Confession of pain

Publié par Romain DOMEC | 11:36 Le 31 mars 2011
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Film disponible en DVD
A partir de 6 € sur Amazon.fr

L'expérimenté Inspecteur Hei et le jeune et fougueux Inspecteur Bong forment un duo implacable de la police de Hong Kong. Tout va pour le mieux, aussi bien professionnellement que personnellement. Jusqu'au jour où l'amie de Bong se suicide. A partir de là, ce dernier sombre dans l'alcoolisme, quitte la police et survit en étant détective privé. Le jour où Hei enquête sur la mort de son beau-père, il sollicite l'aide de son ancien ami et partenaire. L'enquête que Bong va mener le mène à déterrer d'obscurs secrets et lutter contre ses propres démons.

Dernier film du trio qui nous avait amené la saga des « Infernal Affairs » (Andrew Lau et Alan Mak à la direction, Felix Chong au scénario), ce polar contemporain de facture classique est loin d'égaler leurs précédentes collaborations de part son histoire cousue de fil blanc et sa mise en scène moins inspirée.

Confession of pain

Si l'ensemble est bien amené, « Confession of pain » demeure surtout un long-métrage inégal. Après un début prometteur et stylé, le film perd de sa qualité au fur et à mesure puis finit par s'étioler totalement à force de jouer sur la violence gratuite, la répétition des mêmes effets de mise en scène et sa fausse complexité. Pire, les rebondissements sont convenus et la fin très prévisible en amont. Le film est inégal aussi de part sa mise en scène tantôt maîtrisée, tantôt frôlant l'amateurisme. Un nombre incalculable de plans sont inutiles ou laids à regarder ; une immense déception quand on sait ce que peut donner l'association des deux réalisateurs.

« Confession of pain » souffre également d'un problème de montage : le long-métrage semble long et subit une accumulation de scènes inutiles et redondantes. En outre, le film perd de sa subtilité et bascule parfois dans la lourdeur, notamment dans sa volonté systématique de tout montrer pour tout expliquer (surtout à la fin).

Peut-être moins gênant mais important à souligner, le film d'Andrew Law et Alan Mak demeure très asiatique et donc n'hésite pas à mélanger les genres (gore, humour, policier) pour un résultat pas toujours très heureux et pas nécessairement simple d'accès pour un public occidental. Au final on assiste à une totale contradiction entre des séquences très glauques et violentes et la présence de scènes burlesques et de répliques comiques.

Néanmoins, le film s'appuie sur un casting solide incarné par l'aura quasi mystique de Tony Leung, acteur inclassable qui a notamment tourné avec John Woo, Wong Kar Wai, ou encore Hou Hsiao-hsien. Dans « Confession of pain », il est loin de forcer son talent mais s'appuie sur suffisamment de métier pour nous gratifier d'une interprétation crédible. Pour lui donner la réplique, on trouve le jeune mais expérimenté Takeshi Kaneshiro, acteur très populaire, mi-japonais, mi-taiwanais, qui a notamment joué dans des films de Johnnie To, Wong Kar Wai ou Zhang Yimou. Son rôle est plutôt limité à quelques traits de caractère assez répétitifs, mais il livre une composition honnête malgré tout. Côté féminin Xu Jinglei et la superstar Shu Qui sont plus que des faire-valoir en dépit d'une portée somme toute limitée de leur rôle respectif, et servent généralement à relancer le rythme du film, l'intrigue se noyautant aussi autour de leur personnage.

« Confession of pain » n'apporte finalement pas grand-chose, souffre d'une réalisation inégale et pas toujours très soignée, d'une histoire classique et prévisible mais se sauve du naufrage grâce à un excellent casting et une volonté de bien faire. La déception est toutefois là car on pouvait attendre mieux du triptyque Lau-Mak-Chong.

Blood Diamond

Publié par Romain DOMEC | 10:25 Le 30 mars 2011
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Film disponible en DVD

Emprisonné pour trafic de diamants au Sierra Leone, Archer - un mercenaire sans pitié - fait la connaissance de Solomon Vandy, un modeste pêcheur enlevé par une milice armé et fait prisonnier après avoir trouvé et caché un diamant d'une qualité exceptionnelle. Une fois sortis, il partent à la recherche de la pierre précieuse accompagnés malgré eux par Maddy Bowen, une journaliste pugnace et idéaliste. Ce voyage en plein territoire ennemi peut être l'occasion pour Solomon de retrouvé sa famille et pour Archer de s'acheter un ticket de sortie du continent.

Blood Diamond

Valeur sûre du cinéma américain, le réalisateur américain Edward Zwick suit les traces de "Lord of War" de Andrew Niccol et de "Constant Gardener" de Fernando Meirelles en s'appuyant sur une rhétorique simple mais salutaire : profiter d'un divertissement pour réveiller les consciences. Cette fois-ci, les trafics d'armes et de médicaments sont remplacés par les pierres souillés par le sang d'innocentes victimes, achetées par des diamantaires sans scrupules qui financent ainsi les guerres civiles. Le film dénonce également le pillage systématique de l'Afrique par les pays riches, l'impuissance des ONG, l'endoctrinement de la jeunesse dans des conflits qui la dépasse... Une accumulation de thèmes durs qui forcément génèrent une quantité non négligeable de scènes glauques ou violentes, justifiant totalement l'interdiction aux moins de 12 ans.

Si le film remue le spectateur, il laisse néanmoins le même sentiment d'impuissance que ses prédécesseurs. Un constat accablant d'ailleurs souligné à plusieurs reprises pendant le film : rien de ce qui est montrer ne constitue réellement un scoop, rien ne semble fait pour endiguer ce processus. La qualité des dialogues est notamment à souligner car le sujet est sensible et la trame du long-métrage est à la base celle d'un film d'action. Si le début est une mise en place assez lente de l'intrigue et des personnages, le reste nous accroche au siège par son rythme endiablé, les émotions qu'il nous fait passer, la justesse de son propos et son déni des clichés du genre.

Là où l'on retrouve le savoir faire du réalisateur de "Glory" et du "Dernier Samouraï" , c'est dans sa mise en scène inspirée et spectaculaire. Tourné en scope, "Blood Diamond" nous gratifie de gros plans superbes et de prises de vue sublimes. Les lieux de tournage sont variés et authentiques, les paysages de l'Afrique sont magnifiés par la caméra de Zwick qui nous procure un plaisir scopique indéniable. Sa maîtrise de la mise en scène passe également par les nombreuses scènes d'action, de poursuite et de guérillas urbaines, qui sont aussi réalistes que réussies.

La grande valeur ajoutée du film vient de son casting remarquablement bien établi. Leonardo DiCaprio est décidément très en forme en ce moment : après "Les infiltrés", voilà qu'il campe le rôle d'un mercenaire implacable aux méthodes musclées et bien établis. S'il ne force pas son talent, son interprétation demeure en tout point remarquable et toujours juste. Pour lui donner la réplique, on trouve la si belle et trop rare Jennifer Connely à l'affiche actuellement dans "Little children". Elle est parfaitement à l'aise dans toutes les situations et prouve qu'elle peut faire autres choses que les rôles de jeunes femmes torturées. L'autre grand personnage de ce triptyque est Djimon Hounsou, véritable phénomène qui éclabousse de sa classe et de son talent chaque film dans lequel il joue, que ce soit "Gladiator", "In America" ou "The Island". Tout de même habitué aux rôles un peu musclés, il sait faire preuve de métier dans son rôle et de talent dans son interprétation. A noter la présence de Michael Sheen (le bluffant Tony Blair de "The Queen") et de Arnold Vosloo (mais si, rappelez-vous... "la momie" !).

Si "Blood Diamond" ne restera évidemment pas dans les annales du cinéma et de la critique, il serait injuste de traîner dans la boue un film aussi maîtriser et qui traite aussi remarquablement d'un sujet difficile. S'il ne fera pas date dans l'histoire du cinéma, le dernier long-métrage d'Edward Zwick a le mérite d'être irréprochable tant sur le fond que sur la forme, et de réaliser la prouesse de faire coexister discours politique et film d'action. Il nous gratifie de vues superbes et de paysages rares ; il offre une histoire réaliste, des personnages travaillées.

The curse of the golden flower

Publié par Romain DOMEC | 10:58 Le 29 mars 2011
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Film disponible en DVD
A partir de 5,49 € sur Amazon.fr


Le retour de l'Empereur pour la fête du chrysanthème coïncide au climax de tous les complots qui se trament dans son dos. Alors que ses trois fils ont des rêvent de succession bien différents, l'Impératrice met la touche finale à un coup d'état fomenter depuis bien longtemps. Mais l'Empereur est-il à ce point si naïf ? Zhang Yimou, c'est d'abord la science de la démesure. Tout n'est que perpétuelle surenchère visuelle et numérique. Les armées sont monumentales, les décors très chargés et des plus chamarrés. Le réalisateur se donne les moyens de donner à son film beaucoup d'allure et une importance démesurée. Il faut aimer le style, d'autant plus que le long-métrage se compose principalement de deux parties : d'un côté, la mise en place de l'histoire, des personnages et des relations (souvent licencieuses) entre eux ; de l'autre, la guerre. Si la première est franchement longuette et très bavarde, la seconde met du temps à se mettre en place et fait furieusement échos au « Seigneur des Anneaux ». Oubliés les combats stylés où la chorégraphie transcende les images ? Oui, et c'est vraiment dommage car c'était surtout là que résidait la force de ce genre de cinéma. On assiste donc à des vagues de soldats se foncer les unes sur les autres sans jamais atteindre la poésie et l'exhalation du chef-d'œuvre de Peter Jackson.

The curse of the golden flower

Néanmoins, cette démesure est accompagnée d'un travail visuel toujours aussi saisissant mais qui repose un peu sur les mêmes principes des précédents films de Zhang Yimou. Donc oui, c'est beau, c'est de l'hystérie collective en matière de figurants, de couleurs, de décors, mais ce sont toujours le même genre d'artifices, les mêmes ficelles. A force d'avoir recours aux mêmes moyens, les images finissent par s'appauvrir de film en film, elle perdent leur dimension poétique et épique. Par ailleurs, on commence à s'habituer à la Chine médiévale, ce n'est pas donc dans ce film qu'on apprendra quoi que ce soit sur les mœurs et coutumes de l'époque.

Ce qui est surtout gênant dans « The curse of the golden flower », c'est que l'on retrouve encore le côté très manichéen de ses récits. Déjà vu dans « Hero » et « Le secret des poignards volants », il existe une vérité et une contre-vérité, il existe un bien et un mal, souvent traduits par des codes couleurs très appuyés et pas spécialement fins. Ces films deviennent donc assez vite indigestes et perdent automatiquement la poésie qui devrait se dégager de ces combats éthiques où le bien et le mal ne sont finalement qu'une question de point de vue.

Curieusement, le long-métrage de Zhang Yimou dérange aussi de part sa tendance à produire de l'anachronisme, à mettre ensemble des éléments qui semblent en total contradiction avec l'époque mise en scène. On veut bien croire aux milliers de serviteurs, aux armées aux proportions bibliques, aux gigantesques citadelles… Mais les décolletés pigeonnants, les couleurs flashy-turbo-gay, les lentilles de contact de Chow Yun-fat, les coucheries totalement improbables, c'est vraiment de trop.

Là où le film calme son monde, c'est avec son casting en or massif. En pur guest, pour la forme et la cool attitude du seigneur de guerre, Zhang Yimou se paie le luxe d'avoir une des plus grandes stars du cinéma de Hong Kong de tous les temps, l'immense Chow Yun-fat. S'il est loin de forcer son talent et si son mandarin ressemble plus à de la phonétique qu'à autre chose, ses apparitions sont toujours tripantes à souhait, avec le gage d'une interprétation juste grâce à des années de métier. Pour lui donner la réplique, il y a la sublime Gong Li qui abandonne les habits de geisha pour les très chargées parures d'impératrice. Aussi touchante que létale, son interprétation est en tout point remarquable. A noter la participation dans cette super production du jeune Jay Chou, gigantesque star de la chanson en Asie, qui souffre encore d'un certain amateurisme et d'un léger strabisme quand même un tantinet gênant.

Au final « the curse of the golden flower » se révèle sans surprises. Reposant sur un gros travail visuel et une distribution prestigieuse, le dernier long-métrage de Zhang Yimou n'atteint jamais l'onirisme et la poésie que pourrait prodiguer ce genre de cinéma, d'autant plus qu'à aucun moment, l'histoire n'est à la hauteur du reste. Un film de commande calibré pour l'Occident en somme… le tout est de savoir combien de temps cela va durer ?

Secret des hommes, secret des dieux

Publié par Frédéric POILBOUT | 23:00 Le 27 mars 2011
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De Henry Quinson
éd. Presses de la Renaissance
A partir de 18,53 € sur Amazon.fr


Henry Quinson, conseiller monastique du film Des hommes et des dieux retrace la destinée de ce film devenu un immense succès. L'auteur a vécu six ans à l'abbaye de Tamié et connaissait bien deux des sept frères assassinés. A la suite de son expérience, il a écrit et traduit plusieurs ouvrages sur Tibhirine. En avril 2009, le producteur Etienne Comar prend contact avec lui et lui fait rencontrer le réalisateur Xavier Beauvois. Henry Quinson s'engage avec enthousiasme dans cette aventure humaine et spirituelle qui commence par le travail du scenario et le choix du décor. Les premiers obstacles apparaissent alors : l'Eglise au Maroc refuse de prêter des objets liturgiques et plusieurs familles de victimes s'opposent à la réalisation du film.


Malgré ses refus, le film prend corps, il est présenté comme une parabole, un traité sur la condition humaine mais aussi un témoignage contre toutes les violences faites en Algérie et ailleurs. L'auteur revient sur les scènes clés du film, des scènes aussi impromptues, détaillant le jeu des acteurs, commentant leur réplique et aborde toutes les problématiques que posent ce film dont cette épineuse question : pourquoi les frères sont-ils restés à Tibhirine tandis qu'ils étaient menacés de toute part ? Il y est ainsi question des thèmes essentiels de la religion chrétienne : l'amour absolu, le martyr ou encore le don de soi. Le film secoue les âmes comme le tournage semble avoir  ému, remué, transformé profondément chacun de ses participants. Ce making of nous livre avec la curiosité aiguisée d'un passionné tous les secrets de tournage et surtout le sens secret de ce film qui offre une vision divine de notre humanité.

Neige est un cidre de glace

Publié par Andie | 10:30 Le 25 mars 2011
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Parlons aujourd'hui d'un produit que j'ai découvert l'été dernier, à Montréal, et que j'ai longtemps regretté de ne pas pouvoir trouver en France, avant de découvrir qu'on pouvait en acheter chez Lafayette Gourmet : le cidre de glace Neige, produit par La Face Cachée de la Pomme.


Son seul point commun avec notre bon vieux cidre breton ? La pomme. C'est une liqueur beaucoup plus sucrée, douce et fruitée que son cousin français, et vous n'y trouverez pas la moindre bulle. Sa fabrication est très particulière, puisque c'est la cryoconcentration qui donne à cet alcool le nom "de glace" : les pommes sont cueillies bien mûres, leur jus est gelé, l'eau se sépare alors naturellement du moût qui est conservé quelques mois dans le froid de l'hiver québecois pour fermenter et prendre une belle couleur dorée. Au final, une liqueur plus concentrée en sucre et en alcool, mais où le goût de la pomme reste très prononcé, parfaite associée à du fromage, au dessert, ou tout simplement à l'apéritif.

Un petit bout de Québec à déguster chez soi après un saut chez Lafayette Gourmet !

Envie d'en savoir plus sur les cidres de glace Neige et sur les autres alcools à fermentation à froid ? Un ptit clic vers le site de La Face Cachée de la Pomme.

Le dernier roi d'Ecosse

Publié par Romain DOMEC | 17:57 Le 24 mars 2011
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Réalisé par Kevin Macdonald
Avec Forest Whitaker, Gillian Anderson, James McAvoy
Film britannique.
Genre : Drame, Biopic, Historique
Durée : 2h 5min.
Année de production : 2006
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : The Last King of Scotland
A partir de 14,49 € sur Amazon.fr

Tout juste diplômé de l’université de médecine, Nicholas Garrigan veut à tout prix fuir son Ecosse natale. Ses rêves d’aventure vont le conduire en Ouganda où il rejoint dans une région perdue un médecin et sa femme. L’échec de Nicholas à séduire cette dernière et sa rencontre avec le nouveau président du pays, Idi Amin Dada, lors d’un accident malheureux, vont le pousser à quitter sa mission et accepter l’emploi de médecin personnel du nouveau leader de l’Ouganda. D’abord séduit par cette nouvelle vie, Nicholas va vite déchanter tant Idi Amin Dada est un homme imprévisible et dangereux.

Le dernier roi d'Ecosse

Adaptation du roman de Giles Foden, le dernier roi d’Ecosse met en scène dans les années 70 les relations privilégiées qu’entretenaient le Dr Nicholas Garrigan et le dictateur ougandais Idi Amin Dada. Et c’est peut-être là que réside l’ambiguïté du film. Les atrocités commises par le Président ne font que partie du décor, servent de toile de fond à une autre histoire. Ainsi, le long-métrage de Kevin Macdonald est à la fois très original car il s’attache avant tout à décrire la personnalité de ses protagonistes, mais en même temps frustrant pour ceux qui s’attendaient à une espèce de biopic du tyran africain. L’accession au pouvoir de ce dernier est juste un fait, et son régime de terreur une information. Le spectateur est plutôt témoin du charisme, de la bonhomie de ce bouffon sadique qui a fait successivement rire et pleurer le monde.

La grande force du film réside dans son réalisme, sa violence latente et son ambiance réussie. On est immédiatement pris aux tripes par ce récit hors du commun, le contexte géopolitique et la démagogie d’une accession au pouvoir. Le long-métrage est profondément humain et en même temps terriblement implacable et cru : exécutions, tortures, sexe et violences se bousculent dans ce film remarquable et original dans le point de vue qu’il choisit.

Si le pari est réussi au niveau de la forme et peut dérouter sur le fond, le tour de force du long-métrage provient bien entendu de la performance exceptionnelle de Forest Whitaker, récompensé par le Golden Globe du meilleur acteur. Incroyable de mimétisme, le travail fourni par le comédien américain est époustouflant et nous gratifie d’un Idi Amin Dada très réaliste, au charisme hors norme, au caractère imprévisible et à la violence sous-jacente. Pour lui donner la réplique, James McAvoy incarne le Dr Nicholas Garrigan, d’abord séduit puis dépassé par les événements. Sa prestation est en demi-teinte car son personnage est assez lisse et son comportement trop lisible pour nécessiter une interprétation grandiose. A noter la prestation toute simple de la trop rare et très belle Gillian Anderson (rappelez-vous… Scully dans X-Files !).

Le dernier roi d’Ecosse est donc, et sans surprise, un bon film. De belles images, un côté exotique rafraîchissant, un parti prit narratif osé mais pertinent, et un Forest Whitaker en état de grâce. Reste l’impression que le long-métrage de Kevin Macdonald passe à côté de quelque chose… La distance prise par rapport à l’Histoire ? Un Idi Amin Dada trop sympathique ? Au spectateur de juger…

Fort du succès rencontré à l’occasion de la 1ère édition du concours Cité Style, les partenaires renouvellent l’opération et offrent de nouveau l'opportunité à des jeunes créateurs des cités de dessiner une collection "urban wear". Organisé par 3 des entreprises fortement engagées pour l’égalité des chances, le Groupe Randstad, Bershka (Groupe Inditex) et JCDecaux, en partenariat avec ESMOD PARIS, Cap Digital et le Collectif, ce concours original a pour objectif de faire émerger les talents créatifs des quartiers populaires, et les faire bénéficier d’un important réseau dans le secteur de la mode et de la création. Les inscriptions au concours seront ouvertes du 21 mars au 22 avril et les participants sont invités à envoyer leur dossier sur le site créé pour l’occasion : www.citestyle.fr

"Il Maestro della tela jeans"

Un concours de mode qui ouvre les portes des cités
Ce concours imaginé par des professionnels de la mode, des ressources humaines, des nouvelles technologies et de la communication extérieure, s'adresse exclusivement aux jeunes de 18 à 26 ans, issus des quartiers populaires de toute la France. Pour participer, les candidats doivent laisser libre cours à leur créativité (des dessins, des collages, des illustrations…) pour réaliser en totale autonomie ou assisté(e) d’un logiciel une "collection capsule" (une mini-collection) dans le style "urban-wear", pour la saison automne/hiver.

Cette année, le lauréat verra sa "silhouette" (haut/bas) réalisée et distribuée par Bershka, en plus d’un stage d’une semaine dans les locaux de l’enseigne en Espagne. Le soutien des équipes d’ESMOD Paris lui permettra de recevoir des conseils de professionnels et d’acquérir une réelle vision du monde de la mode. L’institut Randstad remettra une bourse de 3 000 € au gagnant et des bourses de 1 000 € à chacun des quatre autres finalistes. Des séances de coaching seront proposées par le Groupe Randstad pour accompagner le parcours professionnel de ces jeunes.

Pour départager les candidats, le jury, présidé par Gérard Darmon, au nom du Collectif contre les Discriminations, et composé de Alain Cayzac, ancien Président du PSG et Président d’honneur du Paris Foot Gay, des représentants des différents partenaires, d’une journaliste mode, mais aussi de Sabra Kerrouche, lauréate de la première édition du concours, se réunira le 28 avril 2011.

Les partenaires de l’opération se mobilisent également pour soutenir et faire connaître le concours auprès du plus grand nombre : en effet, JCDecaux va lancer une campagne d’affichage dédiée, et le pôle de compétitivité Cap Digital, en partenariat avec l’Institut Randstad, a développé un mini-site www.citestyle.fr, qui, du 21 mars au 22 avril, recevra les dossiers de candidature.

Tous les bénéfices de la vente iront à l’association FACE (Fondation Agir Contre l’Exclusion).

Les dates du concours :
21 mars 2011 – Ouverture du concours CitéStyle : Les candidats peuvent déposer leur dossier sur le site dédié www.citestyle.fr
22 avril 2011 - Clôture des inscriptions au concours
23-27 avril 2011 - Sélection des cinq finalistes parmi une centaine de dossiers
28 avril 2011 – Le Jury délibère et remet les prix aux cinq finalistes

SIMAGRI : 1er jeu de simulation agricole

Publié par Céline Berger | 13:56 Le 21 mars 2011
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SimAgri est un jeu réaliste permettant de découvrir les métiers de l'agriculture au travers de cette simulation extrêmement complète et variée car il permet aux internautes de gérer virtuellement une exploitation agricole.

SimAgri est donc un jeu de simulation en ligne se jouant exclusivement sur internet. Il offre aux joueurs une multitude de choix et d’options : chacun est libre de ses actions, une liberté totale est donc proposée.

A cow, Orawka

Le joueur peut ainsi faire de l’élevage d’animaux (les nourrir, avoir des petits, les traire…), travailler dans ses champs (semer du blé, récolter de l’orge, presser des balles de pailles…), acheter ses matériels pour sa ferme (tracteur, benne, moissonneuse-batteuse…), construire des bâtiments (hangar, porcherie, silo…). D’autres activités sont également disponibles en plus de celle d’agriculteur proprement dite. Elles permettent de renforcer l’interactivité entres les joueurs et de découvrir d’autres facettes du milieu agricole. Le joueur peut donc décider de devenir concessionnaire en matériel agricole ou encore responsable d’un centre d’inséminations artificielles.

SimAgri se veut être une simulation car les données intégrées au jeu sont toutes tirées de la réalité. Par exemple chaque espèce animal dispose de ses propres races qui chacune disposent de ses propres caractéristiques. On trouve donc dans l’espèce des lapins, la race Angora qui donne de la laine Angora. Le joueur pourra donc revendre la laine de cet animal. Ceci n’est qu’un exemple parmi d’autres qui rendent SimAgri la simulation agricole la plus complète jamais créer.

SimAgri a été officiellement lancé le 10 Janvier 2005 et de nombreux joueurs sont déjà devenus agriculteurs virtuels. Le profil des joueurs est varié car des étudiants et lycéens côtoient des mères de famille ou des agriculteurs. En plusieurs années d'existence, SimAgri a beaucoup changé : la politique des créateurs est de renouveler sans cesse l’appétit des joueurs en proposant chaque semaine des nouveautés qui ont été suggérées la plupart du temps par les internautes.

Par exemple, de nombreux joueurs belges souhaitaient s’installer dans leur pays mais SimAgri ne proposait que la carte de France comme lieu d’implantation d’exploitation agricole. La carte Belgique a donc vu le jour pour satisfaire du mieux possible les joueurs.

La France électorale à la carte

Publié par Sébastien MICHEL | 15:11 Le 20 mars 2011
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Mis en ligne en 2000 par Articque, le spécialiste européen de la géostatistique, le site La France Électorale donne accès gratuitement aux cartes thématiques sur les résultats par famille politique aux élections françaises et européennes depuis 1994. Le site a permis à 500 000 internautes de suivre les résultats des élections municipales 2001.

D’un coup d’œil, vous observez les bastions électoraux, comprenez les tendances d’une région et estimez les évolutions entre les différents scrutins. La cartographie apporte une vision claire et objective des résultats passés et offre un regard nouveau sur les évolutions politiques.

Mairie de Quartier, Faubourg de l'Arche

Depuis 2001, le site Web fait se rencontrer les candidats et leurs électeurs. Pour chaque région française, le panneau électoral cartographique vous présente les photos et professions de foi des candidats. Les alertes email vous informent de l’ajout d’un nouveau candidat dans une circonscription donnée.

Le site s'inspire du Système d’analyse géographique (Geographic Analysis System) conçu par Articque. Il se base sur les technologies développées autour de la statistique et des représentations cartographiques. Le Geographic Analysis System combine la cartographie et les statistiques pour visualiser, alimenter et piloter des bases de données stratégiques.

L'offre de services d'Articque permet aux entreprises et collectivités de consolider leur système d'information via des cartes baptisées "tableau de bord". Autre réalisation intéressante d'Articque, « Les Vigies du Littoral », un tableau de bord des communes touchées par l’Erika en 1999. Articque travaille pour Airbus, Air Liquide, MMA, Securitest, La Cité de la Musique, La SNCF, la CFE CGC, EDF… enregistre une croissance annuelle de 70 % et emploi 25 personnes.

Depuis sa création en 1989, Articque a reçu le soutien des chercheurs cartographes du GIP Reclus, d’OSEO ANVAR, de la région Centre, du département d’Indre et Loire, de la Communauté européenne (Label INFO2000). La dernière récompense attribuée à l'entreprise est le « ch@ppe d’or », à l’occasion des Vœux de l’Internet France 2006.

Buzz-moi

Publié par Frédéric POILBOUT | 13:39 Le 19 mars 2011
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De Aurélia Aurita
éd. Pocket

Dans Buzz-moi, Aurélia Aurita revient sur son premier succès Fraise et Chocolat : BD érotique qui dévoile les faces cachées de son auteure et qui a fait un incroyable buzz. Alors bien sûr, quand on n'a pas lu les deux tomes de Fraise et Chocolat, la lecture coince un peu puisque Aurélia raconte tout le parcours médiatique que lui a procuré la réussite de sa Fraise. Autant donc l'avoir explorée. Mais après tout, le livre peut aussi se lire comme la postface d'un livre ignoré et qui susciterait inévitablement le désir de le lire...


On lit avec beaucoup de délectations les coulisses des médias qui s'affairent autour de cet événement ou comment monter en sauce un buzz. Des articles donnent naissance à d'autres jusqu'à l'invitation télé. L'auteure en profite pour piquer au passage les acteurs de cette cour des temps modernes, à l'image de cette journaliste d'Elle qui à défaut d'avoir lu la BD avait lu l'article de Libé sur la BD... A croire que la reconnaissance des médias vaut plus que l'œuvre elle-même. Et puis ces jugements intempestifs, ces questions toujours identiques sur son livre... L'auteure qui se voit propulser dans cet emballement médiatique nous confie avec humour ses fragilités et son trac, à l'émission du grand Journal de canal par exemple. Ce qu'elle affectionne surtout, c'est le contact avec ses gens lors des séances de dédicace : témoignages simples et vrais de gens pour qui Fraise et Chocolat a beaucoup compté dans leur vie, et cette trace dans leur vie lui fait chaud au coeur. Buzz-moi est donc une BD autobiographique ou plutôt autobibliographique (osons le néologisme !) pleine de fraicheur qui met un point original au cycle culte.


L'un de mes grands regrets est et sera toujours de n'avoir pas passé une réelle année à étudier à l'étranger. Certes, j'ai eu la chance de pas mal voyager, mais ce n'est pas la même chose. Car être en immersion complète dans une grande école européenne, sur le CV, ça n'a pas de prix.

Bien entendu, les propositions sont foisonnantes et le choix, du coup, devient cornélien. C'est pourquoi je vous propose de vous intéresser aujourd'hui à la London Business School qui, comme son nom l'indique, est basée à Londres.


Cet établissement d'enseignement supérieur propose plusieurs types de diplômes : des classiques Masters aux très prisés doctorats, en passant par les usuels MBA. Parmi ses "hits", on retrouve le "Master in Business Administration", un programme régulièrement classé parmi les meilleurs mondiaux.

Comme beaucoup de grandes écoles post-bac, la recette du succès repose sur les relations avec les entreprises. Une corde que la London Business School possède à son arc, en favorisant les relations étudiants/entreprises, par le biais de stages et/ou de futurs emplois.

Pour le reste, rien que du classique : les méthodes d'enseignements sont diversifiées et une place particulière est accordée au travail de groupe. Indispensable si les étudiants souhaitent intégrer de grands sociétés.

Autre élément intéressant : la London Business School propose également un "Executive MBA", qui a pour vocation de former des étudiants qui veulent acquérir de nouvelles connaissances tout en continuant de mener leur carrière professionnelle. Ce qui permet notamment à ceux qui ne peuvent pas s’installer à Londres pendant deux ans à temps plein de bénéficier d’un programme MBA à temps partiel.

Bref, vous l'aurez compris : si vos choix de carrières s'orientent vers le marketing, la comptabilité, le management, l'économie ou la finance, alors cette école est sans aucun doute faite pour vous.

Pour en savoir plus sur les procédures d'inscriptions, je vous invite à visiter leur site internet (en anglais of course :-) : www.london.edu

Article sponsorisé
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Balades mémorielles dans la guerre d'Algérie

Publié par Sébastien MICHEL | 14:00
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Balades en Tirailleurs
De Paul-Claude Delpech

A partir de 20,90 € sur Amazon.fr

A défaut d’histoire, les mémoires se livrent. Balades en tirailleurs est le récit d’une année de guerre en Algérie-Française. Il est tenu par Paul Claude Delpech, un ancien sous-officier de la 2ème compagnie du 7ème Régiment de Tirailleurs Marocains. Stationné en Allemagne, dans les forces de l’OTAN, il est envoyé en Algérie avec sa compagnie (1955-1956).

Balades en tirailleurs

Cet ouvrage, qui met en scène des tirailleurs nord-africains au service de la France coloniale, est d’abord difficile d’accès à tel point qu’on se force pour aller plus avant. Il faut dire que l’auteur a choisi une manière originale de se souvenir de cette année de sa vie. Jean-Pierre Lautman, Secrétaire général de la Société des amis de Paul Louis Courier commente franchement sa lecture de l’ouvrage dans une lettre adressée à l’auteur : « … quelque chose me gêna dès les premières pages de “Balades”, en l’occurrence le flou du genre : ce n’est ni un journal de bord, ni un roman, ni une fiction, ni des Mémoires… bref, c’est quelque chose d’inclassable donc, à mes yeux, de bâtard. » Il y a, en effet, beaucoup de pudeur dans ce livre exceptionnel. Ainsi, tous les noms des personnages ont été changés, y compris celui de l’auteur qui se présente sous le nom de Desvignes. Le style très imagé ajoute à la complexité du rapport qu’on devrait entretenir avec Balades en tirailleurs. Mais si Paul Claude Delpech nous bouscule, c’est moins pour les paysages pittoresques de Kabylie ou des Aurès que pour le portrait qu’il dresse de la guerre.

Subir. Comment parler d’une guerre impitoyable ? Paul Claude Delpech n’y va pas par quatre chemins : il nous apprend que la guerre, aussi terrible soit-elle, est faite par des hommes. Des hommes solidaires entre eux, entre lesquels il n’existe aucune barrière, à l’image des soldats français et des tirailleurs marocains, qui jouent comme des enfants à la bataille aérienne. Des hommes qui rient et qui aiment faire rire leur entourage à comme ce Marocain qui ironise sur l’hôtel où il passe une nuit avant son retour en France, après qu’un rat a affolé son camarade français Germain : « Un hôtel deux zéros étoiles, un hôtel pour les tirailleurs et pour les rats. » (p. 212). Car le rire est tout ce qu’il leur reste pour affronter leur destin. Nul n’oublie qu’ils sont en guerre. Ils doivent obéir aux ordres sans poser de question : « Au niveau zéro de la masse des soldats impliqués sur le terrain, il n’y a qu’à subir, toujours subir, sans essayer de comprendre selon l’adage militaire : “intelligent est celui qui a compris qu’il ne faut pas chercher à comprendre”. » (p. 135). Il ne faut pas oublier la position difficile des tirailleurs marocains chargés d’agir contre d’autres « musulmans ». La complexité de leur situation ressort mieux dans cette question de Hamidou : « C’est pas normal, sergent, pourquoi la France, elle tue les Marocains, pourquoi la France, elle tue mon frère ? » (p. 136). Desvignes vient de lui lire une lettre de ses parents qui porte la mauvaise nouvelle : le frère de Hamidou a été tué à Marrakech par des gendarmes français.

Comme s'il fallait prendre son élan avant d’entrer dans les détails, Claude Paul Delpech noie la guerre dans l’humour et dans l’amour. Dans sa balade, des mots qui disent une autre vérité sur son séjour en Algérie sont parsemés ici et là : « corvée de bois », « charnier », « torture », « égorger », « brûler »… Avant que ces mots isolés ne prennent une forme plus massive et occupent des paragraphes entiers : … [les] abords du douar de Taberdga [dans l’Aurès] réduit à l’état de ruines calcinée[s], entassées au fond du talweg rocheux où ils s’abritaient. Ils ont été bombardés au napalm à titre de représailles. Des gourbis écrasés ne subsistent plus que les restes noircis des murs écroulés. Combien de ses habitants ont-ils pu fuir avant le cataclysme de fer et de feu ? Combien d’innocents, femmes, enfants, vieillards gisent enfouis sous les décombres ? Nul ne s’en soucie. (p. 112). Il y a tant de dégoût, d’incompréhension dans les mots du jeune militaire. « C’est pas normal », ont l’habitude de dire les tirailleurs marocains après chaque exaction commise contre la population algérienne et lorsqu’ils seront désarmés, une fois leur service en Algérie terminé, « par crainte de rébellion ». L’auteur, lui, sait que dans cette guerre où on fait de lui et de ses hommes « des pillards officiellement mandatés », rien n’est normal : « Il n’y a pire torture, écrit-il, que celle de réduire à la famine des misérables innocents, ballottés entre deux camps, tantôt la nuit par ceux qui se réclament du devoir de les libérer, tantôt le jour par ceux qui se réclament du droit de maintenir l’ordre qu’ils ont établi. » (p. 177). Des « événements » sans héros. Ce qui motive la parution de Balades en tirailleurs, c’est l’actualité. Il y a de cela quelques temps, nous vous parlions d’un autre livre écrit par d’anciens soldats français en Algérie, Des Miages aux Djebels[1]. Dans les deux cas, les anciens militaires se sont sentis le devoir d’intervenir pour établir la vérité sur ce qu’ils ont vécu. En fait, ils sont les victimes invisibles et inaudibles de la fameuse loi sur le « rôle positif de la colonisation ». héroïsés d’un côté et tranformés en monstre de l’autre, dans tous les cas, ceux qui ont fait cette guerre sont mécontents de l’image qui leur est donnée. En quatrième de couverture, Paul Claude Delpech explique : « Ce livre se veut un humble antidote à ce qui a trop souvent été écrit selon une simple imagination tendancieuse par certains qui ne savaient rien et se croyaient en droit de dire tout, s’arrogeant l’autorisation d’influencer subjectivement l’opinion. »

Dans ces deux ouvrages, il n’est fait aucune allusion à un prétendu rôle positif de la colonisation. Au contraire, les auteurs se disent aussi victimes d’une guerre inutile, sans nom et sans héros : Je ne crois pas, écrit le jeune sous-officier dans une lettre à sa famille, qu’il puisse y avoir de héros en ces temps et en ces lieux, les héros ne peuvent appartenir qu’à la guerre, et le chaos que nous vivons n’a pas droit au titre de guerre. Il n’y a pas officiellement de guerre. Nos inconscients dirigeants politiques, civils et militaires s’appliquent trop à affirmer que nous ne faisons que maintenir l’ordre sur le territoire national, prétextant que l’Algérie c’est la France. Mieux, nous assurons, disent-ils, la pacification. Contre qui ? Envers un pauvre peuple de miséreux qui ose se révolter ? Et des victimes de tous bords meurent chaque jour, par dizaines, par centaines. Si l’héroïsme est tout simplement le courage, tous ici sont des héros. (p. 191) Une leçon de courage. Balades en tirailleurs est un acte héroïque. Le courage du soldat Paul Claude Delpech n’est pas dans sa désapprobation silencieuse - somme toute militaire – des ordres qu’il mettait à exécution, ni dans la reconnaissance qu’il avait pour ses tirailleurs marocains considérés par d’autres comme des « sous-hommes ». Il est dans la force dont il fait preuve pour écrire ses souvenirs avec tant de fidélité et d’objectivité sur une « Guerre impitoyable où peuvent s’assouvir en toute impunité, les penchants de cruauté les plus exacerbés. » (p. 205). Il faut lui reconnaître le courage d’oser dire que, en temps de guerre, on est le frère de son ennemi car on se ressemble tant qu’on commet les mêmes actes, des actes qu’on condamne ensemble. Bref, l’héroïsme de Paul Claude Delpech est d’être un homme juste, même après une guerre dévastatrice comme la guerre d’Algérie. Une guerre bien réelle : « Beau… beau…la réalité dépasse la fiction. » (p. 119).

[1] Des Miages aux Djebels. Notre guerre d’Algérie, « Alain, André, Bernard et Claude 1956-1962 », St Gervais les Bains, éd. Mémoire et regards, 2007

Article original écrit et publié par Ali CHIBANI

Pitié pour Constance

Publié par Frédéric POILBOUT | 09:02
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De André Fortin
éd. Jigal, 

A partir de 16,15 € sur Amazon.fr

Sicardi est un député proche du pouvoir et pourrait aisément toucher d'alléchants portefeuilles ministériels s'il n'avait un boulet dans son curriculum familial : sa propre fille. Rebelle, extrémiste, rouge jusqu'à la lie. Ses études à Sciences Po  lui ont ouvert de nouvelles voies... Et la belle élue s'est finalement réfugiée dans un repère de l'ultra gauche, au cœur du massif central. Constance doit apporter sa bonne parole de révoltée lors d'un grand meeting unitaire de la gauche à Marseille. Mais comment la revoir, elle, sa chère fille qui a rompu les liens du sang pour adopter un nouveau corps politique ?  Le pouvoir ne peut pas tout dans les affaires de famille. L'effrontée conclut le meeting par un discours terriblement vrai et terriblement dérangeant, lançant, dans ces sombres heures du désespoir, un appel à la résistance.  Cette jeune femme dérange manifestement beaucoup : à la fin du meeting, un mystérieux commando l'enlève. Ces types sont pas des rigolos, des croque-morts plutôt, chargés d'éliminer tout ce qui gène. Mais qui leur a commandité ce kidnapping ? L'enquête commence pour retrouver Constance et découvrir la tête pensante de cette machinerie. Et le juge Galtier chargé du dossier compte bien démasquer l'éminence grise...


Il y a toujours un souffle libertaire dans l'œuvre de Fortin, ici c'est une tempête à l'heure des possibles séismes  politiques. Le propos politique, derrière l'intrigue, se radicalise. Cette fille qu'on enlève, ce sont les utopies qu'on étouffe, l'inconstance qu'on assassine. Constance la résistance déterminée, définitive, est cette figure rebelle du fond des âges qui nous fait songer à cette autre symbole de la révolte, Antigone. Le père, c'est Créon, droit sur son trône et mais dont le coeur vacille pour une jeunesse chérie. Polar politique, polar tragique, ancestral et moderne qui porte dans sa plume les plus antiques stigmates du combat.  Parce que notre société n'a plus pour droit que celui de se conformer ou de se plier, Fortin lance un cri, prenez votre butin, mais pitié, n'achevez pas l'idéal ! 

Particularités et finesses et de la langue française

Publié par Frédéric POILBOUT | 15:24 Le 10 mars 2011
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De P.-R. Ambrogi
éd. 10/18
A partir de 7,90 € sur Amazon.fr

Vous avez l’habitude de dire « un HLM » , d’utiliser le verbe « compresser » ou encore d’employer les expressions « pallier aux insuffisances » ou « causer à quelqu'un ». Sachez dans ce cas que votre français est proprement incorrect et mérite de nécessaires petites corrections que vous apportera cet ouvrage.


L’auteur, ardent défenseur de notre langue, fait aussi l’inventaire de ce qu’il faut préférer pour que le français ne se dénature pas trop : restauration rapide plutôt que fast food, Toilettes et non W-C, reporteur plutôt que reporter. La liste des English words est aussi longue que les exceptions et difficultés de notre orthographe. On écrira ainsi les affres toujours au pluriel, grille-pain sans s au pluriel ou encore « reddition » avec deux d. Sans oublier tous ces homonymes d’origine phonique ou graphique qui viennent compliquer la tâche.

Ces jumeaux compliqués P. R. Ambrogi les recense tout comme les pléonasmes qui nous font entendre double. L’entomologiste est aussi un amoureux de listes aussi savoureuses que celle des cris des animaux (saviez-vous que la panthère feule ?) des clichés, des expressions idiomatiques ou encore des vents ce qui donne au final un sympathique petit aspect bric-à brac à cet ouvrage qui rappelle et honore le bon usage de la langue française.

Prévention du cancer du col de l'utérus

Publié par Céline Berger | 11:26 Le 9 mars 2011
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Le cancer du col de l’utérus, deuxième cause de mortalité par cancer chez les femmes âgées de 15 à 44 ans, après le cancer du sein, atteint chaque année 3 500 femmes avec pour conséquence de lourds traitements. Près d’1/3 d’entre elles en meurent, ce qui représente en moyenne 3 décès par jour.

Croix Rouge

AXA France, dans sa démarche de prévention des risques portant atteinte à la santé, avait été le premier à  décider de participer au remboursement du 1er vaccin en prévention du cancer, sans attendre la décision de prise en charge de la Sécurité Sociale, vaccin en prévention du cancer du col de l’utérus ayant obtenu l'Autorisation de Mise sur le Marché.

Toute femme doit pourtant savoir que ce cancer peut être un maximum évité par un dépistage par frottis. En effet, l'arrivée de ce premier vaccin, efficace contre une partie des virus qui provoque ce cancer, ne doit pas faire oublier l’importance du dépistage qui reste nécessaire. 40 à 45% des femmes ne le font toujours pas ou seulement épisodiquement, ce qui est assez alarmant mais compréhensible vu la flambée des prix des consultations gynécologiques.

Le dossier de l'Agence nationale sanitaire et scientifique en cancérologie a donc pour objectif de rappeler l'importance du frottis chez la femme, qu'elle soit vaccinée ou non. Il combat les idées reçues et encourage les femmes à faire cet examen rapide et indolore de manière régulière. Il est donc important que ces messages soient diffusés le plus largement possible.

Les Beaux Mecs arrivent sur france 2

Publié par Andie | 16:05 Le 8 mars 2011
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En pleine journée de la femme, parlons de mecs.
Commençons par la question que tout le monde se pose : c'est quoi, un Beau Mec ? Un beau mec, c'est "un mec du milieu, un gangster" de la grande époque du grand banditisme. Tony est un beau mec. On le rencontre dans la cellule où il purge sa longue peine, en 2010, le jour où il profite de l'évasion de son codétenu, Kenz, pour se faire la malle. Lorsque ses anciens associés le balancent aux flics, Tony est contraint de rester avec Kenz et ses deux acolytes. Un conflit de générations entremêlant admiration et incompréhension commence alors entre le jeune caïd des cités et le gangster en taule depuis trop longtemps.
Alors que Tony découvre les nouvelles méthodes d'un milieu qu'il a quitté depuis des décennies, on découvre par de jolis flashbacks son passé, son enfance, ses débuts dans le métier, les femmes qui ont marqué sa vie, les liens qu'il lui reste avec ses anciens complices…


Cette mini-série est la digne héritière, dans un registre différent, de la précédente série-évènement du producteur Lincoln TV : Pigalle, la nuit. Plus qu'une série, c'est un vrai film de bandits en 8 épisodes, rythmé, bien réalisé, à la photo sublime, au scénario bien ficelé. La friction entre Tony et Kenz apporte aux dialogues des notes d'humour inattendues et rafraîchissantes.

Goûtez à ce juste mélange d'émotion, de tension, d'énergie, de légèreté, de Simon Abkarian et de Victoria Abril dès le mercredi 16 à 20h35 sur France 2, ou sur le site des Beaux Mecs, où vous pourrez voir dès demain le premier épisode avant sa diffusion à la télé !

Cuisine pour les étudiants fauchés et pressés

Publié par Céline Berger | 11:40 Le 7 mars 2011
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De Brigitte Carrère, illustrations de Manu Boisseau
Éditions Milan
A partir de 9,40 € sur Amazon.fr

Vous êtes bien placé pour le savoir, quand on est étudiants, on n'a pas de sous et peu de temps pour se faire correctement à manger. Et puis des fois, quand bien même, on ne sait pas faire cuire un œuf. Brigitte Carrère, avec l'aide de Manu Boisseau, a décidé de voler à votre secours mes amis !!!

Cuisine pour les étudiants fauchés et pressés

Grâce à ce petit guide pratique, super bien fait et super drôle, spécialement conçu pour ceux qui ne veulent pas se lancer dans des confections compliquées et encore moins se ruiner, vous aller épater la galerie. Avec des solutions simples et des dessins pleins d'humour, il fourmille de recettes rapides pour tous les jours ou pour les grandes occasions, variées et équilibrées. Divisé en 9 thématiques (petits dej, sandwichs, dessert, etc.), il apparaît être une solution idéale pour vous donner confiance en vos capacités culinaires, tout en incitant à la créativité et au système D. Et c'est également une très bonne idée cadeau !

J'ai testé la "Fish Pédicure"

Publié par Sébastien MICHEL | 09:05
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Ce week-end, j'avais décidé de faire un truc de fille : une "Fish pédicure". Bon, c'est pas exactement aussi simple que ça car :
1. Je n'étais pas tout seul
2. J'ai un peu pris le rendez-vous il y a 3 mois tellement ils sont débordés

Bref, toujours est-il que grâce à un bon Groupon, nous nous sommes rendu à l'institut SAARA, situé rue du Laos dans le 15ème. Nous étions attendus pour 16h, et stressé que je suis, j'avais appelé le matin pour re-confirmer (mais ça va, ils ne m'avaient pas oublié en 3 mois). Accueil cordial, mais sans plus, au bout de quelques minutes (on a donc peu attendu), on nous a invité à descendre dans une petite pièce, où 2 aquariums étaient posés face à 2 petits sièges (enfin, tout comme). Après un rapide huilage des pieds, et un essuyage en bonne et due forme, nous avons plongé dans le bain....


Ce qui est fascinant, c'est que les poissons se jettent directement sur vous ! Pas de risques donc, à priori, comme s'en inquiétait ma chère et tendre, que les poissons n'aient plus faim : ils mangent (pour ne pas dire ils bouffent) tout le temps et ne sont jamais rassasiés de clients, sauf le samedi où parfois, il faut changer les poissons. 

Après, très concrètement, vous restez là une demi-heure, à vous regarder les pieds. Si on s'ennuie, on peut prendre son portable, un bouquin, son iphone, ipad, pc, magazine préféré... Ou on peut regarder ces charmants petits poissons (je suis très fans de poissons, je le rappelle, ma proposition n'est donc pas ironique :-), se déchainer sur nos pieds, nos bas de jambes, se battre pour un morceau de peau, d'ongle... Attention d'ailleurs à ne pas trop écarter les doigts de pied, car ils s'engouffrent rapidement, et si vous relâchez, et bien vous pourriez les éc...... !

Et à la sortie, c'est comment ?
Les pieds sont essuyés, re-huilés et rendus à leur liberté. Ils sont certes plus doux (sur le moment), mais je ne suis pas convaincu que ça vaille une vraie pédicure (même si, en même temps, j'en ai jamais faite, malgré les suggestions de Barney dans "How i met...").

Conclusion
Expérience sympa, à tenter pour le fun. 38 euros à 2, ça va. Chacun, j'aurai trouvé ça un peu cher juste pour donner ses pieds à des poissons, je peux faire la même chose gratuit plus près. Personnel et établissement sympathique, et pour anticiper les questions qui ont assaillies mon facebook : je ne sais pas tous les combien ils changent l'eau, ce qu'ils font des poissons si ils meurent, et combien ils en élèvent exactement ! Arès, pour le reste, c'est en images (et en vidéo) ci-dessous.

La science, un truc de femmes

Publié par Andie | 17:58 Le 4 mars 2011
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Hier soir a eu lieu la cérémonie de remise du prix Pour les femmes et la science, délivré par l'Unesco et la fondation l'Oréal. Une belle occasion de se rappeler que la science n'est pas qu'un truc de mecs.

Cinq lauréates, une pour chaque continent, et dix boursières ont été honorées par le prix Pour les femmes et la science, axé pour cette 13e édition sur l'environnement. Les lauréates ont été récompensées pour leur parcours et leurs découvertes scientifiques, les boursières, plus jeunes, souvent doctorantes, ont vu leur travail reconnu et encouragé. Mercredi matin, ces femmes (hormis la lauréate américaine) étaient réunies pour des tables rondes qui leur ont permis d'expliquer leurs recherches, et surtout, ce qui les a poussées à se lancer dans la voie scientifique.
Alors que certaines des boursières ont entrepris leurs recherches par pure passion, par fascination pour l'océan ou les plantes, d'autres font des sciences pour servir leur communauté et leur pays. Les premières tâtonnent, font des erreurs et poursuivent des pistes qui les mènent vers des conclusions parfois inattendues. Les secondes cherchent à tout prix à trouver un résultat, qui est souvent une solution à un problème local. Les lauréates appliquent la première façon de procéder à leurs domaines, et trouvent que tout l'esprit de la recherche est là, dans la capacité à se laisser surprendre par le réel, qui peut contredire les postulats et hypothèses de départ. La scientifique imagine le réel avant d'essayer de confirmer ou d'infirmer ses hypothèses. De la poésie du réel, selon Boris Cyrulnik, seul homme invité à participer aux débats.

Bien sûr, un prix réservé aux femmes est une excellente initiative, qui met en valeur l'importance des femmes dans un domaine encore perçu comme très masculin. Il est simplement dommage que certaines questions posées mercredi matin n'auraient jamais été posées à des hommes. Il est assez rare qu'on demande à un homme comment il concilie une brillante carrière scientifique avec 5 enfants, non ? A croire que même dans une réunion purement féminine, on peut rappeler à des femmes exceptionnelles leur inévitable condition de mère et d'épouse…

Pour découvrir les travaux des lauréates Anne L'Huiller (Europe), Faiza Al-Kharafi (Afrique et Etats Arabes), Vivian Wing-Wah Yam (Asie/Pacifique), Silvia Torres-Peimbert (Amérique Latine) et Jillian Banfield ainsi que les 10 boursières, cliquez ici.

La vitamine C

Publié par Céline Berger | 10:40
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L'acide ascorbique
Plus connu sous le nom de vitamine C, l'acide ascorbique est nécessaire à la synthèse des vaisseaux sanguins et des muscles, favorise l'absorption du fer présent dans les aliments et intervient dans plusieurs mécanismes hormonaux. Jouant également un rôle dans l'élimination des substances toxiques, il a des propriétés anti-oxydantes en limitant les effets néfastes des radicaux libres.

Vitamine C, mode d'emploi
Une déficience en vitamine C peut diminuer la résistance aux infections : une carence grave se traduit par une maladie appelée le scorbut, ayant pour symptômes la fatigabilité extrême, des douleurs et une altération des gencives. Cette maladie était observée autrefois sur les bateaux car les équipages manquaient de fruits et légumes frais pendant des mois, et ne recevaient donc pas suffisamment de vitamine C.

De nos jour en France, il semble que l'apport moyen en vitamine C soit encore et toujours insuffisant aux besoins : seuls 40% de la population les atteindraient. Certes, l'état de santé moyen de la population lui permet de supporter ces manques (dus à la pauvreté ou à la malbouffe) sans conséquences immédiatement apparentes. Cependant, les propriétés antioxydantes de la vitamine C en font un élément capital pour lutter contre des agressions conduisant à un vieillissement accéléré des tissus et des organes.

Oranges

Prendre des compléments ?
Nul besoin de se gaver de suppléments vitaminiques (sauf avis du médecin), il suffit, une fois encore, de faire le tri dans son alimentation. Rappelons-le une fois encore, une alimentation saine, variée et équilibrée apportera tous ce qu'il faut, quand il faut et en bonne quantité, que ce soit en matière de vitamines, de protéines, de sels minéraux, de fibres, etc. Ceci dit, en privilégiant les produits frais, en évitant de conserver fruits et légumes trop longtemps et en cuisant les légumes à la vapeur au lieu de les faire bouiller, on garde un maximum de vitamine C. Les tomates perdent ainsi 50% de leur teneur en vitamine C après une semaine, les fruits et légumes déshydratés en perdant quasiment 100%.

Apport journalier conseillé
Nourrissons : 50mg
Enfants de 1 à 3 ans : 60mg
Enfants de 4 à 6 ans : 75mg
Enfants de 7 à 9 ans : 90mg
Adolescents de 13 à 19 ans : 110mg
Homme adulte : 110mg
Femme adulte : 110mg
Femme enceinte : 120mg
Femme allaitante : 130mg
Personne âgée de plus de 75 ans : 120mg

Où en trouver ?
En matière de vitamine C, la palme revient à l’acérola ou cerise des Indes occidentales, avec un taux de 1745mg de vitamine pour 100g. Elle est suivie de près par la baie d'églantier (1250 mg/100g) et le piment rouge cru et ses 370 mg/100g.

Apport en vitamine C pour 100g
Goyave 243mg
Chou-fleur 60mg
Cassis 200mg
Cresson 60mg
Persil 170mg
Orange 53mg
Poivron 126mg
Citron 52mg
Oseille 125mg
Fenouil 52mg
Brocoli 110mg
Épinard 50mg
Kiwi 80mg
Mangue 44mg
Chou vert 80mg
Clémentine 41mg
Papaye 64mg
Groseille 60mg
Fraise 60mg
Pomelo 37mg

La vitamine C contre le rhume ?
Même si il tarde à venir, l'hiver arrive, et avec lui son lot de rhumes. Avant l'arrivée des premières gouttes au nez, nombreux sont ceux qui vont se ruer chez leur pharmacien afin de faire une petite cure et éviter de dépenser des millions en mouchoirs en papier. Mais la vitamine C est-elle efficace contre le rhume ?

Robert Douglas, de l'Australian national University à Canberra a compilé les résultats de 55 études publiées au cours de ces 65 dernières années. Ces travaux comparaient l'efficacité contre le rhume commun provoqué par un virus d'une prise quotidienne d'au moins 2g de vitamine C, avec celle d'un placebo. Il en conclut qu'en matière de prévention, l'analyse de 23 études montre que la prise de vitamine C ne réduit pas le risque de rhume, elle en réduirait néanmoins sa durée, mais de manière infime. C'est davantage dans des conditions extrêmes que la vitamine C s'avérerait la plus utile. Six travaux montrent qu'elle peut prévenir le rhume chez les marathoniens, les skieurs ou les soldats exposés à un froid ou un stress intenses. Enfin, d'après 7 autres études, la vitamine C ne serait d'aucune utilité dans le traitement du rhume.

Et Robert Douglas de conclure : "L'enthousiasme du public en faveur de la vitamine C pourrait donc être injustifié".

Escalopes panées aux amandes

Publié par Céline Berger | 14:08 Le 3 mars 2011
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Ingrédients pour 1 personne :
1 escalope de dinde
1 oeuf
un poignée d'amandes effilées
un peu de farine
sel et poivre

Dîner appétissant

Préparation :
Assaisonner l'escalopes sur une face. Dans des assiettes séparées préparer la farine, l'oeuf battu et les amandes grossièrement broyées. Poser l'autre face des escalopes dans la farine (les tapoter pour enlever l'excédent), dans l'oeuf puis dans les amandes. Dans une poêle, faire fondre une noisette de beurre et y faire revenir à feu doux les escalopes, d'abord du côté amandes puis du côté chair.

Variantes :
Prendre une escalope de veau à la place de la dinde
Remplacer les amandes par des cacahuètes ou des pignons de pins.

Bergson, Mystique et philosophie

Publié par Frédéric POILBOUT | 15:40 Le 2 mars 2011
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De Anthony Feneuil
éd. Puf 
A partir de 11,40 € sur Amazon.fr


Les Presses Universitaires de France lancent l'édition complète des œuvres de Bergson, commentées par les meilleurs spécialistes actuels du philosophe. On pourra lire en préambule l'ouvrage Lire Bergson qui nous donne les clés de compréhension de la philosophie de ce grand penseur. Anthony Feneuil s'est attaché à étudier plus précisément un thème de la philsophie bergsonnienne de la religion. Cet assistant en philosophie à l'université de Genève qui travaille sur la notion d'expérience religieuse dans la philosophie et la théologie eu XXème siècle s'est appuyé notamment sur l'ouvrage Les deux sources de la morale et de la religion de Bergson pour confronter deux matières pourtant peu voisines de l'esprit : la mystique et la philosophie.


La problématique est la suivante : jusqu'où le questionnement philosophique sur Dieu peut-il porter sans tomber dans l'irrationalisme ? Le philosophe qui tente d'étendre son domaine de réflexion reste, dans la progression de sa pensée, un funambule qui ne cesse d'éviter les écueils pour tenter d'appréhender la connaissance de Dieu. Quelle méthode pour connaître  Dieu, si peu communicatif, si peu commode avec toutes les questions qu'on lui adresse. Alors trop lointain Dieu ? Trop religieux ? Bergson emprunte d'autres chemins que ceux frayés par les philosophes qui regardent Dieu comme l'Etre Suprême. Le lien que tisse Bergson est autre, subtil au point de nécessiter des éclairages patients. -Relisez là où vous buttez, la lumière vient au fond de l'effort.- Parce qu'il relève d'une véritable quête aux frontières de la théologie et de la philosophie où se croise l'idée essentielle de Dieu personnel. Son cheminement intellectuel qui avance par questionnement continuelle et négation l'amène à considérer Dieu en tant que personne, au sens de l'émotion. Le mystique a cette émotion qu'est Dieu en l'éprouvant lui-même. Et cette émotion première qui mène vers l'amour de Dieu est l'enthousiasme, « la marche en avant » vers un bout du tunnel lumineux. Enthousiaste est aussi la recherche bergsonienne, malgré ses âpretés parce qu'elle mène vers une connaissance philosophique de Dieu. Avis donc aux enthousiastes...

L'expiation des innocents

Publié par Sébastien MICHEL | 12:38 Le 1 mars 2011
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De Ali CHIBANI
Editions du Cygne
A partir de 15,20 € sur Amazon.fr

Souvenirs d’une Algérie ensanglantée, où bourreaux et victimes sont confondus par la nuit et par les médias étrangers. Le temps est rythmé par les balles et les cris des mères. L’espace est un gouffre qui arrache à la vie toute ses possibilités et sa langue originelle. Histoire d’une violence devenue déjà un tabou. Désir d’un autre espace où l’on peut s’asseoir. On va alors vers des lieux autres mais sans jamais trouver la tranquillité rêvée. Après chaque arrivée, il faut partir de nouveau car comment rester dans ce pays où l’étranger est présenté comme un monstre, où le capitalisme domine, et comment survivre quand l’amour – espace de tous les espoirs – s’est évanoui ? On revient au berceau et au tombeau premiers pour répondre aux questions des os et faire pousser des fleurs sur les tombes.

L'expiation des innocents

Face à l’absence d’un espace-temps historique stable, le texte crée discrètement et sans exclusivité son propre espace, tissé par le signe fondateur de la "mort" appelant à être transformé par "Une langue-âme/ Dans une langue-corps" qui porte les traces et les déchirures de la culture kabyle. Il reste que cet espace textuel hésite quant au rapport qu’il doit entretenir avec le monde. Faut-il être dans le tragique ou dans le cynisme ? Faut-il philosopher, poétiser ou tout simplement constater ? Faut-il faire de la politique ou adopter (adapter ?) une religion ? Faut-il séparer la réinvention du Moi de la réinvention de Dieu ?

Texte écrit par Ali CHIBANI, en tant que journaliste et auteur de l'ouvrage

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