombreux ennemis -des radicaux libres au manque d'activité physique, la liste est longue- et savoir s'entourer des bons amis nutritionnels. Pas de surprise en ce domaine, puisqu'on nous le répète aujourd'hui quotidiennement : il faut manger cinq fruits et légumes par jour. Pain, céréales, œufs, abats, lait, eau, huile végétale font aussi « bon méninge » dans l'assiette. La diététicienne présente pour finir un cahier de recettes faciles et termine cet ouvrage très utile et  efficace par cet ultime conseil en guise de devise du bien vivre : mangez varié et équilibré !

Pas de diam's pour un cave

Publié par Frédéric POILBOUT | 20:19
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Pierre Guilmard, éd. Joker
A partir de  12,83 € sur Amazon.fr


Dédé la tendresse n'est pas en veine quand il faut faire le casse du Vanclips de Vendôme. Blindé à la jambe, le braqueur se retrouve au mitard. L'histoire de Dédé aurait pu s'engluer 15 piges au fond du trou. Sauf que Gino Bartoldi, son compagnon de cellule n'a guère envie de moisir entre 4 murs. Direction l'évasion avec la ferme envie de remettre la main sur les diam's. Pas si simple quand la petite reine de Dédé n'a guère envie de revoir la tronche du bagnard en cavale depuis le casse et que ses ex-associés semblent avoir perdu toute générosité avec le cave...


Cette BD a du coffre ; d'abord parce que les répliques fricassées à la sauce Audiard sonne juste le milieu des années 60 version voyou. Souvenirs, souvenirs... C'est fleuri, coloré et plein de jolis traits sarcastiques. Ensuite parce que l'intrigue, bien taillée, tient sacrément la route et ses rebondissements ne sont pas là pour nous déplaire. Enfin parce que les personnages ressemblent à  ces mythiques tontons flingueurs finement ciselés dans leur costumes de gros durs. Pas de diam's pour un cave casse pour tout dire la baraque...

Saint-John Perse, Une lecture de Vents

Publié par Frédéric POILBOUT | 13:40
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De Henriette Levillain
éd. Gallimard, 263 p.
A partir de 14,25 € sur Amazon.fr


Alexis Léger écrit son recueil poétique Vents en 1945 aux États-Unis où il vit exilé depuis l'été 40. Le diplomate, condamné par le gouvernement de Vichy à la déchéance de la nationalité française, à la radiation de l'ordre de la Légion d'honneur et à la confiscation de ses biens refuse de rejoindre de Gaulle à Londres. "L'Hôte précaire" comme il se surnomme en cette terre d'outre Atlantique prend son nom de plume Saint-John Perse et se rallie en ces temps d'errance à la poésie. Il ne s'adonne pas à une littérature engagée mais à un travail sur "la langue capable de mimer le rythme, la mélodie secrète, la séduction des éléments cosmiques". Et ce travail d'orfèvre qui mêle une syntaxe ciselée à un lexique rare, recherché sème comme le vent une fraîcheur nouvelle et un vertige déroutant à sa lecture. 


Pour entrer dans l'univers de Perse, il faut frapper à sa porte et l'ouvrage d'Henriette Levillain nous prend littéralement par la main pour comprendre les gestes fondamentaux d'une poésie réputée ascétique et inaccessible. Car à y regarder de plus près, le poète nous conte les faits simples de la nature dans un langage de chaman et d'enchanteur : la force des grands vents océaniques qui détruisent tout afin que tout renaisse mieux. C'est dans ce double mouvement vers l'Ouest et de retour en Est, mouvement de violence et de renaissance que les chants du poème retentissent. Les vents sont tout à la fois des forces naturelles et spirituelles qui donnent cette impulsion nécessaire et vitale au monde, ils sont la vie elle-même. Chant après Chant, suite après suite, l'étude décrypte l'incroyable richesse des versets et cette course en Ouest, vers l'étendue des aventuriers, des migrants ou des conquistadores. Un ouvrage essentiel qui ravira les lecteurs de Perse et les agrégatifs de lettres en quête de clairvoyance.

Mahola, filiale d’accueil événementiel du Groupe Phone Régie, recrute 1 000 hôtesses et hôtes pour deux salons majeurs de la rentrée 2010 : Maison & Objet qui réunira les professionnels de la décoration du 3 au 7 septembre, et le Mondial de l'Automobile, qui rassemblera tous les acteurs du secteur du 2 au 17 octobre.

Camion

Le Mondial de l’Auto, le salon grand public le plus important au monde
Avec près de 1,5 millions de visiteurs lors de son édition 2008, le Mondial de l’Automobile culmine en tête des salons les plus fréquentés et médiatisés. Il réunit tous les deux ans à Paris l’ensemble des constructeurs et équipementiers qui s'y donnent rendez-vous avec une armada de nouveautés, de concept cars et d'innovations technologiques jusque-là tenus secrets. Pour cette édition 2010, Mahola recrute encore 250 personnes.

Les postes à pourvoir :
- Hôtesses et hôtes d’accueil sur stands (constructeurs automobiles, équipementiers, presse spécialisée…)
- Hôtesses et hôtes « mannequins » pour les Journées Presse et VIP
- Hôtesses et hôtes « profil commercial »

Les profils recherchés :
- Profils bilingues et trilingues : anglais courant et maîtrise d’une ou deux autres langues requises (italien, espagnol, allemand, japonais)
- Excellente présentation, dynamique, sens du service
- Une 1ère expérience en accueil événementiel est un plus

Le salon Maison & Objet, le plus grand rendez-vous des professionnels en France
Maison & Objet réunit deux fois par an les acteurs du monde de la décoration, du cadeau et des arts de la table. Plus de 85 000 visiteurs sont attendus. Mahola recrute pour cet événement 750 personnes.

Les postes à pourvoir :
- Hôtesses et hôtes d’accueil sur stand avec un profil commercial
- Hôtesses et hôtes pour accueillir, enregistrer et orienter les visiteurs
- Hôtesses et hôtes pour contrôler l’accès des visiteurs

Les profils recherchés :
- Anglais courant, seconde langue requise (italien, espagnol ou allemand).
- Excellente présentation, dynamique, sens du service
- Une 1ère expérience en accueil événementiel est un plus.

Pour postuler :
Les candidats sont invités à se présenter, munis de leur CV,
à l’Agence Mahola
au 3 rue Cambronne – 75015 Paris (Métro Cambronne – Ligne 6)
sans rendez-vous du lundi au vendredi entre 10H et 17H
pour l’une des Journées Portes Ouvertes :
Du 22 au 30 juillet 2010
Puis du 23 au 27 août 2010

Paulhan citoyen

Publié par Frédéric POILBOUT | 13:44 Le 21 juillet 2010
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De Marcel Parent,
éd. Gallimard, 230 p.
A partir de 14,25 € sur Amazon.fr



Marcel Parent s'est penché sur le destin politique de Jean Paulhan, écrivain et directeur de la Nouvelle Revue Française de 1925 à 1940. Plusieurs point communs relient l'auteur et son sujet d'étude : les deux hommes sont liés d'affection à la littérature comme ils le sont à leur ville, Châtenay-Malabry où ils ont siégé à deux époques différentes en tant que conseiller municipal de gauche pendant plusieurs années. Paulhan ne vaut pas par la grandeur de son engagement politique, mais cette étude a ceci de passionnant qu'elle raconte avec force détails la gestion d'une petite commune sous l'ère du front populaire.


Le livre de Parent restitue, correspondance à l'appui, les relations entre Paulhan et le maire SFIO de Châtenay, Jean Longuet, petit-fils de Karl Marx. On assiste en cette période de l'entre-deux-guerres à ces initiatives intellectuelles et artistiques qui ont marqué l'éveil sensible du peuple pour la culture. Ainsi Paulhan s'est-il investi dans sa ville pour mettre en place le cercle Voltaire-Anatole France qui réunit alors toutes les bonnes volontés autour de livres, de magazines à disposition ou encore de conférences. Ce livre constitue une approche singulière d'un écrivain citoyen qui a refusé à l'heure des sombres concessions les fascismes européens et s'est engagé pour l'aide aux républicains espagnols.

Les migrations en Europe

Publié par Frédéric POILBOUT | 11:04 Le 15 juillet 2010
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De Jean-Paul Gourévitch
éd. Acropole, 425 p.
A partir de 18,91 € sur Amazon.fr


A l'heure des propos et des conflits politiques sur l'immigration "choisie", "subie" ou clandestine, Jean- Paul Gourevitch propose dans son ouvrage une analyse détaillée des flux migratoires en Europe. Premier constat en matière de migration : l'état des lieux de l'immigration se heurte à l'épreuve des chiffres : 56 millions de migrants installés en Europe selon le rapport de la Commission mondiale, 64 millions selon l'ONU. Qu'ils soient motivés pour des raisons sociales, familiales, professionnelles ou politiques, les migrants sont attirés par cette Europe occidentale aux beaux visages. 


Pour ne pas sombrer dans les récifs tragiques de leur parcours, les migrants pratiquent de plus en plus le shopping migratoire : bien choisir son pays d'accueil, c'est s'assurer des conditions de vie relativement décentes. L'auteur expert en ressources humaines étudie ainsi avec précision la géopolitique des flux et de remarquer que les Français s'exportent aussi très bien à l'étranger : nos compatriotes seraient entre 1,3 et 2,3 millions à vivre en-dehors des frontières. L'auteur développe également sans tabou un sujet qui fait tant grincer de dents : le coût des migrations. Là encore les chiffres oscillent terriblement entre déficit record et bénéfice, nous dévoilant à ce propos les différentes données qui alimentent aussi bien les craintes que les espérances. Car le thème des migrations stigmatisent en fait des sentiments contradictoires comme l'attestent les différents scénarios aussi bien angéliques que diaboliques rapportés par l'auteur. On appréciera la neutralité de l'analyse qui rend compte de toutes les réalités des migrations et des défis qu'elles supposent à l'avenir.

Quand fumer était un plaisir

Publié par Frédéric POILBOUT | 11:13 Le 14 juillet 2010
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De Cristina Peri Rossi,
éd. Toute Latitude, 192 p.
A partir de 18,91 € sur Amazon.fr


A l'heure où la cigarette se voit interdite du domaine public, l'écrivaine uruguayenne, fumeuse invétérée, se propose de restaurer les vertus délicieuses de ce poison pernicieux. La première fois, sa première cigarette qui l'a marquée à vie date de 1951, ce n'est pas celle qu'elle a fumé, mais celle qu'elle a vue dans la bouche d'une femme à Montevideo, alors qu'elle avait dix ans. Parce que les hommes d'alors jouissaient de vices interdits aux femmes, Cristina s'est jurée d'adopter le vice de la cigarette qui est aussi une manière de vivre et d'être libre. Parce que fumer est un plaisir, l'écrivaine envisage le rapport à la cigarette comme une relation amoureuse. Se séparer de la cigarette, c'est rompre, souffrir d' un vide, d'un manque. Maintenant qu'elle s'est détachée de son amant de quarante ans, Cristina raconte l'histoire et les charmes de son ex parti en fumée. 1492, Rodrigo de Jerez, marin envoyé par Colomb ne découvre pas sur les nouvelles terres l'or escompté mais des sauvages baignant dans la fumée. C'est en 1660 que l'ambassadeur Jean Nicot introduira la cigarette à la cour de Catherine de Médicis. Au cours de son histoire, elle inhalera les ports, les repères de dandys, les saloons de cow-boys. C'est le cinéma qui sera la meilleure promotion des cigarettes : tous les plus grands en ont grillé une à l'écran, Welles, Curtis, Hoffman, Brando, Dean, Newman.


La gitane qu'il consomme, c'est Carmen la rebelle cigarière qu'ils grillent à chaque bouffée de désir. La cigarette est aussi la récompense du brave, de l'éprouvé ou l'ultime plaisir avant la mort du condamné (droit que l'État de l'Alabama a supprimé pour des raisons de santé !). Objet de tumeur, la cigarette est aussi sujet érotique qui conjugue éros et thanatos dans le même lit puisque l'on se tue à petit feu après la petite mort. Pour l'écrivaine, sur les pas de Freud, la cigarette est aussi une arme et un bouclier, arme de séduction, de confiance, lien vers l'autre. Cristina a rangé son dernier paquet aux oubliettes, sans le maudire. Cette oeuvre littéraire, documentaire, historique fait le tour de la cigarette d'un coup d'oeil nostalgique, comme si ce livre était la dernière des dernières bouffées de plaisir.

Le dictionnaire bordélique des Wampas

Publié par Frédéric POILBOUT | 11:04 Le 13 juillet 2010
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De Philippe Wampas
éd. Hors Collection, 216 p.
A partir de 10,43 € sur Amazon.fr

Le dictionnaire bordélique des Wampas n'a de bordélique que l'adjectif : d'abord parce que toute la mythologie des Wampas est rangée par ordre alphabétique -de A comme accident à Z comme Zoetemelk- ensuite parce que Didier Wampas, le leader du groupe, sous ses abords anar avoue avoir voté Jean-Paul Huchon, avoir la Bible pour livre de chevet, n'est ni junkie ni coco comme ses parents, et encore moins fan de Bové, et pour comble de tout son frère qui a composé ce dico est journaliste au Figaro ! Alors les Wampas un groupe de rock bien rangé qui ose croquer du piment indien et chanter en play-back ?


Pas si mous que ça les rockers quand on se rappelle que ce groupe initialement appelé Les Gros Dégueulasses a chanté des textes qui dérangent puisant leur source dans le politiquement incorrect. Le dernier scandale en date qui fut un défi à la liberté d'expression en France plus qu'un affront au président se nomme : "Chirac en prison". Rappelez-vous, vous n'avez pu écouter le titre nulle part... Les Wampas, 24 ans d'existence au compteur, n'ont toujours pas les ronds de Manu Chao ni le compte en banque de Louise Attaque, mais ces déjantés qui n'ont pas peur des skinheads grecs sont restés fidèles à leur premier et seul amour : le pur rock'n roll.

Boulot : un étudiant averti en vaut deux !

Publié par Marilyn Bouchain | 14:10 Le 12 juillet 2010
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Un tiers d'échecs en fin de cycle chez les étudiants salariés... (source cereq). Étudiants en quête d'un emploi, prenez-vous cette giclée d'angoisse et… déstressez ! Dites-vous que ce cerveau mirifique qui vous mena jusqu'aux études supérieures saura bien vous aider à déceler les mauvais plans boulot !

S'il est vrai que certaines entreprises (selon la politique maison ou le management régional) sont connues comme des pourvoyeuses d'emplois "spécial étudiant" plus ou moins valables, le but n'est pas ici d'en faire un listing désobligeant (le bouche à oreille se chargera de vous briefer !) mais plutôt de proposer des pistes de réflexions pré-embauche.

Ecriture soignée

Globalement, le MPB ( mauvais plan boulot !), c'est celui qui va empiéter sur votre Moi Véritable : l'étudiant. Ce qui implique quelques prises en considérations. Dès vos premières recherches, apprenez à trier les opportunités. Les annonces "best of" (parutions régulières) des gratuits devraient vous mettre la puce à l'oreille ! Un trop gros turn over est souvent symptomatique de mauvaises conditions de travail (rythmes infernaux, hiérarchie tyrannique etc…). Quant aux propositions d'activités à domicile (dans les journaux ou sur Internet), bien que fort alléchantes, elles n'en sont pas moins suspectes. Basés sur l'utilisation de votre réseau amical/familial, les premiers résultats vous permettront dans la plupart des cas de rentrer dans votre investissement. Une fois épuisée cette source de "clients", les bénéfices risquent de se faire rares : un système pyramidal pas très honnête assez décrié sur les forums. A fuir si un investissement financier vous est demandé tel l'achat d'un CD méthodologique, d'une page sur le net. De même, les castings à l'issue desquels votre porte-monnaie sera sollicité pour la création d'un book : on ne paie pas pour bosser (pas encore en tout cas !).

Pose de parquet

Étudiez la situation géographique de l'employeur : un long trajet = plus de fatigue et des frais de transport. Soupesez la charge de travail. Un boulot pénible physiquement implique un temps de récupération important et peut-être évolutif. Huit heures de pots de yaourts à remplir à la chaîne suivies " Des fruits d'or " de Nathalie Sarraute, ça vous dit ?

Gardez à l'esprit que si l'entretien d'embauche est l'occasion pour votre employeur potentiel de vous évaluer, c'est aussi pour vous une opportunité de cerner le poste en question. N'hésitez pas à poser des questions, à demander un descriptif écrit du poste afin de l'étudier à tête reposée avant de recevoir une réponse ou dans le cas d'une prise de position immédiate exigée, vous aménager un temps de réflexion durant la lecture. Écrites ou orales, les activités "annexes" ou "autres" doivent vous être décrites ( vous vous éviterez une augmentation des tâches sans augmentation salariale !).L'évocation d'heures supplémentaires ou de changements d'horaires doit vous amener à réclamer des éclaircissements illico: heures sup payées à quel taux ? Changements de planning prévus à combien de jours ?

Clavier & Souris

Dans la lancée, les horaires ne sont pas à négliger non plus : de nuit, 3/8 une accumulation de fatigue risque de peser sur vos capacités intellectuelles ( gardien de nuit, c'est cool mais vous dormez quand ? En cours ?) Ne présumez pas de vos forces. Vous êtes jeunes certes, mais votre santé est garante de votre réussite. Selon P. Askenazy, économiste et chercheur au CNRS, " Les contraintes organisationnelles, notamment de rythmes et de délais, se généralisent. L'"incertitude au travail", comme le fait de devoir effectuer des tâches non prévues, augmente pour toutes les catégories de salariés, accroissant la charge mentale. Le contrôle par la hiérarchie décline au profit d'un quasi-doublement du contrôle informatique, concernant désormais plus du quart des salariés.

Même si la réduction du temps de travail a limité la fréquence des semaines longues, les temps sont de plus en plus éclatés. Le travail de nuit (surtout des femmes) se développe. Les horaires atypiques ou imprévisibles deviennent la norme, induisant des difficultés pour conjuguer vies privées (dont l'éducation des enfants) et professionnelle ". (source : le Monde).

Bétonnière

Enfin, dernier aspect à considérer : votre bien-être psychologique. Un job dont vous ne pouvez vous défaire passé le pas de votre porte peut s'avérer néfaste. Evitez les situations douteuses qui risquent de laisser des séquelles : hôtesse de bar, modèles photo ( petites annonces), animatrice (-teur) rose, attention, glauquissisme ! Penser aux conditions de travail : passer une journée en mini-kilt à distribuer des échantillons peut se révéler éprouvant selon le quartier. De même, endosser un costume de mammouth laineux peut s'avérer désagréable ( inconfort + blagues cruelles du public).D'une manière générale, votre jeunesse vous expose à des abus iniques : harcèlement moral, dévalorisation, paternalisme envahissant. Un temps d'adaptation parfois désagréable est monnaie courante, un mal-être qui s'installe n'est pas acceptable. Vous ne pouvez pas vous le permettre. C'est pourquoi, la prudence conseillerait d'opter dans un premier temps pour un CDD (quitte à le proposer à votre employeur), de mettre à profit votre période d'essai pour évaluer les plus et les moins de ce job et de ne pas hésiter à aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte !

Et si malgré toutes vos précautions, vous ne parveniez pas à éviter le MPB, dites-vous qu'une mauvaise expérience vous apprend beaucoup de choses : ce que vous êtes capable de supporter, jusqu'où, ce que vous voulez et surtout ce que vous ne voulez plus ! Imaginez-vous coincé à vie dans cette entreprise : de quoi potasser avec ferveur ses bouquins, non ?

Un homme qui crie

Publié par Romain DOMEC | 13:04 Le 10 juillet 2010
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Date de sortie cinéma : 29 septembre 2010
Réalisé par Mahamat Saleh Haroun
Avec Youssouf Djaoro, Diouc Koma, Emile Abossolo M'Bo
Long-métrage français, belge
Genre : Guerre, Drame
Durée : 01h32min
Année de production : 2010
Distributeur : Pyramide Distribution

Salué par le prix du jury du festival de Cannes 2010, cette plongée funeste dans le Tchad d’aujourd’hui nous montre un pays dévasté, corrompu et où, de l’avis de son propre réalisateur, Mahamat Saleh Haroun, « il n’y a pas grand chose ».

Tous droits réservés © Allociné

Reste donc une histoire simple et émouvante, celle d’un modeste père de famille, Adam, récemment licencié, et confronté à un choix impossible : payer un tribut à son gouvernement ou donner son fils à l’armée alors que ce dernier vient de lui prendre son emploi à l’hôtel où ils travaillaient.

La mise en scène brillante de modestie magnifie des interprètes remarquables et confronte le spectateur aux réalités de l’Afrique aujourd’hui. Les décors et paysages fascinent mais sont bien vite éclipsés par la trame du long-métrage. Débordant d’émotions, ce film sur la filiation, le sacrifice, l’injustice, met en scène une petite histoire qui résonne dans la grande.

La princesse de Montpensier

Publié par Romain DOMEC | 12:07 Le 9 juillet 2010
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Date de sortie cinéma : 10 novembre 2010
Réalisé par Bertrand Tavernier
Avec Mélanie Thierry, Lambert Wilson, Grégoire Leprince-Ringuet
Long-métrage français
Genre : Historique, Drame, Romance
Durée : 02h19min
Année de production : 2010
Distributeur : StudioCanal

Adapté du roman éponyme de Madame de la Fayette, le long-métrage de Bertrand Tavernier raconte dans la France du milieu du XVIème siècle, où s’entretuent catholiques et protestants, la passion du Duc de Guise pour Marie de Mézières, veuve du prince de Montpensier.

Tous droits réservés © Allociné

Exercice de style difficile rythmé par un texte très littéraire, le film de Tavernier est encroûté par une mise en scène vieillotte et des interprètes médiocres. Seul Lambert Wilson bien évidemment est impeccable dans ce long-métrage suranné qui se veut être une allégorie des conflits religieux actuels.

Beaucoup trop long pour ce qu’il veut raconter, « la princesse de Montpensier » se retrouve piéger par une volonté beaucoup trop tyrannique de coller au plus près du texte et de l’Histoire. En découle une lenteur effarante et un ennui profond malheureusement non occultés par une reconstitution de qualité.

Un "Pack Spécial Installation" pour les étudiants avec Corsairfly

Publié par Sébastien MICHEL | 11:36 Le 8 juillet 2010
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Corsairfly lance une opération spéciale destinée aux étudiants antillais et réunionnais de 17 à 30 ans, s’apprêtant à rejoindre la métropole afin d’entamer un cursus universitaire. Pour certaines familles, le coût du billet d’avion et l’éloignement géographique sont des contraintes prohibitives. Afin de les accompagner, Corsairfly propose un "Pack Spécial Installation".

Grâce à cette opération, le prix de l’acheminement des futurs diplômés n’est plus un obstacle et la présence d’un parent permet de rassurer toute la famille.

"1 trajet pour l’étudiant + 1 Aller/Retour pour l’accompagnant"
Au départ de la Guadeloupe ou de la Martinique : 799 € TTC
Au départ de l’Ile de la Réunion : 999 € TTC

Into the sky

Parallèlement, dans le cadre du "Pack Spécial Installation", Corsairfly propose également une franchise bagages de 120 kg pour 2 passagers.

Au départ des Antilles, ce tarif est valable pour une période de voyage effectuée entre le 13 septembre et le 13 octobre, le dernier retour devant être opéré avant le 24 octobre 2010.

Au départ de la Réunion, la période de voyage doit être effectuée entre le 5 septembre et le 6 octobre 2010, pour une durée de séjour en métropole d’un mois maximum.

Les réservations sont ouvertes jusqu’au 9 août 2010.

La société vulnérable

Publié par Frédéric POILBOUT | 11:34 Le 7 juillet 2010
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De Olivier Hassid
éd. Du Félin, coll. Échéances, 117 p.
A partir de 9,40 € sur Amazon.fr

Les éditions du Félin lancent la nouvelle collection d’actualité Échéances qui pose un regard critique sur les grands débats actuels. Parmi eux, la vulnérabilité de notre société constitue une question centrale, que le politologue et chercheur Olivier Hassid traite de la façon la plus claire et synthétique. Sous-titré criminalité, terrorisme et insécurité en Europe, son ouvrage passe en revue, chiffres et dernières données à l’appui, toutes les violences subies par notre vieux continent. 


Sa réflexion restitue au passage des vérités trop souvent cachées par les unes sensationnelles des journaux. Ainsi en France comme en Europe, le sentiment d’insécurité ne cesse de troubler les esprits alors même que le taux de crimes et de délits, qui a explosé entre 1960 et 1990, tend actuellement à se résorber. Ce sentiment est en réalité souligné par le fait que la violence s’est insinuée dans tous les lieux de notre quotidien jusque dans le cadre virtuel d’internet. L’auteur analyse également le rôle des différents acteurs de la sécurité en Europe et développe les différents moyens de prévention du crime, rappelant à cet égard que seule une politique lucide de prévention sera assez efficace pour rassurer et protéger.

La peur au cinéma

Publié par Frédéric POILBOUT | 10:53 Le 6 juillet 2010
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De Emmanuel Siety
éd. Actes sud Junior, 88 p.
A partir de 18 € sur Amazon.fr


L’universitaire Emmanuel Siety a réalisé un ouvrage didactique sur le thème de la peur au cinéma à destination des lycéens et des jeunes cinéphiles. Ce travail documentaire nourri de nombreux exemples de films nous livre les clés de compréhension des mécanismes de la peur au cinéma. L’auteur nous éclaire aussi bien sur les mauvais signes qui prédestinent la peur au cinéma que sur la symbolique des lieux à l’instar de la forêt, monde plein de danger et de mystère ou de la maison, refuge porteur de faux espoirs.


Il nous détaille également l’évolution historique de ces films qui se font l’écho de peurs collectives et de menaces, le plus souvent intérieures. La peur repose dans des films comme Psychose ou Shining sur un déséquilibre du quotidien, « un vacillement des certitudes ». Ainsi conclut l’auteur « dans un film de peur, tout complote contre nous, tout le temps, partout ». Cet ouvrage apprend à détecter avec délectation ces délices du complot qui nous font frissonner de peur et de plaisir…

Kitewing : voiles à tout faire

Publié par Marilyn Bouchain | 11:07 Le 5 juillet 2010
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Vous en avez rêvé ? Skimbat l'a fait ! Voici la nouvelle gamme d'ailes amovibles, quel que soit le board, qui vous procure votre dose d'adrénaline !

Alors, la voix lugubre du Sphinx résonna aux portes de Thèbes :
- "Quelle est la voile capable de sublimer le matin les sports de glisse terrestres, le midi les sports de glisse nautiques et le soir, les sports de glisse de neige ? "
Le Rider-Fou racla le sable du bout de sa tong, plongé, semblait-il, dans une intense et douloureuse réflexion…
- "Heu…"
Soudain :
- "Meuh non, j'la connais la réponse : c'est le Kitewing ! La nouvelle aile ultra légère de la marque Skimbat. Du matos d'Hadès ! Maniabilité, top vélocité ( des pointes à 100km/heure, mec !), de quoi faire des sauts et des tricks au-delà du réel ! Tu savais que la Skimbat se décline en trois modèles ? Pour 825à 875 euros, t'as une voile tous public, à 980 euros, t'as une spéciale " vent faible " ou " rider costaud " ( Pour les plus de 80 kg) et à 1150 euros, t'as la Skimbat 5.5 pro, bord d'attaque en carbone composite allié à un tube renforcé en fibre de carbone."

Ninety Miles Beach

A ce moment précis, l'animal mythique frémit d'une façon étrange…
- "T'as les accessoires aussi. Prends les barres Monkeykite : en carbone, elles sécurisent les ailes qui ne s'envolent pas lors de la chute. En plus, tu les as en trois tailles ! Ou encore les bouts de harnais : en " V ", ils offrent aux supers riders stabilité et perspectives de sauts dignes d'Icare tandis qu'en version expansée ( plus longue que pour le windsurf), ils s'ajustent à la demande !"

Le dernier mot venait à peine d'être prononcé qu'un bruit rappelant celui que fait une plaque de cuisinière à gaz à l'approche d'une allumette embrasée sembla remonter des entrailles du Sphinx. Presque simultanément, des flammes s'échappèrent des oreilles et du nez de la bête pour finir par entièrement la consumer. Perplexe, le Rider-fou observa le tas de cendres à ses pieds puis haussant les épaules, il lâcha, sentencieux :
- "Skimbat, c'est pas pour les mauviettes ! "

Scrapbooking : entre l'atelier collage et la galerie d'art

Publié par Marilyn Bouchain | 20:38 Le 4 juillet 2010
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Quel est le comble du snobisme ? Oser le ringard pour être au top de l'avant-garde ! Zieutez les Madonnas et autres Uma Thurman : elles s'affichent aiguilles et pelotes à la main en tricoteuses branchées ! Bon, le tricot n'étant pas une activité toutes saisons (monter une écharpe de 3 m au point de mousse un 15 août, ça risque de tenir chaud aux genoux !), pourquoi ne pas verser dans la nostalgic attitude via le scrapbooking ?

Ça commence bien…
Tout d'abord, un peu d'étymologie pour ceux qui souhaiteraient introduire leur nouveau hobby de façon plus intellectuelle (évitez l'un peu trop nature "je décore des albums photos" !). Le mot scrapbooking (scrap ou chutes de tissus, rejets métallurgiques et book, livre, album) apparaît au XVIIIème siècle. En ce temps-là, cher Guillaume Durand, le concept partait d'une harmonisation des images, notes, poèmes contenus dans des carnets de voyages ou de souvenirs (voir les productions de Thomas Jefferson datant de 1801, véritables mines d'or quant à la psychologie du personnage). Au cas où Jefferson vous semblerait décalé dans vos soirées underground, citez Andy Warhol, ça en jette aussi… Ensuite, restez vague

Ça tourne mal ?
… Car vos références contemporaines sont à chercher du côté des ménagères et mères de famille pour qui le scrapbooking a détrôné les réunions communautaires autours du patchwork (32 millions d'adeptes outre-atlantique) tandis qu'en France, il s'impose de façon exponentielle dans le domaine du loisir créatif. Chargée d'une valeur émotionnelle forte (la sauvegarde et la transmission de la mémoire), cette activité sublime l'album de photo jusqu'à le considérer comme une œuvre d'art en devenir, ultime héritage familial. C'est ainsi qu'une page se verra dédiée dans son intégralité à la cueillette des mûres par Marie 8 ans ,optimisée à grand renfort de collages et découpages en tous genres. D'ailleurs, le commerce développé à l'adresse de ce public donne une idée de la diversité des techniques et outils disponibles : gabarits de coupe, ciseaux cranteurs, tables à gaufrage, perforeuses, tampons, stickers, pochoirs, etc. Le matos et des conseils : www.scropines.com. Autre fournisseur : www.gluedotsuk.co.uk

Books

Ça sent le neu neu ?
Détrompez-vous : nonobstant la tendance patronage inhérente à un manque d'imagination ou de confiance en soi (encadrements total stickers à paillettes, appositions de rubans, dentelles, petits cœurs tamponnés…), le scrapbooking peut se révéler un réel tremplin vers la création artistique pure. A l'instar de monsieur Jourdain faisant de la prose sans le savoir, le scrapbooker démocratise le graphisme en se le réappropriant. Ainsi, les constantes du travail graphique servent-elles à structurer les meilleurs feuillets : mises en page audacieuses, jeux de typographies, inserts de croquis, fusions des visuels. Néanmoins, c'est au niveau de la sémantique que le scrapbooking s'émancipe : tandis que le graphisme s'inscrit dans l'instantanéité de la narration (pub, affiche…), le scrap raconte une histoire, une tranche de vie. La composition finale du graphisme se limite à la compréhension immédiate de la page, le format cognitif du scrapbooking vise une existence. La créativité est donc bien au rdv, pour preuve le prêt-à-employer (autocollants, papiers décoratifs, kits divers), potentielle source de niaiseries, de lieux communs manuels, parvient à soutenir le talent de bon nombre. Hors des sentiers battus, ces artistes du quotidien picorent des disciplines adjacentes avec bonheur : la BD, l'illustration, la peinture, le rought s'y mêlent afin de construire une œuvre intime, une biographie visuelle. Reconnus, certains publient, exposent, enseignent et sont même qualifiés de designers . Formatages réussis : www.azzascrap.com

Ça se complique !
Cependant, investi d'une mission qu'il ne s'agirait pas de perdre de vue (transmettre une mémoire packagée), le scrapbooking s'étoffe de quelques problématiques qui lui sont propre : qu'en est-il du respect du travail photographique, lequel devenu matière première court le risque d'être dénaturé (coupes intempestives des décors ou des personnages annexes, introduction de matière dans le champ même du cliché…) ? La mise en forme du cliché ne nuit-elle pas au souvenir, à la lecture des éléments informationnels (tiens, ce papier peint à fleurs, c'était chez mémé…) ?

D'où les obédiences divergentes semblant émerger. L'une préconiserait l'usage de photos reléguées dans nos boîtes à chaussures (généralement des doublons ou des séries). L'avantage reviendrait à la créativité libérée de la sacralisation du souvenir argentique. L'autre se positionnerait nettement pour une ornementation respectueuse du cliché choisi selon des critères d'esthétique et d'apports affectifs.

Gageons qu'adoptée par nos concitoyens ( en majorité citoyennes!), cette discipline ne tardera pas à s'enrichir d'autres problématiques typiquement hexagonales. D'une occupation à visée familiale, ciment d'une communauté, le scrapbooking passé au chinois de l'individualisme français pourrait muer vers l'expression beaucoup plus personnelle d'un ressenti, vers une sorte de journal non-intime illustré… A vous d'apposer votre French touch !
Une galerie à visiter : www.scrapjazz.com

Blagues du p'tit coin

Publié par Frédéric POILBOUT | 08:35 Le 2 juillet 2010
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Xavier Cucuel, éd. Tornade
A partir de 7,55 € sur Amazon.fr


Marre de votre thèse qui n'en finit pas ou de votre dernière analyse financière ultra-complexe ?  Faites-vous une petite pause zygomatique. Soulagez-vous ! Tel est le credo de ce petit bouquin qui vous accompagnera partout -et surtout- au fond du jardin. Voici de prime abord une légère et gracieuse devinette pour donner le ton : qu'est-ce qu'on donne à un éléphant qui a la diarrhée ? De l'espace, beaucoup d'espace ! Je vais toutefois décevoir les per-pét-uelles (si, si , il y en a) amoureux de la blague scato, on compte aussi dans ce recueil de bonne humeur des morceaux d'esprit. Exemple de questions existentielles  : pourquoi l'homme penche-t-il la tête quand il réfléchit ? Pour que ses deux neurones entrent en contact.


L'auteur se joue des clichés énaurmes, comme dirait Jarry et passe à la moulinette tous les habituels talentueux de service. Dans la liste, on retrouve nos amis les fonctionnaires -dont le jeu favori est le mikado, c'est le premier qui bouge qui a perdu-,  l'homme paresseux par-dessus tout -qui comme le chat a une peur bleue de l'aspirateur- mais aussi, dans un cosmique désordre, les joueurs du PMU, les bourrés, les curés, les traders, Johnny, et l'éternel épinglé, ce pauvre diable de Jésus (oups ! ) dont on raconte qu'il a été suspendu le jour du match Nazareth-Bethléem le vendredi soir avant Pâques. C'est frais comme l'apéro du matin, mordant comme les moustiques du soir, cruel à souhaits et surtout ça fait du bien par où ça casse.

Pensez Bamboo !

Publié par Marilyn Bouchain | 11:15 Le 1 juillet 2010
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Réussir dans le secteur musical, ça n’est pas seulement un quota de CD vendus, des tournées qui s’enchaînent sur les trois ans à venir, un nom reconnu par le milieu et un public fidèle… J’en sais qui, à la lecture ce cette intro, vont se fendre d’un « Ah bon ? Qu’est-ce qu’on peut viser d’autre ? ». Voui, voui, j’admets que le lot énoncé représente déjà un sacré gain pour tous les musicos dont la programmation actuelle se résume au festival du « quartier en fête », au tremplin « Espoir 2007 » et autres apparitions rémunérées à l’entrée.

Instruments Bamboo

Et bien sachez, jeunes gens sans imagination ( je vous entends : « On s’en fout, on veut des cachets ! ») qu’il est des artistes pour qui la musique est une philosophie de vie dont les ramifications s’étendent à de multiples domaines.

Joueurs de Bamboo

Japonais from Marseille
C’est le cas de de Makoto Yabuki, leader du très atypique groupe marseillais Bamboo Orchestra constitué de jeunes percussionnistes du cru ( G.Bonnet, L.Piacentino, H.Gribi, N.Pinna et N.Aubin). Empreint d’un respect envers la nature et les éléments directement issu du shintoïsme, à la recherche de moyens tangibles d’inverser la courbe ascendante des dommages infligés à notre environnement, il s’est tourné vers le bambou : d’une croissance pouvant aller jusqu’à un mètre par jour, ayant atteint sa maturité en trois mois, plus dur que le chêne, produisant plus d’oxygène qu’une forêt classique, cette graminée de la famille de l’herbe (ben si !) pourrait représenter le matériau du futur, permettant ainsi de stopper la déforestation.

Instruments Bamboo

Le Bamboo Orchestra est donc composé de 25 instruments (percussions et flûtes) total bambou. Du beau à voir, du beau à entendre. Une scène où s’expose une architecture d’instruments blonds chaud, lustrés (dont certains mesurent deux mètres de haut) et la surprise du son. Fort mais feutré. Doux mais percutant. Des vibrations qui vous résonnent en plein plexus solaire. Et des harmonies mêlant les quatre éléments à l’Afrique et l’Asie, le Sahara aux jardins Zen pour se fondre en un univers sonore inconnu.

Joueurs de Bamboo


La musique pour tous
Le Bambou-matériau, le bambou-instrument, le bambou-écolo, le bambou-lien social. Car au Bamboo Orchestra, on ne se contente pas de présenter ses créations musicales via des concerts et festivals en France ou à l’étranger, on applique vraiment ses idéaux de culture de proximité et d’artiste citoyen grâce à des ateliers hebdomadaires enfants, adultes ou intergénérationnels ramenant les échaudés du solfège à la pratique de la musique ( ici, on scande la mesure sans partition). Les efforts sont récompensés par des représentations publiques. On va vers l’autre, en psychiatrie, en Maison d’enfants, en institut spécialisé pour les handicapés moteurs et/ou mentaux, en ateliers scolaires ou en ateliers de sensibilisation à « l’outil musical » auprès de futurs éducateurs spécialisés… Sans parler des portes que l’on peut pousser à tout moment pour une visite de l’instrumentarium.

Joueurs de Bamboo

Alors, monomaniaque le Bamboo Orchestra ? A vous de voir … ou plutôt d’écouter. Attention : risque de contagion bambousoïque !

Pour en savoir plus : www.bamboo-orchestra.com

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