Le cahier de vacances de culture générale pour les adultes

Publié par Frédéric POILBOUT | 08:08 Le 26 juin 2011
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Les grandes questions de la philosophie
Éditeur : L’Étudiant
A partir de 7,55 € sur Amazon.fr

Vous vous rappelez de vos cahiers de vacances quand, haut comme trois pommes, vous traciez vos dernières droites avant de filer à la plage ? Depuis, il en a coulé de l'eau sous les ponts et avec, peut-être, la culture que vous aviez bâtie au fil des études. Pas de panique, tout n'est pas perdu ! Il suffit d'une petite cure de jouvence. A l'heure où le soleil ploie, vous déplierez ce cahier qui vous fera revivre toute l'épopée philosophique que feu la terminale vous a nourri. A moins que vous n'y ayez goûté, dans ce cas, partez à la découverte de Thalès, Socrate, Diogène pour les plus anciens, Wittgenstein, Sartre, Derrida pour les plus récents.


Les auteurs ont souhaité explorer tous les grands noms de la philosophie le plus clairement possible. Hegel, Kant ou Nietzsche vont devenir tout de suite plus lumineux, sous les futurs beaux rayons. Pariez à la manière de Pascal qu'il vaut mieux savoir ce qui se cache dans les altitudes métaphysiques plutôt que de simplement rester coller au sable à explorer les nuages ou d'autres courbes moins lointaines. Même si la vérité que recherche tant ces hommes peut avoir un goût bien amer à en croire Schopenhauer. Mais le soleil, aussi, n'a pas que des vertus. Et l'on se plaît à flâner parmi ses grands noms de l'esprit sur un transat ensoleillé. A côté de ces révisions philosophiques, vous aurez tout le loisir de tester votre culture générale grâce à de nombreux QCM. Au programme du menu estival : culture, français, histoire-géo, sciences. Le savoir sera chaud cet été...

Si le Maharashtra vous était conté... (1ère partie)

Publié par Céline Berger | 11:50 Le 20 juin 2011
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Quiconque est allé en Inde vous le dirait : il vous faudrait sans doute toute une vie pour visiter ce pays. Vaste par ses dimensions, l'Inde l'est aussi par sa diversité géographique et culturelle. Ce sous-continent a réussi, au cours de son histoire, à rester unifié et forme aujourd'hui, malgré de nombreux problèmes ethniques, la plus grande démocratie du monde.

Septième pays du monde par sa superficie (3,29 millions de km²) et deuxième par sa population (plus de 1 milliard d'habitants), l'Inde est divisée en 28 états. L'état du Maharashtra se trouve au nord-ouest de l'Inde ; avec une superficie de 307 690 km², il compte plus de 90 millions d'habitant. Sa capitale est Mumbai (anciennement Bombay) et sa langue officielle est le marathi.

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L'histoire de cette région de l'Inde est étroitement liée à celle des Marathes, qui régnèrent sur la région entre le 17ème et le début du 19èmesiècle. Formés de clans guerriers, les Marathes étendirent leur territoire jusqu'au cœur du Deccan dans le centre de l'Inde et constituèrent la principale menace du pouvoir Moghol. Plus récemment le Maharashtra fut le point de départ de la lutte pour l'indépendance puisque Gandhi y est né et y a mené ses premières actions. Le Maharashtra, grâce à l'influence de Mumbai sa capitale, est assez industrialisé et économiquement puissant, les secteurs d'activité y étant très nombreux (industries lourdes, pétrochimie, informatique, textile...).


L’actuel état du Maharashtra fut établi le 1er mai 1960, sur le principe de l’unité linguistique. Il est formé des zones où la langue parlée était majoritairement le marâthî : l’ancien état princier d’Hyderabad, les provinces centrales et le Berar. D’après un recensement de 1991, le Maharashtra est le troisième état le plus important d’Inde en ce qui concerne la superficie et le second en ce qui concerne le degré d’alphabétisation.

Une invitation au(x) voyage(s)
L’avantage incomparable du Maharashtra est évident : avec sa grande variété de destinations, cet état possède un potentiel unique pour satisfaire les intérêts de tous les touristes. Cette région offre une grande diversité de paysages (plages, stations de montagne, forts, sanctuaires d’animaux, grottes, temples…) et d’activités (sports aquatiques, randonnée, trekking, bateaux…). Etats les plus industrialisés d’Inde, il occupe les parties occidentales et centrales du pays. Il s’étend au-delà des montagnes de Sahyadri et il est composé d’une vaste étendue de 720 kilomètres de côtes le long de la Mer d’Oman.

Situé sur la côte ouest de l’Inde, le Maharashtra est entouré par les états de Madhya Pradesh au nord, Chhattisgarh à l’est, Andhra Pradesh au sud-est, Karnataka au sud et Goa au sud-ouest. Le territoire du Maharashtra est constitué d’un haut plateau appelé le Deccan, d’une chaîne de montagnes, « les Ghats », et enfin du littoral de Konkan. Les Ghats sont une succession de hautes collines (1 200 mètres d’altitude), taillées par endroit de routes étroites. De nombreuses petites rivières y prennent leur source, dont les plus connues sont Godavari et Krishna.

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La chaîne de Sahyadri, avec son altitude de 1000 mètres en moyenne, est l’une des trois régions les plus importantes de l’état. L’unique caractéristique de cette région est sa série de hauts plateaux. Entre la mer d’Oman et la chaîne de montagne de Sahyadri, le Konkan est une plaine côtière étroite avec seulement 50 km de largeur et une altitude de moins de 200 mètres. Les collines de Satpura, le long de la frontière septentrionale, constituent la troisième région la plus importante. Les chaînes de Bhamragad, Chiroli et Gaikhuri, au nord, forment une barrière qui ne facilite pas les déplacements. Ces chaînes montagneuses servent également de limites naturelles à l’état.Le Maharashtra : un rêve pour les touristes

Mumbai
Mumbai (anciennement Bombay) est la capitale de l’état du Maharashtra. Elle compte plus de 15 millions d’habitants ce qui en fait la plus grande ville de l’Inde. La ville fut fondée par les pêcheurs Koli sur 7 îles et fut gouvernée par les hindous, avant d’être occupée par les musulmans au 14ème siècle. En 1534, ces derniers cèdent la région au portugais qui baptisent la ville Bombaim. En 1661, l’anglais Charles II se marrie avec la portugaise Catherine de Bragance, dont la dot comprend une des îles. Les britanniques prennent possession des six autres îles en 1665 et rebaptisent Bombaim en Bombay. La ville est louée à la Compagnie des Indes britannique pour qu’elle en fasse une zone de libre commerce. La ville connut alors un essor très rapide et devint vite le principal port de négoce de la côte occidentale. Au 19ème et 20ème siècle, Bombay devint le cœur de la lutte pour l’indépendance. Elle accueilli la première réunion du Congrès en 1885 et Gandhi y lança ses grands mouvements de désobéissance civile. En 1996 Bombay fut officiellement rebaptisée Mumbai.

Mumbai est aujourd’hui le poumon économique et financier de l’Inde. Elle accueille encore de nombreux immigrants mais le développement de la ville delaisse de nombreuses personnes. La richesse des quartiers financiers côtoie la misère la plus noire des bidonvilles. Poumon économique mais pas écologique, respirer l’air de Mumbai pendant une journée équivaut à fumer environ 20 cigarettes. Mumbai bénéficie de toutes les infrastructures modernes. La ville est desservie par de nombreuses liaisons internationales via l’aéroport de Sahar et par des liaisons nationales via l’aéroport de Santa Cruz. La ville dispose de plusieurs gares qui permettront d’effectuer des liaisons sur toute la région. C'est également l’un des grands centres de production cinématographique car elle abrite les studios de Bollywood.

Haute de 26m, la Porte de l’Inde est un monument de basalte en forme d'arche. Elle fut construit en 1911 sur le rivage pour célébrer la venue en Inde du roi George V et de la reine Mary. Elle fut inauguré en 1924. Aujourd'hui la Porte de l'Inde reste l'un des principaux centres d'attraction de Mumbai.

La Plage de Chowpatty n'est pas vraiment un endroit de baignades. Les habitants de Bombay s'y retrouvent plutôt pour flâner en fin de journée. On y trouve toutes sortes de vendeurs, magiciens, masseurs, petits restaurants... La plage de Chowpatty est l'endroit idéal pour assister à la fête de Ganesh Chaturthi en août/septembre au cours de laquelle les fidèles immergent des effigies du dieu Ganesh.

Marine Drive est aussi un lieu de promenade sur le front de mer apprécié. Il part de Nariman Point, longe la plage de Chowpatty et se termine dans le quartier de Malabar Hill. C'est d'ailleurs à cet endroit que l'on a les plus belles vues sur la baie de Mumbai. La forme arrondie de Marine Drive lui a valu le surnom de "collier de la reine" en raison des lampadaires qui l'illuminent dès le coucher du soleil.

L’Ile d’Elephanta se trouve à 10km des rives de Bombay. Elle est connue pour ses temples rupestres creusés dans la roche entre 450 et 750. Les portugais endommagèrent gravement les sculptures. La grotte principale contient des représentations de Shiva et un lingam. La statue la plus impressionnante est celle représentant la Trimurti (la sainte trinité hindoue : Brahma, Shiva, Vishnu).

Construit dans le style indo-musulman en 1905 en l'honneur du Prince de Galles (futur George V), le Prince of Wales Museum abrite des collections d'objets recueillis sur l'île d'Elephanta, dans les grottes de Jogeshwari, dans la vallée de l'Indus ainsi que des collections de sculptures, de miniatures, de portraits. Le musée est entouré d'un jardin ornemental et est surmonté d'un dôme inspiré du Golgumbaz de Bijapur.

Mani Bhawan est la maison que Gandhi occupait lors de ses visites à Mumbai. Elle abrite un mémorial et un musée où l'on peut voir des photos du Mahatma et des objets lui ayant appartenu.

Le Temple de Walkeshwar fut construit par les rois de la dynastie Silhara qui régnèrent sur la région entre le 9ème et le 13ème siècle. Il fut détruit par les portugais et reconstruit en 1715. Le bassin de Banganga attenant au temple est l'une des plus anciennes constructions de Mumbai. D'après la légende Rama séjourna à cet endroit lors de son périple pour aller libérer son épouse Sita. Rama aurait fait jaillir la source du bassin de Banganga en décochant une flèche.

Aurangabad
Aurangabad doit son nom à l'empereur Moghol Aurangzeb, qui en fit la capitale du Deccan en 1653. Auparavant il s'agissait d'un petit village, Khirki. En 1610 Malik Ambar, Premier Ministre de Nizam Shah II, en fait une ville. En 1626 la ville est baptisée Fathepur. La région ne fut cependant pas découverte par les musulmans car elle était habitée depuis l'âge de pierre. Les Maurya y apportèrent le bouddhisme. Les Chalukya y construisirent des temples et des monastères bouddhistes à Ajanta et Ellora. Les Rashtrakutas bâtirent les grands temples hindous comme celui de Kailasa à Ellora.

Surnommé le mini-Taj Mahal, le mausolée Bibi-Ka-Maqbara fut construit en 1679 pour abriter le tombeau de la Bégum Rabia Dirani, épouse de l'empereur Aurangzeb. Il ne fut cependant pas construit en marbre et il ne doit sa blancheur qu'à du plâtre.

Les 10 grottes d'Aurangabad se trouvent à quelques kilomètres de la ville. Elles ont été taillées au 7ème siècle et sont toutes bouddhistes.Le groupe ouest, constituée des grottes 1 à 5, est distant d'environ 1 km du groupe est (grottes 6 à10). Les grottes les plus intéressantes sont les numéros 6 et 7. Elles abritent de fines sculptures de femmes parées de leurs bijoux et de statues de Bouddha très bien préservées.

À 13 km d'Aurangabad, l' impressionnante Forteresse de Daulatabad se dresse au sommet d'une colline et est entourée d'une épaisse muraille. Elle fut construite entre le 10è et le 11è siècle par les Yadava. Le site s'appelait alors Deogiri (la colline des dieux). Au 14ème siècle, Muhammad ibn Tughluq, sultan de Delhi, impressionné par le site, décida d'y établir sa nouvelle capitale et ordonna à la population de Delhi de le suivre. Mais il ne resta à Daulatabad que 17 ans et revint à Delhi en laissant la forteresse déserte. Non loin de la forteresse se trouve la Chand Minar, une magnifique tour de la victoire érigée en 1435. La forteresse était autrefois entourée de douves profondes d'une douzaine de mètres et infestées de crocodiles. En haut du mur d'enceinte, on peut encore voir quelques uns des énormes canons défensifs. Les gigantesques portes sont pourvues de pointes destinées à empêcher les coups de boutoir des éléphants. Plusieurs fois assiégée, cette place forte ne fut jamais conquise par la force mais toujours par la ruse ou la trahison.

Situé à une vingtaine de kilomètres d'Aurangabad et à proximité des grottes d'Ellora, le temple de Ghrishneswar fut construit au 18ème siècle. Il abrite un des 12 jyothirlingas (lingam naturel) de l'Inde et constitue un lieu de pèlerinage hindou.

Kolhapur
Mentionné dans les textes hindous sous le nom de Karvir, Kolhapur était un important centre jaïna au 3ème siècle. La région était alors contrôlée par les rois Shilahara. L'histoire de Kolhapur est généralement divisée en trois périodes : la période hindoue jusqu'en 1347, la période musulmane de 1347 à 1700 et la période marathe à partir de 1700. Durant l'occupation britannique Kolhapur était la capitale du royaume du même nom. Ce royaume fut intégré à l'Inde en 1947.

Mahalakshmi
On pense que le Temple de Mahalakshmi fut construit au 8ème siècle par les Chalukyan. Il est dédié à la déesse Mahalakshmi, plus connu localement sous le nom de Ambabai. Sa statue fut taillée dans une pierre noire et ornée de pierres précieuses. La déesse a quatre bras et tient une masse, un bouclier, des fruits et une coupe. Un cobra se tient sur sa tête. Tous les vendredis, l'idole est placée sur un palanquin et est emmenée en procession autour du temple. Du 31 janvier au 2 février et du 9 au 11 novembre de chaque année se tient une fête. À ces dates les rayons du soleil tombent directement sur la statue.

Le Nouveau Palais du Maharaja fut construit entre 1877 et 1884, après qu'un incendie eut détruit l'ancien. Dessiné par le Major Mant, le style mélange les architectures hindoues, musulmanes et victoriennes. Il sert encore de résidence aux descendants des maharajas et abrite une impressionnante collection d'objets divers (vêtements, photos de chasse, selles d'éléphants, bijoux, etc...) Une salle est entièrement réservée à la présentation de trophées de chasse empaillés (tigres, chiens sauvages, lions, panthères noires, ours, etc...).

Rankala
Le Lac Rankala un lieu de promenades entouré de jardins très apprécié des habitants de Kolhapur. La ville était autrefois un centre de productions cinématographiques et de nombreux films ont été tournés sur les rives du lac. Non loin vous pourrez voir le Shalini Palace construit en 1934 en pierre noire et en marbre d'Italie. Les portes en bois et les arches en pierre noire rivalisent de beauté avec les vitraux aux armoiries du maharaja de Kolhapur. En 1987 le palais fut reconverti en hôtel de luxe, le seul du Maharashtra.

Kolhapur est un célèbre centre de lutte traditionnelle, la kusti. L'entraînement des lutteurs a lieu tous les jours en public. La saison de compétition se déroule de juin à septembre mais il est toujours possible d'assister à des combats en dehors de ces dates.

Poona
Située au sud de Mumbai, Poona (ou Pune) est considérée comme la capitale culturelle du Maharashtra.
Sous le règne de Shivaji au 17ème siècle, Poona devint la capitale des Marathes. La position dominante de la ville fut renforcée par les peshwas qui étaient les premiers ministres héréditaires des rois marathes. Ils en firent une cité très riche et très développée sur le plan culturel et institutionnel. Après leur victoire sur les Marathes, les anglais en firent une ville de villégiature leur permettant de fuir les grosses chaleurs de Mumbai. C'est à Poona que le leader nationaliste Gangadhar Tilak créa la célèbre fête de Ganesh Chaturti aujourd'hui célébrée un peu partout. Poona est une ville universitaire reconnue dans toute l'Inde et elle est l'une des métropoles les mieux développée du pays.

Le Palais de l’Aga Khan, construit par un sultan en 1892, fut le palais de l'Aga Khan jusqu'en 1956. C'est aussi un haut lieu historique de la lutte pour l'indépendance. C'est en effet ici que Gandhi et d'autres indépendantistes furent détenus pendant deux ans après avoir lancé le mouvement "Quit India" en 1942. La femme de Gandhi y mourut lors de cette détention et ses cendres sont toujours conservées dans un mausolée (un samadhi). Le palais abrite un mémorial où le visiteur peut voir plusieurs effets personnels ayant appartenus à Gandhi ainsi qu'une galerie de photographies retraçant la vie du Mahatma.

La Colline de Parvati, surplombe Poona ; les peshwas y firent construire un temple à leur usage dédiée à Parvati. Aujourd'hui on trouve aussi un musée où sont exposées des répliques de peintures, de miniatures, de manuscrits, d'armes...

Le Temple de Pataleshvara fut taillé dans un bloc rocheux au 8è siècle. Les sculpteurs ont magnifiquement découpé des piliers massifs, un sanctuaire dédié à Shiva et un mandapam circulaire pour le taureau Nandi. Le temple est toujours en activité.

Le Musée de Raja Kelkar abrite les collections d'objets d'art amassés par Shri Dinkar Kelkar durant sa vie. Il en fit don au gouvernement du Maharashtra à sa mort en 1990. Les 36 sections du musée montrent des milliers d'objets (miniatures, peintures, armes, poteries, portes et fenêtres ouvragées, instruments de musique, etc...)

Nasik
La ville de Nasik (ou Nashik) sur les rives de la Godavari, est l'un grand lieu de pèlerinage de l'hindouisme. Tous les douze ans a lieu le Kumbh Mela. En réalité, ce rassemblement se déroule tous les trois ans mais alternativement dans quatre villes différentes (Nasik, Ujjain, Allahabad et Haridwar). Selon le mythe, les dieux, en se battant pour le posséder, auraient renversé quatre gouttes du nectar d'immortalité. Ces gouttes seraient tombées sur Terre à l'endroit où furent construites ces quatre villes. Le Kumbh Mela, avec ces dizaines de millions de pèlerins, est le plus grand rassemblement humain. Le prochain Kumbh Mela de Nasik aura lieu en 2003.

Ramkund
Le Ramkund est l'endroit le plus sacré de la ville. Il s'agit d'un bassin d'ablutions entouré de ghats où les pélerins viennent se nettoyer de leurs impuretés. La dispersion des cendres funéraires dans son eau sacrée permet d'accéler la moshka (libération de l'âme). Le bassin fut construit en 1696. La légende veut que Rama et Sita soient venus s'y baigner lors de leur exil.

Le Kala Rama Mandir est le plus grand temple de Nasik et le plus sacré. Il fut construit en pierres noires en 1790 par Sardar Odhekar. On y rentre par quatre portes orientées face aux quatre points cardinaux. L'idole représentant Rama est peinte en noire (d'où le nom du temple). Le temple abrite une grosse cloche qu'on peut entendre à 5km à la ronde.

Pandava
Les Grottes Pandava sont au nombre de 24. Leur nom vient du fait que les habitants croyaient, à tort, que les idoles sculptées dans les grottes étaient celles des Pandava. La plupart d'entre elles ont été occupées avant J.-C. mais elles ont été converties au culte bouddhiste au 5ème siècle.

Le Temple de Muktidham est un bâtiment récent construit en 1971, avec du marbre blanc du Rajasthan. Les murs sont ornés de nombreuses décorations dont celles représentant les 18 chapitres de la Bhagavad-Gita. Le Temple de Sundarnarayan, construit en 1756 par Gangadhar Chandrachud, est dédié à Vishnu et Lakshmi. Son orientation est telle que tous les 20 et 21 mars les rayons du soleil tombent aux pieds des idoles.

Étudiant, enfin un mode d'emploi

Publié par Céline Berger | 11:29 Le 18 juin 2011
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De Yves Granjon et Noémi Constans
A partir de 14,25 € sur Amazon.fr

Une bonne orientation est à la base du succès dans les études supérieures. Ensuite, pour réussir ce parcours, il faut apprendre à gérer l’autonomie fraîchement acquise après le bac. Rédigé avec la ferme intention d’en finir avec l’échec, ce guide élabore une véritable méthodologie de la réussite. Clair et convivial, truffé d’astuces et de conseils, il réussira à rassurer les plus stressés et à motiver les plus découragés.

Étudiant mode d'emploi

Cet ouvrage s’adresse principalement aux élèves confrontés à leurs premiers choix d’orientation, au collège ou au lycée, car l’entrée dans l’enseignement supérieur se prépare bien en amont du bac. Particulièrement utile dès l’entrée en seconde, il deviendra essentiel en terminale, au moment où le « grand saut » se prépare, c’est-à-dire lors des préinscriptions et inscriptions. Puis il deviendra, tout au long du cursus, le compagnon idéal pour réussir ses études, tant il regorge de conseils pour se sortir de toutes les impasses.

L'orientation, un enjeu majeur
À l’origine d’un parcours d’études raté ou décevant, il y a souvent une erreur d’aiguillage. L’étudiant en échec ne s’est sans doute pas posé assez de questions, n’a pas bien évalué les enjeux de son projet professionnel, a négligé certaines voies qui auraient pu lui correspondre. La première partie de ce livre, « Quelles études choisir ? », a pour vocation de proposer un panorama clair, complet et objectif des différents cursus de l’enseignement supérieur, en montrant leurs exigences et leurs débouchés. En s’appuyant sur des témoignages d’étudiants et de professionnels, mais aussi sur des schémas précis, sans négliger la réalité des métiers, cette partie aide le lecteur à s’interroger sur ses motivations et à faire le choix qui correspond le mieux à sa personnalité. Ça n'est pas un luxe à l'heure où certains se perdent dans les méandres des études universitaires menant au chômage et d'autre se posent la question de quoi faire après le bac qui arrive dans moins de 9 mois.

Une autonomie nouvellement acquise
La seconde partie, « Bien dans ses études et dans sa vie », fait le point sur tout ce qu’il faut savoir pour organiser sa nouvelle vie d’étudiant. Une fois son cursus choisi, l’étudiant est souvent livré à lui-même : éloignement du foyer familial, environnement pédagogique, administratif et social différent de tout ce qu’il a connu jusque là. De la gestion de cette autonomie nouvellement acquise va dépendre la réussite de ses études.

En 9 chapitres stratégiques, les auteurs font le tour de tout ce qu’il faut intégrer pour ne pas se laisser déborder. Ils dévoilent les arcanes de l’enseignement supérieur, décryptent tous les points à maîtriser pour s’adapter, donnent des conseils utiles pour vivre au mieux les moments importants, exposent de manière rigoureuse et pragmatique les méthodes de travail à appliquer pour s’en sortir. Cette partie livre aussi des astuces pour financer ses études, pour trouver un logement compatible avec sa bourse et sa situation familiale, pour gérer sa vie quotidienne, etc. Au final, ils échafaudent un mode d’emploi précis et surtout très pratique du « métier » d’étudiant.

Pour les étudiants, mais pas seulement
Étudiant, mode d'emploi a aussi la vocation d’éclairer les parents sur ce qui attend leurs enfants. Ils y trouveront tous les éléments pour prendre les bonnes décisions, prodiguer les bons conseils, et pour sensibiliser le futur étudiant aux réalités du monde nouveau qui s’ouvre à lui.

Mon nom est Tsotsi

Publié par Sébastien MICHEL | 11:19 Le 17 juin 2011
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Réalisé par Gavin Hood
Avec Presley Chweneyagae, Mothusi Magano, Israel Makoe
Film sud-africain, britannique.
Genre : Drame, Thriller
Durée : 1h 34min.
Année de production : 2005
Titre original : Tsotsi

Dans un township de Johannesburg survit Tsotsi, un jeune voyou qui occulte tout souvenir de son passé, jusqu’à son nom. Il n’a ni passé, ni futur, vivant au jour le jour, dans ce présent plein de haine et de violence. Un soir, un de ces amis assène Tsotsi de questions sur son histoire. En guise de réponse, il le tabasse violemment.

Tsotsi disparaît alors dans la nuit, errant de rue en rue. Il se retrouve alors dans une banlieue aisée et y aperçoit une femme qui tente en vain d’ouvrir son portail pour y rentrer sa voiture. Tsotsi saisit l’occasion, il sort son arme, l’agresse, tire et s’échappe au volant de la voiture, laissant la femme agonisant sur le trottoir et pleurant son bébé resté à l’arrière. Ce bébé que Tsotsi souhaite garder lui donnera en quelques jours l’amour qu’il n’a jamais eu. Lui qui semble condamné à une vie sans amour marqué par la violence ordinaire, changera sa vie et ses habitudes pour cet être sans défense.

Mon nom est Tsotsi

Tsotsi est avant tout un roman d’Athol Fugard, publié en 1980, et qui rencontra un grand succès. Dés la sortie du roman, Tsotsi intéressa bon nombre de producteurs hollywoodiens. Plusieurs scénarios adaptés du roman furent écrit avant que le producteur Peter Fudakowski ne s’intéresse à lui. Il cherchera alors des soutiens financiers, mais il semble qu’adapter sur grand écran une histoire essentiellement basée sur un dialogue intérieur parut particulièrement difficile à promouvoir.

Lorsque Gavin Hood réalise Tsotsi, il cherche à créer un « thriller psychologique bien rythmé et porté par le héros, cherchant également à entraîner le publics dans un monde de contraste radicaux : gratte ciel et cabane, richesse et pauvreté. (…) Le défi du film était d’arriver à plonger le spectateur dans l’univers d’un personnage marginal et asocial et de développer au fil du scénario leur empathie. » Pari réussi puisque Mon nom est Tsotsi fut un succès dans de nombreux pays, remportant de nombreuses récompenses, notamment l’oscar du meilleur film étranger de l’année 2005.

Ce film marque également l’émergence d’un nouveau cinéma africain à succès. En effet il semble que traiter de l’Afrique soit devenu un thème « bankable » dans de nombreux pays. Après le succès d’Hôtel Rwanda (trois nominations aux oscars), et celui de Blood Diamond (nommé aux oscars 2007), Mon nom est Tsotsi semble donc correspondre à ce nouveau cinéma qui pointe les problèmes de l’Afrique sans tabous, donnant aux spectateurs occidentaux une image de l’Afrique qui ne se résume plus aux tribus de sauvages et aux animaux du Roi Lion. Reste à espérer que le spectateur ne ressort pas indifférent à ce qu’il vient de voir.

Article original écrit et publié par Amandine DONGOIS

Petits paradoxes à jouer et à déjouer

Publié par Frédéric POILBOUT | 23:14 Le 15 juin 2011
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Franck Evrard, éd. Les Carnets de l'info
A partir de 13,21 € sur Amazon.fr


Franck Evrard, professeur de lettres et animateur d'atelier d'écriture nous dit tout, tout, tout sur la paradoxe, cette petit bébête qui émoustille, dérange, pique l'esprit parce qu'il va à l'encontre de ce qu'il entend ou de ce qu'il reçoit. Le paradoxe n'est ni le 1 ni le 0, ni le vrai ni le faux, mais ce tiers exclu que l'on ne sait pas trop quoi faire. C'est en quelque sorte cet écart vertigineux, ce trou béant dans la raison dans lequel Evrard se plait à nous pousser avec délicatesse. Rassurez-vous ça ne vous fera pas mal, sinon quelques nœuds à vos neurones. Tout cela est un jeu, bien profond certes, mais l'on s'en sort toujours indemne.



Premier round de l'ouvrage, pour la mise en jambe : les paradoxes à déjouer. Exemple de question prise dans ce premier acte : combien de chances le côté pile aura-t-il de sortir ? Ce que l'on appelle le paradoxe du joueur, connu sous le nom de sophisme de Monte Carlo devrait calmer plus d'une ardeur à la dépense quand on sait la réponse : toujours une chance sur deux. Le paradoxe à déjouer repose ainsi sur des arguments fallacieux, des pièges à penser qui ont tendance à dérouter l'esprit. Second round : le paradoxe vu comme une invitation à la méditation philosophique ou comment par exemple la question du nombril d'Adam nous donne à réfléchir sur Dieu. Existe-t-il ? Oui ? Non ? Peut-être ? Encore un tiers exclu qui laisse tant de gens pantois....

Le miel et les abeilles

Publié par Céline Berger | 11:03
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"Si l’abeille venait à disparaître, l’homme n’aurait plus que quelques années à vivre" - Albert Einstein

Une belle histoire d’amour débute en 1977 entre Philippe Ballot, alors jeune Maître des abeilles et Catherine Flurin, étudiante en sciences économiques. Amoureux de la nature et des petites abeilles, ils fondent en 1983 la société Ballot-Flurin dans un lieu préservé des Hautes-Pyrénées.

Aujourd’hui, leurs préparations 100 % naturelles de soin, beauté, diététique et bien-être issus de la ruche sont reconnues par des milliers d’utilisateurs, qui apprécient leur caractère unique, leur efficacité et leur authenticité vraie. Ils continuent de bâtir le bio de demain avec l’Apiculture Douce®, une méthode holistique unique fondée sur le langage des abeilles.

Insecte qui butine

Reconnue en France et dans le monde, l’Apiculture Douce® repose sur des principes basés sur la simplicité et le respect.

1 – Respect des abeilles
Philippe, le Maître de la ruche, honore la ruche comme une véritable civilisation. Il enseigne aux apiculteurs l’art de la relaxation mentale et de l’écoute de la nature, pour demander aux abeilles le don de leurs produits sans jamais les forcer…

2 – Respect des matières apicoles
Pour garantir aux matières apicoles une grande richesse en principes actifs, les abeilles sont nourries non pas avec du sucre mais avec une grande variété de fleurs, présentes en toute saison. Les ruches sont placées dans le biotope le plus riche à mesure que les saisons changent.
Les abeilles ne sont pas traitées avec des produits chimiques, même ceux tolérés par les cahiers des charges bio. La propolis, la Gelée Royale, le Pollen... sont récoltés au moment de leur pleine maturité.

3 – Respect de la fabrication
Les préparations sont fabriquées sur place par les apiculteurs, et en petites séries. Toutes les matières apicoles fournies sont ainsi totalement tracées de la ruche au flacon airless.

4 – Respect de l’homme
BALLOT-FLURIN Apiculteurs participe activement au redéploiement de l’emploi en milieu rural. La charte Accord Total garantit un commerce éthique et solidaire avec la filière locale d’apiculteurs, dans le respect des méthodes d’Apiculture Douce® et de bio-apithérapie.

5 – Respect de la qualité
Tous les produits sont certifiés bio. Sont également ajoutées des normes officielles de commerce solidaire. Rappelons également que la méthode Apiculture Douce® veille au bien-être des abeilles et permet aux ingrédients apicoles d’être récoltés et transformés pour un usage thérapeutique et cosmétique.

BALLOT-FLURIN Apiculteurs – 65110 Cauterets
Tél. 05 62 96 49 57 - Fax 05 62 96 42 33

Orgueil, poursuite et décapitation

Publié par Téri TRISOLINI | 11:19 Le 14 juin 2011
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De Marion Aubert
Mise en scène Marion Guerrero
Avec Marion Aubert, Thomas Blanchard, Elizabeth Mazev, Adama Diop, Capucine Ducastelle, Olivier Martin-Salvan, Sabine Moindrot, Dominique Parent

Orgueil, poursuite et décapitation

« Une histoire, des histoires.
La pièce ne raconte pas une mais plutôt des histoires. Ou plutôt que de raconter des histoires, la pièce donne à entendre des tranches de vies. Comme on dirait des tranches de gigots. On n’a pas le boeuf entier (et c’est heureux) mais toutes les tranches viennent du même boeuf. Bon. En l’occurrence, le boeuf, c’est l’auteure. Et l’auteure nous présente, à la manière d’un grand carnaval, tous les personnages, ses doubles le plus souvent : Mme Auberte la folle, la mariée, la belle-fille… mais aussi les autres : la belle-mère, la grand-mère, le directeur et toutes sortes de chonchons tout droits sortis de son imagination.(…) »

Orgueil, poursuite et décapitation

Patchwork.
Tranches vie piégées et piquées par une auteure charmante mais déjantée, qui se plait à décortiquer des personnes réelles ou imaginaires qui l’entourent.
De là, des petits bouts de vie quotidienne, passés au miroir déformant des 2 hublots qui encadrent le visage délicat et faussement angélique de l’auteure, Marion Aubert.
Personnage central, qui à l’instar sa ronde, est auto-passée à la moulinette d’une écriture trash, sans complaisance et bouleversante à son paroxysme.
Drôle, intense et résolument atypique « Orgueil, poursuite et décapitation (comédie hystérique et familiale) » est une pièce qui ravira les amoureux des mots et les curieux des jeux de scènes conceptuels et de l’humain dans son ensemble.

A voir au Théâtre du Rond-Point - salle Jean Tardieu
31 mai - 2 juil., 21:00
Dimanche, 15:30

Plein tarif 29€
Tarifs réduits : groupe (8 personnes minimum) 20€ / plus de 60 ans 25€
Demandeurs d’emploi 16€ / moins de 30 ans 14€ / carte imagine R 10€
Réservations 01 44 95 98 21 - www.theatredurondpoint.fr

Parcours d’Exil

Publié par Céline Berger | 16:02 Le 12 juin 2011
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Parcours d’Exil offre aux victimes de sévices, d'atteintes aux Droits Humains et tout particulièrement de tortures et de violences d'état (directes ou indirectes) et ce quelque soit leur âge et condition, une prise en soins en vue d’une réhabilitation médico-psychologique. Celle-ci a pour but de leur permettre de dépasser les difficultés liées aux séquelles des sévices subis, de se réinsérer dans la société qui les accueille et de se recréer un projet de vie, pour eux et leur famille, dans de bonnes conditions.

En août 2001, Hélène de Rengerve et Pierre Duterte fondent l’association loi 1901 Parcours de jeunes. Sa vocation première était alors la prise en charge des mineurs isolés étrangers (MIE), afin de répondre à leur souffrance spécifique souvent mal connue des intervenants en général. Dès 2002, l’ONU reconnaît l’utilité de l’association et la fait bénéficier du « Fond des Nations Unies pour les Victimes de Tortures » (FNUVT). A partir de 2003 et depuis lors, le Premier Ministre reconnaît le travail de l'association en renouvelant chaque année sa subvention au titre des "Droits Humains". A la fin de cette même année, le Fond Européen des Réfugiés leur accorde une subvention, ce qui va initier l'installation de l’association dans ses propres locaux et ainsi permettre à près de 300 nouveaux patients de venir profiter de ses soins courant 2004.

Après avoir obtenu l’agrément DRASS Centre de santé (à l'époque, ARS actuellement), l'association devient Parcours d’Exil et se réoriente dans l'aide de une action envers toutes victimes de torture comme bénéficiaires de soins. Après de multiples récompenses, Parcours d’Exil obtient la subvention Initiative Européenne pour la Démocratie et les Droits de l’Homme de la part de la Commission européenne, et initie le partenariat avec l’association « Forum réfugiés » pour la création d’un centre de santé à Lyon pour l’horizon 2007.

Une mission
Les patients reçus sont des hommes, des femmes et des enfants, de tout âge et de toutes conditions. Demandeurs d'asile ou réfugiés, ils ont tous été victimes d'atteintes aux Droits Humains, et plus particulièrement d'actes de torture. Qu'ils aient été victimes directes ou indirectes (témoins de massacres), ils souffrent de traumatismes lourds.

Le but poursuivi par cette association, à travers la thérapie, consiste à créer un contexte où les patients retrouvent, voire découvrent pour la première fois l'expérience de la démocratie. La démocratie est ici comprise comme un système antithétique à la dictature politique ou familiale, qui a privé ces patients de la liberté de s'exprimer, de penser, de ressentir. L'enjeu est d'aider chaque patient à restaurer son estime de soi, un respect tant de lui-même que des autres et de lui permettre une appropriation de la notion d'État de Droit. La durée de la prise en soin des personnes est fonction de leurs besoins particuliers.

The desert, Tunisia

Si la typographie des patients est étendue, Parcours d’Exil porte néanmoins une attention toute particulière aux Mineurs Isolés Étrangers (MIE). Ces enfants ou ces adolescents, fragiles et vulnérables, sont arrivés en France sans famille et sans repère. L’objectif, au delà de celui décrit précédemment, est également de les aider à faire face à des souffrances liées à l'isolement affectif, culturel et social qu’ils subissent, mais également de les informer des risques qu’ils peuvent encourir dans nos cités modernes.

Au-delà de cette aide thérapeutique et humaine qui est apportée aux victimes, l’association désire également assumer ses responsabilités de porte parole en faveur de l’acceptation de cette population de victimes au sein de notre civilisation démocratique, porteuse des valeurs de l’Etat de Droit. Il est malheureusement déplorable d’observer le rejet encore trop fréquent de ces populations d’exilés politiques, auxquels on prête encore trop souvent, par ignorance, des motivations économiques.

Parcours d’Exil
26, rue de Cronstadt - 75015 PARIS
Tél: 01 45 33 31 74 - Fax: 01 45 33 53 61

Petite histoire du kazoo

Publié par Céline Berger | 16:32 Le 9 juin 2011
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Le kazoo est un petit instrument de musique de la famille des instruments à vent, né il y a plusieurs siècles. Utilisé dans toute sorte de musiques, on le retrouve sur plusieurs continents, sous des formes assez variées et des matériaux très divers. Flûte eunuque, kazoo, mirliton ou bigophone (du nom de leur "inventeur" Bigot) sont autant de termes qui désignent des instruments se plaçant devant la bouche et permettant de modifier le son de la voix.

Petite histoire du kazoo

Le kazoo est constitué d'un tube fermé par une membrane. En "turlutant" dans le tube, la voix du musicien fait vibrer la membrane qui amplifie et déforme le fredonnement de l'interprète, créant ainsi un son aux accents comiques et/ou enfantins. On retrouve des instruments semblables depuis des centaines d'années en Afrique : ils étaient utilisés pour déguiser la voix d'une personne ou pour imiter des animaux, principalement dans des cérémonies.

L'invention "officielle" du kazoo est attribuée à l'afro-américain Alabama Vest, au XIXème siècle, en Georgie. Cependant, le premier kazoo a été fabriqué par Thaddeus von Clegg, un horloger allemand de la ville de Macon. Sa production commença en 1852, dans le Georgia State Fair. Le kazoo est ainsi l'un des rares instruments acoustiques développés aux États-Unis ; le plus répandu est métallique, fabriqué dans l'état de New York.

Petite histoire du kazoo

Pas mal de trentenaires ont découvert le kazoo à la fois dans Pif Gadget et à l’occasion de la sortie de 45t d’Annie Cordy...
« Avec mon petit kazou
J'ai pas besoin de biniou
Ni de pipeau en bambou
Car dès que je joue
J'ai toujours un succès fou
Si vous jouez du kazou
Venez jouer avec nous
On fera les quat'cent coups
Troulala itou
Avec nos petits kazous »

D’autres bouches célèbres ont utilisé, de manière plus ou moins élégante, ce si drôle instrument :
- Tchaïkovski dans le ballet Casse-Noisette avec La danse des mirlitons ;
- Freddie Mercury et Roger Taylor, du groupe Queen, sur la chanson Seaside Rendez-vous (A night at the opera) ;
- Georges Brassens dans plusieurs de ses chansons ;
- Michel Polnareff dans l’intro de On ira tous au paradis ;
- Pink Floyd dans Corporal Clegg ;
- Patrick Sébastien et son Petit bonhomme en mousse ;
- and last but not least : les Hope Gospel Singers dans leur reprise de When the Saints !

Sur nos cadavres, ils dansent le tango

Publié par Frédéric POILBOUT | 23:27 Le 7 juin 2011
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Maurice Gouiran, éd. Jigal
A partir 17,10 € sur Amazon.fr


Maurice Gouiran est un auteur prolixe : Le théorème de l'engambi, Le dernier des chapacans, Sous les pavés la rage, Putains de pauvres, Franco est mort jeudi... Ces quelques titres nous font dire quelques mots vrais sur le personnage Gouiran : méditerrannéen, amoureux de Marseille, de son humanité ensoleillée et fureteur de ces bavures que l'Histoire a enfouies sous son grand manteau de honte. Gouiran, lui, n'a aucune honte à déballer le linge sale des crapules... 


Tout commence par un meurtre... Quoi de plus banal pour un Jigal ? Un 22 avril (tiens, tiens après un 21 avril...) La victime est un notable marseillais, Vincent de Moulerin, conseiller municipal, colonel, droit dans ses bottes et au-delà,  assassiné dans le sous-sol d'un parking en plein centre-ville. C'est Emma Govgaline, jeune lieutenant de police (et avatar camouflé de Gouiran ?) qui est chargée de l'enquête et donc d'aller déterrer toutes les plaies du mort... On raconte que l'ancien combattant n'est qu'une énième victime du banditisme marseillais, mais les recherches d'Emma vont rapidement la mener vers des pistes moins locales. Elle commence d'abord par gratter le passé de feu le colonel, qui a fait ses armes en Indochine avant de s'aguerrir en Algérie. Elle apprend que Moulerin créera ensuite une société de sécurité la Somagard, composée d'anciens paras, pas très rigolos au demeurant. En grattant un peu plus, l'enquêtrice découvre que le patron en question est loin d'avoir une vie de saint guerrier surtout quand il flirtait avec l'OAS. Et puis il y a ce satané trou à combler dans cette histoire au relan de facisme ancien : qu'a fait Moulerin dans les années 60 et 70 ? Du tango sur les cadavres... La vérité s'acquiert à pas de loup dans le passé sordide d'un homme qui a cloué le bec à plus d'un.

La critique sociale de Gouiran est comme à son habitude féroce. Il s'en prend avec toute la vigueur de sa plume à ces milieux conservateurs qui ont le cœur tellement bien conservé qu'il en est périmé, voire pourri. Le colonel enterré, c'est toutes ses victimes que la vérité déterre et Gouiran appuie bien là où ça fait mal, sur cet axe géographique et historique aux angles colonialistes et racistes qui va de l'Algérie à l'Argentine.  En trois mots, un puissant polar politique.

Qui n'a pas rêvé de créer sa propre chaîne de télévision, comme certains l'ont fait dans les années 80/90 ? Oui, bon, je vous l'accorde, la 5 ne fut pas un succès retentissant, et je ne vous souhaite donc pas de suivre le même chemin. 

Mais rassurez-vous, car aujourd'hui, l'évolution exponentielle des technologies de l'information et de la communication vous permet, à moindre frais, de créer votre propre chaîne de télévision, sans risquer le black out comme Jean Claude (Bourret, pas Van Damme, hein, ne pas confondre :-) Comment ? Et bien tout simplement grâce au site que vient de lancer l'opérateur italien Tiscali et appelé : Streamago

Alors, vous me direz, la diffusion de contenu vidéo sur un site, ça n'a rien d'extraordinaire, tout le monde le fait et tout le monde sait faire. Oui, mais là, attention vous n'être plus un simple JRI (Journaliste Reporter d'Images) qui va ensuite monter chez lui les différents éléments, car vous faites... du Direct ! Et oui, tout comme ces messieurs de France 2 à Roland Garros, vous pouvez diffuser et commenter votre propre événement !


Et du coup, les applications sont immenses et vont de l'anniversaire du petit dernier au mariage de votre soeur, en passant par la performance de l'équipe de volley de votre ville, ou encore une cérémonie religieuse à l'autre bout du monde par des guerriers autochtones !

Alors, pour peu que vous disposiez d'une webcam et d'une connexion Internet, lancez-vous ! Quoi, que dites-vous ? Trop lourd de prendre le pc et tous ses câbles ? Pas de soucis, vous pouvez aussi retransmettre grâce à une application pour iPhone, iPad, ou iPod ! Alors, laissez-vous tenter et faites profiter le monde entier de vos talents de journaliste adepte du direct.

Enfin, comme toutes les innovations technologiques que l'on voit fleurir ces dernières années, les réseaux sociaux ne sont pas en reste. Vous pouvez ainsi très facilement publier votre chaîne sur votre compte facebook. Rassurez-vous, si vous n'êtes pas adepte, la publication sur votre blog de votre chaîne issue de streamago.tv  fonctionne également :-)

Vidéo virale par ebuzzing

L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

Publié par Romain DOMEC | 10:40 Le 6 juin 2011
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DVD à partir de 9,80 € sur Amazon.fr

Jesse James, hors-la-loi notoire et figure populaire des Etats-Unis de la fin du XIXe siècle, a été le sujet d’un nombre pléthorique d’œuvres musicales, littéraires ou encore cinématographiques. En l’espèce, « l’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford » est l’adaptation du roman éponyme de Ron Hansen par le scénariste et réalisateur Andrew Dominik, déjà auteur du long-métrage « Chopper », une autre histoire de criminel célèbre.

L’histoire s’ouvre sur l’attaque d’un train. Pour cette opération, Jesse James et son gang font appel à des petites frappes locales. C’est ainsi que Robert Ford, alors âgé de 19 ans, fait la rencontre de son idole. Intrigué par ce jeune homme, Jesse James le fait entrer dans son univers sans savoir que cette rencontre va leur sceller un destin tragique.
L'assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford

Le scénario d’Andew Dominik est un prétexte à traiter de l’ambiguïté des rapports humains. Il pose les bases d’une rhétorique à des années lumières d’un quelconque western et qui relèverait plutôt d’un drame onirique et existentialiste. Le long-métrage traite également du paradoxe très américain d’élever au rang de héros un voleur et meurtrier notoire sous prétexte de sa célébrité tout en fustigeant celui qui l’assassina, au point même de condamner son existence. Néanmoins, cette critique du sensationnalisme est encroûtée par un rythme très lent qui n’est justifié ni par un discours pertinent ni par un sens particulièrement profond. Cette impression d’inutilité du récit est entretenue par la narration des derniers instants de la vie de Jesse James qu’il consacre à la poursuite à travers le pays de ses complices pour les tuer.

Contemplatif et long, perclus d’images bucoliques qui lorgnent allègrement du côté du cinéma de Terrence Malick, le film d’Andrew Dominik est toutefois une belle réussite visuelle, en grande partie grâce à Roger Deakins, directeur de photographie légendaire. Il y a une vraie cohérence artistique avec la récurrence des mêmes effets de mise en scène : distorsion, flou, surexposition, etc. Les plans de coupe sont exceptionnels et de manière générale « l’assassinat de Jesse James » transcende les décors naturels magnifiques du Canada. Il faut en outre saluer le travail formidable de reconstitution (décors, costumes, etc.) ainsi que les efforts fournis en faveur de l’authenticité et de la légitimité de l’œuvre. La musique, signée Nick Cave et orchestrée par Warren Ellis, est en tout point remarquable, nous gratifiant d’un thème récurrent entêtant et garantissant une ambiance très réussie.

Niveau interprétation, Brad Pitt (également producteur du film) évolue dans un registre qu’il connaît par cœur, celui du héros charismatique mystérieux et adulé. S’il ne fait que confirmer une fois de plus son immense talent, il est très loin de fournir une prestation exceptionnelle et montre surtout qu’il a beaucoup de métier. Il se fait littéralement voler la vedette par Casey Affleck dont la composition nécessite de mobiliser infiniment plus de talent que le rôle de Brad Pitt. Sam Shepard et Sam Rockwell complètent notamment une distribution haut de gamme et toujours juste.

Manquant cruellement d’émotion, « l’assassinat de Jesse James » est une expérience cinématographique intéressante dont le sens ne prend forme que vers la fin, au bout d’une interminable narration de près de 2h40. Restent de belles images, un casting sérieux, une reconstitution réussie et une intrigante rhétorique… Dommage que l’indulgence du spectateur soit mise à rude épreuve.

Shoot'em up

Publié par Romain DOMEC | 14:51 Le 3 juin 2011
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DVD à partir de 9,80 € sur Amazon.fr

Un « shoot’em up » (littéralement « bute-les tous ») est à la base un genre du jeu vidéo qui consiste à réduire à néant tout ce qui a le malheur de croiser la route du héros. Le film homonyme de Michael Davis obéit au même principe nous gratifiant ainsi d’un spectacle haut en couleur, rocambolesque et très reposant pour les méninges.

Shoot'em up

Smith est tranquille, assis sur un banc et grignotant une carotte quand soudain débarque en courant une femme enceinte et sur le point d’accoucher. A ses trousses : une meute de tueurs armés jusqu’aux dents. Un peu énervé par tout ça, Smith prend les choses en main et liquide tout le monde pour sauver le bébé qu’il vient de mettre au monde. Mais voilà : sa mère est morte pendant la fusillade et une mystérieuse organisation est à ses trousses. Smith, aidée d’une prostituée, va essayer de dénouer cette affaire entre deux coups de feu.
Pragmatique et nihiliste, « Shoot’em up » est un concentré de violence et d’humour noir complètement assumé. Doté d’une intrigue scénaristique plutôt ténue (pour ne pas dire inexistante), le film doit être appréhendé comme un spectacle baroque qui repousse toujours plus loin les limites de la vraisemblance et du mauvais goût. À des années lumières d’une œuvre policière stylée, « Shoot’em up » est un pur divertissement totalement gratuit mais dont la futilité et la violence récurrente (interdit aux moins de 12 ans) risquent d’en écoeurer plus d’un.
Le long-métrage obéit à tous les codes du genre et nous gratifie de personnages charismatiques et haut en couleurs : une gâchette hors pair à la misanthropie chronique et shootée aux carottes (Clive Owen), un assassin nonchalant pétris de problèmes conjugaux (Paul Giamatti), une pute pragmatique qui sert de vache à lait (Monica Belluci) et des hommes de main tous plus bêtes les uns que les autres… On assiste à un spectacle dont le sens de l’autodérision est poussé à son paroxysme et où les références aux maîtres du genre (Tarantino, Rodriguez, Ritchie…) pleuvent.
Sorte de jeu vidéo hystérique et jouissif, « Shoot’em up » n’a d’intérêt que dans son concept parodique, son casting inspiré et son rythme follement débridé. D’un mauvais goût abyssal et totalement stupide, le film est à prendre au 25e degré et n’a pour prétention que de faire rire un public qui en redemanderait presque.

Initiation à la cuisine indienne

Publié par Céline Berger | 10:45
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L’Inde est le pays des cent nations et des 100 dialectes, des milles religions et des deux milles dieux. Il en est de même pour la cuisine.

C’est le pays des épices et des currys qui rendent amoureux, redonnent des forces aux vieillards, soignent l’apathie et le surmenage. Si vous pensez que la cuisine indienne se résume au riz, au curry et au chutney, vous serez agréablement surpris. Il n’existe aucun style culinaire, aucun ordre de service… ni de plat national mais une diversité étonnante de préparations et d’ingrédients.

Les principes diététiques écrits dans les textes sacrés de l’Ayur Veda régissent le dosage et les mélanges des épices affirmant qu’une nourriture fortement épicée est une garantie de bonne santé. Elle stimule le foie qui a tendance à être paresseux sous un climat tropical. Un indien pourra toujours affirmer l’origine, la religion et la caste du chef à la première bouchée par la simple composition de l’assaisonnement. Et, de quoi vous surprendre, de nombreux indiens ne mangent pas épicés.

La cuisine indienne est simple, équilibrée, basée sur des recettes et des principes millénaires. La médecine traditionnelle transcende dans chaque composition. Ainsi, un mets un peu lourd sera toujours atténué par une base acide, digestive sous forme de tomates, de vinaigre ou de citron. Les mélanges d’épices jouent ainsi un grand rôle.

L’immense diversité de l’Inde - en terme de climat, géographie, culture, langues, ethnies et histoire - se reflète également dans la cuisine. Le terme générique « curry » ne parvient pas à décrire la grande variété et les mélanges d’herbes et d’épices qui, depuis des temps immémoriaux, ont été utilisés pour donner à cette cuisine ce je ne sais quoi d’indien bien que les types d’herbes et d’épices et les proportions utilisées varient beaucoup selon les régions, les communautés et même les foyers.

Le curry
Le mot « curry » est l’anglicisation du mot « kari » qui veut dire sauce aux épices, mais en Inde, le curry ne se présente pas en tant que simple poudre. C’est un mélange délicat et subtil d’épices telles que curcuma, cardamome, gingembre, coriandre, muscade, et graines de pavot.
Comme la palette d’un artiste de peinture à l’huile, le cuisinier indien a environ vingt-cinq épices (moulues fraîchement selon les besoins) à sa disposition avec lesquelles il peut réaliser des mélanges appelés « masalas ». Plusieurs de ces épices possèdent des propriétés médicinales. Les épices, tout comme l’ingrédient de base, varient d’une région à l’autre. Bien que tous les hindous ne soient pas végétariens, en Inde vous mangerez probablement plus de plats de légumes qu’en Europe. Les légumes indiens sont peu chers, variés et abondants frais et bien cuisinés.
Les plats de viande sont également à l’honneur. Pour en citer quelques-uns, le Rogan Josh (agneau en curry), Gushtabe (boulettes de viande épicées cuisinées au yaourt) et délicieux Biriyani (du poulet ou de l’agneau au riz safrané parsemé de sucre et d’eau de rose). La cuisine moghole est riche, crémeuse, délicieusement épicée et parsemée abondamment de safran. La méthode populaire de cuisine au « Tandoori » (poulet, viande ou poisson marinés avec des herbes et cuits au four en terre cuite) et les « kebabs ». Bien que quelques-uns de ces plats soient typiquement du nord, on peut les trouver dans la plupart des restaurants de toute l’Inde.

L’état de Maharashtra dont la capitale est bombay, possède la cuisine la plus recherchée, préparée avec un nombre infini d’ingrédients ; les Maharattes sont particulièrement fiers de l’étonannte gamme de leurs achars, chatnis et cahumbars ; la cuisine isi est douce, relativement modérée dans les épices, le cucuruma n’y étant employé qu’en faible quantité afin que sa couleur n’estompe pas la couleur des produits naturels. On y cultive les oignons, les oranges, les citrons verts, les lychees et le millet.
Le Maharashtra est également réputé pour sa cuisine végétarienne très riche et ses plats à dominante sucrée. Dans les états côtiers les plats de fruits de mer sont nombreux et généralement accommodés à la noix de coco.

Partout en Inde on trouve le Dahl (lentilles agrémentée d’autres légumes), et le Dahi, le yaourt qui accompagne le curry. Le yaourt en forme de lassi, sucré ou « masala » est une boisson populaire. Les sucreries sont principalement des desserts à base de lait, des pâtisseries et crêpes.
Partout en Inde vous pouvez goûter le Kulfi, la glace indienne, Rasagullas (des boulettes de fromage blanc parfumées à l’eau de rose), Gulab Jamus (à base de farine et de lait) et Jalebi (une sorte de beignet au sirop). Outre le choix splendide de bonbons et confiserie, il y a une abondance de fruits tropicaux - des bananes, des mangues, des grenades, des oranges et melons ainsi que des fruits tempérés - des abricots, des pommes et des fraises. La pâtisserie occidentale est en vente dans les principales villes.
Il est coutume de terminer le repas en mâchant le pan comme digestif. Le pan est une feuille de bétel dans laquelle sont enveloppées des épices telles que des graines d’anis et de cardamome. Une autre coutume indienne est de manger avec les doigts - mais se rappeler que l’on ne mange qu’avec la main droite.

Asa foetida ?
Il y en a toujours une petite pincée car l’Hindou ne se permettra pas d’avoir des flatulences lorsqu’il mange un plat de haricots secs.

Recettes
Curry poisson et noix de coco de mumbai
Préparation : 10 mn
Cuisson : 30 mn

Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 1 poisson entier (daurade, mulet...)
- 60 g de beurre
- 1 petit oignon émincé
- 1 gousse d’ail écrasée
- 1 cuillère à soupe de coriandre en poudre
- 1 cuillère à soupe de curcuma en poudre
- 1 cuillère à soupe de graines de moutarde en poudre
- 1/2 cuillère à café de gingembre frais haché
- 2 piments rouges, coupés en fines lamelles et épépinées ou 1 cuillère à café de paprika
- 30 cl de lait de coco
- 2 cuillères à soupe de jus de citron

Préparation :
Faire fondre le beurre dans une sauteuse.
Faire revenir l’oignon, l’ail, le gingembre, le piment, la coriandre, le curcuma, la graine de moutarde pendant 3 mn.
Ajouter le lait de coco et le jus de citron.
Porter à ébullition et faire épaissir la sauce à feu doux sans couvrir.
Ajouter le poisson (vidé et écaillé).
Cuire à couvert et jusqu’à complète cuisson du poisson (environ 20 mn).
Retourner le poisson une fois et remuer la sauce de temps en temps.
Servir avec du riz.


Curry à la mode Parsi de Mumbai
Ingrédients (pour 4 personnes) :
- 1 boîte de lait de coco
- 10 piments kashmiri séchés (ou piments rouges frais)
- 1/2 tasse de graines de cumin
- 1 càc de graines de coriandre
- 1 càc de graines de sésame
- 3 clous de girofle
- 6 grains de poivre
- 1 morceau de cannelle
- 3 cardamones vertes
- 1 morceau de gingembre râpé
- 4 gousses d'ail écrasées
- 3/ de tasse d'oignons hâchés grossièrement
- 2 tomates émincées fin.
- 1 càc de vinaigre de cidre ou de canne (je n'en avais pas, j'ai fait un blougui boulga avec du vinaigre de vin et du sirop de canne!)
- 800g de poulet en morceaux
- 1 càc de garram masala
- de l'huile

Préparation :
- Faire tremper les piments séchés pour les faire ramollir (inutile si vous utilisez des piments frais).
- Mettre les graines de cumin, coriandre et sésame dans un blender avec les clous de girofle, grains de poivre, la cannelle, les cardamones, le gingembre, l'ail et les oignons. Mixer en ajoutant un peu d'eau pour obtenir une pâte.
- Faire chauffer l'huile dans une cocotte. Faire rôtir les épices dans l'huile chaude en remuant pendant 5 minutes.
- Ajouter les morceaux de poulet et faire rissoler 5 mn dans la pâte épicée.
- Ajouter les tomates et 1 càc de sel et laisser cuire 5mn.
- Ajouter le lait de coco et laisser mijoter jusqu'à cuisson complète (le lait de coco va rréduire et devenir une sauce très épaisse).
- Ajouter le viangre (et le sirop de canne pour moi!) et le garam masala.
- Vérifier l'assaisonnement et passer à table !

28 semaines plus tard

Publié par Romain DOMEC | 11:06 Le 1 juin 2011
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Le long-métrage de Dany Boyle « 28 jours plus tard » avait à l’époque révolutionné le film de zombies avec des créatures enragées intelligentes et véloces. Malgré quelques errements narratifs, « 28 jours plus tard » demeure encore aujourd’hui très bon et la question se pose vraiment de savoir s’il avait besoin d’une suite. La réponse n’est pas évidente car si elle n’était pas du tout indispensable, ce qu’en a fait Juan Carlos Fresnadillo est tout simplement exceptionnel.

28 semaines plus tard

Alors que l’épidémie fait rage, Don patiente auprès de sa femme et d’autres survivants dans une ancienne ferme. Jusqu’au jour où une attaque le contraint à fuir, laissant derrière lui sa compagne présupposée morte et infectée. 28 semaines après la première contagion, la Grande-Bretagne commence sa reconstruction. Don fait partie des survivants et a l’immense privilège de retrouver ses enfants Andy et Tammy. Ensemble ils essaient de se reconstruire, jusqu’au jour où réapparaît de manière improbable la femme de Don. Pétri de culpabilité, sa recherche d’absolution va conduire les survivants et l’armée à affronter une deuxième vague d’enragés.
Si la manière dont revient l’épidémie peut tout aussi bien être perçue comme très romantique ou très mince, le fait est que nous revoilà dans un bain de sang des plus efficaces d’une heure et demie et interdit aux moins de 12 ans. Plus gore que terrifiant, le film est avant tout une métaphore assumée de l’interventionnisme américain, une belle relecture d’un genre cinématographique, et une plongée dans le cannibalisme le plus sanglant. Le film ne cesse de monter en puissance, accompagné par une musique remarquable, et même s’il souffre de quelques invraisemblances, il nous gratifie de grands moments de cinéma (la scène d’ouverture et celle dans le noir sont phénoménales).

Si la mécanique du film est classique (un jeu de course poursuite) elle est suffisamment ingénieuse et bien mise en scène par Juan Carlos Fresnadillo pour nous livrer au final un spectacle prenant, gore et terrifiant. Ce long-métrage fonctionne aussi très bien grâce à un éventail d’interprètes haut de gamme, avec en tête le monumental Robert Carlyle malheureusement trop absents ces derniers temps. A ses côtés on trouve Rose Byrne déjà vue dans « Sunshine » de… Dany Boyle. L’autre bonne surprise vient du duo frère et sœur joué respectivement par Mackintosh Muggleton et Imogen Poots (très prometteuse) décidemment bien dirigés par le metteur en scène espagnol.

Au final, « 28 semaines plus tard » est une très bonne surprise. Toutefois, de part son genre très codifié et son atrocité visuelle, il risque de n’intéresser qu’un public limité. La réponse quant à la possibilité d’une autre suite étant déjà amorcée par la fin du film, une seule question subsiste : A quand donc un « 28 mois plus tard » ?

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