Le cuisinier, la belle et les dormeurs

Publié par Mourad HADDAK | 10:57 Le 27 janvier 2011
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De Radhika Jha
nouvelles traduites de l’anglais (Inde) par Simone Manceau
Editions Philippe Picquier, août 2005, 253 pages
A partir de 7,60 € sur Amazon.fr


Dans un style vif et théâtral, passant facilement de la comédie au drame, la romancière indienne s’interroge dans son dernier livre sur les certitudes fragiles et les faux-semblants touchant aux sens, à la raison et à la religion.

Ses personnages principaux, dans des histoires et des lieux très différents, aux contours volontairement imprécis, partagent en commun une certaine expérience de la folie. Les deux premières nouvelles, sortes d’appendices sensuels, drôles et légers du banquet de Platon, peuvent se lire comme des contes moraux ou philosophiques sur le Bon (goût) et le Beau. La dernière, plus inquiète, est un récit fantastique sur les superstitions religieuses qui « habitent » l’Inde contemporaine. Radhika Jha a déjà écrit aux mêmes éditions L’Odeur (roman paru en 2002) et L’Elephant et la Maruti, fictions de Delhi (paru en 2004).

Le Cuisinier, la Belle et les Dormeurs

Une cuisine qui tourne au vinaigre et à la déconfiture
La première histoire se déroule dans un restaurant à Genève, « Le Chaudron d’Or ». Monsieur Tocinelli, Marcello pour les intimes, est un grand chef cuisinier, une référence gastronomique obligée et un amoureux de la tradition culinaire française. Mais voilà, depuis quelques temps, des rumeurs fissurent l’éclat de la réputation de sa cuisine. Et dans ce domaine, les doutes ne sont pas permis. Sa femme, inquiète, est aux aguets, surveille son mari, envoie sa fille aînée Graciella espionner son père et vérifier la qualité de son travail. Comme dans un vaudeville, dans une suite de quiproquos familiaux, le chef cuisinier voit des traîtres partout et soupçonne même sa tendre épouse de vouloir le tromper avec un autre homme. Il ne veut pas, un seul instant, se remettre en cause et moque sans vergogne le fiancé de sa fille aînée, Hubert, « la limace au visage poupin et à la voix onctueuse ». Il faut absolument lire le passage irrésistible de géopolitique culinaire dans lequel le beau-père, par ses commentaires acerbes, assassine devant toute sa famille « l’omelette indochinoise » présentée par son gendre à la télévision. Le dernier acte (la préparation d’un repas de noces) est enfin pour lui l’occasion de rivaliser avec la gastronomie moderne pratiquée à New-York ou Sydney et d’en dénoncer toutes les impostures. Pour montrer qu’il n’est pas devenu un has been, le vieux briscard va préparer le menu d’un dîner qu’il veut inoubliable et l’apothéose de sa carrière. Et c’est dans cet esprit et… avec tout son nez qu’il va poser les pièges, tel un chasseur, pour attraper les subtiles saveurs des ingrédients. Le menu façon « Harry Potter » ou « post-mortem », selon les points de vue, fourmille de bons mots et de provocations décalées pour un repas de noces : « mousse de canard ‘’mort subite’’ », « médaillon de veau au jus de soldats morts », « feuilles d’automne sur tombeau printanier ». Il y a du Süskind, auteur de l’inoubliable Parfum, derrière les mots et les fourneaux ! Au fait, Marcello est-il devenu fou ? A vous de vous faire une opinion !

« Le soupir d’une jolie fille s’entend plus loin que le rugissement d’un lion » (proverbe arabe)
Dans la deuxième nouvelle, le morne quotidien de la narratrice, dans un lycée fréquenté par les enfants de la bourgeoisie indienne, va radicalement changer à l’arrivée d’une nouvelle élève, Mandakini, que « l’école tout entière admirait, béate » pour son exceptionnelle beauté. Moins gâtée, Renuka (la narratrice) ressent comme si elles lui étaient destinées les remarques blessantes et les vexations subies par sa voisine de classe Mandakini de la part d’un professeur en sciences politiques mécontent en son for intérieur d’être troublé ainsi par ses désirs. Renuka, introvertie et atypique, est fascinée par la beauté en général et finit par devenir l’amie de Mandakini. Celle-ci devine les effets qu’elle procure aux autres et ne se prive pas d’en jouer. Lorsque les cours se terminent en juin, Renuka complètement soumise et obsédée par son amie obtient d’elle son accord pour l’héberger chez son père à Bangalore. Ce dernier n’avait jamais eu, selon sa fille, « une expression à la fois [si] servile et empressée » devant une femme. La montée inexorable de la perversion atteint son paroxysme dans le jardin du mystérieux photographe de mode Naren Nath dans lequel Mandakini, nue comme Eve aux premiers temps, perdra toute son innocence et son « essence ». Comme dans la première nouvelle consacrée à l’art culinaire, l’écrivain arrive de façon brillante à convier le lecteur autour de discussions savoureuses sur la beauté dans des lieux insolites. Pour la narratrice, la beauté est le chemin qui conduit à Dieu, elle est son nécessaire « reflet » et « s’il nous était donné de voir son véritable visage, peut-être en mourrions-nous de peur ou d’évanouissement ». La beauté ne peut pas être nue. Ce serait alors un état de sacrilège, une forme de profanation.

La force des traditions religieuses ou l’impuissance de la raison
Dans la troisième et dernière nouvelle, Radhika Jha nous ouvre les portes d’une Inde mystique, pauvre et hors du temps. Le narrateur est un fonctionnaire zélé, persuadé que le développement du pays passera par l’éradication des superstitions. Avant de retourner « vers des contrées plus civilisées », il découvre un village reculé, Purandaru, dans le district de Mangladi. A son arrivée, cet adjoint du préfet rencontre des habitants de confession hindoue étrangement hagards, las, privés de sommeil et animés du seul désir de participer à une cérémonie religieuse nocturne (puja), sur un terrain de cricket, à proximité d’une église chrétienne. Face à eux, un prêtre malentendant et dément ( ?) est déterminé à perturber le culte de la déesse (la Devi du village) censé apporter pour les hindous les pluies bienfaitrices de la mousson d’été. Après « une discussion à fleurets mouchetés », le prêtre par arrogance et défi lancé au narrateur provoquera une lutte terrible entre les deux communautés. La détermination et l’extase du prêtre « sourd » aux bruits du monde (carillons du clocher, cris de la foule, grondement du tonnerre) contraste fortement avec l’incrédulité et l’épouvante du narrateur, témoin impuissant d’une haine annoncée et préparée.

Acras de morue

Publié par Céline Berger | 13:17 Le 26 janvier 2011
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Ingrédients (pour environ 4 à 6 personnes) :
450g de morue (mais il n’y en a jamais trop !)
250g de farine
40 cl de lait
2 œufs
sel, poivre
aromates : oignon, ail, ciboulette, persil plat, piment, c'est selon les goûts
huile de friture (spéciale friture ou huile de pépins de raisins)

Faire dessaler la morue (conseil martiniquais : en la faisant bouillir dans de l'eau ou du lait, ça va plus vite), la peler et retirer les arrêtes, puis en faire de grosses miettes. Dans un saladier, préparer la pâte : mélanger la farine et le lait, puis incorporer les œufs battus en omelette. Ajouter la morue, les aromates ciselés, le sel et le poivre à la pâte et laisser reposer (théoriquement 4 heures).

Faire chauffer l’huile de friture.

Faire les acras à l’aide d’une petite cuillère.

Goûter le 1er pour rectifier l’assaisonnement.

Faire frire le reste et égoutter avant de servir (papier absorbant).

Variantes:
- on peut y rajouter des petites crevettes.
- la recette traditionnelle est à base d'eau et non de lait

A noter que les accras ne se conservent pas longtemps. Quant ils sont fait, les mettre dans un plat couvert d'un alu avant de les faire réchauffer au four doux si ils ont été préparés à l'avance. On peut consommer les accras restant le lendemain (après une nuit au réfrigérateur) mais les faire réchauffer au micro-onde les ramollis. Rien n'interdit de congeler la pâte crue.

L'Egypte de Bonaparte

Publié par Mourad HADDAK | 13:05 Le 25 janvier 2011
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De Jean-Joël Brégeon
Ed. Perrin, "Tempus", janvier 2006, 464 pages
A partir de 9,02 € sur Amazon.fr



Réédition en poche d'un incontournable de l'histoire napoléonienne (publié en 1991 et récompensé par le prix Diane Potier-Boès de l’Académie française).

Après avoir montré la grande fascination exercée par l’épopée de Bonaparte (1798-1801) aussi bien dans le monde arabe qu’en France et rappelé brièvement les principales productions historiques écrites depuis le XIXe siècle (1), l’auteur explicite dans son avant-propos deux raisons qui l’ont poussé à écrire son livre. D’abord, si les faits militaires sont bien connus, la situation vécue ou perçue par les « Egyptiens » et les Français (militaires et civils) n’a pas suffisamment été traitée par les historiens. Les questions médicales et scientifiques ont également la part belle d’une longue analyse, à la fois instructive et passionnante. Pour raconter la « vie quotidienne » de l’expédition, J. J. Brégeon utilise les parcours singuliers d’hommes connus ou inconnus à partir de leurs journaux intimes ou de leurs mémoires. Ainsi, le Journal du capitaine François permet à l’historien de décrire « les heurs et malheurs » des opérations militaires en Haute-Egypte (chap. 16). Les Mémoires de « l’argentier » Hamelin permettent de s’interroger sur les impérities financières de la conquête (chap. 17).

L’auteur veut, par ailleurs, inscrire l’expédition d’Egypte dans un temps long qui commencerait au moins au XVIIe siècle (avec l’émergence des premiers intérêts intellectuels et politiques européens) et aboutirait pour l’essentiel à la fin du XIXe siècle (avec la construction du Canal de Suez, sorte d’épilogue de l’influence française dans ce pays et aboutissement du rêve de Bonaparte, à la veille de la domination anglaise de 1882).

En amont de l’expédition, une fascination grandissante pour « le pays du Nil »
Dans une première partie, l’historien s’attache à décrire en préalable la situation physique, politique et sociale de l’Egypte avant la conquête. Le constat est sévère et sans appel pour l’Empire ottoman dirigé par Selim III. Depuis 1516, l’autorité sur l’Egypte est confiée à un pacha qui réside au Caire (qu’il ne quitte pratiquement jamais) : sa principale tâche est de veiller à la rentrée régulière des impôts qui écrasent les habitants. Pour l’assister, des beys administrent les différentes parties du territoire. La décadence était bien avancée selon Jean-Joël Brégeon avec la corruption à tous les échelons, l’anarchie administrative et les rivalités entre le représentant de la Sublime-Porte (absent… depuis 1787) et les beys. Ces derniers commandaient le puissant corps des mamelouks (2) dont ils étaient eux-mêmes issus. A la veille de la conquête, ce sont les beys Ibrahim et surtout Mourad, d’origine caucasienne, qui dirigeaient de fait le pays. Après une étude détaillée de la population égyptienne (3), J. J. Brégeon s’est intéressé à la fascination des Français pour l’Orient, enrichie des récits des diplomates, des « aventuriers », des écrivains et des religieux. Sans remonter aux croisades et à Louis IX, rappelons que François Ier, pour mieux contrecarrer les desseins de Charles Quint, n’avait pas hésité à entretenir après 1536 de bonnes relations avec la Sublime-Porte. « L’orientalisme » (4) a précédé et fourni les bases intellectuelles de la conquête française. Attiré par l’esthétique de la culture et les langues orientales, reconnaissant la grandeur passée des Arabes, ce courant de pensée a effectivement construit une vision négative de l’Islam en affirmant que sa décadence était avancée. Les Lumières avec Voltaire, Boulainvilliers, Condorcet ou Volney « imprimeront » fortement cette idée dans les mentalités européennes. « Le coupable, écrit l’historien, est nommément désigné : le despotisme ottoman ». Et c’est au nom d’une prétendue libération des Egyptiens du joug des beys que les Français engageront la conquête.

L'Egypte de Bonaparte


Les intérêts économiques et politiques précipitent la conquête à la fin du XVIIIe siècle
L’écrivain Claude Etienne Savary (1750-1788), dans ses Lettres sur l’Egypte (1785) et le philosophe Constantin Chasseboeuf dit Volney dans son Voyage en Syrie et en Egypte pendant les années 1783-1785 (1787) élaborèrent un véritable plaidoyer en faveur d’une expédition et prévinrent que de nombreuses puissances (anglaise, autrichienne et russe) regardaient avec intérêt la déliquescence du pouvoir ottoman (après sa défaite en 1774, l’Empire ottoman céda la Crimée à la Russie). Ces écrits ont fortement influencé, dans sa jeunesse, le futur général Bonaparte. Le lobby colonial à Paris avait reçu le renfort des marchands français et de la maison consulaire (sous l’autorité de Magallon) qui multipliaient les rapports alarmistes à la nouvelle République. La situation devenait calamiteuse pour les intérêts français affirmaient-ils, les « Turcs » étant accusés des pires « avanies ». Convaincu par le projet de conquête qui devait à la fois faire oublier la perte de la Louisiane, du Canada et de l’Inde (après la Guerre de Sept Ans achevée en 1763), déstabiliser le commerce anglais en Orient et garantir des richesses assurées, le ministre des Relations extérieures, Talleyrand, obtint du Directoire la décision d’intervenir en Egypte. Pour le gouvernement de l’époque, c’était aussi une occasion d’occuper Bonaparte, le héros des guerres d’Italie, en le maintenant loin de Paris. Le général d’origine corse nourrissait en secret l’idée qu’une gloire en Orient lui ouvrirait grandes les portes du « rêve occidental » (Jean Tulard).


L’Egypte sous l’occupation française (1798-1801)
Après le « miracle de la traversée », les navires français ayant évité à plusieurs reprises les vaisseaux mieux armés de la flotte anglaise commandée par l’amiral Nelson qui sillonnaient la Méditerranée, les soldats français débarquèrent à Alexandrie le 1er juillet puis firent route vers Le Caire. L’expédition d’Egypte comptait plus de 36 000 hommes dont 28 000 fantassins et près de 3000 cavaliers ainsi que les principaux officiers qui firent la gloire des guerres consulaires et impériales comme Kléber (assassiné en 1800), Davout, Donzelot, Rapp, Murat, Reynier ou Desaix. La fameuse victoire de la « bataille des Pyramides », le 19 juillet, a permis à la France d’asseoir son autorité sur le delta du Nil. Il faudra plusieurs mois à l’armée pour parvenir à « contrôler » le désert sans que la sécurité n’y soit complètement assurée. La « guérilla » soutenue par l’Angleterre et les Ottomans fut en effet continue et était le fait des mamelouks, des fellahs, des bédouins et des « Arabes » venus des régions voisines dont les redoutables « Mekkains », encouragés par le Djihad lancé par Sélim III et les Wahhabites du Hedjaz (partisans d’un islam rigoriste). La défaite navale d’Aboukir le 1er août 1799 (dite aussi « Bataille du Nil ») scella le sort de l’armée d’Egypte coupée de la France. L’aide de la métropole ne pouvant plus parvenir au corps expéditionnaire, les Français commandés par Menou (Bonaparte a quitté l’Egypte le 23 août 1799) doivent sous la pression anglo-ottomane abandonner l’Egypte en septembre 1801.

Un scénario huntingtonien avant la lettre ou la « cohabitation impossible »
Avant Madrid, le Caire a connu ses Dos et Tres de Mayo : les 21 et 22 octobre 1798, une révolte des Cairotes avait entraîné une répression très sévère. Il y eut plusieurs milliers de morts parmi les civils ; des lieux de culte comme la célèbre mosquée d’al-Azhar furent profanés débouchant sur une incompréhension réciproque et une haine tenace chez les habitants. Outre l’occupation de leur territoire par les « Francs », les Egyptiens ont vu leurs traditions bousculées. La vie sociale était désorganisée par les réformes engagées par l’occupant. Les beuveries des soldats et la « débauche institutionnalisée » (p. 202) ont aussi scandalisé le peuple (5). Le comte de Las Casas a rapporté dans son fameux Mémorial de Sainte-Hélène (1823) que Vioney avait personnellement averti Bonaparte que trois guerres lui seraient nécessaires : contre les Anglais, contre les Ottomans et contre l’Islam. Il lui aurait prédit que celui-ci serait « son pire ennemi ». Trop sûr de lui, le général n’aurait pas voulu tenir compte de ses conseils. C’est surtout auprès des minorités religieuses ou ethniques que les Français ont pu trouver des collaborateurs dignes de confiance. Ainsi, Bonaparte a pu constituer une « légion copte » qui a compté plusieurs centaines de membres. La cohabitation n’a donc jamais fonctionné avec les Egyptiens malgré les efforts de Bonaparte et de Desaix d’abord, de Kléber et de Menou ensuite (ce dernier s’était converti à… la religion musulmane). Le choc des cultures était trop important. Contrairement à Kléber, Menou avait envisagé une colonisation du pays en réformant la fiscalité et la justice égyptiennes. Stratège médiocre mais administrateur avisé et précurseur de la colonisation française du XIXe siècle, Menou avait manqué de temps et de moyens pour parvenir à ses fins.

La vie quotidienne des Français : « s’adapter pour survivre »
La vie quotidienne des soldats français était rendue difficile par les rigueurs du climat et du désert, les dangers des escarmouches, l’hostilité du peuple aux mœurs si « étranges », la difficulté de s’approvisionner, les nombreuses maladies (la peste, les « fièvres » comme le paludisme, les ophtalmies qui aboutissaient pour les formes les plus malignes à la cécité), l’absence des êtres chers laissés en métropole ou le manque de distractions. Le « cafard » des soldats (au sens de « mal du pays » ici) était un mal endémique comme l’attestent les nombreuses correspondances souvent interceptées par l’ennemi anglais et parfois publiées par ce dernier pour servir d’ « arme psychologique » ou distraire la société britannique (chap. 18). De nouvelles unités appelées « dromadaires » (chap. 16) furent créées par Bonaparte en janvier 1799 pour escorter les scientifiques, transporter les courriers, lutter contre l’insécurité dans le désert, près des côtes ou mater les tribus hostiles. Elles ont eu recours à la politique de la terre brûlée déjà éprouvée en Vendée. L’armée qui manquait cruellement d’hommes avait imaginé avec plus ou moins de bonheur des « légions étrangères » : copte, grecque ou maltaise. Du côté musulman, des janissaires soigneusement « encadrés » eurent la charge de la police des villes et des provinces. Surtout, on fit appel aux plus fameuses des troupes auxiliaires de l’épopée bonapartiste : les mamelouks qui incarnent à eux seuls « la séduction de l’Orient sur les Français » (p. 162). On s’adapta aussi sur le plan logistique (chap. 19) et financier (chap. 17). On trouva mille expédients pour fournir aux soldats la poudre, les armes, les nouveaux uniformes, des femmes, l’alcool, des jeux et des… dromadaires pour pallier au manque de chevaux. Pour les finances, on fit appel aux services d’un aventurier fantasque, habile et vénal, Antoine-Marie Romain Hamelin. « L’histoire au quotidien des soldats français, écrit l’historien, c’est avant tout le récit de leurs souffrances » (p. 221). Manquant d’argent et de moyens après le désastre d’Aboukir, le médecin René Nicolas Desgenettes et le chirurgien Jean-Dominique Larrey vont organiser les services de santé et réaliser de grandes prouesses pour soigner les blessés et surtout les malades, améliorer l’hygiène et développer d’efficaces campagnes de prévention (chap. 23-24). La peste était le fléau le plus redouté et a contribué à l’échec de Bonaparte en Syrie. Au total, sur près de 9 000 décès (un quart des effectifs engagés) enregistrés dans le corps expéditionnaire, plus de 1 600 ont été victimes du « châtiment d’Allah » (p. 249).


« Une aventure scientifique et culturelle unique dans les annales de l’humanité » (p. 252)
Pour l’auteur, « ‘’les savants de Bonaparte’’ relèvent de cette imagerie qui a transfiguré l’épopée napoléonienne pour lui donner les dimensions d’une épopée » (p. 252). Sans nous dissimuler sa fascination pour cette partie de l’histoire, J. J. Brégeon nous fait revivre l’expédition de la « Commission scientifique » composée de 151 membres (d’après Jean-Edouard Goby) et en grande partie constituée d’ingénieurs et de techniciens. L’âge moyen était seulement de vingt-cinq ans. Parmi les membres figuraient de grandes personnalités comme le chimiste Claude-Louis Berthollet, le directeur de Polytechnique Gaspard Monge, l’imprimeur Jean-Joseph Marcel ou « l’artiste-mécanicien » Nicolas-Jacques Conté (l’inventeur… du crayon du même nom obtenu à partir du graphite). Au-delà de servir les besoins immédiats de l’armée d’Orient (p. 270), la mission à long terme de la Commission scientifique était « d’occidentaliser l’Egypte et, ce faisant, de la régénérer ». L’Institut d’Egypte fut créé à cet effet en août 1798. La première imprimerie du monde arabe est né le même mois et ce fut l’une des plus importantes contributions françaises au renouveau (nahda) de l’Egypte impulsé sous Muhammad Ali (Méhémet Ali) entre 1804 et 1848. Une autre « innovation extraordinaire » (R. Fakkar) fut la publication des premiers journaux comme La décade égyptienne.
Des découvertes importantes ont été faites en Haute-Egypte. Le capitaine Pierre Bouchard, officier de génie et membre correspondant de l’Institut, a découvert en juillet 1799 la célèbre pierre noire de Rosette qui portait une triple inscription hiéroglyphique, démotique et grecque. Grâce à ce document fondateur de l’égyptologie, Jean-François Champollion en 1822 parviendra à déchiffrer l’écriture antique des pharaons. Touchés par la « fièvre des pyramides » (chap. 20), Vincent Denon et d’autres membres de la Commission n’ont eu de cesse de recenser les monuments antiques puis d’assurer leur publicité à leur retour en France. La connaissance géographique s’est étendue et l’hydrographie a fait des progrès importants. Il y eut d’inévitables disputes et jalousies entre les « savants » (chap. 26). Mais le sentiment de participer à l’une des pages les plus brillantes de l’histoire des sciences et des idées a habité, sinon exalté, tous les membres de la Commission scientifique. Sous l’impulsion de quelques chercheurs et de l’Etat, il est décidé de publier un vaste ouvrage de référence à « caractère national » appelé Description de l’Egypte (6).

En aval, les sillages féconds de l’expédition
L’expédition militaire a laissé des « sillages » féconds en Egypte. C’est la dernière partie (passionnante à divers titres) de l’ouvrage de J. J. Brégeon. Au XIXe siècle, des Français ont continué l’œuvre de Bonaparte comme Ferdinand de Lesseps (qui réalisa entre 1854 et 1869 le projet inachevé de Bonaparte, à savoir le percement de l’isthme de Suez : chap. 37) ou participé à la construction de la légende napoléonienne comme le chevalier de Lascaris (chap. 31). Ce dernier avait imaginé, un siècle avant T. E. Lawrence, l’unité du monde arabe contre les Ottomans (7). D’autres comme le « colonel Sève » dit Soliman Pacha ont soutenu les efforts de l’Egypte dans la voie de la réforme (chap. 36). Dans la première moitié du XIXe siècle, des écrivains (Gérard de Nerval, Alphonse de Lamartine ou Gustave Flaubert), des voyageurs (Champollion) vont effectuer une sorte de pèlerinage en Egypte et enrichir par les souvenirs glanés auprès des derniers témoins la geste napoléonienne. Moins que les guerres d’Italie au moment de la Renaissance, l’expédition a cependant influencé le « goût français » dans le mobilier et les arts décoratifs (style « retour d’Egypte »). Les élites ont vécu une sorte d’Egyptian Revival. Davantage que la sculpture ou l’architecture, la peinture avec Jean-Léon Gérome ou Horace Vernet a retracé dans le vaste courant orientaliste les grands faits de l’épopée.
Fasciné par son sujet, J. J. Brégeon nous offre donc une synthèse remarquable et bien documentée de la vie quotidienne des Français et de leurs rapports avec les Egyptiens sur un temps long qui dépasse le cadre étroit de l’événement. Le regard sur l’opposition égyptienne mériterait toutefois une approche moins négative ou réductrice : elle est souvent assimilée par l’auteur aux réactions épidermiques d’élites conservatrices (comme Jabarti) voire de fanatiques religieux. C’est oublier la force du sentiment national (comme en Espagne en 1808) et même panarabe. Le Djihad et le choc des cultures n’expliquent pas tout. J. J. Brégeon regrette presque le fait que les lettrés éclairés qui souhaitent la collaboration « se comptent sur les doigts d’une seule main » (p. 127). Les cheikhs qui discutaient avec les Français n’avaient pas « la même trempe » que ces esprits des Lumières et pratiquaient à l’envi le double jeu, les bassesses et les intrigues (p. 128). Cette vision est assez édifiante et symptomatique de la force des stéréotypes. La référence à certains écrivains égyptiens contemporains pour rendre cette expédition plus « chaleureuse » (p. 9) ne doit pas masquer l’idée que l’expédition fut d’abord, pour l’immense majorité des Egyptiens, une conquête (même parée des plus beaux atours). L’influence française fut cependant déterminante au XIXe siècle pour éveiller la « conscience nationale » de la nation égyptienne (p. 392). C’est un des effets inattendus du projet du Directoire. Aujourd’hui, « la communauté d’idées et d’intérêts tient beaucoup aux soldats de Bonaparte. Sans leur incursion en Egypte, elle n’aurait pas retrouvé aussi vite les voies de l’Histoire ; sans cette expédition unique en son genre, la France se serait privée d’un apport culturel exceptionnel » (p. 397).

(1) Les premières études, méticuleuses dans les détails, ont privilégié les « faits militaires » à partir des mémoires et des archives de l’expédition. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, des historiens comme Jacques Benoist-Méchin ou l’Anglo-saxon J. Christopher Herold ont plutôt recherché les motivations profondes de la conquête, le premier affirmant notamment que Bonaparte avait voulu unir l’Orient et l’Occident (en fondant « un Empire panmusulman » du Nil à l’Indus) et marcher ainsi sur les pas d’Alexandre le Grand. Plus près de nous, dans son Expédition d’Egypte paru en 1990, Henry Laurens a voulu établir notamment les motivations et les conséquences intellectuelles de la conquête de l’Egypte par l’armée française.
(2) « Mamelouk » vient de l’arabe malaka qui signifie « posséder ». Les mamelouks sont d’anciens jeunes esclaves convertis à l’Islam et formés au métier des armes. Beaucoup viennent du Caucase (Circassiens, Tcherkesses, etc.), d’Afrique noire ou d’Europe (des Balkans, de Venise, de Russie, etc.). Ils sont appelés à devenir des cavaliers redoutables.
(3) La société égyptienne est mieux connue pour le Caire que pour les campagnes. Les Français entre 1798 et 1801 eurent assez peu de contacts avec les fellahs (paysans égyptiens) décris souvent comme pauvres, sales, ignorants, rétifs au progrès et fortement attachés à leurs traditions séculaires.
La population cairote aurait atteint près de 300 000 habitants à la fin du XVIIIe siècle, soit plus du dizième de la population totale, travaillant essentiellement dans les métiers de l’artisanat, du commerce ou dans des fonctions de « services » (ouvriers, portefaix, domestiques, palefreniers).
A côté de la « masse musulmane », il existait en Egypte de nombreux groupes ethniques ou religieux (les chrétiens coptes sont les plus nombreux et Bonaparte y rencontrera de nombreux appuis, suivis des juifs, des Syriens chrétiens, des Grecs, des Arméniens et des Européens).
(4) Le mot est apparu en 1799 en France (en 1779 en Angleterre).
(5) Lire les nombreux extraits du Journal d’un notable du Caire durant l’expédition française, 1798-1801 (publié en 1979 aux éditions Albin Michel et traduit par Joseph Cuoq) de Abd-al-Rahman al-Jabartî souvent cité (et parfois brocardé) par l’historien. Ils témoignent de la haine de la majorité des Egyptiens à l’encontre des Français.
(6) C’est une œuvre magistrale qui fut publiée entre 1809 et 1828 en 20 volumes. Elle comporte un atlas géographique, 10 volumes de 974 planches et 9 volumes de texte. Les dessins sont d’une grande qualité.
(7) Inconnu en son temps, c’est le poète Lamartine, dans ses souvenirs d’Orient publiés en 1835, qui fera la fortune posthume de Lascaris.

Les Amours Compliquées de Roméo et Juliette, tome 2

Publié par Frédéric POILBOUT | 22:06 Le 23 janvier 2011
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De Erroc et Rodrigue
éd. Bamboo
A partir de 9,45 € sur Amazon.fr

Erroc et Rodrigue reprennent ce bon vieux mythe des amoureux transis que sont Roméo et sa Juliette et l'écornent avec jouissance dans une série bouffonne à souhait. Forts du succès de leur premier tome, les deux zigs de la parodie shakespearienne malmènent  avec une délectable dérision les deux héros de l'amour  : Roméo, ô Roméo, que faites-vous ainsi volant dans les sphères célestes  pareil à un ballon de baudruche ? Et pourquoi paraître au balcon débordant de votre dulcinée, accoutré en pizza géante ? Il faut dire que le beau Roméo, ici petit, roux et porteur d'une énorme paire de lunettes, perd un tant soit peu de sa superbe, quant à Juliette, sa grâce s'est transformée en niaiserie adolescente et son appareil dentaire lui fait notamment perdre tout sens du noble tragique amoureux.


Évidemment dans la quête mutuelle des deux « Véroniais »  pour s'embrasser, les obstacles comiques fusent : gros chiens cartoonesques, facteur farceur et corrompu, et parents toujours aussi intraitables, la chute fait mal aux fesses, à la tête et toujours à ce petit cœur chamallow de Roméo. Dur, dur pour cette jeunesse de flirter librement au XVIème siècle... On lira donc ce très gaguesque détournement de mythe comme un pur divertissement pour petits et grands.

Le Polimentik, un dico met le feu à la langue de bois

Publié par Sébastien MICHEL | 11:49 Le 21 janvier 2011
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Le polimentik : Dico non officiel de la politique
De Samir Bouadi, Abel Hermel, Le Polimentik
Paris, éd. Mots et Cie, 2006
A partir de 2,24 € sur Amazon.fr

S'il existe des ouvrages d'utilité publique, alors Le Polimentik en fait sans doute partie. Il constitue un vaccin contre les mensonges et la langue de bois des politiciens. Ce "Dico non officiel de la politique" réussit à allier géni, lucidité et cynisme. Le lecteur ne peut que rire de la simplicité des codes qui font les discours de nos chers politiques, hommes et femmes. Mais une pointe d'inquiétude fait surface en fin de lecture. En effet, l'on s'interroge sur la destination d'un Etat dirigé par des hommes et des femmes qui se soucient de leurs propres privilèges et adaptent leur langage aux besoins de l'heure d'une population souvent prête à croire à toutes les promesses, même si "les promesses n'engagent qui ceux qui les reçoivent", comme dirait notre toujours président Jacques Chirac.

Le polimentik : Dico non officiel de la politique

L'ouvrage de Samir Bouadi, auteur de théâtre, et de Abel Hermel, professeur à Sciences Po, complète les dictionnaires traditionnels dont nous nous servons au quotidien. Vous cherchez la signification du mot "base". Après un regard dans le Larousse ou le Littré, jetez un oeil dans Le Polimentik où vous êtes sûr de trouver une explication inédite : "Fondation sociologique d'un parti politique. Les élites censées la représenter retournent vers elle après une défaite, s'en détournent après une victoire." Et puis, vous qui êtes un honnête citoyen, surtout, n'acceptez pas que l'on vous traite de "politicien" qui est un "terme péjoratif". Il "...singularise l'homme politique dans ses travers : hypocrisie, mensonge, goût de la manoeuvre, démagogie, ton sentencieux, appétit du pouvoir."

Le Polimentik, adjonction de "poli", "ment" et "ik" (hic!), s'inspire de l'évolution du discours politique. Après le politiquement correct, incarné par des phrases compliquées, à l'allure intellectuelle, rebutant le pauvre citoyen, et à "défaut de programme ou d'idéologie, nos dirigeants font assaut de concept (...), de phrases assassines (...), voire de mots déplacés..." Les deux auteurs remarquent, à juste titre, que le message des dirigeants, le "polimentik", se fonde sur des visions à court terme. "Celui-ci se veut direct et efficace, en prise avec le réel, et ne s'appuie que sur le constat." Le recours au sondage vous dit quelque chose? Divisé en trois thématiques (Le polimentikotidien, Le policonflimentik et Le politechnomentik), ce dictionnaire innovant décrypte la réalité de la vie politique, sans négliger l'Histoire de France. Tout cela est accompagné de quelques comparaisons avec les pays voisins. On y apprend comment prendre des décisions de façades, pourquoi on nous noie sous un tsunami de lois qui ne sont jamais appliquées et les fausses graves blessures suivant chaque conflit entre la gauche et la droite. On apprend aussi ce que chaque groupe social signifie auprès de notre élite politique comme par exemple la "Banlieue" qui est un "Gros mot". Mais si la vie politique vous tente, plus besoin de vous étouffer pendant plusieurs années à l'ENA. Samir Bouadi et Abel Hermel vous donnent "10 leçons" pour devenir une femme ou un homme politique.

En vérité, nous ne tarirons pas d'éloges après la lecture d'un tel ouvrage. Il aurait mieux valu recopier des passages entiers pour les faire savourer. Il est complet, soigné et parfaitement bien construit. En cette période électorale où des forêts entières seront dévastées pour plus de langue de bois, où les candidats à la présidentielles ne cessent d'invoquer "le peuple qui, lui, sait", Le Polimentik vous sera plus qu'utile. Il vous sera vital.

Article original écrit et publié par Ali CHIBANI

Le Grand Soir, ou quand la demande en mariage tourne au squat 

Publié par Téri TRISOLINI | 10:18 Le 20 janvier 2011
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Une comédie écrite et mise en scène par Anthony Marty
Assisté de Maly Diallo - Chorégraphies d'Anne-Laure Estournes.
Avec : Robert Aburbe, Arnaud Cermolacce, Elodie Decker, Maly Diallo, Elisabeth Frémondière, Jacques Huynh, Badr Iffach, Anthony Marty, Rudy Milstein, Stéphanie Zwicky.

"Ce soir, Maxime dîne avec sa belle-famille pour demander la main de Juliette. Mais il n'avait pas prévu que son meilleur ami, Benjamin, allait débarquer avec trois étudiants étrangers auxquels il sous-louait l'appartement dont ils viennent de se faire expulser... Comment une soirée parfaite peut déraper en cauchemar !"


Ils sont jeunes, ils sont beaux, pimpants, et surtout, ils s’aiment. Alors, ce soir c’est décidé, Maxime va demander officiellement la main de Juliette. Voilà donc les beaux-parents conviés à cette soirée mémorable, où s’inviteront quelques guests pas vraiment star mais toujours collants et malvenus. Et la jolie soirée de vite tourner au grand carnaval multi-éthnique et multicolore, avec claquement de porte, de fenêtre, massage de mollet et sushis maison !

"Le Grand Soir" une comédie échevelée pour tous les amateurs du vaudeville moderne, où les petites amies sur le balcon remplacent les amants dans le placard, les belles-mères sont plus audacieuses que les jeunes mariées et où les amis de nos amis ne sont pas toujours nos amis ! Signée et mise en scène par Anthony Marty,"Le Grand Soir" est emmené avec enthousiasme par une joyeuse troupe de comédiens depuis le 14 janvier seulement, et qui prendra certainement toute son ampleur au gré des rdv avec le public. A vous de jouer donc en allant applaudir "Le Grand Soir" au Théâtre du Petit-Gymnase.

Petit Théâtre du Gymnase
38, bld Bonne Nouvelle,
75010 Paris
du 14 janvier au 5 février 2011
du mardi au samedi à 20h00
Et du 12 février au 26 juin 2011
les samedis et dimanches à 16h00
Tarifs* : - de 26 ans : 10€
Pl.T : : 25 €
Réduit : 16 €
*les tarifs incluent les frais de réservations d'un montant variable de 2 ou 3 € selon les catégories
Location : 01 42 46 79 79 ou réserver sur notre site
Le site : legrandsoir.fr
Site du Théâtre du Gymnase-Marie Bell

La mythologie japonaise

Publié par Frédéric POILBOUT | 21:10 Le 19 janvier 2011
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De Claude Helft, Karine Le Pabic
éd. Actes Sud Junior
A partir de 10,93 € sur Amazon.fr


On connaît plus ou moins bien par souvenir scolaire ou intérêt historique et touristique les mythologies grecques et égyptiennes mais quid de la mythologie japonaise dans notre culture occidentale ? Les deux auteurs proposent d'initier la jeunesse -et aussi leurs aînés- aux légendes ancestrales de l'empire du soleil levant. Comment les Japonais ont-ils rêvé leurs origines ? Au début il y a  bien sûr le Tout créateur  et deux divinités, les Kami qui incarnent l'élan vital. A partir de ces étincelles initiales, dix nouveaux kami apparaissent ainsi que le premier couple divin, Izanami le féminin et Izanagi, le masculin. Et que vont enfanter ces amoureux de la première heure? Les quatorze îles qui forment l'archipel du Japon, le reste du monde viendra plus tard...


Naissent alors les enfants et avec eux leur cortège d'ennuis et de  désespoirs : le fils kami du feu consumera sa mère qui se réfugiera, au grand dam de son père six pieds sous terre au pays de Yomi. La suite est l'histoire d'une dynastie divine qui construit le monde au gré de ses aventures.  Les premiers kami ont fait tout un tas de petits au point que tout dans la nature a son kami, même ce vent divin qui empêcha les Mongols d'envahir le Japon au XIIIème siècle et qui prit le nom désormais célèbre de kamikaze. Au bout de la lignée divine trône le premier empereur, fils du Ciel, qu'on appelle aussi Mikado. Les dieux n'ont cependant pas disparu, au contraire ils sont partout, comme en témoignent  les nombreux torii, ces jolis portiques aux couleurs souvent chatoyantes, omniprésents au Japon. L'exploration de cette lointaine sphère culturelle est une authentique découverte et une invitation à poursuivre le voyage au cœur d'une civilisation aujourd'hui encore méconnue.

Des voix contre le Sida

Publié par Céline Berger | 17:08
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Le 31 janvier, venez vérifier que notre voix est toujours aussi forte dans la lutte contre le sida, lors de ce concert qui nous réunira pour la première fois dans le prestigieux théâtre du Gymnase.

Fidèle depuis le début aux Voix contre le SIDA, Charlène Duval assurera avec humour et sensibilité la présentation cette soirée, durant laquelle Equivox (et leur chef de chœur montée sur ressorts Babeth), les Caramels fous, Mélo’Men et Tadam assureront un excellent spectacle musical.

Cette 13e édition des Voix contre le Sida se fera au profit de l’association Rainbhôpital, la dynamique association des agents des établissements publics de santé et de leurs usagers pour le développement de la prévention VIH/IST et la lutte contre les discriminations.



DES VOIX CONTRE LE SIDA
http://desvoixcontrelesida.free.fr/
Lundi 31 Janvier 2011 au Théâtre du Gymnase
38 boulevard Bonne Nouvelle - Paris Xe
M° Bonne Nouvelle – lignes 8 et 9
Tarifs : 10, 20, 25€
Réservation téléphonique : 01 42 46 79 79
Réservation par Internet : www.theatredugymnase.com

Tout le monde est foot !

Publié par Sébastien MICHEL | 10:18 Le 18 janvier 2011
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One Love, photographies de Levon Biss
éd. Prolongations, Paris, 2006

Aux quatre coins du monde, on vénère le même dieu nommé Football. Devant lui, les montagnes s'inclinent, les temples reculent et les hommes sont unis par une seule et même passion. Celle-ci a été immortalisée dans One Love. Le photographe anglais Levon Biss a parcouru 26 pays de tous les continents. Il revient avec plus d'une centaine de photos uniques tant par leur beauté que par leur force d'évocation. On y voit plein de monde bizarre, et c'est le moins qu'on puisse dire. Il y a des hommes qui se reposent de leur journée de travail en courant derrière un ballon de foot. Des femmes de plus de 65 ans, entraînées, qui organisent un championnat. Des enfants des bidonvilles qui font de la politique avec, encore une fois, un ballon rond. Malheureusement, il nous est impossible de dire tout le bien qu'on pense de cet ouvrage car chaque photo raconte, non pas une, mais plusieurs vies si éloignées les unes des autres et si rapprochées par leur passion sportive. Fait remarquable, Levon Biss a eu l'idée footballistique, comprendre géniale, d'insérer entre ses photos des commentaires des stars du foot comme Pelé, Maradona et, bien sûr, Zidane.

One Love, photographies de Levon Biss

One Love constitue pour toutes et tous une prolongation sans fin de la Coupe du Monde. Avec pour seule certitude celle d'éprouver un plaisir sans égal. Alors soyez foot et feuilletez-le. Il s'adresse à vous tous, enfin presque, car comme le dit Oscar Wild : "Le football convient à merveille aux filles mal dégrossies, mais on ne peut pas dire qu'il soit adapté aux jeunes hommes délicats." Vous êtes donc prévenus! Quant à Oscar Wild, ne vous demandez pas ce qu'il fait là, c'était aussi un artiste. Comme les footballeurs de Levon Biss.

Article original écrit et publié par Ali CHIBANI

"On assassine la littérature"

Publié par Sébastien MICHEL | 10:50 Le 17 janvier 2011
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La littérature en péril
De
Tzvetan Todorov
A partir de 12 € sur Amazon.fr

Il est un homme qui porte en lui la crise la rupture de l’histoire des idées d’avec l’histoire de la pensée. Dans Nous et les autres, « La réflexion française sur la diversité humaine »[1], Tzvetan Todorov se disait choqué « d’observer ce divorce complet entre vivre et dire » chez les écrivains et critiques français, et marquait son aversion pour « les mots que n’appuient pas les actes ». Ces sentiments, partagés par tous ceux qui, comme lui, sont venus d’un pays étrangers où ils ont connu des régimes politiques autoritaires, d’une manière consciente ou inconsciente,sont à l’origine de La Littérature en péril, dernier ouvrage de l’essayiste mondialement connu.

La littérature en péril

Fidèle à lui-même, Tzvetan Todorov explique au lecteur ce qui est à l’origine de sa dernière réflexion. Il s’agit de ses enfants qui, grâce ou à cause de l’aide de leur père, voient leurs exercices scolaires en littérature récompensés par des notes peu satisfaisantes. En naît le constat d’une école en dérive et qui n’arrive même plus à faire aimer la littérature aux enfants. Pourquoi ? « A l’école, on n’apprend pas de quoi parlent les œuvres mais de quoi parlent les critiques. » En d’autres termes, la littérature, essentiellement française, s’est désengagée de l’Histoire pour partir en quête de sa propre finalité, c’est-à-dire elle-même. Todorov nous fait réviser notre histoire littéraire française depuis les Lumières. Il part de la naissance de la doctrine de l’esthétique, qui atteindra son acmé dans la notion de « l’art pour l’art », jusqu’à l’émergence de la triade formalisme-nihilisme-solipsisme dépréciant le monde extérieur au livre. Cela amène le critique littéraire, particulièrement le journaliste, à oublier le fond pour ne s’intéresser qu’aux « seules prouesses techniques » du créateur. Un créateur qui considère que le monde ne vaut pas la peine d’être vécu car trop mauvais et méchant. De dérive en dérive, la littérature française a sombré dans le narcissisme, dans le sens négatif du terme. L’auteur est amené « à décrire par le menu ses moindres émois, ses plus insignifiantes expériences sexuelles, ses réminiscences les plus futiles : autant le monde est répugnant, autant le soi est fascinant ! » Et la littérature se transforme en piédestal. L’écrivain est un dieu ; une œuvre est artistique si elle est enfermée dans un musée…

En dénonçant, « l’abus de pouvoir » des « praticiens littéraires » français, Todorov appelle écrivains, critiques et enseignants à remettre la littérature sur les rails de l’Histoire afin qu’elle soit une littérature qui vise « la vérité commune de dévoilement ou, si l’on préfère, l’univers élargi auquel on parvient en rencontrant un texte narratif ou poétique. » Cela est plus que nécessaire pour assurer la survie de notre littérature dont la volonté de se défaire du monde est, indéniablement, un échec.

[1] Paris, Seuil, 1989

Article original écrit et publié par Ali CHIBANI

D'Etampes à Djibouti : la violence à l'école

Publié par Sébastien MICHEL | 11:08 Le 14 janvier 2011
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Violence à l'école : un défi mondial ?
De Eric Debarbieux
éd. Armand Collin, 2006
A partir de 32,21 € sur Amazon.fr


Quand les violences scolaires enrichissent les charlatans. Voici résumée une bonne partie du dernier ouvrage d'Eric Debarbieux. Violence à l'école, "Un Défi mondial?" est le fruit de plusieurs années de recherche et d'enquête dans les milieux scolaires de plusieurs pays du monde. Des résultats de ces enquêtes, le dirigeant de l'Observatoire International de la Violence à l'Ecole tire des conclusions sans appel.

Violence à l'école : un défi mondial ?

Les médias et les politiques exagèrent les violences graves dans les écoles. Objectif : le maintien de l'hystérie sociale dont les retombées profitent à chacun d'entre eux. Heureusement, vous diriez-vous, les associations établissent des programmes pour ramener le calme dans nos écoles. Debarbieux vous répond que oui. Les associations existent et elles ont des programmes. Mais des programmes inefficaces et coûteux. Parfois même, des programmes qui maintiennent la violence ou la créent là où elle n'existe pas. Il faut dire que de nombreuses pseudo-associations vivent confortablement sur le dos de cette violence, grâce aux subventions publiques. Mais les écoles alors? L'auteur les accuse de maintenir, inconsciemment certes, les violences notamment avec la politique de la punition et de l'exclusion.

Quelles solutions ?
Eric Debarbieux dénonce les simplismes qui fondent les programmes de la lutte contre la violence scolaire. Des simplismes qu'il relève à travers des anecdotes vécues. Il se souvient, par exemple, d'un proviseur qui se considère comme "un administrateur civil aux affaires indigènes." et d'un retraité de l'enseignement qui a trouvé, bien avant tout le monde, "le principal responsable de la violence à l'école: Jean-Paul Sartre." Tout cela est bien prometteur!

Le défi que relève Debarbieux dans son présent ouvrage est " de reconnaître, de savoir et d'agir." Reconnaître les manipulations. Savoir la vérité en écartant les fausses statistiques et les mauvaises explications pour définir ce qu'est la violence à l'école et ce qui l'attise. Enfin, proposer des idées pour endiguer ce phénomène. Pour peu qu'il y ait phénomène!

Alors faut-il plus d'éducateurs et d'enseignants ou des policiers dans nos écoles? Violence à l'école répond à cette question et à tant d'autres. Clair et précis, il démasque bien des arnaqueurs "républicains".

Article original écrit et publié par Ali CHIBANI

Largo Winch II

Publié par Alban ROGER | 09:38
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Synopsis
Propulsé à la tête du groupe W après le décès de son père adoptif, Largo décide à la surprise générale de le mettre en vente afin de créer une ambitieuse fondation humanitaire ébranlant ainsi le monde des affaires. Mais le jour de la signature, il se retrouve accusé de crime contre l’humanité par un mystérieux témoin. Pour prouver son innocence, Largo devra retourner sur les traces de sa vie passée, au cœur de la jungle Birmane.

© Allociné / Wild Bunch Distribution - Tous droits réservés

Le 17 décembre 2008 sortait sur nos écrans l’adaptation cinématographique faite par Jérôme SALLE du héros de la bande dessinée Largo WINCH de Jean VAN HAMME et Philippe FRANQ qui compte aujourd’hui 17 tomes aux éditions Dupuis. Rassurez vous, si vous n’avez pas vu le premier opus, vous n’aurez aucun soucis pour comprendre et suivre l’intrigue rondement orchestrée de celui ci.

Ce second volet qui se veut plus rythmé, plus riche en émotions, plus comique et basé sur un complot complexe laisse au premier les explications nécessaires à la genèse du personnage de Largo WINCH. Le spectateur se retrouve donc assez vite plongé dans un scénario original écrit par Jérôme SALLE et Julien RAPPENEAU, qui ont décidé de s’appuyer sur deux albums de la saga Largo WINCH : La Forteresse de Makiling et L’heure du Tigre, tous deux se déroulant en Birmanie.

Nous retrouvons Tomer SYSLEY dans le rôle du charismatique Largo qui va nous faire partager des sensations fortes : chute libre, courses poursuites, bagarres et se retrouver confronter à Diane FRANCKEN, procureure à la cour pénale internationale, incarnée par Sharon STONE. Les acteurs incarnent parfaitement leur personnage et nous nous retrouvons assez vite pris dans les scènes d’actions, tournées en conditions réelles, comme celle de la bagarre en chute libre effectuée par Tomer SYSLEY sans doublure et en live. Plus que réaliste !

D’un point de vue technique, vous apprécierez donc les scènes d’action tournées en live et celles de combats filmées avec très peu de plans pour plus de réalisme, faisant ainsi un contre-pied au surdécoupage. Vous rajoutez à tout cela des couleurs chaudes proches de celles de l’univers des westerns pour les scènes dans la jungle, une musique composée comme dans le premier volet par Alexandre DESPLAT, Mozart ou House of Pain et le groupe belge PUGGY pour le générique de fin et vous obtenez un très bon divertissement de 1h59.

A voir dès le 16 février 2011 !

Une anthologie historique de la poésie française

Publié par Frédéric POILBOUT | 23:09 Le 13 janvier 2011
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Xavier Darcos, éd. Puf
A partir de 27,55 euros sur amazon.fr


Xavier Darcos convoque un grand conseil... des poètes. Habitué des réunions au sommet, l'ancien ministre aujourd'hui ambassadeur de France, est aussi l'émissaire des beaux vers. Homme politique et poétique, il commence sa préface par présenter les rivalités historiques des poètes avant de confronter la poésie française à celle d'autres cultures. Sa réflexion suit donc le processus de la confrontation ou comment frotter deux silex pour en percevoir l'étincelle. Dans cet effort pour capter l'âme de notre poésie, on discerne une incroyable érudition de l'auteur, et de conclure par cette phrase qui redonnera du baume au cœur des enchanteurs lyriques de notre mère patrie :  « notre littérature est poésie comme l'allemande est philosophie ». 
Si la poésie française a d'aussi beaux échos, c'est parce que ses poètes ont su capter leur vie et leur humanité de façon unique. L'auteur se lance alors dans une énumération à la Prévert des fêlures et désespoirs de nos poètes fétiches. La souffrance est une nourriture amère, l'inspiration des abîmes que l'auteur transcende pour créer l'œuvre unique. « Qui chante son mal, l'enchante ». L'ancien ministre de l'éducation a aussi droit de cité dans le domaine de la santé ! Il faut dire que sa parole pédagogique, nourrie de mille références, fait du bien car il nous mène sur des sentiers balisés à la rencontre de cimes vertigineuses, les versants inconnus et les images stupéfiantes des créateurs du verbe. Car la poésie qui viole les codes usuels, qui est une révolte du langage a besoin des lumières de l'initiateur pédagogue pour accéder à  ses finesses et à ses plaisirs. C'est ainsi un immense dialogue qu'il met en lumière entre les grands auteurs de notre patrimoine, comme s'il reliait chaque perle, chaque fragment que constitue le poème pour en montrer un panorama éblouissant. Ce travail d'anthologie exige donc le savoir-faire d'un orfèvre : il s'agit de présenter la griffe de l'artiste et de choisir au mieux l'un des morceaux qui exposera le plus précisément le « vouloir-dire » du poète. Et ce tour de force est sans nulle doute réussi, quand on découvre ou redécouvre des vers endormis depuis notre jeunesse scolaire qui prennent alors une saveur plus exquise. On aura, au gré de cette lecture, envie de retenir un sonnet amoureux de Labé, une stance du « généreux » Corneille ou un vers de l'insoumis Rimbaud. Et puis on apprend aussi à lire ceux que l'on connaît le moins et qui sont pourtant les plus proches, nos contemporains, dilués dans une effervescence anarchique. L'histoire a malgré tout retenu quelques noms. Enfin cette passionnante promenade au cœur de la langue des voyants peut être un premier contact vers des hommes que l'on aimerait approcher plus exactement dans leur humanité. Cette excellente anthologie ouvre ainsi la porte à tous les recueils de poèmes.    

La 13ème édition du Salon International de la Plongée sous-marine, qui aura lieu du 14 au 17 janvier 2011 à Paris – Porte de Versailles, organise conjointement avec l’Office de Tourisme des Bahamas et la Fondation Malpelo, un cycle de conférences et une exposition de photographies ayant pour objectif de sensibiliser le public sur la nécessité de préserver cette espèce menacée.

Le requin, plus grand poisson jamais observé, a toujours fasciné l’homme. En effet, de nombreux plongeurs s’aventurent à leurs côtés pour tenter de les observer, les photographier ou les filmer. Des spécialistes de l’étude et de la préservation des requins seront présents au Salon de la Plongée pour partager avec le public les résultats de leurs recherches, mais également pour les sensibiliser sur les menaces qui pèsent sur eux.

Equipment of diving

Le Docteur Samuel Gruber et le « Shark Lab » : à la rencontre des requins citrons
Parmi les nombreuses recherches réalisées pour mieux connaître les requins, l’une des plus significatives est effectuée aux Bahamas par le « Shark Lab », un laboratoire scientifique de renommée mondiale. Fondé par le Docteur Samuel Gruber en 1990, ce laboratoire capture, mesure, marque et prélève l’ADN de requins citrons (seul espèce de requin pouvant vivre en captivité dans de petits espaces), afin de mieux les étudier. Il a d’ores et déjà à son effectif plus de 3 000 squales marqués ! Samuel Gruber et son bras droit, Steve Kessel, présenteront sur le Salon le fonctionnement du Shark Lab et leurs travaux de recherche.

La navigatrice Maud Fontenoy, sera l’invitée d’honneur de l’Office du Tourisme des Bahamas le samedi 15 janvier 2011. Elle partagera ses expériences et répondra aux questions des visiteurs du Salon de la Plongée lors de la conférence du Dr Samuel Gruber organisée à 15h00.


La Fondation Malpelo : un acteur majeur de la préservation des requins en Colombie
Présente pour la première fois au Salon International de la Plongée sous-marine, la Fondation Malpelo présentera ses activités dans le cadre d’une conférence, ainsi qu’un reportage sur la préservation des requins marteaux. La Fondation Malpelo est une organisation non gouvernementale colombienne qui travaille conjointement avec le Gouvernement afin de le soutenir sur les thématiques relatives à la conservation, la préservation, l’éducation et la recherche du milieu marin colombien. Ses actions se concentrent essentiellement dans la préservation du Sanctuaire Faune et Flore (SFF) Malpelo qui constitue une zone maritime et terrestre de protection de sa biodiversité. Elle permet à la faune de l’île de disposer d’un lieu de vie exempt de toute pression humaine où elle peut se reproduire. Par le biais de ses actions, la Fondation Malpelo cherche á offrir une protection aux espèces particulièrement vulnérables à la surexploitation, tels que les requins. En effet, les populations de certaines espèces de requins ont radicalement diminué dans le monde ces dernières années.


Une exposition et une conférence sur les requins par Ondine, une collégienne fondatrice de l’association «Passion des requins»
Ondine Eliot, une jeune collégienne de 14 ans, se bat depuis plusieurs années pour la sauvegarde des requins. Elle a conçu sa propre exposition sur la découverte des requins et sur les dangers qu’ils courent, qu’elle présente de manière efficace et pédagogique pour la troisième année consécutive sur le Salon de la Plongée.
Avec l’association « Passion des requins » qu’elle a créée, son projet est que l’exposition fasse escale dans 100 endroits différents de la planète pour toucher le plus grand nombre et changer l’image des requins. « Mon exposition s’adresse aux plus petits comme aux plus grands, chacun peut y apprendre quelque chose sur les requins. Elle est faite pour les curieux, les amoureux de la nature et de notre planète. Venir à mes expositions, c’est déjà faire un premier pas pour sauver les requins », explique la jeune fille.

Informations pratiques :
- Billet une journée : 10 €
- Passeport valable deux jours : 17 €
- Passeport valable pour les 4 jours : 30 €
- Toutes les animations (baptêmes de plongée, conférences etc.) sont comprises dans le prix d’entrée.

Imaginez votre bébé gardé par une baby-sitter anglaise, un professeur de chinois à domicile pour votre enfant, une jeune fille au pair américaine pour vivre en mode anglophone, un séjour linguistique en Angleterre ou en Espagne pour votre ado...

www.linkoscope.com permet la mise en contact, à travers un service d’annonces gratuites, avec des intervenants souhaitant enseigner leur langue et leur culture à travers des compétences spécifiques : baby-sitter, au-pair, professeur, cours à domicile, séjour linguistique, assistante maternelle,…

Marta, la fondatrice de Linkoscope, résume la genèse du site : "A la naissance de mon fils, une de mes préoccupations était de lui transmettre l'apprentissage des langues afin de lui donner toutes ses chances pour son avenir qui sera forcément international. J’ai constaté autour de moi que de nombreux parents partageaient cette vision et que la tâche était loin d’être simple pour accompagner ses enfants, de la naissance à l’adolescence, dans cette démarche. J’ai donc décidé de créer Linkoscope.com, un site internet ayant pour but d'informer et de faciliter le contact avec des anglophones et natifs d'autres langues et cultures. Pour permettre aux parents que leurs enfants deviennent des citoyens du monde."

Guides de conversation Berlitz

Quels types d’annonce proposent le site ?
www.linkoscope.com permet de consulter ou publier des annonces gratuitement dans des domaines ou des activités permettant l’accompagnement dans l’apprentissage des langues :
- Baby-sitter
- Au-pair
- Nounou
- Cours particulier
- Ecole spécialisée
- Séjour linguistique
- Stage à l’étranger
- Activité en langue étrangère

Une offre adaptée pour les étudiants
Pour les étudiants, c'est la possibilité de proposer des services (baby sitting, au-pair, cours particulier,...) dans leur langue natale auprès de parents à la recherche de telles compétences pour l'éducation de leurs enfants.

Se faire accompagner dans l’apprentissage des langues
Pour les internautes à la recherche de services en langues étrangères, il suffit, soit de consulter les annonces publiées sur le site, soit de déposer une annonce de recherche afin d’être contacté rapidement par un intervenant spécialisé.

Proposer des services dans sa langue maternelle
Pour les intervenants, le site propose de déposer une annonce pour faire connaître son offre ou son service et de consulter les annonces des internautes à la recherche de leur spécificité.

Les valeurs fortes de Linkoscope
La singularité de Linkoscope repose sur ses valeurs fortes : éthique, ouverture d'esprit et sens de l'écoute. Elles font de www.linkoscope.com le lieu unique de rencontres et d’échanges dédiées à l'apprentissage des langues.

Loisirs créatifs, quand ils nous tiennent...

Publié par Céline Berger | 12:10 Le 12 janvier 2011
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Il faudrait vivre sur une île déserte pour ignorer que les loisirs créatifs ont le vent en poupe, pour ne pas dire qu'ils sont en pleine exposion. En effet, quoi de plus stimulant, voire totalement jubilatoire, de faire soi-même son dessous de plat en mosaïque, de broder à son idée ses serviettes de table, de coudre ses rideaux, ou de se tricoter son propre pull-over ?


Pour celles et ceux qui seraient tentés par l'expérience du DIY (do it yourself) mais peu surs de leur(s) talent(s), ayant déjà failli perdre un doigt en plantant un clou ou un oeil après une projection de peinture, ou à qui il faut des jumelles pour mettre un fil dans le chas d'une aiguille, les produits Glue Dots™ sont fait pour vous ! Il s'agit d'une gamme de produits adhésifs qui adhèrent instantanément à la plupart des surfaces, comme le papier, les rubans, le tissu, le métal, le plastique, le bois, le verre, la céramique, etc.

Ils vous permettront de faire du scrapbooking, de la décoration d'intérieur et des travaux manuels de toutes sortes, car les pastilles Glue Dots™ sont faciles et rapides d'utilisation, sans acide, non toxiques et dont la colle ne coule pas. Il suffit simplement de presser l'objet sur la pastille (ou le contraire !), retirer du ruban protecteur, puis coller à l'endroit voulu. Résultat sensationnel garanti !

Exemples...
Les après-midi baby-sitting ne seront plus les mêmes car les petits diables dont vous vous occupez seront concentrés sur la déco de leur pot à crayon, boites à bijoux ou autres cartons d'invitation à leur goûter d'anniversaire.

Vous êtes un peu à court de sous et d'idées pour la fête des mères. Demandez à un ami de faire une jolie photo de vous, placez-là dans un cadre à 3 francs 6 sous trouvé dans le premier bazar qui a croisé votre route. Collez-y des petites pastilles Glue Dots, par exemple les petits papillons, et le tour est joué !

Votre meilleure amie fête son anniversaire dans une semaine et vous avez épuisé votre stock d'idée les années précédentes. Vous avez trouvé un joli vase mais il lui manque ce petit "je ne sais quoi" qui le rendra fantastique. Un petit tour sur Internet pour voir la fiche technique qui vous dira quoi faire et votre cadeau sera probablement des plus époustouflants.

Autre cas d'école. Vous avez refait la déco de votre chambre (vous avez fait un coup de peinture fraîche et teint vous même vos ancien rideau). Dans cette nouvelle ambiance, votre lampe de chevet dénote complètement, mais vous l'avez depuis des années et ça vous embête d'en changer. Après avoir jeter un coup d'oeil sur le comment customiser l'abat-jour et comment décorer un porte-plume en bois (ça existe encore ?!) pour voir quoi faire avec le pied, votre lampe sera digne de figurer dans les meilleurs magazines de déco !

Les produits Glue Dots™ sont maintenant distribués dans toute la France, en Belgique et bien entendu au Royaume-Uni. Pour connaître les points de vente : www.gluedots.fr.

Et si l'envie de vous prenais d'explorer d'autres horizons que celles du collage, voici une petite sélection d'ouvrages dans différents domaines du loisir créatif :
- Faire ses cartes de Clémentine Lubin, Jean-Baptiste Pellerin chez Hachette.
- Petits Cadeaux Brodés de Sylvie Castellano et Frédéric Lucano ; Mango Pratique.
- Boucles d'oreilles : Perles de cristal et fantaisie d'Inès Valentin aux Éditions Didier Carpentier.
- Les bases de la mosaïque en pâte de verre : 55 modèles simples et originaux de Brigitte Bonnave aux Éditions Didier Carpentier.

Californication, saison 4, c'est parti !

Publié par Adrien Schrèque | 11:58 Le 11 janvier 2011
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Un titre tiré d’une chanson, vous pourriez vous dire qu’on vous vend du réchauffé… Non, c’est une bonne claque que vous prenez. Un scénario percutant et aucun effets spéciaux au rendez vous. Totalement immorale, jouissif pour sûr, on redécouvre (ou découvre) le talent de David Duchovny dans cette série, qui dure déjà depuis 4 ans à présent. Il est drôle, incisif et complètement paumé.

Californication

En résumé, si vous ne connaissez pas encore, Hank Moody (David Duchovny) est un écrivain qui a écrit un "chef d’œuvre". Adapté au cinéma, c’est le début de la gloire, mais surtout le début de la fin. La série s’ouvre après tout cela. C’est la chute de cet homme, écrivain qui n’écrit plus. Presque divorcé, il n’était pas marié. Presque père, sa fille assume plus de responsabilité que lui-même. Il est en crise, il boit, fume et baise tout ce qu’il peut. Mais qu’est-ce qui fait donc la différence dans cette série ? Je l'ai dit, complètement immorale. Enfin une série pour adulte, qui change des productions bonnes à abreuver les adolescents.

Le pilote de la série plantait le décor : Hank rentre dans une église, il veut parler à Dieu. Mais à peine a-t-il commencé à s’adresser à Jésus qu’une nonne lui propose son aide en lui suggérant... une bonne fellation ! S'exécutant aussitôt... C’est parti et bien parti, âme sensible ou cul bénit s’abstenir. Pour le reste, il faut voir les 12 épisodes de chaque saison : 3 au total, la 4ème a commencé hier. C’est piquant, enjoué et on ne tombe pas dans le mélo. Je ne vous donnerai pas plus de détails car voir le premier épisode permet de s’immerger dans l’atmosphère décadente d’Hollywood. Sur le canevas du divorce, de la crise de la quarantaine, David Duchovny donne sa pleine mesure sur le ton de l’humour. Car si j’ai bien dit jouissif, c’est une véritable catharsis. Les acteurs arrivent à donner de l’ampleur et le scénario donne le tempo

En définitive, si vous avez une soirée à tuer, que vous êtes un poil déprimé(e), sortez une bouteille de votre alcool préféré, une cigarette ou un cigare si vous fumez, et regardez le premier épisode : effet garantie. Les 3 autres saisons suivront naturellement, tout comme la 4.

Des soldats français racontent leur guerre d’Algérie

Publié par Sébastien MICHEL | 11:31 Le 10 janvier 2011
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Des Miages aux djebels : Notre guerre d'Algérie : Alain, André, Bernard et Claude 1956-1962
éd. Association Miages-djebels
A partir de 24,99 € sur Amazon.fr


« Si quelqu’un vous demande pourquoi nous sommes morts, dites-lui que c’est parce que nos pères nous ont menti. » Cette épitaphe que Kipling Rudyart a fait graver sur la tombe de son fils, Claude Grandjacques aurait aimé la dédier à son frère Alain mort pendant la guerre d’Algérie. Les raisons de ce vœu, Claude et ses compagnons de guerre s’évertuent à les expliquer dans un ouvrage collectif.

Des Miages aux Djebels* prend valeur de testament. Bernard, Claude, Alain et André sont « appelés à porter les armes sur une terre de combat sous des couleurs différentes : les Rappelés, la Légion, les Chasseurs alpins ou les SAS ( Sections Administratives Spécialisées) au service de la population. » Ils racontent leur guerre d’Algérie, avec, comme point de départ et d’arrivée, les Dômes de Miage, dans les Alpes, et comme lieu central, les montagnes de Kabylie. Le récit historique, allant de 1956 à 1962, est coloré d’anecdotes personnelles, de « conversations banales », ainsi que par des évocations historiques par année. On y trouve également des lettres, qui font le témoignage posthume d’Alain, et des photographies étayant les différents témoignages. Les auteurs du livre se sont jetés dans leur mémoire pour revivre pleinement cette période tragique dans l’histoire de l’Algérie et de la France, « ce drame de famille qui n’aurait jamais dû exister ». S’en dégage un sentiment d’amertume à l’égard des dirigeants politiques. Alors que les autorités de la métropole poussent les soldats vers la mort, bien que la cause de l’Algérie française soit perdue depuis 1958, les futurs dirigeants de l’Algérie indépendante « étaient au chaud, de l’autre côté des frontières, à attendre le bon moment pour s’emparer, en Algérie, du pouvoir que va leur abandonner la France. »

Des soldats français racontent leur guerre d’Algérie

Ce qui est frappant dans ces mémoires, c’est de voir que, 50 ans après cette guerre, les blessures sont toujours vives. Il faut dire que cet ouvrage est une cure psychanalytique pour les anciens soldats qui en sont les auteurs. C’est la première fois qu’ils acceptent de s’exprimer sur leur passé militaire. Ils ont pour hantise l’injustice des historiens et des politiciens accusés d’héroïser les combattants algériens de l’Armée de libération nationale (ALN) et de déverser leur mépris sur l’ensemble des soldats français. C’est pourquoi Claude insiste sur ses actions en tant que responsable d’une SAS, située à Bouzeguene. Il brave les consignes de ses supérieurs dans le seul objectif d’améliorer le sort de la population. Son frère, Alain, mettait fin à sa carrière militaire pour embrasser les carrières d’enseignant et de guide de montagne. Il a été tué quelques jours avant « la quille » lors d’un accrochage avec des combattants algériens. Les narrateurs évoquent aussi comme certains « rebelles » du pays colonisé étaient des sanguinaires. Que ce soit pendant ou après la guerre, des Algériens ont été massacrés par d’autres Algériens. Et de conclure : « Dans notre guerre, se sont surtout les soldats des deux camps qui ont été sincères : ils n’ont pas triché. Ils ont obéi et ont fini par croire qu’ils combattaient pour une cause juste. Souvent, ils sont morts d’avoir cru à un rêve impossible, devenu cauchemar, celui de la fraternité. » Et pour cause, « Les uns se battaient pour une Algérie qu’il fallait garder avec la France », certains de protéger les populations algériennes des « terroristes », pendant que « les autres [combattaient] pour une vraie démocratie et l’indépendance » afin de vivre en paix avec ceux qu’on allait appeler « les pieds noirs ». « Ils ont tous été trahis. »

Des Miages aux Djebels concentre les histoires d’hommes qui voulaient percer un passage à la lumière dans les ténèbres de l’Histoire. En cela, il est porteur d’espoir. D’ailleurs, à l’origine de l’ouvrage, non pas la haine, mais l’attachement que voue Claude à la Kabylie où il est retourné en 2004. Le regard de la population rencontrée « est celui de l’amitié sincère, débarrassée de tout préjugé. » D’amitié en amitié, comme le prouve cette photo où Hocine, un ancien de l’ALN, pose aux côtés de Claude, les anciens soldats ont voulu que les fonds récoltés lors de la vente de leur livre soient intégralement reversés à « des œuvres humanitaires ou prenant en charge les handicapés » en Kabylie. « Avec le secret espoir que cet ouvrage, apporte une pierre solide à l’édifice de la mémoire concernant cette époque douloureuse et permette aux jeunes générations de l’appréhender avec un autre regard. »

Des Miages aux djebels est un livre atypique. Il réussit à faire de la tragédie un espace fertile à l’amour et au rêve, à travers des récits cruels et exaltants.

Article original écrit et publié par Ali CHIBANI

Le 22 Décembre 2010, YOUR...la Junior-Entreprise de l'ISC Paris a publié gratuitement un livre blanc sur le Community Management, concept désormais indispensable pour gérer son image de marque sur les réseaux sociaux. Celui-ci comprend une étude documentaire complète ainsi qu'une enquête sur le comportement d'achat en ligne de 739 internautes.

Ce document révèle que 84,4% des internautes fréquentent quotidiennement des réseaux sociaux, 66,4% des internautes pensent que les entreprises ne communiquent pas assez sur ces derniers et que 32% des internautes qui ont vu une publicité sur les réseaux sociaux se sont intéressés à la marque.

Ecriture soignée

Au vu de ce constat, nous avons réalisé un livre blanc expliquant de manière simple et efficace quels sont les moyens qui peuvent être mis en place pour développer son activité sur les tendances 2.0.

L'an dernier, YOUR...la Junior-Entreprise de l'ISC Paris avait mené une étude abordant l'importance des réseaux sociaux dans le recrutement des entreprises. Elle a souhaité s'intéresser cette année à la gestion d'image de marque d'une firme au travers des réseaux sociaux. Ces derniers ont pris énormément d'importance depuis quelques années et sont un élément à ne pas négliger pour une entreprise.

Ce livre blanc est disponible gratuitement sur le site www.your-etude.com.

Le tour du monde des sorties givrées... la suite !

Publié par Céline Berger | 15:57 Le 7 janvier 2011
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Après les hôtels givrés du monde entier, Hemcel s'attaque aux restaurants et vous emmène en Chine, et plus exactement à Harbin, où est organisé chaque année le Festival de neige et de glace. Dans son enceinte y sont exposées les plus magnifiques sculptures de glace. Le festival ouvre ses portes officiellement le 5 janvier et dure trois mois. L'année dernière, le festival a inscrit une originalité de plus à son programme : un restaurant totalement réalisé en glace.

Les murs, le comptoir, les tables et les sièges ont été taillés dans la glace. Pour palier à la température ambiante, un petit -10°C, les sièges sont couverts de coussins en laine, des tapis épais ont été disposés sur le sol et les plats sont servis rapidement.


Au menu, du bien chaud ! L'établissement, qui peut résister à la chaleur humaine d'une centaine de clients, sert le huo guo (ou shuan yang rou), un plat régional d'hiver dit "marmite mongole", une version chinoise de la fondue bourguignonne, avec de la viande de mouton et des légumes. « Une fois que vous prenez une bouchée de ces mets raffinés bouillants, c'est sûr que vous oubliez le froid » déclare Liu Jianguo, directeur commercial du restaurant. Mais malgré toute les précaution prise pour ne pas geler les fesses de ses clients, il leur conseille tout de même de venir chaudement vêtus.

Addition moyenne de 100 Yuans (environ 10€), sans compter le billet d'avion pour y aller !!!

Yasmina Khadra, le trait d'union

Publié par Sébastien MICHEL | 11:40
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"L'attentat" de Yasmina Khadra
éd. Pocket
A partir de 6,55 € sur Amazon.fr


"Ecrire est, pour moi, un acte d'amour". L'amour pour affronter la folie des hommes, mais aussi pour leur faire comprendre qu'"il n'y a rien au-dessus de la vie d'un être humain." Yasmina Khadra est donc pour une littérature performative, une écriture qui agit sur le lecteur. L'auteur algérien, auteur de plus d'une vingtaine de romans, a reçu le 16ème prix Tropiques décerné le 21 mars passé, par l'Agence française pour le développement (AFD) pour la première fois au Salon du Livre. Après avoir récompensé de nombreux écrivains de renom comme Tierno Monénembo et Daniel Maximin, l'opérateur de développement dans le monde a décidé de soutenir un "livre courageux" , en l'occurrence L'Attentat (Julliard, 2005).

Yasmina Khadra, le trait d'union

L'histoire de ce roman se déroule en Israël où Amine est chirurgien. Ce palestinien naturalisé israélien et vivant à "l'occidentale" est le modèle de la réussite et de l'intégration. Le personnage central est rappelé à la réalité historique de manière violente. Un attentat suicide vient de se produire à Tel Aviv. Il est alors amené à soigner les nombreux blessés qui affluent dans son hôpital. On lui demande ensuite d'identifier le corps de sa femme... la kamikaze. Le ciel tombe sur la tête d'Amine. Il comprend qu'il vient d'être rattrapé par une guerre à laquelle il a tourné le dos toute sa vie.

Formé pour être soldat...
Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohamed Moulessehoul, assume sa signature féminine. "Yasmina Khadra, ce sont d'abord les deux prénoms de ma femme", a-t-il souligné devant une foule nombreuse et enthousiaste. Le choix de garder ces prénoms est un hommage à la femme, notamment algérienne, "qui nous apprend à être des hommes". Mais c'est son passé militaire en Algérie qui l'a contraint à prendre un pseudonyme pour se protéger. En effet, Mohammed Moulessehoul a connu les années noires du terrorisme islamiste et il a assisté aux exactions dont se sont rendus coupables les militaires algériens. Exactions dénoncées avec courage par celui qui allait se faire le porte-parole de la paix dans le monde. Traduit dans plus de 20 langues, ce romancier francophone n'avait pourtant rien qui le destinait à la littérature, sinon son amour pour la poésie arabe. Né en 1955 dans le Sahara algérien, il intègre, à l'âge de 9 ans une école militaire où "on avait toujours besoin d'avoir un ennemi." Un enseignant français remarque l'intérêt que représentait la plume de son élève et l'encourage à lire L'Etranger d'Albert Camus. C'est la révélation. Le jeune Mohammed décide d'être écrivain.

"L'homme est de moins en moins intelligent". L'Attentat entre dans le projet d'une trilogie et se situe entre un roman sur l'Afghanistan (Les Hirondelles de Kaboul, Julliard, 2002) et un prochain sur l'Irak, ce qui fait dire au célèbre romancier Daniel Maximin, présent lors de la remise du prix, que l'écriture de Yasmina Khadra correspond aux aspirations de la littérature francophone qui"est à l'avant-garde de tous les combats contemporains."

L'Afghanistan, la Palestine, l'Irak, sont, selon Yasmina Khadra, trois espaces de conflits qui "corrompent les passerelles censées unir les hommes." Des passerelles que seule la littérature est en mesure de rétablir. Du moins aujourd'hui.

Article original écrit et publié par Ali CHIBANI

Morbihan : lancement d'un jeu de rôle culturel en février

Publié par Sébastien MICHEL | 14:32 Le 6 janvier 2011
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Dans le décor naturel du Pays touristique de l’Oust à Brocéliande, ce jeu de rôle à la frontière de la réalité et de la virtualité met le joueur-randonneur au cœur de l’histoire : il joue le rôle du personnage principal et peut même faire intervenir certains habitants. Dans la peau d’un journaliste vacataire pour la Gazette du Dragon, le joueur part « à la recherche de l’empreinte perdue » dans les contrées de Saint-Jean-Brévelay et de Locminé. Un périple de 26 étapes (à programmer le temps d’un week-end ou pour un plus long séjour) rythmé par des énigmes menant le héros des temps modernes sur la piste de différentes empreintes : trace d’un événement du passé, fait marquant de l’histoire, élément d’architecture, anecdote, recette… l’empreinte à déceler a toujours un lien avec l’identité du lieu où se trouve le joueur.

Bonhomme galet

Pour enquêter, il dispose d’un carnet de route et d’un téléphone mobile «le bidule ». Grâce à ce support multimédia il peut être géolocalisé et entendre des extraits sonores, être guidé pour découvrir à pied ou à vélo des lieux secrets ou énigmatiques, « jouer » avec les animations virtuelles pour résoudre une énigme et prendre des photos comme preuves ou pour alimenter son futur article. Pour chaque énigme, il peut aussi compter sur l’aide précieuse de certains habitants : commerçants, propriétaires de gîtes ou de chambres d’hôtes…, dont le nom et l’adresse figurent sur le carnet de route. Une fois résolue, l’énigme ou empreinte est validée par une marque de tampon sur la carte de presse jointe au carnet de route. Le parcours achevé, le joueur, comme tout bon reporter, est invité à rédiger un article sur son séjour. Edité sous la forme d’une page de journal, ce témoignage est ensuite diffusé sur le site Internet du Pays touristique.

La réalité augmentée au service d’un scénario : un modèle du genre en France
Mix entre des images de synthèse et des images réelles, la réalité augmentée couvre un large éventail de technologies : information textuelle en surpression, insertion de personnages en 3D dans un décor réel ou interactivité. Concentré d’innovations technologiques au service d’un scénario original, « A la Recherche de l’empreinte perdue » combine non seulement tout cela, mais couple en plus la géolocalisation. Grâce à l’utilisation du téléphone mobile type «Smartphone» fourni, le reporter peut ainsi reconstituer l’ancienne chapelle de Saint-Michel de Trégouët, aujourd’hui disparue, découvrir un chouan, le gardien du dolmen de Kergonfalz ou le géant caché, selon la légende, sous l’église de Moustoir-Remungol.

Un réseau de spécialistes pluridisciplinaires
Pour la création du scénario, le Pays touristique de l’Oust à Brocéliande a fait appel à Nina Polnikoff, scénariste en interprétation du patrimoine. Le développement sur Smartphone a ensuite été réalisé par Int13, éditeur de jeux vidéo “next-gen” pour Smartphone et spécialiste de la réalité augmentée, à partir des personnages et images conçus par Domino Studios, une entreprise locale spécialisée en production audiovisuelle et outils multimédias rendant ludique et immersive l’expérience des utilisateurs.

Pour en savoir plus et participer :
Pays Touristique de l'Oust à Brocéliande
35 rue de la gare
56800 PLOERMEL
02 97 73 33 33
www.oust-broceliande-vacances.com

Dragon ball arrive sur Game One

Publié par Sébastien MICHEL | 13:29
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Si je vous dis "kamea mea", vous me dites ? Dragon Ball Z bien sûr ! Le fameux manga culte japonais, créé par Akira Toriyama, et déjà diffusé maintes et maintes fois à la télévision, arrive ce mois-ci sur la chaine Game One. L'occasion idéale de (re)découvrir Sangoku, Satan Petit-Coeur, Krilin et tout le reste de l'équipe. Sans oublier les terribles Boubou et Cell.

Game One est une chaîne du groupe MTV, dont le but est, à l'origine, de présenter, promouvoir, et critiquer les jeux vidéos existants et à venir, quelque soit leur plate forme d'existence (Wii, Nintendo DS, Kinect...). Parmi les émissions les plus connues, on retrouve le JT (des jeux vidéos bien sûr), ou encore, Funky Web. Pour ma part (vu mon âge avancé :-), je préfère Retro Game One, qui nous (re)plonge au coeur de ces jeux vidéos qui ont fait notre enfance.


Quoi qu'il en soit, la chaîne a su évoluer et présenter, petit à petit, des séries, animées essentiellement. En ce qui concerne Dragon Ball Z, c'est tous les jours à 18h25, et ce depuis le 3 janvier. Mais vous pourrez retrouver aussi Dragon Ball tous les jours à 6h25 sur Game One.

Ce sont donc au total plus de 500 épisodes des séries issues du manga qui seront diffusés sur l’antenne de Game One et en catch-up TV à partir du mois de ce mois-ci.

Car il faut savoir que Dragon Ball, c’est aujourd’hui plus de 250 millions de mangas vendus à travers le monde dont 17 millions dans l’hexagone, et 3 millions de DVD vendus en France depuis 2002. Sans oublier les plus de 2.5 millions de jeux vidéo écoulés !

Bien entendu, celle qui s'affiche comme la première chaine thématique des 15-24 ans ne pouvait rester à la traîne en matière de réseaux sociaux. C'est pourquoi, outre son blog, et ses nombreux forums sur son site, Game One possède également un compte Twitter, ainsi qu'une page fan Facebook, où des jeux concours ont lieu chaque jour, permettant de faire gagner des coques Iphone, des stickers, des Ipad...

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