Le vrai Jean-Paul II

Publié par Frédéric POILBOUT | 17:15 Le 28 février 2011
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De Slawomir Oder
éd. Presses de la Renaissance
A partir de 17,58 € sur Amazon.fr


Slawomir Oder a bien connu le pape. Il a été nommé postulateur de la cause de canonisation de Jean-Paul II par le cardinal Ruini en 2005 et rapporte ainsi les documents et témoignages recueillis à l'occasion de cette mission. Il retrace le destin de cette personnalité du XX ème siècle en trois chapitres : l'homme, le pape, le mystique.


Karol Wojtyla est un homme doué et ambitieux qui gravit rapidement tous les échelons de la hiérarchie catholique : nommé archevêque de Cracovie puis cardinal, il est considéré comme l'adversaire le plus dangereux du régime communiste polonais et joue un rôle clé pour l'abandon d'un état militaire en Pologne auprès du général Jaruselski. Le 16 octobre 1978 le cardinal Wojtyla est nommé souverain pontife, rôle qu'il assumera pendant près de 27 ans. Jean-Paul II se place comme l'héritier de Saint Paul en entamant une série impressionnante de voyages dans le monde « comme maître de la foi mais aussi comme élève, pour apprendre la vie des églises locales ». Son magistère est marqué par un dialogue avec les autres confessions religieuses. Ce pape, tourné sans cesse vers les autres, a connu une vie intérieure très riche, la prière représentant pour lui un détachement mystique et une nourriture essentielle dans son parcours spirituel : « l'existence de Karol Wojtyla puise sa lumière et son fondement premier dans son entière adhésion au Christ, dans la certitude d'être entre ses mains (...) ». Comme le Christ, Jean-Paul II a éprouvé tout au long de son pontificat un long chemin de croix depuis l'attentat dont il a été victime et les multiples hospitalisations qu'il a subies jusqu'à sa lente agonie en 2005. Cet homme, accablé par les accidents de la vie s'infligeait en outre des mortifications. Toute cette souffrance n'est pas pour le pape « de l'énergie gâchée, parce qu'elle est transformée par l'amour divin ». Mais les auto-flagellations révélées par le vicaire confident ont eu au Vatican l'odeur du scandale. Pas un mot dans le livre sur cette polémique qui a relégué le vicaire à l'orée de l'antre vaticanesque... En tous les cas, cette biographie d'une remarquable limpidité nous fait véritablement entrer dans l'histoire secète de ce pape hors du commun, dans son mystère et sa vérité. Elle ne se veut pas l'exposé des thèses, ou des prises de positions -parfois contestables – de l'église catholique mais le seul parcours d'un grand homme exploré sous ses différentes facettes. En ce sens elle constitue un témoignage précieux pour comprendre la vie de ce futur Saint -n'en doutons plus- de l'église catholique.

Bienvenue à Bataville

Publié par Téri TRISOLINI | 12:04
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"Il manque un milliard de chaussures à l’humanité" (Tomas Bata)
Une fable documentaire de François Caillat


Vivriez-vous dans une ville qui porte le nom d’une marque ? Accepteriez-vous de partager votre quotidien avec des personnes qui seraient à la fois vos voisins, vos collègues et vos supérieurs ? Seriez-vous heureux de savoir que votre boss décide de tout pour vous, toujours pour votre bien, celui de votre famille, de vos amis, de tous, avec une attention quasi-paternaliste ?

Pour être honnête, j’aurais beaucoup de mal à le supporter ne serait-ce qu’une journée et pourtant, pendant près de 30 ans, ce fut le projet fou imaginé et réalisé par Tomas Bata, fabricant de chaussures renommé. Dans les années 50/60, au cœur de la Moselle naît alors cette drôle de micro-société, peuplée d’ouvriers, de contre-maîtres, et autre chef du personnel, dociles et reconnaissants d’habiter une « ville dans la ville », où chacun peut apprécier les avantages que lui confèrent son rang social et son mérite professionnel. Et chacun d’avoir son petit carré de jardin, avec dessus posée, une maisonnette fleurie, à condition de remplir certaines conditions de bienséance et de moralité. Mais enfin, tout le monde peut y prétendre.

Mais alors que s’est-il passé pour que ce petit monde aux rouages parfaitement huilés, ne finisse par péricliter ? Pourtant, par leur témoignage, on peut penser que les « Batavillois » étaient tous heureux de faire partie de cette communauté idyllique, avec à leur un tête un homme respecté et respectable qui ne les a jamais déçu. Jamais ? Peut-être alors avaient-ils oublié que Tomas Bata, (et fils), avait probablement quelques penchants philanthropiques, mais qu’il était avant tout un chef d’entreprise, soucieux de son chiffre d’affaire ? Peut-être ?

100 activités découvertes pour bébé 0-3 ans

Publié par Frédéric POILBOUT | 20:21 Le 24 février 2011
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De Emeline Bolon, Virginie Dugenet
éd. Eyrolles
A partir de 18,91 € sur Amazon.fr


Ça y est ? L'enfant tant attendu est là et bien là comme en atteste les petits cris qui résonnent depuis sa chambre ? Il va falloir tout de suite apprendre à l'éveiller sagement car si pour d'aucuns, le temps c'est de l'argent, pour le petit poussin qui vous ressemble, le temps, c'est tout simplement du jeu. Autant avoir tout de suite quelques bonnes idées, histoire d'éviter de se répéter continuellement avec « ainsi font font font les petites marionnettes » pendant au moins trois ans. Les cent activités proposées dans cet ouvrage reposent sur la pédagogie de l'être c'est-à-dire qu'elles sont organisées suivant les tranches d'âge et aussi la farandole biologique de l'enfant. Comprenez par là qu'au moment du coucher on préférera opter pour la caresse de voile ou le câline-moi plutôt que la construction de boîte à bruit ou le parcours de la chenille. Tout cela relève du bon sens encore qu'il en faille à l'heure du tout bruit.


 Le rythme de bébé est structuré en cinq phases : émerveillement d'abord, puis exploration, débordante énergie, libr'attitude et enfin envie de cocooning. Apprenez donc à mettre en place les activités à la bonne heure : une petite comptine « bonjour la terre » pour bien commencer la journée, un chant indien pour la terminer et vous voilà en harmonie avec une nature que l'on aurait, adulte, un peu tendance à oublier. Tous les jeux proposés peuvent être réalisés à partir de matériaux naturels et de récupération, car l'une des clés de cette découverte repose sur la simplicité. Ajoutez entre autres ingrédients, la complicité, la détente et l'amour et vous réussirez parfaitement ces petites recettes de vie, respectueuses de l'évolution du petit être et de son environnement.

La Cité fertile en vidéo

Publié par Sébastien MICHEL | 17:14
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Souvenez vous, nous vous avions déjà parlé de la Cité Fertile ici. A présent, vous pouvez en savoir plus en vidéo, grâce à cette vidéo de Terre.tv, la télé des générations futures... Bonne visio !

Après Whangarei, et pour terminer ce magnifique voyage,direction Paihia, à quelques heures de route, dans la Bay of Islands, au nord. Petit stop sur le route pour prendre quelques photos. Les paysages sont déjà magnifiques, dignes d'une carte postale...

Paihia, Bay of islands, Northland

A Paihia, où nous devions rester 3 jours, j'avais choisi 2 points de chute : le Bounty Inn Motel et Scenic Hotel Bay of Islands. Si je fus extrêmement satisfait du premier, je fus, par contre, très déçu par le second. Bien entendu, comme d'habitude, mes avis détaillés sont sur Tripadvisor

A Paihia, il y a plein de choses à faire ! A commencer par la plage, il y en 2 deux. La mer est magnifique, l'eau chaude, et pour déjeuner, il y a plein de petits restaurants très bons et très sympas, comme le Swiss Café, ou le Seafood Restaurant.

Après, la ville étant petite, et les îles nombreuses, vous pouvez louer un bateau, ou souscrire à une croisière de 3 heures pour tenter d'admirer les dauphins. Je vous déconseille de payer le supplément pour "nager" avec eux, car dans la réalité, il est très rare voire improbable d'y arriver, et les admirer d'en haut suffit amplement.

Dolphin

Dans le cas où vous n'en verriez pas, un stop dans les îles est toujours le bienvenu.

Bay of Islands

Vous n'êtes pas non plus trop loin de Cape Reinga, et il convient d'y faire un tour. De nombreuses expéditions partent de Paihia. Mais il faudra vous lever tôt, et compte un peu plus d'argent. Par contre, si vous possédez un véhicule de location, vous pouvez vous rapprocher et dormir à Orana Motor Inn, motel type d'étape (lol), et vous pourrez ainsi partir dès le matin avec la société Harrisons Cape Runner,  qui vous emmènera, déjeuner inclus (hum) mais pour un moindre prix, au Cape Reinga, et vous ramènera par la Ninety Miles Beach. Et au début de cette immense plage, vous ne manquerez pas quelques descentes de luges sur ses immenses dunes...

Harrisons

Cape Reinga

Ninety Miles beach

Sand dunes of the Cape Reinga

Après un dernier tour sur la plage de Paihia, il fut temps pour nous de retourner vers Auckland, puis vers la France, pour retrouver le froid. En résumé, je termine après ces 8 billets/articles (que j'ai mis plus d'un an à écrire, ok :-), le récit "pratique" d'un voyage fabuleux qui reste à ce jour l'un de mes plus beaux voyages au monde. Je vous laisse sur ces dernières images de la Bay of Islands, et bien entendu, si vous envisagez un tel voyage et que vous avez besoin d'aide, n'hésitez pas à me solliciter en me laissant un commentaire ci-dessous. Je me ferai un plaisir de vous aider et de vous conseiller...

La Compagnie Acta Fabula présente "Les Marchands de Ciels"

Publié par Téri TRISOLINI | 14:47 Le 23 février 2011
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"Cocktail de costumes et de personnages colorés, décors somptueusement peints, poésie et humour des interprètes aux talents multiples, c’est une plongée dans l’esprit du boulevard du Crime du 19ème siècle que nous offre "Les Marchands de Ciels".

Ce divertissement coloré vous amène à succomber aux charmes de la Femme serpent et à la joie de vivre des Acrobates Tortellini. On vibre à la poésie de la Tragédienne et à la souffrance du Musicien déserteur, on retient son souffle avec la Danseuse de corde, on s’attendrit à la vue du Jongleur, on sourit, on rit et finalement… on chante la ritournelle avec la troupe et son Bateleur ! On sort ravi avec un peu de poudre d’étoiles du Marchand de Ciels dans les yeux et dans le cœur. C’est un regard contemporain sur l’histoire de notre théâtre, une question sur la place de l’artiste dans notre société et sur le théâtre de demain."


"Approchez, Approchez, Venez voir le plus Grand Spectacle du Monde"
Oui, c'est vrai, j'y suis allée et je peux l'affirmer, la troupe Acta Fabula nous présente "le plus grand spectacle du monde" ! L'histoire des "Marchands de ciels" est intemporelle. Une histoire belle par son émotion mais dure par sa réalité et sa résonance à l'actualité. Quand le monde va mal, les premiers à souffrir sont toujours les plus modestes, les petits, les miséreux, à qui l'on vole le peu qu'ils ont, même leur toit. Et quand ce sont des artistes, c'est à leur liberté qu'on s'en prend. Liberté d'expression, liberté de jouer, de chanter, de danser, de dire et donc de vivre !

L'artiste comme bouc émissaire, ça ne vous rappelle rien ?
Heureusement la liberté, c'est la force vitale des artistes, et rien ne pourra jamais l'entraver ! Rien ne pourra jamais empêcher un artiste de témoigner du monde ambiant et d'offrir malgré tout, au public, du rêve, du rire et de l'espoir. Un spectacle magnifique, drôle, émouvant, merveilleux, servi par des artistes complets. Jeu, chant, danse, arts du cirque, mimes, acrobaties, émotions, sensibilités, tout y est d'une justesse remarquable ! Jusqu'aux costumes ! Sans compter, que ce noyau dur de la troupe, qui compte une trentaine d'artistes, a écrit, mis en scène, chorégraphié, composé les musiques de cette fabuleuse fantasmagorie, et que l'une de leur grande force c'est aussi de créer les décors, les costumes et les masques de leurs spectacles mais aussi pour d'autres troupes et évènements ! Alors, "Approchez, approchez, venez voir le plus grand spectacle du monde !", un spectacle mémorable, emprunt de magie et de beauté avec en filigrane, un vrai message qui s'adresse à tous !

Pour connaître les prochaines dates, et mieux connaître la troupe ACTA FABULA, rendez-vous sans perdre un instant sur leur site : www.marchands-ciels.com Vous y rencontrerez toute la troupe des "Marchands de ciel" bien sûr, vous pourrez y admirer des magnifiques photos mais, vous pourrez aussi y découvrir tous les autres spectacles, animations et évènements proposés par ACTA FABULA, menée de main de maîtres par Florence Kadri et Pierre-Yves Massip.

Comment rater l'éducation de ses enfants ?

Publié par Frédéric POILBOUT | 11:09 Le 22 février 2011
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De Virginie Dumont
éd. Fleuve noir


A partir de 12,35 € sur Amazon.fr

Marre des guides pour apprendre à avoir des enfants parfaits ? Adoptez, parents, la rebelle attitude et faites tout ce qu'il ne fait pas faire... Au bout du compte le résultat sera peut-être positif.... On l'aura compris, la psy Virginie Dumont a pris le contrepied de toutes les études et autres articles sérieux pour simplement dire aux parents de prendre la chose éducative -si, si compliquée- avec humour et donc distance. C'est sûr, quand on a le nez dedans, l'affaire est moins aisée, mais la psy est là pour relever légèrement la tête des papas et mamans hors de leur guidon et leur suggérer d'un trait caustique de plume l'absurdité éducative.


 Considérez Trésor (ou un prénom encore plus original), comme l'objet de toutes les attentions, retenez comme l'un des principes fondamentaux que tous ses désirs sont évidemment des ordres. Il faut vite sacrer Trésor roi du monde et lui montrer par moult attentions qu'il est bien au-dessus de l'espèce humaine : Trésor, surdoué et adulte avant l'âge peut tout décider à votre place et très vite. Pour éviter tout conflit, une seule règle à appliquer dès la mise en marche du phénomène : accepter tout, céder sur tout et n'imposer aucune limite, c'est comme cela que Trésor finira maître du monde (ou plus certainement au fond d'une cellule, mais ça c'est moins ambitieux et rigolo). Vivez avec lui à fond les joies des nouvelles technologies, le portable dès le plus jeune âge comme la console que vous explorerez jusqu'au bout de la nuit, histoire de bénéficier des bienfaits de la lumière de nos écrans (que vous aurez pris soin d'installer partout dans l'appartement, svp). A l'école, au collège, commencez d'abord par dénigrer en bloc le monde enseignant qui s'évertue à ne pas reconnaître le génie pourtant avéré de votre Trésor, avec un peu d'efforts vous devriez lui refiler une bonne phobie scolaire. Et puis il y a le dessert de l'éducation, l'adolescence, ce passage si particulier pendant lequel on savoure toutes ces années d'efforts. Alors là, allez-y à cœur joie, brisez tous les tabous en commençant par lui raconter vos propres excès. On sait combien ces quelques préceptes, précieux, sont appliqués par des parents vertueux, comme se complaisent à nous le montrer les nombreuses émissions vérités consacrées aux cris et pleurs des enfants. Après avoir parcouru cette méthode d'éducation à l'envers -qui a l'avantage de remettre les choses en place !- vous suivrez l'ultime conseil de Dolto : « Entendez ce que je vous dis, entendez d'autres personnes et puis faites comme vous l'entendez. »

Printemps oublié de la seconde guerre

Publié par Sébastien MICHEL | 10:57
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Un Jour en mars de Peder Hove
Gaïa Editions
A partir de 18,05 € sur Amazon.fr


Peut-on encore écrire sur le seconde guerre mondiale? Cette question, c'est Peder Hove qui se la pose. Il répond par la positive et le prouve. Un Jour en mars est un roman audacieux et angoissant. L'auteur s'inspire d'un fait réel. Pendant la seconde guerre mondiale, le 21 mars 1945, la coalition attaque le quartier général de la Gestapo à Copenhague. La capitale danoise est le théâtre d'un bombardement aérien minutieusement préparé et qui ne dure que 4 minutes. C'est ce laps de temps, à priori très court, que le romancier va étirer à l'infini, du moins jusqu'à devenir un roman.

Tag, sur Agaete

Vole. Au fil du roman, le narrateur prévient : "Dedans, derrière l'esthétique architecturale de la façade, des hommes frappent, battent, rossent d'autres hommes." La frontière entre la réalité et la fiction est devient très mince car le plaisir de la lecture ne doit pas nous faire oublier l'horreur de l'Histoire qui se rencontre et se noue avec l'histoire jusqu'à ne plus faire qu'une. Et pour cause, le roman est truffé de détails chronologiques, de descriptions minutieuses et surtout il n'existe pas de personnage central. Un Jour en mars est construit par des hommes, des femmes et des enfants qui sont pris dans le tourbillon de l'Histoire longtemps après avoir été présentés. Ainsi, les classes narratives que Roland Barthes nomme "catalyses" ce transforment en "noyaux". En effet, le narrateur omniscient survole, grâce aux métaphores filées de l'avion en mission et de l'hélice, l'Histoire (axe de l'hélice) mais aussi l'histoire de tous les personnages (pares de l'hélice) de son roman qui pour la plupart mènent une vie normale, paisible,du moins avant le bombardement, à l'image de cette fille qui " Vue du bureau de Soeur Margrethe, (...) ressemble à un petit papillon qui se serait laissé séduire par les premiers rayons du soleil de printemps." Mais la menace existe et elles est permanente. A chaque fois qu'elle se présente, elle est annulée par le hasard, toujours présent également. De cette manière, l'angoisse monte crescendo jusqu'au moment où nous entrons dans le drame.

"There is trouble in the wind...". Nous arrivons à la cible, au sujet du roman. Une cinquantaine de chasseurs anglais survolent Copenhague. L'ancien bâtiment Shell, devenu Q.G. de la Gestapo, est bombardé. Par erreur, une école française est touchée et des dizaines d'enfants périssent. L'affrontement devient spatial. Nous sommes partagés entre la joie de savoir le Q.G détruit et le choc produit par la mort de tant d'innocents. La guerre qui déchire, nous la vivons désormais. Toutefois, nous avons toujours su qu'"...il existe une profusion d'aléas qui peuvent influer sur le résultat final de façon négative."Et c'est ce qui se produit avec la mort de ces écoliers. C'est pourquoi le lecteur reproche à l'auteur de ne pas avoir changé le cours de son histoire, et tant pis si cela travestit l'Histoire car nous sommes bien dans la fiction. Reproche que l'auteur prévient et veut contourner en interpellant son lecteur sur l'Histoire d'aujourd'hui en interrogeant : " le monde serait-il aveugle?" pour oublier le passé et se presser à le reproduire.

Peder Hove a le pouvoir de nous attirer dans les abysses de l'Histoire. La profondeur de son oeuvre et les rythmes de lecture imposés nous font oublier le contrôle de notre souffle, nous interroger sur nous-mêmes. Au moment où l'humanité se déchire dangereusement, où l'horreur du passé menace de revenir, Un Jour en mars est le roman qui tombe à pic. Pour que "plus jamais ça" ne soit pas une vaine parole.

Article original écrit et publié par Ali CHIBANI

Saviez-vous que, depuis 1963, l’Office franco-allemand de la jeunesse (OFAJ) permet chaque année à 200 000 jeunes français et allemands de participer à des échanges culturels ? Rencontres sportives et culturelles, échanges scolaires et universitaires, jumelages de villes et de régions, stages et échanges professionnels : tous les moyens sont bons pour créer une dynamique européenne qui s’élargit désormais à l’Europe de l’est et à la rive méditerranéenne.

Berlinale 2011 (31)_Tour et Affiche Berlinale officielle

"Perspektive Deutsches Kino" met en lumière le jeune cinéma allemand
Dans une volonté de favoriser le dialogue interculturel des deux côtés du Rhin, l’OFAJ est devenu, depuis deux ans, partenaire officiel de la Berlinale, un des plus grands festivals mondiaux du cinéma. Depuis 2004, sept jeunes cinéphiles français et allemands sont ainsi invités en tant que membres du jury pour remettre le prix "Dialogue en perspective" dans la section parallèle "Perspektive Deutsches Kino", destinée à donner une plus grande visibilité au jeune cinéma allemand.

Le jury et Dirk Lütter, lauréat du prix Dialogue en perspective

Parmi les membres du jury, citons Yann-Eryl Mer, assistant sur "Le cheval de Turin", le nouveau film du cinéaste hongrois Bela Tarr, projeté à la Berlinale ; Eleonore Clovis, journaliste pour l’émission Karambolage d’Arte ; Hana Stojic, traductrice d’Elfriede Jelinek en bosniaque et Florence Freitag qui travaille pour une compagnie de danse à Paderborn. Cet éclectisme illustre la volonté de l’OFAJ de sélectionner de jeunes cinéphiles aux parcours originaux ouverts à toute forme de multiculturalisme. Présidé cette année par le réalisateur et producteur Romuald Karmakar, le jury vient de récompenser Dirk Lütter pour son film "Die Ausbildung" ("L’éducation"), un film âpre délivrant une vision sans concession de la rudesse du monde du travail et de son impact sur les relations humaines, tant familiales, amicales qu’amoureuses. 

Ci-dessous, un petit florilège de photo prises durant la Berlinale.

Poulet au curry

Publié par Céline Berger | 11:11
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Recette expérimentée en Australie !

Ingrédients pour 6 personnes :
- du poulet.
- des oignons
- de la crème fraîche
- du curry
- sel et poivre
- des légumes (assortiment fait par vos soins ou acheté tout prêt, comme la julienne de légumes Bonduelle)

Dîner appétissant

Préparation :
Couper grossièrement 2 oignons et les faire revenir dans du beurre (ou une huile neutre) avec sel et poivre. Ajouter les légumes précuits à l’eau (carottes, pois gourmands, choux fleurs, courgettes etc.). Une fois cuits, réserver le mélange et réutiliser la poêle pour faire revenir le poulet. Une fois la viande revenue, ajouter les légumes, mélanger et laisser cuire pendant quelques minutes. Pendant ce temps, mélanger le curry à la crème et versez sur le mélange. Laisser mijoter et rectifier l'assaisonnement. Quand c'est prêt, servir accompagné d’un riz basmati.

Le choix de la crème :
Vous pouvez choisir celle que vous voulez ou presque. Sachez cependant que si la 8% est très bien pour ce genre de plat, la 5% ne tient pas bien la cuisson. A noter que la crème liquide épaissie en cuisant et la crème épaisse se liquéfie. Choisissez donc votre crème en fonction de la consistance que vous désirez obtenir an fin de cuisson. Certains feront leur curry au lait, ça marche très bien. Le lait est également utile pour diluer votre sauce si elle est trop épaisse. Les recettes de base des curry sont à généralement faite à base d'eau. Dans ces cas-là le poulet est d'abord mariné "à sec" dans la poudre de curry et mouillé en cours de cuisson.

Le curry :
En ce qui concerne la quantité de curry à utiliser, elle dépend de la qualité de celui-ci, donc de son goût et de son piment. Un curry peut rapidement vous arracher la bouche. Faites attention donc, surtout quand vous changez de marque. Il vaut mieux en rajouter en cours de cuisson plutôt que d'avoir un plat trop épicé !

Variantes :
- Pour une recette plus créole, faites un curry simple et mélangez au riz une julienne de légumes et des morceaux d’ananas.
- Cette recette marche très bien avec de la dinde, du poisson blanc, de l’agneau ou des crevettes.

Où bruncher le dimanche ?

Publié par Sébastien MICHEL | 10:05 Le 20 février 2011
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Je n'ai pas l'habitude de bruncher le dimanche, et encore moins  à l'extérieur. Pourtant, dimanche dernier, à l'occasion de la visite d'une copine (@Charlotte) architecte d'intérieur et patronne de la très prestigieuse société Exsud, j'ai eu l'occasion de bruncher au Murano Urban Resort, situé dans le 3ème, limite 11ème.

Bar-restaurant Murano

La façade est plutôt accueillante et ne laisse rien deviner de qu'on va découvrir à l'intérieur. A noter que l'établissement fait également hotel. Une fois passé l'accueil, 2 salles, se rejoignant via un petit hall blanc, où un orchestre (un vrai pas une sono !) joue des airs jazzy et langoureux. Une partie fait plutôt restaurant, l'autre plutôt bar. Nous préférons le bar, plus intimiste, et haut en couleurs, comme je les aime !

Bar-restaurant Murano

La carte détaille tous les mets, qui, sur le papier, ont l'air plus appétissant les uns que les autres. Par contre, le choix est simplifié, car il n'y a que 2 formules, toutes 2 à volonté : la première à 49 €, et l'autre, à 69 €, qui inclut le champagne en plus.

Bar-restaurant Murano

Commande passée, nous partons à la découverte. Si ma chère et tendre, ainsi que nos hotes choisissent le salé, ou woks, fruits de mer et autres verrines se cotoient, je préfère explorer le sucré. Au programme : toutes sortes de smoothies plus appétissants les uns que les autres, des macarons faits maison, mini viennoiseries, verrines hautes en couleurs et pour les papilles....

Bar-restaurant Murano

Je me régale et me délecte de tout, comme mes camarades de table. Les serveurs sont agréables, et très serviables. Café et thé sont également testés, ainsi que le champagne. Rien à redire sur la qualité des mets, la musique jazzy flotte dans l'air et nous entraine dans une douce torpeur.

Bar-restaurant Murano

Il faudra tout de même revenir, au bout de près de 3 heures de dégustations, agrémentées de discussions, à la réalité. Charlotte a un avion à prendre, et nous un domicile à rejoindre. Mais une chose est sûre, on y reviendra. Et si le prix vous refroidit, voyez ça plutôt comme un bon restaurant, car après un brunch comme celui-ci, nul besoin de vous nourrir avant le lendemain.

Murano Urban Resort
13 Boulevard du Temple
Paris 3ème arrondissement
Tél. 01 42 71 20 00
Réservation obligatoire

Sablés au fromage

Publié par Céline Berger | 14:09 Le 19 février 2011
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Ingrédients :
50 g de beurre
50 g de farine
50 g de fromage râpé

Polish cheese

Préparation :
- Mettre la farine dans un saladier et faire un puits ; y mettre le beurre ramolli et le fromage râpé.
- Mélanger puis étaler la pâte et la découper avec un emporte-pièce.
- Déposer les sablés sur la plaque du four (four préchauffé) préalablement beurrée ou recouverte de papier sulfurisé.
- Sortir les sablés quand ils commencent à être dorés.

Variantes :
On peut mélanger les fromages (gruyère et gouda par exemple) et mettre des herbes aromatiques dans la pâte.

BNP Paribas prolonge le Printemps du Cinéma du 23 au 29 mars 2011

Publié par Sébastien MICHEL | 17:18 Le 18 février 2011
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Pour la 7ème année consécutive, BNP Paribas est partenaire du Printemps du Cinéma qui aura lieu du 20 au 22 mars 2011. Ce sont trois jours de cinéma au tarif unique de 3,50 € la séance pour tous les spectateurs, tous les films, toutes les séances et dans tous les cinémas participants.

Cannes

Partenaire du Printemps du Cinéma, BNP Paribas prolonge cette opération du 23 au 29 mars 2011 inclus en offrant plus de 300 000 contremarques* de cinéma à 3,50 €. Plus de 200 000 sont réservées à des opérations à destination des clients et prospects de BNP Paribas et 100 000 contremarques sont en jeu à partir du 16 février 2011 sur le site www.bnpparibas.net.

*Dans la limite des stocks disponibles. Sur remise de la contremarque, vous bénéficiez d'une place de cinéma au tarif exceptionnel de 3,50 € (hors majoration pour les films en 3D) dans tous les cinémas participant à l'opération. Offre non cumulable avec d'autres offres tarifaires (abonnements, cartes illimitées, etc...)

L'AFIJ mobilise et informe les étudiants et jeunes diplômés, en situation de handicap, de niveau Bac jusqu'au doctorat en recherche d’un stage, d’alternance ou d'un premier emploi, sur les pistes d'accès à l'emploi en les mettant en contact avec des partenaires et des recruteurs.  Elle propose également un accompagnement concret vers l'accès à l'emploi, les contrats d’alternance ou les stages.

Place handicapée

Dans ce cadre, l'AFIJ Ile de France organise la 17ème édition de la « JOURNEE EMPLOI STAGE HANDICAP » qui aura lieu :
Le jeudi 10 Mars 2011
à la Mairie du 6ème arrondissement
78, rue Bonaparte - 75006 PARIS
de 13h à 17h
Entrée Libre et gratuite – PRE INSCRIPTION conseillée

Lors de cette journée, organisée dans le cadre de l’action menée avec le soutien de l’AGEFIPH, de la Mairie de Paris et du Conseil Régional d’Ile de France, l’AFIJ propose :
- Un point d'accueil et d’information animé par l’AFIJ pour présenter tous ses services de préparation à l’insertion professionnelle,
- Des entretiens individuels de bilan de situation pour les jeunes.
- Des stands pour s’informer et trouver des opportunités

Les entreprises partenaires : ACCOR, ADECCO Espace handicap Ile-de-France, AIR France, Ajilon IT Consulting, AMERICAN EXPRESS, AREVA, AXA, BANQUE POPULAIRE Rives de Paris, BRED / Banque Populaire, Cap Gemini France, CARLSON WAGONLIT, CASTELIS, CEA Saclay, COFACE, CSA, ETDE, FORMAPOSTE, G-fit, GROUPE LA POSTE, INSERM,  KELLY SERVICES, KPMG SA, SIEMENS, SOM Ile de France - Groupe ORTEC, Start People, THALES, UMANIS, VEOLIA Environnement, etc.

Poulet au paprika

Publié par Céline Berger | 14:09
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Ingrédients pour 6 personnes :
- du poulet (6 blancs coupés en morceaux).
- des échalotes
- un pot moyen de crème fraîche
- du paprika
- sel et poivre.

Préparation :
Faites revenir vos échalotes coupées assez grossièrement dans du beurre, afin qu'elles fondent mais ne dorent pas. Poivrez et salez, le sel faisant ressortir le sucre.
Réservez dans un bol et faites revenir votre poulet dans la même poêle (non nettoyée, le poulet cuira dans les sucs des échalotes), salez, poivrez et ajouter le paprika.
Quand le poulet est presque cuit, ajouter les échalotes et laissez cuire quelques minutes afin que les goûts se mélangent.
Versez la crème dans la poêle. Mélangez et rectifiez l'assaisonnement, puis laissez mijoter à feu doux afin de laisser réduire légèrement la sauce.
Dîner appétissant

Servir avec du riz ou des taliatelles.

Le choix de la crème :
On peut choisir celle que l'on veux ! Cependant un pourcentage trop faible en matière grasse ne réussit pas à la sauce. A noter que la crème liquide s'épaissit en cuisant et la crème épaisse se liquéfie choisir donc la crème en fonction de la consistance désirée en fin de cuisson.

Le paprika :
En ce qui concerne la quantité de paprika à utiliser, elle dépend de la qualité de celui-ci, donc de son goût et de son piment. Il vaut mieux en rajouter en cours de cuisson plutôt que d'avoir un plat trop épicé ! On peut également ajouter un peu de piment d'Espelette.

Les variantes :
- ajouter une pointe d'ail aux échalotes,
- remplacer les échalotes par des oignons,
- substituer le poulet par de la dinde ou des grosses crevettes,
- et plus si affinités...
- Si vous remplacez les échalotes par des oignons et le paprika par du curry, vous obtiendrez... un magnifique poulet au curry !

A battle of wits

Publié par Sébastien MICHEL | 16:14 Le 16 février 2011
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A partir de 10 € sur Amazon.fr

En 243 avant JC, la Chine n'est pas une nation mais un territoire témoin d'une guerre incessante entre 7 provinces rivales. Les Etats plus faibles sont souvent la proie des plus puissants qui rêvent d'extension au travers des invasions. C'est le cas de Yan, place forte du roi Liang composée de seulement 4000 civils et fermiers, victime de l'ambitieux Zaho et de son téméraire Général Xiang Yanzhong. Pour venir au secours de son bien, le roi Liang fait venir le légendaire guerrier « Mozi » connu pour ses talents de stratège. Lorsqu'il arrive, son apparence et sa manière d'être font douter de ses capacités, mais à l'heure du siège, tous les espoirs reposent néanmoins sur lui…

A Battle of Wits

Adapté d'un manga japonais, ce film prend pour toile de fond une histoire bien connue des amateurs du genre : la naissance de la Chine. A la différence près toutefois que le traitement n'a rien à voir puisque le récit se concentre plus sur les implications humaines que sur les batailles. Le long-métrage de Jacob Cheung semble toutefois bénéficier d'un budget confortable et nous gratifie de décors, d'une musique et de costumes dignes des super productions du genre. Les scènes de bataille sont plutôt bien amenées mais n'ont rien d'impérissables.

Si la mise en scène n'apporte finalement pas grand-chose, si les effets spéciaux et autres trucages numériques sont parfois grossiers et inutiles, le film repose quasi intégralement sur le personnage campé à merveille par l'immense Andy Lau, superstar du cinéma de Hong Kong. Ge Li est le guerrier « Mozi », un héros contradictoire car sa philosophie universellement altruiste et non belliqueuse s'applique en l'espèce à un état de siège. Ce paradoxe est d'autant plus renforcé par l'idée que c'est un combat inter-ethnique qui oppose des chinois entre eux. C'est principalement là que réside l'originalité et la fraîcheur du film de Jacob Cheung par rapport aux autres blockbusters.

Finalement, les combats importent peu. « A battle of Wits » n'a en effet rien à voir avec un Wu Xia Pian (film de sabre chinois) : les chorégraphies, la réalisation et les effets spéciaux ne sont vraiment pas les points forts du long-métrage. Celui-ci repose plutôt sur l'aspect psychologique du combat, sur la métaphore du conflit. Si le traitement est intéressant, il n'en demeure pas moins que le film est par moments bavard et longuet. Dommage, d'autant plus que « A battle of Wits » a finalement assez peu d'arguments pour espérer parvenir en France car il ne se donne pas les moyens de son ambition.

Pour une bonne pâte à crêpe

Publié par Céline Berger | 16:02 Le 15 février 2011
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Foi de bretonne, il n'y a pas d'eau dans une recette de pâte à crêpe traditionnelle !!!

Ingrédients :
250g de farine
2 œufs
2 cuillères à soupe de sucre
25g de beurre fondu
½ l de lait
½ cuillère à café de sel

Naleśnika

Mélanger les poudres puis faire un puits. Y mettre les œufs et mélanger au fouet.
Délayer petit à petit la pâte avec le lait, puis ajouter le beurre fondu refroidi.
Laisser reposer 20 à 30 minutes, faire les crêpes et les manger.

Conseils :
Pour une pâte plus légère, certains ajoutent une tombée de bière dans la préparation.
Si vous faites vous faite vos crêpes à l'avance, maintenez-les au chaud dans une assiette recouverte d'un papier aluminium, le tout dans un four à thermostat 3 ou 4. Veillez à mette un petit bol d'eau afin que vos crêpes ne sèchent pas.

Concernant la garniture, le sucré comme le salé convient à cette préparation, car il y a très peu de sucre dans la pâte (juste ce qu'il faut pour lui donner du goût). Il suffit de laisser aller votre imagination en fonction de vos envie de moment et de ce qu'il y a dans votre frigidaire et votre placard à alcool !

Si vous avez un appareil qui fait des mini-crêpes, vous pouvez faire des petites aumônières tomates-mozarella : succès garanti

Pour les adorateurs des sensations extrêmes, voici une garniture 100% made in USA, créée par un ami, Andrew : beurre de cacahuète + Nutella + sucre.

Le journaliste Didier Contant et les "talibans" de Paris

Publié par Sébastien MICHEL | 12:50 Le 14 février 2011
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De Rina Sherman
A partir de 18,91 € sur Amazon.fr


"Tibhirine". En tamazight, cela veut dire "les jardins". Ces jardins-là sont jonchés de cadavres. Tibhirine, région proche de Médéa, dans l’est algérien, est devenue tristement célèbre après l’enlèvement et la décapitation, en 1996, des sept moines trappistes français qui s’y trouvaient. En 2004, Didier Contant, ancien rédacteur en chef de l’agence Gamma devenu journaliste indépendant, subit une chute mortelle dans l’immeuble d’une de ses amies. Il avait 43 ans. La presse algérienne le nommera alors "Le Huitième mort de Tibhirine". C’est cette thèse que sa compagne, la sud-africaine Rina Sherman, soutient dans son livre qui est une véritable descente dans les « maquis » de Paris. Elle dénonce précisément le « corporatisme » des journalistes, sans ambages.

"Ce sont des talibans". L’enlèvement des sept moines, dont on ne retrouvera que les têtes, est d’abord imputé aux éléments des Groupes islamistes armés (GIA). Bientôt la thèse selon laquelle les terroristes islamistes étaient commandés par les services secrets algériens fait son apparition en France. Ce qui ajoute de l’eau au moulin des défenseurs du « qui tue qui ? ». L’accusation est soutenue par des journalistes français, mis sur la voie et rassurés par un ancien adjudant des services secrets algériens, le douteux Abdelhak Tigha. Mais avant de rendre publics les résultats de leurs recherches, Didier Contant mène son enquête en Algérie. D’après les éléments recueillis sur place, se fiant particulièrement à un Algérien enlevé en même temps que les moines et qui a réussi à prendre la fuite, les autorités algériennes ne seraient pas complices de l’enlèvement. Les islamistes auraient donc agi de leur propre chef, ce qui fragilise les accusations de Abdelhak Tigha.

Le Huitième mort de Tibhirine

Selon Rina Sherman, c’est là la cause de "[l’]étrange suicide[2]" de Didier Contant. L’ethnologue sud-africaine reproche à des journalistes de Canal + d’avoir discrédité son compagnon dans son milieu professionnel en l’accusant de travailler pour les "barbouzes", en l’occurrence pour les services secrets algériens. Ce faisant, Contant aurait subi une grande pression, d’autant plus que Le Figaro Magazine et l’agence Capa, pour lesquels il réalisait ses reportages, ont été informés de ces supposés liens. Ses articles sont refusés partout. Par la suite, le "journaliste a le sentiment d'être "épié", "observé", "filé". "Quand je l'ai vu la semaine dernière, Didier ne paraissait pas déprimé, observe Serge Faubert [journaliste à Gamma]. Il soulignait juste cette impression d'être surveillé. Pour la première fois, je lui voyais ce sentiment de bête traquée", rapporte le quotidien France Soir (17 février 2004). Et la presse algérienne de conclure : "Le journaliste français Didier Contant poussé au suicide" (El Watan, 19 février 2004).

"Harcèlement". Pourtant, l’ancien journaliste aurait essayé de prouver sa bonne foi, toujours sans succès. Il écrit à une amie algérienne sur le compte de ses ennemis : « Ce sont des talibans du type : Qui n’est pas avec nous est contre nous ». Rina Sherman ne se contente pas de rapporter les dires des journalistes français ou algériens et de Didier Contant. Pour plus de persuasion, elle a mené une contre-enquête. Dans Le Huitième mort de Tibhirine, elle relève les contradictions des investigations policières. Pour preuve, si l’on se fie à elle, le récit de l’ancienne amie chez qui le « suicide » s’est produit ne concorde pas avec les récits des passants et des voisins. D’autres éléments sont portés à la connaissance du lecteur que nous ne pouvons pas résumer ici.

À la lecture de cet ouvrage, nous ne pouvons prendre partie et considérer la mort de Didier Contant comme un suicide "provoqué par un harcèlement", comme l’écrit Jean-François Kahn, ou un meurtre. Il nous est, tout de même, possible d’affirmer avec Antoine Sfeir, préfacier du livre, que la disparition de ce journaliste n’a pas suscité l’intérêt qu’elle méritait car « on ne peut avoir que des doutes sur cette mort fortuite qui arrangeait tout le monde en définitive ». Le Huitième mort de Tibhirine est un récit tragique qui ne soulève que des interrogations pour le moins légitimes. C’est une véritable enquête dans les territoires ténébreux du journalisme où les « menées des uns et des autres créent des maquis dans les plus beaux couloirs de la ville ».

[2] Ainsi titrait le magazine Marianne son article sur la mort du journaliste, édition du 8 au 14 mars 2004. Jean-François Kahn sera poursuivi en justice par le journaliste de Canal +, Jean-Baptiste Rivoire, pour diffamation et sera acquitté en appel.

Article original écrit et publié par Ali CHIBANI

Cakes salés et déclinés

Publié par Céline Berger | 12:27
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Recette de base

Ingrédients :
3 œufs
150g farine
1 sachet de levure
10cl d'huile d'olive
12,5cl de lait entier
100g gruyère râpé
sel, poivre
garniture et herbes ou épices.

Préparation :
Préchauffer le four à 180°C (th 6).
Dans un saladier, mélanger les œufs, la farine, la levure, le sel et le poivre.
Incorporer petit à petit le lait et l'huile.
Bien mélanger pour éviter les grumeaux.
Ajouter tout ou partie du gruyère et remuer (une partie du gruyère peut être ajouté sur le dessus du cake).
Ajouter vos propres ingrédients.
Verser le tout dans un moule à cake et faire cuire au four pendant 45mn.

Garnitures :
L'avantage du cake est le même que celui de la quiche, on peut y mettre tout ce qui traîne et jouer avec les herbes aromatiques, le fromage et les épices !
, Le plus célèbre : dés de jambon et olives vertes,
, saumon (fumé ou poché), oseille et/ou épinards,
, chèvre et ciboulette ou poivrons confis et coeur de chèvre,
, thon en boite et poivrons grillés,
, julienne de légume,
, poulet -estragon,
, feta et olives noires,
, reblochon, pommes de terre, lardons et oignons,
, assortiment de fromages
, jambon de pays et asperges,
, tomate (séchées ou non), basilic et mozzarella, etc

Les petits cakes de mon anniversaire
Faire revenir de la julienne de légume (Bonduelle par exemple) dans de l'huile d'olive. Verser à la préparation et ajouter du thon émietté. Ajouter un peu de romarin et du fromage râpé. Répartir la préparation dans des moules à muffins et ajouter un morceau d'olive noire au sommet. Enfourner et déguster.

Idée cadeau humanitaire pour la Saint-Valentin ?

Publié par Céline Berger | 10:50 Le 11 février 2011
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Si vous êtes seul(e) pour la Saint-Valentin, ou que vous n'êtes pas, mais alors pas du tout un afficionados de cette fête, alors cet article est fait pour vous ! 

Heifer est une association humanitaire qui lutte contre la pauvreté en mettant en place des programmes d’élevage familial dans les pays en développement. En recevant des animaux, du matériel, une formation et une assistance locale, les familles se procurent une meilleure alimentation et une autonomie durable, avec en principe de base, le microcrédit en animaux.

"J love you"

Ainsi, une ruche est une source d’alimentation aux vertus nutritives et médicinales et une source de revenus pour une famille d'Afrique. Ce cadeau utile, solidaire et original des donateurs fera la différence et se multipliera grâce au passage du don.

Donc, en résumé, si vous n'avez personne et que vous voulez faire un cadeau, ou si vous avez quelqu'un mais vous n'êtes pas du genre à faire des cadeaux pour cette fête ultra commerciale, alors direction le site d'Heifer pour offrir utile et aider des familles démunies à vivre un peu mieux.

Et si vous pensez manquer d'inspiration quant viendra Pâques, offrez donc une poule !

Chaque année, les acteurs des filières végétales se rassemblent autour d’un concept innovant pour présenter "l’Odyssée Végétale" lors du Salon International de l’Agriculture, qui aura lieu du 19 au 27 février 2011. Cet événement grand public par excellence, l’Odyssée Végétale a pour objectif de faire connaître la diversité des produits alimentaires et non alimentaires issus des filières végétales.

L’Odyssée Végétale prendra cette année la forme d’une "cité végétale" appelée "la Cité fertile" : un concept résolument moderne, tourné vers l’avenir. Située au cœur du Hall 2.2, La Cité fertile invite le visiteur à une aventure dans un monde contemporain, celui d’une architecture utilisant le végétal comme source d'inspiration. Afin de rappeler le lien fort existant entre la ville et l’agriculture, cette architecture urbaine utilise toute la diversité des végétaux et des organismes vivants. Cette année, HEMCEL vous propose de gagner 30 places pour visiter La Cité fertile. Pour cela, rien de plus simple : il suffit d'être dans les 30 premiers à envoyer un mail à concours(at)hemcel.fr (remplacer (at) par @), en indiquant vos coordonnées complètes. Les 30 plus rapides se verront remettre le précieux sésame.

la cité fertile

Un espace urbain… et ludique !
Peuplée d’immeubles hauts, quadrillée de rues et ponctuée de jardins et signaux urbains, la Cité fertile accueillera les visiteurs qui pourront découvrir les richesses de la Cité grâce à trois personnages hauts en couleur qui leur raconteront l’histoire de cette Cité fertile en les guidant de bâtiment en bâtiment. Chacun des neuf partenaires présentera un espace dédié, au travers duquel les visiteurs pourront découvrir les débouchés par filière, les dessous des cultures végétales, la multiplicité de leurs rôles dans l’alimentation, la chimie verte et blanche, la protection de l’environnement, l’habitat, la production d’énergie…

Un espace pédagogique…
Maître mots de l’Odyssée Végétale, la découverte et la pédagogie guideront les visiteurs dans leur parcours. Chacun pourra participer à un quizz illustré, échanger avec les agriculteurs du réseau FARRE venus partager leur quotidien ou encore simplement se laisser porter de découverte en découverte.

Infos pratique :
Du 19 au 27 février 2011
De 9h à 19h tous les jours
Paris - Porte de Versailles - Hall 2.2

Le ski à petits prix : c’est à Doucy-Valmorel !

Publié par Tiphaine Rochereuil | 15:09 Le 9 février 2011
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En pleine saison de ski, rien de mieux que de se faire plaisir sur la poudreuse. Si les grandes stations de Val-Thorens ou des 2 Alpes ont une image attrayante, leur politique tarifaire n’est cependant pas à la portée de toutes les bourses. Passer des vacances au sport d’hiver a un coût qui reste élevé, et pour remédier à cela, dirigez-vous plutôt vers Doucy, une petite commune située au pied des pistes de Valmorel. Etre à l’écart de la foule tout en bénéficiant des nombreuses activités de montagne à prix modéré, que demander de mieux ? Jusqu’au 17 avril 2011 - date de fermeture du secteur de Doucy-Combelouvière - profitez du domaine skiable de Valmorel constitué de 150 km de pistes, d’une zone free ride et d’espaces d’initiation à la glisse. Amateurs ou chevronnés, adeptes du ski de randonnée ou du hors piste, de raquette, de luge, de snowboard ou de snowscoot, vous avez trouvé l’endroit idéal !

Doucy

Quant à l’hébergement, rendez-vous à la résidence « Les Carlines » à Doucy. Situées à 1 300 mètres d’altitude, les chambres lumineuses vous offriront une vue exceptionnelle sur le massif montagneux de la Tarentaise. Il faut ajouter à cela la chaleur et la qualité de l’accueil de l’équipe, des notions sur lesquelles le directeur des Carlines ne transige pas. La résidence fait d’ailleurs partie du réseau VTF « L’Esprit Vacances » qui met tout particulièrement l’accent sur la convivialité, une valeur qui se traduit par la fidélité de la clientèle.

Doucy

VTF est un réseau associatif qui s’affirme comme un des acteurs majeurs du tourisme social, une raison de plus pour être séduit. Pour la petite histoire, VTF a été créé en 1956 à Thionville par des militants syndicalistes de toutes origines sociales avec pour devise : « le droit aux vacances pour tous ». Ce leitmotiv préside à sa démarche résolument tournée vers une politique tarifaire mesurée où la mixité sociale n’est pas qu’un concept.

Doucy

L’équipe des «Carlines » est également attachée à faire la promotion du patrimoine régional en organisant des visites, des soirées thématiques et des menus terroirs 2 à 3 fois par semaine. Vous pouvez opter pour un séjour en pension complète ou en demi-pension et profiter de l’espace forme pour vous adonner aux joies du sauna, du hammam et du jacuzzi. Pour les activités neige, l’établissement a prévu la location de matériel à des prix très intéressants : raquettes, skis et chaussures, luge pour petits et grands, vous n’aurez que l’embarras du choix.

Doucy

Pour les spécialités locales et les souvenirs, la boutique « Sherpa », à proximité de l’Office du tourisme, vous proposera des parts de raclette ou de tartiflette (entre 8 et 10 euros par personne) ainsi que des liqueurs de génépi ou de sapin. Convaincus ? Alors qu’attendez-vous pour partir en plein cœur des sommets alpins ?!

Renseignements :
Les Carlines : 04 79 24 06 05

Tarifs :
Pack « tout compris » : 239-360 €/pers. (selon les dates de réservation). Sont compris le séjour d’une semaine en pension complète + remises sur la location de matériel de ski et le forfait remontées mécaniques (hors vacances scolaires).

Transports :
En train : la SNCF vous conduit à la station Moutiers. Prévoir le trajet Moutiers-Doucy.
En voiture : Autoroute direction Lyon, Chambery, Albertville, ensuite direction Moutiers (comptez environ 6 h de trajet de Paris, 2 h de Lyon).

John Irving : Je te retrouverai

Publié par Sébastien MICHEL | 11:26
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éd. Points Seuil
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Alors qu’il n’est qu’un enfant Jack Burns part avec sa mère Alice tatoueuse professionnelle à la recherche d’un père, organiste et amateur de tatouages qui l’a abandonné à la naissance. Jack sillonnera avec sa mère touts les ports de la mer du nord à la recherche du fugitif william burns. Jamais bien loin du but, ils se trouvent confrontés dans chaque nouvelle ville à la réputation de séducteur de william et à son goût des tatouages de partitions de musiques. Déçus de leur quête, mère et fils décident alors de retraverser les océans et de rentrer chez eux, en Nouvelle Angleterre ou Jack va grandir hanté par le fantôme de ce père qu’il redoute et auquel il ressemble plus qu’il ne pense. Sa gueule d’ange lui attirera les convoitises de femmes plus âgées qui abuseront de lui avant qu’il ne les séduisent comme son père. A vingt ans, jack décide de tirer parti de son visage d’ange et de sa mémoire prodigieuse pour faire carrière à Hollywood ou il excellera dans des rôles de travesti.

John Irving : Je te retrouverai

Après une enfance ou il fut élevé par sa grand-mère, John Wallace Blunt Junior passa le début de son adolescence dans le logement de fonction de son beau père qui enseignait le russe dans une école privé d’Exeter. A cause d’une dyslexie sévère il fait des études plus que médiocres dont il dira lui-même : « dire que j’avais du mal à suivre relevait de la litote ». En contrepartie de ses problèmes scolaires, il se passionne pour la lutte et choisira son université en fonction de ce sport. C’est à l’université que sa vocation d’écrivain s’affirme, il y suit un atelier de création artistique sous la direction de Robertson DAVIES.

En 1963, il obtient une bourse d’étude pour passer un an à Vienne, ville qui l’inspira pour son premier roman, Liberté pour les ours. Un an plus tard il épousera Shyla LEARY qui lui donnera deux fils, Collin née en 1965 et Brendan née en 1969, tous deux futurs champions de lutte. La naissance de Collin lui évitera de partir pour le Vietnam mais ne l’empêchera pas de continuer la lutte. Jusqu'à la parution du Monde selon Garp, il ne peut vivre de ces revenues d’écrivain, mais après l’immense succès du roman il ne se consacre plus qu’à l’écriture.
Il vit aujourd’hui dans le sud du Vermont avec sa deuxième épouse Janet qui est également son agent littéraire et avec qui il aura un troisième fils, Everett née en 1991.

Interview, extraite d'une rencontre à la FNAC Montparnasse du 15 septembre 2006

John Irving et le processus d’écriture :
« Je suis un écrivain qui met énormément de temps à écrire un roman, il m’a fallu prés de 13 ans pour venir à bout d’une prière pour Owen et pas loin d’une dizaine pour je te retrouverai. Quand je commence un nouveau roman j’écris généralement la dernière phrase ou le dernier paragraphe avant de trouver le fil conducteur qui reliera le premier chapitre au dernier. »
« La plupart de mes romans sont autobiographiques, une prière pour Owen, une veuve de papier ou le monde selon Garp s’inspirent de certains faits qui m’ont marqués enfant ou à l’age adulte, je te retrouverai reste sans doute le roman le plus autobiographique de ma carrière. »

Le sexe dans ses livres :
« Je viens d’une famille américaine puritaine ou le sexe n’était jamais abordé. Mon pays est réputé pour être puritain et depuis mon enfance, l’Amérique se transforme de plus en plus en un pays ou le sexe est considéré comme quelque chose de malsain. »
« J’ai été initié au sexe à l’age de onze ans par une jeune femme de dix ans mon aînée. J’ai raconté cette histoire à mes trois garçons quand ils ont eu l’age de comprendre, et je la reprends d’une manière détournée dans je te retrouverai. »
« Ce n’est pas la première fois que mes romans parlent du sexe comme étant un acte malsain, Jenny Field dans le monde selon Garp, ne pratiquait l’acte sexuel qu’avec l’attention de tomber enceinte et la sœur du narrateur dans un hôtel New Hampshire subissait un viol. »

L’absence du père :
« Je n’ai jamais connu mon père, la seule chose qu’il m’ai jamais légué est son nom : John Wallace Blunt Junior. Comme mon nom était précédé par un junior, je savais que je le devais à quelqu’un, mais ma mère refusait de me parler de mon créateur. Enfant, je devais donc jouer de mon imagination et des « on dit » de mes cousins, j’imaginais mon père comme un monstre, une personne qui avait forcément fait quelque chose de mal pour être ainsi ignoré par ma famille. Vers 30 ans, ma mère me fit parvenir des lettres écrites par mon père alors qu’il était pilote en chine en 1943. Il demandait à ma mère le divorce, mais souhaitait rester en contact avec moi, ce qu’il ne fit pas.
Je n’ai jamais cherché à rechercher mon père plus tard, l’image que je m’en faisais me suffisais et il lui été toujours possible de venir me trouver.
Il y a un peu plus de dix ans, un jeune homme est venu me trouver pour m’annoncer qu’il était mon frère. Mon père avait donné naissance à deux fils qui n’était pas plus âgés que mes propres fils !!! »

Article original et interview réalisés par Amandine DONGOIS

La France perd la mémoire

Publié par Mourad HADDAK | 18:23 Le 8 février 2011
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Comment un pays démissionne de son histoire ?
Jean-Pierre Rioux
Perrin, avril 2006, 228 pages
A partir de8,40 € sur Amazon.fr

Les Français perdraient-ils la mémoire ? C’est la thèse défendue par l’historien Jean-Pierre Rioux dans cet essai à la fois brillant et érudit sur la « débâcle intime et collective, celle du souvenir et de l’art de vivre » qui serait en cours en France.

Sous les assauts répétés et désordonnés des « devoirs de mémoire », cette « ardente obligation » moderne dont les plaintes résonnent, à défaut de raison, jusque dans les salles des tribunaux de justice, les « Trente Mémorieuses (1) » (1975-2005), auraient dévalué en France le singulier au profit du pluriel, assombri l’avenir de la nation et ses projets communs par le déni du passé et l’excès de « présentisme ». Spécialiste de l’histoire politique et culturelle de la France contemporaine, ancien inspecteur général de l’Education nationale, Jean-Pierre Rioux est directeur de la revue Vingtième siècle, professeur à l’Institut d’études politiques de Paris, chroniqueur à La Croix et à Sud-Ouest. Il a récemment publié Au Bonheur la France (Prix Guizot de l’Académie française), Jean Jaurès et avec Jean-François Sirinelli La culture de masse en France.

La France perd la mémoire

« Tout se passe comme si ce pays était sorti de l’histoire vive pour entrer en mémoire vaine, comme si la rumination y avait remplacé l’ambition »

En apparence, les célébrations mémorielles se portent bien : ainsi, en 2005, la commémoration de la libération du camp d’Auschwitz a côtoyé l’ouverture à Paris d’un mémorial de la Shoah et la création d’un centre à la mémoire du travail sidérurgique en Moselle. Les députés ont même inscrit… le foie de canard au « patrimoine culturel et gastronomique » de la France.

Seulement, les apparences peuvent être trompeuses. Il y a eu une « vénération inconséquente du souvenir » tout azimut depuis les succès d’ouvrages populaires sur la fin des terroirs comme celui de Pierre Jakez Hélias, Cheval d’orgueil, publié en 1975 et point de départ d’un attrait pour le patrimoine rural menacé de disparition par la marche irrévérencieuse du progrès et de ce qu’on peut déjà appeler la « mondialisation ». La crise culturelle et civique qui touche la France couverait ainsi depuis une trentaine d’années. La vogue et la « surconsommation » de patrimoines déclinés à l’infini accélèrerait les fissures, depuis les années 1980, du sentiment national. L’exaltation des identités locales, « l’utopie de proximité » grossie par l’individualisme des pratiques culturelles et sociales supplanteraient les cadres contraignants et moins rassembleurs de la nation. Le patrimoine new look a pour défaut, cependant, de miner toute « hiérarchie des signes et des traces » dans « la monotonie de son exhibition ». L’exemplarité de la transmission a cédé la place à la conservation de souvenirs dénués de sens. Comme l’a démontré la publication des Lieux de mémoire (1984-1992) sous l’autorité de Pierre Nora, le développement d’un « patrimoine en miettes » est symptomatique de l’essoufflement du « roman national ».

Le point d’orgue de la « débâcle », selon l’auteur, fut le refus par les Français, le 29 mai 2005, du Traité constitutionnel. « La France ce jour-là a pris congé petitement en signalant au monde sa préférence, la macération, et sa nouvelle vocation, faire l’autruche ». Le « Plus jamais ça ! » asséné avec détermination au sortir des deux Guerres mondiales pour servir de pilier à la Construction européenne a été « oublié » ou du moins délaissé par des considérations plus matérielles et donc moins idéales.

Cette année a vu également certaines célébrations escamotées ou dénaturées par des débats initiés par des minorités agissantes et une impuissance des autorités politiques à rappeler le « bien commun ». Les députés ont voté une loi, le 23 février, désavouée plus tard par le Président de la République, qui reconnaissait dans son article 4 les aspects positifs de la colonisation française. Des chaudrons communautaires émanent des effluves malsains. La crainte d’une guerre des « mémoires-tranchées » bouscule la société française. Le centenaire de la Séparation de 2005 a manqué singulièrement de souffle républicain tandis que le bicentenaire de la bataille d’Austerlitz « a brillé par l’absence des plus hautes autorités de l’Etat » au moment où certains, rappelant le rétablissement de l’esclavage en 1802 par Bonaparte, n’hésitaient pas à assimiler ce dernier pratiquement à un nazi. « Nous n’avons de cesse de tuer l’avenir, de délaver le souvenir au flot de l’actualité, d’instrumentaliser le passé et, de fait, de ruiner un peu plus le mystérieux processus cumulatif, nourri de projets, d’héritages et d’actions, que la mémoire exprime et qui la fait vivre ».

Tous les pays qui n’ont plus de légendes seront condamnés à mourir de froid » (La Tour du Pin)

Que faire alors pour revivifier la mémoire nationale et l’empêcher d’être ensablée par les dépôts successifs de ces alluvions stériles ? Jean-Pierre Rioux, sans refuser le droit d’expression aux différentes « mémoires », propose d’opposer des « devoirs d’histoire » seuls à même de rechercher le vrai, d’accepter les remises en question sous le crible du doute scientifique et de construire le « bien commun » si nécessaire aux ambitions nationales. Les mémoires _ c’est une évidence _ ne sont pas sensibles à la complexité des faits historiques. C’est donc un plaidoyer pour un « devoir d’intelligence » auquel nous invite l’historien (2). Il avance les qualités d’une discipline qui a compris très tôt, avec Marc Bloch et d’autres chercheurs, les distinctions vitales entre mémoire et histoire, cette dernière ne pouvant se confondre ni avec la justice ni avec la morale civique. Pour l’histoire, il n’y a pas de « fatalité du passé ». Les jeunes générations n’ont pas à porter le poids de ce dont elles sont innocentes. La temporalité doit à nouveau fonctionner et les Français doivent se remettre à appliquer le « principe de succession » et éviter les raccourcis, les anachronismes, en un mot le présentisme (3) nourri des tensions à l’œuvre dans le pays, entre les régions ou les quartiers, les classes sociales ou les groupes dits « communautaires ». A l’Ecole de transmettre par la connaissance avant de songer à la reconnaissance, au deuil ou à l’oubli. Selon Jean-Pierre Rioux, « il s’agit [ainsi] de dire halte au repentir et de cesser de gémir sur ce passé (…). Il s’agit d’affûter ensemble des idées, de retrouver la force de chercher du sens, en soupesant de nouveau l’héritage, la transmission et la promesse ».

Pour finir, établissant dans son essai un constat dérangeant et inquiétant de la société française, l’auteur a su éviter le piège des « déclinologues » (Nicolas Baverez, Alain Finkielkraut ou Jacques Marseille…), souvent excessifs dans leurs jugements, car il soutient que l’éclatement de la mémoire nationale est réversible à condition que les mémoires qui sont légitimes ne construisent pas une vérité officielle ou se complaisent dans la « victimisation ».

Pour autant, et sans tomber dans un appel à la « propagande civique », Jean-Pierre Rioux aurait dû davantage affirmer le rôle crucial des politiques et des intellectuels français pour affermir et construire positivement l’identité nationale. On ne peut ni attendre des « identités traumatiques » qu’elles s’assagissent naturellement avec le temps, ni supposer que les enseignants d’histoire-géographie, dans le secondaire, puissent relever en partie le défi de revitaliser le « sentiment national », même guidés par le truchement avisé des historiens. Il y a une urgence des élites à recomposer le « contrat national ». Le malaise intellectuel ravivé par « les émeutes des banlieues » de l’automne 2005 aurait gagné à être mieux interrogé vis-à-vis notamment des mémoires dites coloniales.

Enfin, il eut été souhaitable qu’une analyse comparée de la situation de notre « mémoire nationale » avec d’autres pays, en particulier européens, ait été faite pour disposer d’une lecture moins singulière sur le soi-disant « malheur français » (Jacques Julliard).

Ces derniers commentaires n’ôtent en aucune façon les remarquables qualités d’un essai que nous ne saurions que vivement conseiller tant il repose sur une solide documentation accompagnée d’une chronologie précise du dérèglement de la « mémoire collective » depuis 1975.

(1) Néologisme cousin de la formule célèbre de Jean Fourastié appliquée à la période de forte croissance économique qu’ont connus des pays industriels et développés, les « Trente Glorieuses » (1945-1975).
(2) On peut renvoyer les lecteurs aux articles de Jean-Pierre Rioux parus dans différents médias : « Devoir de mémoire et tribunal de l’histoire », Le Monde des Débats, décembre 1999 ; « Insurger l’intelligence » paru dans le journal Le Monde, le 30 avril 2002.
(3) Voir Olivier Pétré-Grenouilleau, « Les identités traumatiques. Traite, esclavage, colonisation », Le Débat, 136, septembre-octobre 2005. Selon cet historien, la force grandissante des « identités traumatiques » réclamant la reconnaissance des crimes passés voire une réparation financière démontrerait « la difficulté de notre société à se regarder en face, à se refonder sur des liens qui ne soient pas ceux de la dette ». La « victimisation » ou l’hystérie victimaire en cours est un aveu d’impuissance à passer du « je » individuel, sectaire ou au « je » supposé d’une minorité au « nous » national.

Les Monstrueuses Actualités de Christophe Alévêque

Publié par Téri TRISOLINI | 11:34 Le 7 février 2011
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« Je dis non non non non
Christophe Alévêque fonce, lève le poing, mais dérape. Fatigué de se battre, il grogne et attaque. Tout l’énerve. Colère noire. Il s’en prend aux fascismes domestiques, aux angoisses quotidiennes, aux manipulations médiatiques et à la domination religieuse de l’économie. Avec batteur, accordéoniste et guitariste, Alévêque chante les aberrations du monde, la société ultralibérale et son goût pour la surveillance. »

Les Monstrueuses Actualités de Christophe Alévêque

Christophe Alévêque est en colère et c’est tant mieux ! Comme nous, il est envahit, submergé, noyé par une actualité nationale et internationale des plus violentes et humainement abjectes, et ça le révolte ! Comme nous ?... Alors il essaie d’abord de se contenir, et aborde les sujets avec raison et discernement, dans un self-control (presque) parfait. Et n’insistez pas, c’est décidé, il ne parlera plus de notre président de la République. Il a promis ! Et Ses 3 compagnons musiciens sont là pour veiller au bon déroulement de ce spectacle politiquement correct, dans l’âme. D’ailleurs, pour aborder quelques faits divers atroces, quoi de mieux qu’une bonne vieille chanson de fin de banquet, joyeuse et sans façons ?!

Les Monstrueuses Actualités de Christophe Alévêque

Mais bientôt, au fil des sujets abordés, Christophe Alévêque s’échauffe, bout et explose, pour notre plus grand plaisir ! Car en soulignant toutes les aberrations qui nous entourent, c’est nous aussi qu’il épingle ! Alors, oui, c’est drôle, oui c’est impertinent de pertinence et surtout c’est tout sauf consensuel ! Impétueux, nature et spontané, ce spectacle est à l’image de sont interprète. A voir absolument, pour se rappeler que parfois, la colère a du bon et se mettre en action pour que les choses changent, aussi !

Les Monstrueuses Actualités de Christophe Alévêque
Un spectacle de Christophe Alévêque
Mise en scène Philippe Sohier
Accordéon et cor Maxime Perrin, guitare Francky Mermillod, batterie Stéphane Sangline, son Stéphane Uriot, lumières Fred l'Indien
A voir absolument, pour rire, réfléchir et agir.
AU THEATRE DU ROND-POINT
Du 25 janv au 20 février Salle Renaud-Barrault (relâche les lundis)
2bis avenue Franklin D. Roosevelt 75008 Paris
Réservation : 01 44 95 98 21
Tarifs :
-30 ans 14 €
Carte Imagine R 10 €

Autobiographie d'une fille gaga

Publié par Frédéric POILBOUT | 17:03 Le 6 février 2011
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De Diglee
éd. Marabout
A partir de 12,26 € sur Amazon.fr


Les  carnets de vie déjantés de Margaux Motin – J'aurais adoré être ethnologue et Théorie de la contorsion- ont fait des émules. La petite sœur s'appelle Diglee et a suivi un parcours un peu semblable : création d'un blog qui cartonne assez vite et donne vie du coup à une BD autobio. Il faut dire aussi au passage que le genre de la BD autobiographique connaît aujourd'hui un essor spectaculaire. Au registre des récits, on dira qu'on est jamais  aussi bien servi que par soi-même. (Allez voir aussi du côté des éditions de l'Association, pour dégotter les meilleurs perles depuis Satrapi). Marabout, plutôt Marabulles fait dans la confession jeune et féminine avec cette nouvelle recrue, fan incontestée de Lady gaga (d'où le titre) et de.... Margaux Motin (tiens donc ! Editée aussi chez Marabulles).


On trouvera donc beaucoup (trop ?) de points communs entre cette BD et celle de sa pair et mère spirituelle, à commencer par son coup de crayon bien assuré, son humour, son regard sur les mecs, son amour pour le shopping (les shoes, of course) et toutes les petites banalités de la vie révélées à la sauce marante : des cheveux retrouvés sur le bord d'une baignoire, le bonheur d'une fève découverte dans la galette, le petit défaut physique qui vous file le complexe du miroir. Comme pour Margaux, Diglee s'empare de son quotidien à bras le corps et le caricature sans vergogne, à ceci près qu'elle a pour elle le point de vue de sa prime jeunesse, 22 ans. Il y a donc dans cette tranche de vie la fraicheur d'une post-adolescente, grande soeur elle-même d'une ado, Théana qu'elle se plait à raconter. Le verbe railleur fait songer par moments aux style Foresti (avec qui Margaux a bossé, décidément !) et révèle un univers frénétiquement féminin qui plaira assurément aux lectrices (Messieurs, vous aurez le second rôle) de l'autobiographe tant elles s'y retrouveront. On retrouvera au fin fond de la BD le fameux épisode de la rencontre entre Diglee et devinez qui ? Margaux avant le show final de  Lady Gaga... Pour les futures amatrices de notre jeune Diglee, sachez qu'elle s'appelle Maureen Wingrove et que son blog, trois ans d'âge, a un bel avenir devant lui.

My trip in New Zealand (7) - Whangarei

Publié par Sébastien MICHEL | 22:25 Le 2 février 2011
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Après Thames, direction Whangarei, au nord, petite étape avant d'attaquer le vif du sujet et la fin de notre séjour : la Bay of Islands. Depuis Thames, c'est sûr, la route est longue : compter environ 4 heures, car il faut notamment retraverser Auckland, et il y a donc plus de trafic à ce niveau là. 

Arrivés à Whangarei, nous avions opté sur les conseils du Petit Futé pour un hébergement au Punga Lodge. Très insolite je dois dire, mais comme d'habitude, ma critique est sur Tripadvisor. Sur place, nous avions prévus 2 nuits, mais une seule journée au final : nuit de l'arrivée, et nuit du lendemain avant un départ le surlendemain. Même si la ville est sympathique, une journée suffit amplement.

Nous avons donc commencé par le centre ville et sa marina, petit coin tranquille, touristique, où il est agréable de déjeuner ou de dîner.

Whangarei, Northland

Whangarei

Whangarei, Northland

Après, il vous faudra prendre la voiture pour vous rendre aux incontournables chutes (Falls en anglais) de Whangarei : juste magnifique ! Prenez le temps de poursuivre et de faire la balade qui dure environ 1 heure le long de la rivière, la végétation y est luxuriante et magnifique. Si vous avez trop chaud, vous pourrez vous y baigner sans inconvénient.

Whangarei Falls

Whangarei Falls

Whangarei Falls

Pour finir, je vous invite à aller voir les Mangroves, situées à proximité de la piscine municipale, et pas très loin de la marina.

Mangroves

Mangroves

Après, un serveur nous disait que Whangarei était la ville aux 100 plages... Personnellement, je reste sceptique, car je n'en ai pas vraiment vu (ou alors, elles étaient très éloignées). 

Voici un échantillon d'images de Whangarei ci-dessous.


Prochaine étape : Paihia et la Bay of Islands !

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